Avatar

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    C'EST LEUR PLANÈTE. ILS FERONT TOUT POUR LA PRÉSERVER. - Deuxième film au box-office mondial après Autant emporte le vent, Avatar est l'autre succès interplanétaire du réalisateur de Titanic. Epopée au coeur d'une nouvelle terre merveilleuse mais non sans danger, Avatar nous plonge avec Jake Sully dans une aventure magique et périlleuse, pleine de péripéties à couper le souffle. Tendresse, suspense et action pure se mélangent dans cette fresque au graphisme impressionnant.
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    Synopsis du film Avatar

    Sur la lointaine planète de Pandora, Jake Sully, un héros malgré lui, se lance dans une quête de rédemption, de découverte, d'amour inattendu, dont l'issue sera un combat héroïque pour sauver toute une civilisation.

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    ingoruptibles
    Le 17/12/2009
    50 critiques
    Depuis de longs mois, les spécialistes annonçaient un spectacle foudroyant, événement "aussi marquant que le passage au cinéma parlant". Premier constat : Avatar n’est pas la claque visuelle annoncée. La 3D est un gadget permettant de s’immerger dans le monde de Pandora mais jamais de scotcher le spectateur, surtout pas lors des scènes d’action. La surprise n’a pas lieu du côté du scénario, non plus : l’histoire est binaire au possible (gentils autochtones contre méchants militaires) et n’évolue guère au gré du film. Les personnages répondent tous aux clichés du genre, du vieux warrior bien couillu au scientifique un peu autiste, en passant par l’écolo activiste, le père dominateur et sa fille en pleine émancipation… Et puis lorsqu’il est en panne d’inspiration, James Cameron n’hésite pas à piocher chez les voisins : on pense à Danse avec les loups (l’immersion d’un homme dans une nouvelle culture entraînant la rébellion contre son propre peuple), on pense aussi à Miyazaki (les îles volantes du Château dans le Ciel). Il pioche aussi dans son passé, la bluette improbable Jake/Neytiri rappelant fatalement la relation Jack/Rose de Titanic. Le discours sous-jacent du film s’avère tout aussi lourdingue que son scénario, Cameron ne rivalisant pas de finesse pour faire passer un discours bien démago : prenons soin de la nature, respectons notre prochain, la guerre c’est mal ! L’apogée de cette leçon de morale étant une réplique du type « on ne pille pas un peuple pour ce qu'il a sous les pieds », allusion ô combien basique et premier degré au conflit Irakien. On en arrive à se demander si la cible d’Avatar n’est pas les 12/16 ans, avec James Cameron dans le rôle du professeur prenant ses élèves par l’oreille pour leur faire comprendre la leçon. N’ayons pas la dent trop dure, nombreux sortiront de la salle émerveillés par ce grand spectacle onirique et somme toute agréable de 2h40…mais ceux qui espèrent un festival d’émotions repasseront, et c’est finalement le plus gros échec du film : avoir délaissé l'émotion au profit de la démesure technologique.

    Pour découvrir les critiques des autres rédacteurs, rendez-vous sur le blog...

    Site web:  http://www.ingoruptibles.com/article-critique-avatar-james-cameron-41278349.html
    nazgulantong
    Le 20/12/2009
    13 critiques
    En ce qui concerne le cinéma, l'année 2009 aura été un excellent cru : "Inglorious Bastards", "Gran Torino", "Coraline", "Les 3 Royaumes", "Zombieland", "Watchmen", "Là Haut", "Démineurs", "l'Age de Glace 3" et j'en passe.

    En matière de Science Fiction musclée, le récent « District 9 » aura d'ailleurs créé la surprise en recevant à la fois les louanges du public et de la presse. Fait rare pour un film de genre.
    Sa mise en scène exemplaire et incroyablement réaliste, conjuguée à un scénario inhabituellement noir et à des effets visuels bluffants, le classait directement parmi les meilleurs films de SF de tous les temps. Sa technique de motion capture, popularisée avec le personnage de Gollum dans la trilogie de Peter Jackson, franchissait une toute nouvelle étape dans l'animation de synthèse.
    (cf : ma critique sur « District 9 »)
    Les qualités techniques de « District 9 » et sa cruauté rare ont vite fait de lui le phénomène de cette fin d'année et le classaient déjà favori aux oscars.
    C'était il y a six mois.



    16 décembre 2009. "Avatar" de James Cameron sort sur les écrans.
    Le film est précédé d'une campagne médiatique gigantesque, tellement pesante qu'elle en dégoûterait presque d'aller voir le film. Pourtant l'attente est bel et bien de taille : non seulement il s'agit du nouveau film de l'un des réalisateurs les plus influents de ces dernières décennies (« Terminator » 1 et 2, « Aliens », « Abyss », « True Lies » et « Titanic » c'est lui...), mais le film est spécialement conçu pour être projeté en 3D.

    Grande nouvelle?
    Oui et non. Si l'idée de voir le film en trois dimensions s'avère alléchante, il n'est pas le premier cette année à offrir cette expérience (« Coraline », « Là Haut »...). Exit donc l'effet de surprise. Mais plus important encore, attirés par le potentiel commercial de la 3D, les nouveaux réalisateurs risquent fort de privilégier le spectacle pur au détriment d'un scénario digne de ce nom. Le dernier opus de la série des « Destination Finale » en est la preuve.
    Alors, "Avatar", projet démentiel ou vulgaire produit commercial et opportuniste?


    S'il y a bien quelque chose qu'"Avatar" n'est pas, c'est bien un produit opportuniste. Si la plupart n'ont entendu parler du film que récemment (avec le rabattage médiatique), Cameron aura pourtant travaillé dessus pendant quinze années de sa vie !
    En réalité, le projet avait été abordé à l'époque de « Titanic » (1997).
    Suite au succès colossal du film, Cameron est harcelé de toute part pour savoir quel sera son prochain film. "Avatar" est alors mentionné mais Cameron stipule clairement qu'il ne réalisera pas le film tant que les effets spéciaux ne lui permettront pas de porter ses visions à l'écran.


    Les années passent et les effets spéciaux deviennent de plus en plus performants.
    On assiste à de véritables révolutions technologiques avec « Le Seigneur des Anneaux » (et la « performance capture », qui permet à un ordinateur d'enregistrer les gestes et expressions faciales d'un acteur pour les retranscrire sur un personnage en images de synthèse) ou les nouveaux « Star Wars » et leurs mondes entièrement numériques.
    En 2002, Cameron découvre donc Gollum, premier personnage de 3D hyperréaliste convaicant, décide enfin de ressortir "Avatar" du placard et se lance dans le plus grand secret (quid du scénario ou des acteurs?) sur son projet révolutionnaire.

    Car inutile de tergiverser : malgré les innombrables évolutions techniques de ces dernières années et les 15 ans d'attente qui auraient pu faire tomber le film dans l'oubli ou se faire couper l'herbe sous le pied (« District 9 », encore une fois), "Avatar" est sans conteste LA révolution technique tant espérée.
    Il y aura bien un avant et un après "Avatar" tant ce film va certainement changer notre vision du cinéma tel que nous le connaissons. Pas seulement pour la 3D mais parce que le film, réalisé avec des techniques d'une innovation bouleversante, offre des images de synthèse d'un réalisme JAMAIS vu sur les écrans.
    "Avatar" est assurément une expérience sensorielle sans précédent qui va faire date.


    Aujourd'hui au cinéma, il est de plus en plus difficile de surprendre un public, blasé, habitué à voir les choses les plus extravagantes qui soient prendre forme sur un écran.
    Dans ce cas, "Avatar" est une grosse claque dans la face dont on mettra longtemps à se remettre.
    Ce n'est pas un hasard si le début du film laisse perdurer un écran noir durant quelques-interminables-secondes : dès le premier plan, on sait que l'on est en train de vivre un moment hors du commun, cinématographiquement parlant.
    On vient de quitter la salle obscure du cinéma pour être directement projeté dans l'univers de Cameron.

    La planète Pandora où se déroule l'intrigue est une succession de paysages éblouissants qui explosent la rétine. La beauté de la faune et de la flore qui la peuplent écrasent littéralement la jungle luxuriante du nouveau « King Kong », référence en la matière.
    De même, les véhicules et les robots de l'armée humaine sont d'une crédibilité à toute épreuve, presque palpables. On est loin de la bouillie numérique de « Matrix Revolution ».
    Cameron balaie ainsi instantanément des centaines de films récents, considérés comme des références en technologie visuelle (les « Transformers » de Michael Bay sont déjà de l'histoire ancienne) et se réinstalle avec panache sur son trône de cinéaste visionnaire, qu'il avait quitté en 97.



    Pour donner vie au bestiaire de Pandora, Cameron accorde également un soin tout particulier à l'environnement sonore du film.
    Les gens ont tendance à oublier que pour que quelque chose qui n'existe pas dans la réalité (images de synthèse, miniatures, marionnettes...) semble crédible à l'écran, le visuel ne suffit pas. Pour qu'une créature paraissent authentique, des effets sonores de qualité sont indispensables.
    D'ailleurs, les monstres les plus célèbres du cinéma américain ne possèdent-ils pas tous des sons uniques (le rugissement du T-Rex dans « Jurassic Park », les créatures de « Star Wars » ou du « Seigneur des Anneaux »...).
    Tout comme pour les exemples cités ci dessus, le travail effectué sur les créatures de "Avatar" leur garantissent une vraie « personnalité », ce qui les rend d'autant plus effrayants et majestueux à la fois.

    Toujours en ce qui concerne le son, la B.O. est également très présente. Choeurs de femmes, chants traditionnels et tambours de guerre subliment la vision de cet univers féérique et garantissent un dépaysement total.
    Si cette fois James Horner (qui retrouve Cameron après « Titanic ») ne sera probablement pas oscarisé, il nous offre néanmoins des mélodies grandioses et terriblement immersives.
    Quand un film vous arrache une larme simplement parce que la symbiose entre la musique et l'action est telle qu'elle vous fait littéralement frissoner, le nirvana n'est pas loin...



    Conscient des atouts de sa nouvelle technique, Cameron se permet absolument TOUT les délires qui lui passent par la tête. Il a attendu 15 ans pour pouvoir concrétiser ses visions, pourquoi se donner des limites maintenant ?
    On connait Cameron pour son talent et sa faculté à créer des scènes d'action inoubliables et à l'ampleur démesurée. Pas de doute, "Avatar" est une bombe.
    Une bombe dont la mèche est allumée : plus la mèche brûle et plus la tension monte, jusqu'à l'explosion que l'on attend fébrilement car on sait que tout ce que le film nous a dévoilé n'a pour but que de nous préparer à l'apothéose.
    Les scènes d'action vont ainsi crescendo jusqu'au combat final ; colossal et homérique qui est d'ore et déjà un morceau d'anthologie qu'il va être dur de surpasser.



    Mais, en dehors de sa patte inimitable pour le spectaculaire, ce qui différencie James Cameron du cinéaste moyen c'est sa capacité innée à raconter une véritable histoire. Et une histoire intelligente de surcroît.
    Les personnages sont parfaitement convaincants et, bien que nombreux, tous dotés d'une vraie psychologie. Dès leur apparition à l'écran, on ne peut qu'éprouver de la sympathie pour eux ; « Avatar » est l'anti « 2012 »...
    Aucune intrigue secondaire ne vient parasiter un scénario passionnant et même l'histoire d'amour-à la « Pocahontas »-entre Jake et Neytiri ne semble jamais placée artificiellement.



    Le cinéaste l'a toujours dit : « la science fiction n'est pas un moyen de prévoir notre futur mais de réfléchir sur notre présent ».
    Là où certains auraient pu faire de « Terminator 2 » un vulgaire film d'action sans âme, Cameron introduisait une dimension psychologique essentielle qui nous amenait à nous remettre en question : « Si une machine comme le Terminator peut comprendre l'importance d'une âme humaine, peut-être le pouvons nous aussi... ».
    En mariant action pure et réflexion philosophique, Cameron créait le film pop corn qui fait réfléchir. Le blockbuster intelligent est né.
    Les frères Wachowski prendront le relai avec « Matrix », qui nous interroge sur notre dépendance vis à vis des machines.

    Profondément humaniste, Cameron va encore plus loin avec "Avatar".
    Il se permet de (re)mettre en scène l'histoire de notre civilisation. Rien que ça.
    Et malgré toute la propagande patriotique qui tente de nous faire croire le contraire, notre société telle que nous la connaissons n'est que le résultat d'années de luttes, d'invasions et de colonisations dans le but de s'approprier des terres ou des richesses.
    Dans "Avatar", les humains chassent et détruisent les Na'vi pour prendre les pierres précieuses qui se trouvent sur leurs terres. Remplacez maintenant « humains » par « colons »/ ou « américains », « Na'vi » par « indiens », « Irakiens », « Afghans », et « pierres précieuses » par « or »/ « pétrole » ou « armes de destruction massives »...Pas besoin de vous faire un dessin.
    Est-ce un hasard si les Na'vi et leur relation métaphysique avec l'univers ressemblent autant aux aborigènes ou aux indiens d'Amérique ?

    Loin d'être un blockbuster hollywoodien sans cervelle, "Avatar" est une relecture de notre histoire où les extraterrestres ont simplement remplacé des peuples que nous connaissons bien mais que, finalement, nous connaissons peu.
    Le scénario de Cameron impose le respect car s'il navigue en terrain connu (on pense bien sûr à « Danse avec les loups », « La Forêt d'Emeraude »), il se permet des incursions dans un domaine où on ne l'attendait pas : la spiritualité.
    Spiritualité, pas religion. Pas la religion pour laquelle des peuples entiers se génocident allègrement et tentent d'imposer leur vision étriquée du monde, mais la spiritualité qui unit tout être vivant en une seule et même entité.
    Cette connexion, aussi risible et grotesque semble-t-elle pour notre société occidentale vénale, individualiste et matérialiste, est pourtant mise de plus en plus souvent en avant au cinéma et spécialement dans le cinéma japonais (on sent d'ailleurs l'influence de « Princesse Mononoké » dans "Avatar").

    Là où certains se seraient cassés les dents à tenter de mettre en scène cette spiritualité à l'aide d'explications fumeuses et d'artifices grossiers, Cameron la présente avec un sérieux inébranlable, une sensibilité à fleur de peau et un sens de l'image éblouissant ( le parallèle entre les racines et les synapses...).



    Autre référence flagrante à notre culture contemporaine, l'avatar lui même : cet être doté de capacités hors du commun qui permet à celui qui l'incarne de réaliser de véritables prouesses physiques.
    Comment ne pas voir là le parallèle avec le jeu vidéo où le joueur, plongé dans une réalité artificielle, peut se permettre d'oublier le monde réel, accablant et injuste, le temps de quelques heures pour se transformer en un être surpuissant et accomplir des actions héroïques.
    Cameron présente ainsi une image du jeu vidéo bien différente de celle, fortement négative, que l'on voit au journal télévisé.

    Quand Jake Sully incarne son avatar pour la première fois, il peut faire ce que lui interdit sa propre enveloppe corporelle : utiliser ses jambes.
    A force de passer du temps dans sa « nouvelle peau », il finit par refuser de revenir dans l'ancienne.
    L'«avatarisation » agit sur lui comme une drogue : il veut rester l'avatar comme le joueur qui, acculé par un système qu'il rejette et qui le rejette, veut rester son personnage de fiction.
    Mais qui peut lui en vouloir?



    Si la plupart des films américains récents ne sont que des adaptations de romans, BD, romans graphiques ou remakes de films, James Cameron crée avec "Avatar" un monde unique qui sort de sa propre imagination. L'écosystème de Pandora rassemble des points communs liés à la fois à nos mammifères terrestres et surtout aux fonds marins, si chers à Cameron.
    Pour autant, le film est loin d'être vierge de références.
    Les Na'vi, par exemple, sont très proches des Indiens par leur approche de la nature mais ils chevauchent des montures reptiliennes réminiscentes de celles des Gungans de « La Menace Fantôme » et vivent dans des arbres géants comme les elfes du « Seigneur des Anneaux ».
    Du côté humain, les vaisseaux et les robots bipèdes proviennent tout droit de « Aliens » et de « Starship Troopers ».
    Néanmoins, Cameron parvient à créer un monde fantastique, digne alliance entre la technologie de la SF et l'univers merveilleux de l'heroic fantasy, qui marquera les mémoires.
    En ce sens, il rejoint directement George Lucas et ses « Star Wars » au panthéon des grands créateurs d'univers.



    Mais autant qu'à Cameron et à l'équipe de techniciens talentueux dont il s'est entouré, la réussite du film revient en grande partie aux acteurs.
    Pour un film d'une telle ampleur, il est presque inconcevable de ne voir aucune star en tête d'affiche. Mais Schwarzenegger était-il connu avant de devenir le « Terminator »?
    Comme toujours chez Cameron, les acteurs ne sont pas de grandes vedettes mais se révèlent tellement géniaux qu'il est impossible d'imaginer leurs personnages joués par d'autres comédiens.

    A commencer par Sam Worthington, la révélation de « Terminator : Rennaissance ».
    Physiquement, l'acteur ressemble à une tête brûlée, un énième « bogosse » américain qui aurait passé plus de temps en salle de muscu qu'en salle de cours. Mais quand on le voit à l'écran, il y a quelque chose qui cloche avec cette description.
    Une lueur dans les yeux, à la fois d'intelligence et de sensibilité.
    En un mot : d'humanité. Même si, en tant qu'avatar, il réalise des actions invraisemblables, il n'a rien du héros invincible, typique du cinéma d'action. Misérable en chaise roulante ou guerrier redoutable dans la peau de son avatar, très vite, l'acteur disparaît derrière le personnage pour nous offrir une performance mémorable. Il est parfait.

    Simple second rôle, Sigourney Weaver, la « muse » de Cameron (rappelons qu'elle a été nominée aux oscars comme meilleure actrice pour « Aliens », une première dans l'histoire du film de genre) est une fois de plus impeccable. A la fois autoritaire et maternelle, elle incarne une femme forte et indépendante qui n'est pas sans rappeler une certaine Ellen Ripley...

    Toujours dans les acteurs plus ou moins connus, on appréciera la présence de Giovanni Ribisi, méchant cynique et volontairement caricatural et de Michelle Rodriguez, épatante, qui joue une femme soldat, proche du personnage joué par Jenette Goldstein dans « Aliens ».


    Ce que l'on retiendra surtout du film, c'est le « jeu d'acteur » des Na'vi.
    La technique de « motion capture » n'a jamais été aussi bien utilisée. Non seulement la fluidité de leurs gestes, le moindre mouvement des lèvres, la moindre lueur dans le regard donne aux personnages un réalisme jamais atteint auparavant mais en plus, les visages des Na'vi sont calqués sur ceux des vrais acteurs.
    Et, sous la peau bleuté, les yeux d'émeraude et les grandes oreilles des Na'vi, on n'a aucun mal à reconnaître les traits familiers des comédiens.
    Le résultat est tout bonnement bluffant et deviner le sourire rayonnant de Sigourney Weaver derrière le visage d'une Na'vi est un moment magique.




    « Avatar » est là. James Cameron est de retour. Et malgré QUINZE ANS d'attente et le sentiment que le film ne verrait jamais le jour, le résultat est à la hauteur de toutes les espérance. Oui, il y a bien un ou deux passages un peu trop romancés, oui en 2h40, le film montre parfois quelques faiblesses narratives. Mais quelle importance? James Cameron a un don et ce don il l'utilise pour le simple plaisir (bonheur?) du spectateur.
    « Avatar » est certainement le meilleur film de l'année, l'aboutissement de la carrière de Cameron et l'un des plus grands films, tous genres confondus, jamais réalisé : il est l'association parfaite entre une mise en scène flamboyante, un casting exceptionnel, des personnages inoubliables et un scénario intelligent,doublé d'un véritable message écologique, qui nous donne à réfléchir sur nous-même.


    De par ses qualités plastiques et sonores sensationnelles, on peut déjà proposer des pronostics pour la prochaine remise des oscars : une nomination pour meilleur son, meilleurs effets sonores, meilleurs effets visuels, meilleurs décors et peut-être meilleur montage et meilleur réalisateur.
    Attendu comme le Messie, « Avatar » donne au spectateur l'impression de vivre un véritable pas en avant dans l'évolution du cinéma.
    Plus qu'une révolution ; une renaissance.



    Cette critique ne tient pas en compte l'aspect 3D du film.

    Ajout ultérieur : en 3D, l'expérience "Avatar" est décuplée. Immanquable.

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