Salò ou les 120 journées de Sodome

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    Salò ou les 120 journées de Sodome

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    tinalakiller
    Le 05/08/2015
    381 critiques
    Salo ou les 120 Journées de Sodome est le dernier film de Pier Paolo Pasolini, assassiné quelques mois avant sa sortie (malgré la condamnation d’un certain Giuseppe Pelosi, les circonstances de sa mort restent encore floues). Il s’agit d’une livre adaptation des Cent Vingt Journées de Sodome du marquis de Sade, dont l’action se déroulait à la fin du règne de Louis XIV. Pasolini a transporté son récit dans l’Italie fasciste de 1943. Salo ou les 120 Journées de Sodome est réputé par sa violence extrême. Mais qu’est-ce qui m’a pris de regarder un film susceptible de me choquer ? Olivier (Cinéma Choc) me parle de ce film depuis plusieurs années et je lui ai toujours promis de le regarder. Le film de Pasolini est découpé en quatre parties, et plus précisément en cercles : « Antiferno » (« Le vestibule de l’enfer »), « Girone delle manie » (« Cercle des passions »), « Girone della merda » (« Cercle de la merde ») et « Girone del sangue » (« Cercle du sang »). Rien que les titres nous font comprendre que les victimes (et aussi les spectateurs) ne vont pas pouvoir s’en tirer face à cette violence qui s’amplifie au fil des chapitres. Je n’ai pas forcément l’habitude de voir des films ultra-violents (en même temps, je suis un peu une chochotte), c’est difficile de dire si Salo est le film le plus violent de l’histoire du cinéma mais en tout cas c’est ce que j’ai vu de plus choquant jusqu’à présent. Pourtant, à part les dernières minutes du film qui sont vraiment insupportables (mais grâce à la magie des spoilers, j’ai réussi à zapper juste avant un acte choquant – désolée je ne supporte rien qui touche aux yeux, c’est presque une phobie), visuellement – j’insiste bien sur le terme – je m’attendais à bien pire. Disons que j’ai réussi à regarder pratiquement le film en entier : c’est un miracle.
    On ne va pas se mentir : le film reste éprouvant à regarder. Mais Pasolini prend tout de même certaines précautions. Pour être franche, je m’attendais à un film plus cru en ce qui concerne les scènes de sexe. Or, malgré le contenu assez dégueulasse – disons les choses telles qu’elles sont – la mise en scène est paradoxalement élégante. Je connais mal l’oeuvre de Pasolini – avant Salo, je n’avais vu que Mamma Roma – pourtant rien que cette forme de suggestion confirme à quel point Pasolini était un cinéaste brillant et surtout j’ai senti qu’il n’était pas détraqué, ni malsain, il a su poser une certaine limite à ce film qui pourtant va tout de même loin dans l’horreur. En réalité, même si le film ne nous montre pas forcément les horreurs en gros plans, c’est le contexte qui est choquant. Voir des bourreaux tarés et sans humanité, des victimes qui sont de plus en plus animalisées, qui sont violées sans cesse et qui sont condamnées à mourir, c’est ça qui choque. Pour reformuler mon idée, ce n’est pas le fait de voir mais le fait de savoir qui choque. Bizarrement, les scènes scatophiles ne m’ont pas autant écoeurées que ça. Pour une fois, mon cerveau a percuté qu’il ne s’agissait que de cinéma. Répéter toute la journée « ce n’est que du chocolat et de la mandarine » avant de regarder le film le soir m’a sûrement aidé à surmonter cette épreuve. Du coup, j’avais conscience à quel point les scènes étaient dégoûtantes mais elles ne m’ont pas fait vomir. En revanche, voir cette répétition de viols m’a tout de même répugnée au bout d’un moment, j’avais vraiment envie de gerber (ce n’est pas une expression ici). C’est pour cela que j’ai dû couper le film, le temps de reprendre mon souffle et mes esprits.
    Je dois avouer que j’ai eu du mal à noter ce film et c’est pour cela que j’ai tenu à rédiger ce billet. Ce n’est pas le genre de film qui mérite à être vulgairement noté. Un film aussi extrême que Salo veut clairement ouvrir le débat. Sur mon blog, j’ai tenu à le « catégoriser » histoire d’éviter un beau bordel (je ne suis pourtant pas maniaque) mais j’ai parfaitement conscience que lui attribuer simplement la moyenne peut paraître sévère. Pour moi, il s’agit ici d’un compromis. Tout d’abord, même si le film dérange, Pasolini a le mérite d’aller au bout de sa démarche. En allant au bout de ses idées, on comprend clairement où Pasolini veut en venir. Le réalisateur italien critique le pouvoir absolu et dénonce la bourgeoisie qui voit la sexualité comme une marchandise dans le but d’assouvir les pulsions les plus malsaines. La référence à la Divine Comédie de Dante, à travers les cercles de la perversité, s’avère pertinente. Je ne vais pas faire une critique détaillée de « L’Enfer », car l’oeuvre de Dante est vraiment complexe, mais pour faire un bref résumé, le pire péché selon Dante est celui qui touche à la collectivité, qu’on peut relier au concept de pouvoir. La perception de Pasolini m’a semblé pertinente puisque les représentants eux-mêmes du pouvoir (le Duc, l’Evêque, le Juge et le Président) détruisent cette collectivité par leurs actes sordides. Grâce à ces fortes références littéraires (et il y en a d’autres d’après le générique d’ouverture), Pasolini a su livrer un portrait redoutable sur le summum du mal. Cependant, il faut tout de même être honnête : je n’ai pris aucun plaisir à regarder ce film. Certes, j’ai parfaitement conscience que ce n’était pas le but de ce film mais cet écoeurement provoqué est forcément à double-tranchant. De plus, personnellement, j’ai trouvé qu’il y avait une petite baisse de rythme à la moitié du film. Après encore une fois, ma petite pause et la répétition de scènes gerbantes peuvent sûrement expliquer cette impression. Pour conclure, même s’il est difficile d’apprécier ce film, je pense qu’il faut tout de même regarder une fois Salo (je précise que je ne compte pas le revoir une seconde fois, faut pas déconner non plus) même s’il faut avoir le coeur bien accroché.

    Site web:  https://tinalakiller.wordpress.com/2015/01/24/salo-ou-les-120-journees-de-sodome/
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