Croix de fer

    |  4 |
    J'aime:
    Affiche du film Croix de fer
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    BANDE ANNONCE
    VF

    Croix de fer

    UTILISATEURS
    (4.3 pour 12 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1977
    PAYS:
    DUREE:
    2h 12min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    Croix de fer : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film Stalingrad
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Le Jour le plus long
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film La Bataille de Midway
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Bastogne
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Le Bateau
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Patton
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Synopsis du film Croix de fer


    Sur le front russe, un aristocrate allemand est prêt à tout pour obtenir la croix de fer. Tout sauf y laisser la vie. Cette conception du métier de soldat se heurte à celle d'un vieux baroudeur placé sous ses ordres...

    Photos du film Croix de fer

    Ajouter une photo du film Croix de fer

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de Croix de fer
    Trailer Croix de Fer VO
    Bande-annonce VF
    3194 Vues

    Listes avec le film Croix de fer

    Ajouter une liste au film Croix de fer
    Dans l'espace, comme dans les mondes d'heroic fantasy, explosions et coups d'épée s'entendent mieux dans une très grande salle de cinéma. Si le film épique est un genre à la mode,...

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film Croix de fer
    ClashDoherty
    Le 06/09/2009
    8 critiques
    Sam Peckinpah (que j'aime décidément beaucoup) n'aura jamais fait dans la douceur. Ces films sont violents, et simples, brutaux, qu'ils soient westerns (La Horde Sauvage), polars (Le Guet-Apens), drames (Les Chiens De Paille) ou meme d'action et d'aventures (Apportez-Moi La Tete D'Alfredo Garcia).
    Donc, vous imaginez bien que lorsque le Grand Sam s'attaque au film de guerre, ça donne un résultat brutal, violent et sans concessions : Croix De Fer, assurément un de ses films les plus réussis. Sorti en 1977, le film possède un casting impérial, entre James Coburn, Maximilian Schell, James Mason et David Warner. L'action se passe pendant la seconde guerre mondiale, en Crimée (territoire de l'U.R.S.S.), et du coté allemand, donc nazi. Le titre du film (allusion, en meme temps, au vieux film Les Croix De Bois qui date de l'entre-deux-guerres) est assez explicite, d'ailleurs, sur les personnages que Peckinpah a choisi de faire évoluer.
    Le sergent Steiner (James Coburn) est un soldat efficace, ayant obtenu la Croix de Fer (récompense militaire allemande offerte aux soldats de mérite) pour sa bravoure au combat. Assez hargneux et antimilitariste, Steiner ne veut pas en entendre parler, considérant son role de soldat meneur d'hommes comme un boulot comme les autres. Tout ceci désole un peu son supérieur, le colonel Brandt (James Mason)...Blessé lors d'un assaut, Steiner est envoyé dans un centre de repos (où il courtise une infirmière, jouée par Senta Berger) avant de revenir au combat.
    Le capitaine Stransky (Maximilian Schell), qui reve d'obtenir cette distinction, arrive dans le baraquement (des tranchées, enneigées en permanence). Stransky est d'origine aristocratique, il ne connait quasiment rien des dures lois de la guerre et n'avait encore jamais été envoyé au front. En quelque sorte, c'est un 'bleu', mais de grande distonction, et gradé. Stransky est pret à tout pour obtenir cette distinction, mais refuse d'aller combattre. Considérant cette attitude idiote et totalement en contraire avec la dure loi de la guerre, Steiner méprise Stransky. Mais Stransky est son supérieur.
    Steiner se retrouve sous les ordres de Stransky, et commence à prendre parti contre lui et son héroisme de lâche. Il poussera Stransky à prendre les armes et à partir au front avec lui. Stransky, au péril de sa vie (et chiant probablement dans son froc) se retrouve dans un monde qui ne lui appartient pas, et ce, sous les quolibets de Steiner, qui lui dit : "vous inquiétez pas, vous l'aurez, votre Croix de Fer, capitaine , si c'est ça ce que vous voulez !"
    Le film se termine sur le rire de Steiner/Coburn et la tronche apeurée de Stransky/Schell. En effet, nul doute que Stransky ne profitera jamais de sa distinction (s'il l'obtient), car sa survie est nettement improbable, tant il est inexpérimenté.
    Le film est probablement le plus violent de Peckinpah (et le film de guerre le plus violent et brutal jamais fait). Egorgements, fusillades, scène de viol de paysannes russes, mort d'enfant, corps écrasé sous les chenilles des tanks - image dure : un cops déjà aplati par des dizaines de passages de chars, dans une ornière boueuse -, rien ne manque pour faire de Croix De Fer la dénonciation la plus apre et hargneuse des méfaits de la guerre en général.
    Un vrai chef d'oeuvre signé du grand Sam Peckinpah, servi par une distribution exceptionnelle (James Coburn est en passe de devenir un de mes acteurs préférés), une réalisation tout aussi exceptionnelle, et un scénario très bien ficelé.
    Le film sera un échec (comme tous les films de Peckinpah sortis après Pat Garrett & Billy The Kid) et n'est décidément apprécié et estimé à sa juste valeur qu'en France (en tout cas, pas aux States). On est les plus forts, c'est normal.
    Comment dire d'un soldat (en parlant de Stransky) qu'il est un héros, lui remettre une haute distinction militaire, quand celui-ci est pret à tout (et vraiment à tout) pour l'obtenir, et ne tient de l'héroisme qu'une piètre opinion ? Cela vaut-il de faire massacrer ses hommes, qui la méritent sans doute bien mieux ? Un grand film dénonciateur, un grand film de guerre. Le dernier chef d'oeuvre de Peckinpah, ses films suivants (Le Convoi, Osterman Weekend) étant bons, mais pas suffisamment pour retenir vraiment l'attention...

    Site web:  http://cult-movies.blogs.allocine.fr/
    drfrankNfurter
    Le 08/05/2010
    82 critiques
    Deux années après son raté Tueur d’élite et une overdose à la cocaïne, Peckinpah revient au cinéma avec une nouveauté le concernant, s’atteler à la réalisation d’un film de guerre, adapté du roman de Willi Heinrich, La peau des hommes, ou un épisode de l’effroyable front de l’Est du point de vue allemand. 1943, lors de la retraite de la péninsule de Kouban vers la Crimée, un officier aristocrate allemand (Maximilian Schell) se targuant d’être issu d’une grande famille prussienne rentre en conflit avec l’un de ses sous-officiers (James Coburn). Une lutte des classes opposant le nouveau venu provenant de France, le capitaine Stransky, et le sergent Steiner. Un officier prusse, qui du fait de sa supposée illustre extraction, convoite l’une des distinctions militaires suprêmes, la croix de fer... et quel qu'en soit le prix à payer pour ses subalternes.

    Le générique de Croix de fer s'inscrit immédiatement comme un des films les plus cyniques de son auteur, à l'instar de son personnage principal le sergent Steiner. Faire cohabiter, le temps des crédits habituels, l'hymne officiel des SA, le Horst-Wessel-Lied, avec la comptine Hänschen klein en support à des images du troisième Reich annonçait déjà la couleur... en attendait-on moins du réalisateur d'Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia?

    Cela dit, réduire ce douzième film de Peckinpah à un festival de cynisme serait en premier lieu réducteur et finalement ridicule, tant le monde dépeint par le cinéaste évoque avant toute chose le thème des futurs soldats perdus, considérés certes comme de la "chair à canon" par leurs généraux, mais avant tout engagés dans une guerre perdue d'avance (1). Une situation résumée avec lucidité par le colonel Brandt (James Mason): "le soldat allemand n'a plus aucun idéal, il ne combat plus pour la culture occidentale, ni pour une forme de gouvernement de ses rêves, ni pour ce parti de merde... juste pour sa vie". A ce titre, Croix de fer peut être scindée en deux parties distinctes, avec en guise de séparation, les scènes situées à l'hôpital des blessés où se repose un temps le sergent Steiner. S'il n'en ressort pas transformé, il en découle une fatalité dramatique révélatrice, tant par ses visions hallucinatoires que par ses propos: "Il faut que je parte, que j'y retourne [...] il y a longtemps que je n'ai plus de maison [...] ". Ainsi ce qui se dégage du film avant le caractère désabusé de son antihéros, c'est bien la mélancolie des personnages, symbolisée par le capitaine Kiesel (David Warner). L'acteur habitué à jouer les traitres et autres vils personnages (Tron, C'était demain...(Time After Time), Twin Peaks) se voit offert par Peckinpah l'un de ses meilleurs rôles, sinon le plus touchant, un troublant contre emploi, un homme à l'image de son aspect négligé, fatigué de cette guerre, en lambeaux tel le soldat allemand durant cette déroute sur le front de l'Est.

    Au final, le style de Peckinpah reste égal à lui-même: nerveux, radical, violent... avec un soin apporté au réalisme des batailles filmées caméra à l'épaule mais aussi à celui du matériel comme l'utilisation de véritables chars soviétiques par exemple. Un long-métrage nihiliste dont le rire final de James Coburn marque longtemps les esprits, tout comme le diaporama en guise de générique de fin et ses images provenant de la Shoah et de la guerre du Vietnam au son de Hänschen klein.

    Cross of Iron, le film de guerre de 1977 (2), en attendant ceux des deux années suivantes.
    _____________________________________________________________________________

    (1) Ce trait concerne plus les soldats des prochaines guerres coloniales françaises, néanmoins la position du simple soldat allemand perdu en plein front de l'Est n'est guère dissemblable ou enviable, à mon avis.

    (2) La même année, l’anglais Richard Attenborough réalisa la superproduction Un pont trop loin qui aura au moins le mérite de mettre en lumière l’un des plus sinistres échecs de l’armée alliée... avec dans le rôle d’un officier allemand de nouveau Maximilian Schell.

    Site web:  http://therockyhorrorcriticshow.blogspot.fr/2010/05/croix-de-fer-cross-of-iron-sam.html
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites