Love & Friendship

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    - Jeune veuve séductrice et mère d'une jeune adolescente, Lady Susan Vernon voit rapidement sa situation financière et sa réputation se dégrader. Elle décide alors, aidée de sa meilleure amie Alicia, de se trouver un mari riche pour elle et pour sa fille... Adapté du roman Lady Susan de Jane Austen, Love & Friendship, porté par, entre autres, Kate Beckinsale et Chloë Sevigny, est une comédie dramatique et romantique classique et épurée.
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    Love & Friendship

    UTILISATEURS
    (3.05 pour 30 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Pays-Bas,...
    DUREE:
    1h 34min
    ACTEURS:
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    Love & Friendship: ADN

    Emotions : Emouvant
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    Sous-genre Period drama

    Synopsis du film Love & Friendship

    Angleterre, fin du XVIIIe siècle : Lady Susan Vernon est une jeune veuve dont la beauté et le pouvoir de séduction font frémir la haute société. Sa réputation et sa situation financière se dégradant, elle se met en quête de riches époux, pour elle et sa fille adolescente. Épaulée dans ses intrigues par sa meilleure amie Alicia, une Américaine en exil, Lady Susan Vernon devra déployer des trésors d'ingéniosité et de duplicité pour parvenir à ses fins, en ménageant deux prétendants : le charmant Reginald et Sir James Martin, un aristocrate fortuné mais prodigieusement stupide…

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    princecranoir
    Le 04/12/2016
    0 critique
    Quand on s’attaque à l’œuvre de l’écrivaine britannique Jane Austen, il faut s’attendre à y trouver bien évidemment de l’orgueil et des préjugés, et quantité de raisons et de sentiments. Des romans de cette observatrice acerbe des mœurs de la gentry de l’ère géorgienne, nombreux furent les cinéastes qui tirèrent des adaptations plus ou moins inspirées (entre les chromos ampoulés du « Pride & Prejudice » de Joe Wright et les tableaux naturalistes de « Sense and Sensibility » peints par Ang Lee, il y a comme un fossé), quand ils n’étaient pas épicés de parfums exotiques (cuisinés à l’indienne par Gurinder Chadha pour un « coup de foudre à Bollywood »). Mais jusqu’ici, on ne trouvait nulle trace de « Love & Friendship ». Et pour cause, ce titre est une pure invention (plutôt un emprunt pour être tout à fait juste) dont le réalisateur et scénariste Whit Stillman s’est servi pour renommer un court roman de jeunesse demeuré sans nom à la mort de l’auteure (baptisé « Lady Susan » à titre posthume).
    Sans tarder, il nous plonge dans la tragédie d’une rupture sentimentale qui convoque toute une galerie de portraits pas piqués des hannetons. S’inscrivent alors sur l’écran noms et qualités des protagonistes saisis dans une pose éloquente (qui confine même au grotesque), et que Stillman affuble d’un bref commentaire qui en dit long sur eux (à la manière des cartons du cinéma muet ou… de la « Suicide Squad »). Pas question ici de faire larmoyer dans les chaumières mais au contraire de donner sa pleine mesure à la légèreté du texte, à la causticité drolatique de la pensée de mademoiselle Jane. Conscient des moyens limités à sa disposition, Stillman abandonne bien vite la grandiloquence proposée en ouverture pour une petite musique de chambre où l’on fera connaissance avec les différentes pièces disposées sur l’échiquier de cette comédie de mœurs. Chez les DeCourcy, le réalisateur se choisit une belle âme en la personne de Xavier Samuel, ici beau et noble cavalier qui s’était perdu naguère dans le « Twilight » amoureux de Stephenie Meyer. Ce choix de casting, par ailleurs excellent, répond à l’invite d’une autre pointure vampirique en la personne de Kate Beckinsale, héroïne de la dark fantasy d’« Underworld », reconvertie ici en veuve machiavélique très fin de siècle. Comme Austen, Stillman fait de Lady Susan Vernon sa championne, une manipulatrice rusée, ayant pour ambition principale de donner en mariage son unique progéniture au portefeuille le plus offrant. Sa fille Frederica, avec sa mine délicate et sa voix de « rossignol du Kent » est bien une des rares femmes à ne pas se sentir maîtresse du jeu. Car dans leurs belles robes de crinoline, ces dames se plaisent à intriguer dans les jardins anglais, à se rencontrer à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes dans leurs appartements londoniens, se confiant autour d’une tasse de thé, ou dans les dressing-rooms de leurs châteaux respectifs. Les hommes sont loin d’être ici les mâles dominants qu’on nous montre le plus souvent.
    De toute évidence, Stillman s’amuse comme un petit garnement de cette revanche des femmes sur le sexe fort, mais dans ce nœud de vipères orné de dentelles et de soieries, il sait bien qu’on ne peut agir seul. A tout esprit calculateur il faut une oreille attentive. En choisissant sa compatriote Chloë Sevigny pour le rôle de Miss Johnson (épouse expatriée qui ne redoute qu’un retour vers son Connecticut natal), Whit Stillman reforme le tandem de « the Last days of Disco ». Dans ces salons tout en stucs et en dorures, on danse baroque tout en restant très Chic, histoire de ne jamais perdre de vue sa position sociale. A mesure que se dévoilent les plans de chacun, l’ironie du titre choisi fait enfin surface. De l’amour on ne distingue que les artifices, que les flèches décochées par des cupidons intrigants en directions des âmes les plus ingénues. De l’amitié, ne se dévoilent que les faire-valoir, un curieux négoce qui se pare de sourires polis et de petites phrases complices. Les vrais sentiments (car il y en a), par pudeur peut-être, Stillman préfère les laisser hors-champ. Tandis qu’il redistribue à sa manière les cartes de tout ce beau monde, l’esprit jubile devant l’évidence sobre de sa mise en scène, et le raffinement louable dont il fait montre dans la transposition épistolaire en dialogues savoureux. Il nous convie au ballet des domestiques qui écoutent aux portes, s’invitent dans les conversations quand ils n’escortent pas leurs maîtres nobliaux d’une antichambre à l’autre. A travers eux, le subtil et lettré Stillman nous invite à voir au-delà de la parade des brocarts coruscants, à déjouer les manigances de ceux qui ne cherchent qu’à nous éblouir avec des apparences.

    Site web:  http://princecranoir.mabulle.com/
    girliecinephilie
    Le 16/01/2017
    0 critique
    Ayant lu et beaucoup aimé le livre, je me faisais une joie de voir ce film, et j'en ai été plutôt récompensée.

    J'aime beaucoup Jane Austen, vraiment beaucoup. Dans l'imaginaire collectif, c'est surtout une romantique dans les 2 sens du terme, le sens littéraire et le sens "fleur bleue". Mais ce qu'on oublie très souvent chez Austen, et ce qui me la rend éminemment sympathique, ce qui fait que je prend autant de plaisir à lire ses romans, c'est que Jane Austen est une femme très très marrante. Pour moi, la qualité première de Jane Austen, c'est son humour. Et attention, pas un humour gentil à la chick lit genre "oulala, j'ai oublié de m'épiler pour mon premier rencard". Non, Jane Austen a un humour acerbe directement lié à son regard sur la société victorienne dans laquelle elle vit, un humour dévastateur qui dénonce nos travers, un humour pince-sans-rire (ou tongue-in-cheek outre-manche) qui a autant de classe que de force de frappe. Jane Austen, c'est les yeux de Molière et la bouche d'Oscar Wilde. Jane Austen, c'est une littérature qui cache sous ses falbalas des dagues bien affutées et qui se moque autant d'elle-même que des autres. Jane Austen, c'est tout ce que vous avez toujours voulu que l'humour anglais soit.

    J'aime généralement bien les adaptations des romans de Jane Austen que j'ai pu voir (Raison et Sentiment, ou Orgueil et préjugés). Mais je restais toujours un peu sur ma faim, ne retrouvant pas dans ces beaux films la verve cinglante dont savait se parer l'auteur, ni son regard désopilant sur les bonnes mœurs de son époque. J'attendais toujours un peu plus de mordant. Whit Stilmann a heureusement exaucé mes vœux en s'attaquant à une des œuvres les moins connues de l'auteur, Lady Susan, une œuvre épistolaire de jeunesse qui n'avait été publiée qu'assez tardivement. On pouvait le trouver chez Folio à 2 € il y a quelque temps, je ne sais pas s'il est toujours disponible.
    Love and Friendship est donc l'histoire de Lady Susan Vernon (Kate Beckinsale), une veuve particulièrement joyeuse qui a bien mauvaise presse: certains la dise formidablement séductrice et perfide. Mais il faut la comprendre: la vie est très dure pour une aristocrate désargentée de la fin du XVIIIème siècle. Elle est obligée de vivre avec sa fille Frederica (Morfyyd Clark) au crochet des autres et ne se voit d'autre choix que de multiplier les intrigues pour parvenir à ses fins. Elle a dû quitter en catastrophe la résidence des Manwaring où sa relation avec Monsieur (Lochlan O Mearain) commençait à être un peu trop évidente à Madame (Sophie Radermacher), et trouve refuge chez le frère (Justin Edwards) de son défunt époux. Mais sa belle-sœur Catherine DeCourcy Vernon (Emma Greenwell) ne voit pas sa venue d'un très bon œil car elle comprend vite que Lady Susan a jeté son dévolu sur son jeune frère, Reginald DeCourcy (Xavier Samuel). Et la manière dont Lady Susan traite Frederica en essayant à tout prix de la caser avec un riche idiot, Sur James Martin (Tom Bennet, hilarant), ne la porte pas à l'accueillir à bras ouvert. Heureusement, Lady Susan peut compter sur l'amitié presque indéfectible d'une charmante américaine (Chloé Sevigny) qui a épousé un vieux grincheux (Stephen Fry).

    Vraiment, j'ai été complètement séduite par Love and friendship que j'ai trouvé absolument délectable. Enfin, je retrouvais la Jane Austen que j'aimais. Enfin je retrouvais sa malice, ses clins d'œil, sa férocité charmante. Enfin je voyais transposée sur l'écran toute la dimension humoristique de l'auteur, et je me suis régalée. Ce film est un petit bijou de drôlerie. Notez bien qu'il n'est pas rigolo et qu'on ne se fend pas la poire comme des fous, mais on sourit. En tous cas moi, j'ai souri beaucoup. Et cet humour n'a d'égal que son intelligence. On prend un plaisir incroyable à voir cette sacrée Susan Vernon se démener dans de complexes intrigues pour tirer sa part du gâteau. Les autres femmes ne sont pas en reste, elles redoublent toutes de ruse pour obtenir satisfaction de ces messieurs. Et n'allez pas me dire que toute cette fourberie donne une mauvaise image de la femme. Whitman, comme Austen, sait tout à fait nous montrer combien ces machinations, ces manigances, ne sont rien moins que la seule manière de survivre des femmes dans une société qui occultent totalement leurs besoins personnels et financiers, qui sont perçues comme mineures et qui n'ont pas plus leur mot à dire sur leur situation maritale que la manière dont elle peuvent se comporter dans le monde. En cela, et malgré sa vacherie, on ne peut s'empêcher d'éprouver une véritable sympathie pour le personnage de Lady Susan, la même qu'on éprouve pour Maître Goupil lorsqu'il se joue de balourd de loup. Malgré sa duplicité, on a envie de la voir s'en sortir.
    Mais là où Stillman s'en sort incroyablement bien, c'est qu'on éprouve une véritable sympathie pour pratiquement tous les personnages. Et il y a à cela deux raisons. D'abord, une galerie d'acteurs plus épatants les uns que les autres. En tête, Kate Beckinsale comme je ne l'avais jamais vue. Elle parvient à donner un corps tout à fait réaliste au personnage en prenant un plaisir évident à ce rôle fantasque, qu'elle traite cependant avec beaucoup de sérieux. Je n'ai jamais eu l'impression de la voir se regarder jouer. Elle est totalement sincère et je crois que cela joue beaucoup dans la richesse de son personnage. Elle n'est absolument jamais dans la caricature. A ses côtés, tous les autres acteurs s'en donnent à cœur joie, et travaillent de la même façon, sachant faire ressortir les dehors comiques de leurs personnages, en n'essayant pas de forcer le trait et en toute sincérité. Stephen Frears me semblait une véritable évidence, car qui mieux que lui incarne actuellement l'humour anglais dont Jane Austen était tellement pourvue. Mais j'ai adoré en particulier 3 prestations: celle d'Emma Greenwell dans le rôle de la nemesis de Lady Susan, qui va finir par utiliser les mêmes armes que sa rivale pour protéger les siens, celle de Chloé Sévigny, la confidente perfide mais brimée, et Tom Benett, le bêta terriblement attachant.
    L'autre raison, c'est l'écriture subtile et délicieuse de Stillman et, bien évidemment, Austen. Une écriture ambitieuse aussi. Parce qu'elle demande une certaine exigence du spectateur, une attention vivace, très proche de celle d'un lecteur. Beaucoup d'informations sont données dans des dialogues superbement ciselés, il faut donc s'y attacher pour bien suivre l'intrigue. On peut ajouter à cela une mise en scène rigoureuse, une très belle image à laquelle la lumière extérieure irlandaise et les intérieurs à la bougie donnent une ambiance très intimiste, et une composition superbe de Benjamin Esdraffo à la bande son. Mais surtout, Stillman, peut-être plus encore qu'Austen aime ses personnages. Bien évidemment, leurs actions sont loin d'être recommandables, ils ne sont pas tous bons ni agréables, mais ils sont magnifiquement humains. Parce que oui, comme chez Austen, l'Angleterre aristocrate de la fin du XVII est bien plus impitoyable que Dallas dans les années 80 ou On n'est pas couché dans notre ère. C'est vil, c'est moche, c'est faux, c'est jaloux et borné. Mais comme désigne le titre, il y a deux choses qui peuvent être sincères et qui sauvent de tout cela, que ressentent chacun des personnages malgré leurs défauts: l'amour et l'amitié. Et c'est ce qui rend ce film féroce si attachant.


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