Call Me By Your Name

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    - Adaptation en film du roman à succès d'André Aciman, paru en 2007, Call me by your name est réalisé par l'italien Luca Guadagnino (Amore, A bigger splash, Suspiria). Applaudi par les critiques pour sa mise en scène, et bien placé parmi les meilleurs films 2018, ainsi que les meilleurs drames 2018 et les meilleurs films romantiques 2018 également, il révèle de façon définitive un jeune acteur : le franco-américain Timothée Chalamet, nominé ici à l'Oscar pour son rôle, et vu aussi dans Lady Bird et Hostiles. Dans ce drame romantique, il incarne un jeune homme en vacances dans la campagne italienne des années 80, qui se découvre des sentiments pour un étudiant américain en doctorat (Armie Hammer, acteur dans Lone Ranger, The social network ou Blanche Neige), accueilli dans sa famille. Salué pour ses qualités de réalisation, aptes à magnifier et à rendre intense son sujet, ce film d'amour compte également à son casting Michael Stuhlbarg (A serious man, Pentagon Papers, La Forme de l'eau, la série Boardwalk Empire), ou les française Esther Garrel (17 filles, L'Amant d'un jour) et Amira Casar (Ainsi soient-elles, La Vérité si je mens, Filles perdues cheveux gras). Une production nominée trois fois aux Golden Globes, quatre fois aux Oscars, et lauréate de l'Oscar du meilleur scénario adapté.
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    Call Me By Your Name

    UTILISATEURS
    (4.55 pour 24 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Italie,Etats-Unis,...
    DUREE:
    2h 11min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Call Me By Your Name

    Été 1983. Elio Perlman, 17 ans, passe ses vacances dans la villa du XVIIe siècle que possède sa famille en Italie, à jouer de la musique classique, à lire et à flirter avec son amie Marzia. Son père, éminent professeur spécialiste de la culture gréco-romaine, et sa mère, traductrice, lui ont donné une excellente éducation, et il est proche de ses parents. Sa sophistication et ses talents intellectuels font d’Elio un jeune homme mûr pour son âge, mais il conserve aussi une certaine innocence, en particulier pour ce qui touche à l’amour. Un jour, Oliver, un séduisant Américain qui prépare son doctorat, vient travailler auprès du père d’Elio. Elio et Oliver vont bientôt découvrir l’éveil du désir, au cours d’un été ensoleillé dans la campagne italienne qui changera leur vie à jamais.

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    FredericTarantino
    Le 14/07/2018
    23 critiques

    Critique de Cécile:

    Alors qu'il est en vacances avec ses parents dans leur domaine familiale en Lombardie, Elio voit arriver l'un des élèves de son père. Comme chaque année il reçoit l'un de ses étudiants dans le cadre de sa thèse. Et il devient son assistant. Elio lui cède sa chambre, et s'installe dans celle contiguë. Ils ont en commun une salle de bain.


    Ce film a passablement divisé les gens qui le voient. Certains qui aiment passionnément cette œuvre y voient une histoire universelle, d'autres qui l'aiment beaucoup moins parlent d'un cas particulier. Pour moi il y a des deux, et c'est là preuve que le scénario oscarisé d'Ivory et le roman original et éponyme d'Andre Aciman, font un travail intelligent.

    Il prennent un cas particulier, presque singulier. Elio est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus original. Il ne ressemble à personne. Il parle au moins trois langues couramment. Il est à la fois solitaire et introverti. Tourné essentiellement vers la musique, qu'il retranscrit, qu'il joue, qu'il écoute sous toutes ses formes. Il ne se balade que très rarement sans un livre. Cependant il est le centre d'attraction de toutes les filles de son age qui gravitent dans cette commune, lors de cet été. Ce qui est un portrait atypique pour un adolescent de dix sept ans.

    Sa famille est éduquée et cosmopolite. Il est même difficile de savoir où ils vivent . On sait qu'ils passent toutes leurs vacances en Lombardie, mais son père peut être un professeur et un chercheur dans les plus prestigieuses universités. Le fait qu'Oliver viennent à lui, épuisé de son voyage, m'a fait croire qu'il enseignait dans une université aux Etats Unis. Mais leur famille est tellement extraordinaire qu'elle semble pouvoir s'adapter et être à sa place partout. Et toutes les familles ne le sont pas. De même, le père d'Elio, est une personne tant reconnue dans son domaine, qu'on l'appelle lorsqu'une découverte archéologique est faite. C'est une famille rare voire idéalisée.

    Ensuite cette histoire est située en 1983.

    Les années 80, sont un emblème de liberté dans l'imaginaire collectif. Un moment où tout semblait possible, ce qui s'accorde parfaitement bien avec l'adolescence. La vision de la sexualité, le rapport au corps, et à la nudité étaient différents aussi. C'est une bulle de liberté, qui s'adapte à cette recherche d'identité et à la découverte de la sexualité. Seule la religion semble être une balise que certains veulent porter plus visiblement que d'autres.

    Mais c'est cependant vrai que le réalisateur distille une dose d'universalité autant dans sa réalisation, que dans son récit. Voire un jeune homme tomber amoureux, n'est pas

    quelque chose originale, ce n'est pas quelque chose d'inédit au cinéma à proprement dit. Mais là Luca Guardagnino le met en images différemment. D'abord en faisant évoluer le physique d'Elio. Lorsqu'on le voit pour la première fois Elio à un aspect très jeune. Il a un coté boudeur qui fait très enfant gâté. Mais au fil du film, son aspect physique se transforme progressivement en celui d'une statue grecque. Cette transformation est appuyée lors d'un diaporama que partage le père avec Oliver. Une facilité de réalisation qui est tout sauf subtile. C'est d'ailleurs un de mes bémols dans ce film. Il y a des moment de légèretés et de pure intelligences. Mais aussi des moments pas fins du tout, je place dans cette catégorie tout ce qui touche aux métaphores avec des fruits. Mais ça ne gâche pas l'écho de cette histoire.

    Les mots que prononce le père d'Elio(Michael Stuhlbarg), donnent une ampleur autre au film. D'abord il s'affirme, comme le père qu'on voudrait tous avoir. Puis il cite Montaigne dans ses Essais «parce que c'était lui, parce que c'était moi». Mots, qu'il utilise pour parler de son ami particulier La Boetie. Et par ces seuls mots il met son fils et Oliver, sur un pied d'égalité avec un écrivain du XVIeme siècle qui a traversé les temps. Leurs sentiments s’inscrivent dans la continuité de ce qu'ils ont ressenti. Par ce discours tout en délicatesse sur l'amour est les sentiments qui l’entourent, le père donne à son fils le droit d’être qui il veut être.

    Pour donner une forme cette histoire la réalisation met en œuvre plusieurs choses. C'est un travail qui séduit ou pas.

    La manière dont Guadagnino organise l'image à son importance. Par exemple la manière dont l'image semble dés-saturée, rappelant à certains la chaleur et ses couleurs, et à d'autres comme moi les vieux téléfilms des années 80. quelque soit les raisons pour lesquels il a pris cette décision ça marche avec le récit. Mais ça divise, si ça fonctionne avec certains, d'autres comme moi, avons beau intellectualisé le choix, on trouve que c'est juste pas très beau. Cette colorisation évolue, et n'est plus là à la fin du film ce moment où les sentiments sont clairs.

    Ensuite il est temps de parler des couleurs et de leurs accords. Alors ce n'est pas beau d'assortir les couleurs des décors avec les tenus des garçons. Les scènes proches du lac ou tout est vert d'eau les rayures des chemises, la foret sur l'autre rive, même leurs yeux bleus virent au vert d'eau. Ce n'est pas beau. Et

    cette manière de tout assortir, pour faire passer un message, c'est récurent. J'ai forcément loupé des choses car l'imagerie sur les vêtements et ses métaphores, est aussi importante que celle des fruits dans ce long métrage. Et j'ai la même remarque à faire à son propos, par moment c'est si lourd que ça m'a fait sourire plus que ça a fait naître une quelconque émotion.

    Et c'est à ce moment que l'on parle du rythme du film et de la sensualité qu'il fait naître... ou pas. Soyons franc pour moi ça a été plutôt pas.

    Commençons par ce que je trouve être filmé avec délicatesse et maestria, les scènes de sexe. Très souvent, je trouve que ce sont des scènes mal fichues et mal amenées, mais là elles son pleines de délicatesses, filmées avec intelligences, elles sont belles. Je ne théoriserai pas sur ce que doivent avoir ou être les grands films d'amour. Mais tout ce qui se passe autour de ces scènes et après, le fait entrer directement dans cette catégorie, à mes yeux.

    Mais cela ne fait cependant pas oublier toutes les scènes qui sont là pour illustrer un désir naissant et grandissant qui n'ont eu aucun impact sur moi, elles finissent justes par m'ennuyer profondément. La manière de filmer les corps par exemple casse le rythme du film. Je trouve que c'est appuyé pour que l'on comprenne bien ce qu'y est en train de se passer. Mais le spectateur comprend bien. Et pour les gens qui ont ce sentiment, le film devient long, très long, trop long.

    Cependant malgré tout ça, j'ai eu un vrai plaisir à regarder la dernière demi heure qui est pour moi l'un des points forts du film. Elle et ses acteurs.

    Le nommé aux oscars pour son rôle, Timothee Chalamet, m'a impressionnée. Il n'y a rien à lui reprocher. Il a un jeu pure et sans fioriture qui semble aller à l'essentiel ce qui donne une dimension particulière à son personnage. J'avoue avoir été séduite par son jeu, et je peux aisément comprendre qu'une génération se reconnaisse en lui.

    Armie Hammer qui interprète Oliver, aurait eu sa place comme «best supporting actor». Si la progression D'Elio et linéaire, c'est l'histoire d'un garçon qui se découvre. Celle d'oliver est plus complexe, plus intérieure, moi ce personnage m'a prise à contre pied à plusieurs moments dans l'histoire. C'est un très beau personnage, plus riche que le personnage principal, et il est porté divinement par le jeu impeccable de Hammer . J'avoue avoir été touchée par sa prestation et ce qu'elle disait de ce personnage.

    Puis il y a Michael Stuhlbarg, second rôle dans trois des films phares de la cérémonie des oscars de cette année. Il m'a fait pleurer sur un monologue. Il est l'incarnation de la bienveillance. Son jeu plein de douceur à fait de lui, le personnage qui met des noms sur les choses et les sentiments.


    Si ce film est pour moi, une source de questionnements. Entre autre, comment un film qui m'a perdue et laissée dubitative pendant au moins une heure, me laisse au final sur une bonne et belle impression. Le talent de ses acteurs, la force du monologue dit par Stuhlbard, un objet cinématographique inégal mais intéressant viennent expliquer ce ressenti. Il y a cependant une chose que je vois de plus en plus souvent passer et qui pour moi est évident, ce n'est pas un films ni pour, ni sur les adolescents. Ne venez pas y voir «les ados au cinéma», Oliver est adulte, Elio est tout sauf un individu que l'on peut résumer à son age. d'ailleurs on ne résume pas Roméo et Juliette à leurs ages. C'est un film sur la manière dont tout un chacun se voit, se découvre, aime et ça n'a pas d'age.

    princecranoir
    Le 13/07/2018
    38 critiques
    Un été 83, le cœur de Buñuel vient de lâcher non sans avoir exploré « cet obscur objet du désir ». Trente-cinq ans plus tard, le Sicilien Luca Guadagnino entend en prolonger l’éveil des sens en plaçant l’intrigue de « Call me by your name » cette même année si riche en souvenirs. Guadagnino se souvient de la Lombradie de sa jeunesse, des promenades au bord du Lac de Garde et du chant des grillons, des belles villas cossues avec personnel de maison et des Psychedelic Furs dans les boîtes en plein air. C’est dans ce petit coin de paradis italien que vient migrer la famille Perlman aux saisons du plaisir, au plus près des poètes latins et sous le soleil exactement. C’est là que leur petit prodige de fils s’adonne à la revisite musicale, aux joies des bains de minuit et à la vie en maillot. Pour ce couple d’intellectuels versés dans les arts et l’archéologie (confiés la subtile et attachante interprétation de Michael Stuhlbarg et Amira Casar), le nom d’Elio ne trahit pas seulement la judéité de leur confession, mais se superpose à celui d’Hélios, dieu du soleil, qui rayonne à travers la prestation lumineuse de la révélation Timothée Chalamet. Ce jeune acteur, admirable de bout en bout, attire bien vite tous les regards, rapidement associé à ces statues d’éphèbes dont Guadagnino a parsemé son générique. Le short est court, la chemise bien ouverte quand elle n’est pas absente pour laisser bronzer la peau au soleil d’Italie, voilà qui ne laisse évidemment pas insensible l’assemblée des jeunes filles en fleur qui papillonnent dans les environs (parmi lesquelles les petites Françaises Victoire Du Bois et Esther Garrel sont frayé un chemin). Du haut de sa superbe, Oliver, l'hôte estival, se plaît à être l’objet de toutes les curiosités en visite au banquet des quidams auxquels il se mêle avec une aisance prodigieuse. Aussi féru de la lyre et des lettres que de l’art de la sculpture si chère à Praxitèle, il est un convive de premier choix, à l’indépendance racée et au déhanché redoutable. Quand enfin les esprits s’échauffent, Guadagnino choisit de les apaiser dans l’eau fraîche d’un cours d’eau, trouvant toujours la solution la plus chaste pour évoquer les rendez-vous de minuit. Car, bon an mal an, Oliver aura pour Elio l’affection de l’éraste pour son éromène, tous deux engagés dans une amitié particulière qui va s’avérer bouleversante. C’est sur sa poitrine qu’étincelle l’étoile que le jeune Elio a dans le cœur, comme un signe de reconnaissance auquel va s’accrocher le scénario affiné par le maestro James Ivory (qui lui vaudra d’ailleurs un Oscar). C’est sans doute à lui que l’on doit le ballet des cuisinières, la truculence très italienne de Mafalda et le sourire en coin du vieux réparateur de vélo. Suivant la piste du scénario, Guadagnino explore tous les recoins de la maisonnée, de la terrasse ombragée à la piscine ensoleillée, du poussiéreux pigeonnier au verger où l’on va cueillir le fruit défendu. De la pêche au péché, il n’y a finalement qu’une bouchée qui nous amène vers le noyau dur du roman, moment fort et sensuel de l’éveil sexuel d’Elio. Le réalisateur suggère néanmoins que ces amours ne sont pas si simples à vivre dans les années SIDA. Le regard des autres n’est pas prêt, l’écrin religieux du pays pèse sur les deux jeunes hommes (ce regard vers le clocher de la cathédrale de Crema), et les mots pour le dire ne viennent pas si aisément (« Words don’t come easy to me » chante F.R. David à la radio). En accord avec l’auteur, Guadagnino opte néanmoins pour la bienveillance parentale, n’entrave jamais inutilement la belle histoire qui se crée sous nos yeux comme un rêve éphémère qui s’achève aux derniers feux de l’été. Demeure chez le personnage comme chez le spectateur, le souvenir intense de chaque instant vécu durant cette parenthèse estivale, mélange de douleur et de résilience que Timothée Chalamet laisse éclater sur son visage dans un dernier plan fixe à vous arracher le cœur.

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