Docu Société
340 Films
Une fresque passionnante et inédite qui raconte un siècle de présence musulmane en France. De l'arrivée de quelques milliers de Kabyles dans les mines du Nord en 1904 à la nomination de trois ministres "musulmanes" au gouvernement en 2007.
Compétitivité, marketing ou retour sur investissement sont des termes qui circulent désormais dans les couloirs feutrés des grandes universités. De Shanghai à New York en passant par Paris et Berlin, la transmission des connaissances devient une marchandise, dans le sillage de "l'économie du savoir", une doctrine érigée à la fin des années 1990 par les instances financières internationales – OCDE et Banque mondiale en tête. L'enseignement supérieur, reconnu comme un moteur de productivité et de croissance économique, doit se mettre au service du développement des pays. Victimes de ce nouveau système, les étudiants sont contraints d’investir pour apprendre. Ils s'acquittent de frais d'inscription de plus en plus élevés, et s'appauvrissent avant même d'entrer dans la vie active. Aux États-Unis, la dette étudiante a dépassé le coût du logement et de la santé, menaçant l'économie nationale. Les jeunes Européens suivront-ils la même voie ? Si certains pays d'Europe du Nord résistent à cette commercialisation du savoir, considérant l'éducation comme un acquis social, d'autres s'inspirent de plus en plus du modèle anglo-saxon. En France, les établissements les plus prestigieux, comme Sciences-Po et Paris-Dauphine, se sont déjà engagés sur le chemin du payant.
À bout de souffle
Étayé par des chiffres effarants, ce documentaire fouillé dresse un état des lieux de la mutation des universités du monde entier. Des États-Unis jusqu'à la Chine, nouvel eldorado de l'enseignement supérieur mondial, le réalisateur pointe les dérives de la marchandisation du savoir en partant à la rencontre d'étudiants étouffés par leurs crédits et terrifiés par l'avenir.
À bout de souffle
Étayé par des chiffres effarants, ce documentaire fouillé dresse un état des lieux de la mutation des universités du monde entier. Des États-Unis jusqu'à la Chine, nouvel eldorado de l'enseignement supérieur mondial, le réalisateur pointe les dérives de la marchandisation du savoir en partant à la rencontre d'étudiants étouffés par leurs crédits et terrifiés par l'avenir.
De la "Lisztomania" des admirateurs de Franz Liszt aux jeunes filles hurlant face à Sinatra en passant par les groupies qui ont réussi à faire un moulage du pénis de Jimi Hendrix, le phénomène des fans n’est pas nouveau. Éternels sujets de moqueries, ces passionnés ne demandent pourtant qu’à se défaire de l’image de personnes aux comportements extrêmes et irrationnels qui leur colle à la peau. Avec la démocratisation de la culture, de ses moyens de production et de diffusion, ils prouvent en effet que leurs obsessions peuvent devenir une source de créativité non négligeable et parfois très rentable pour le marché. Influents, notamment en tant que consommateurs, les fans d'aujourd'hui prennent la plume, la caméra et enfilent les costumes de leurs héros pour devenir à leur tour de véritables vedettes, comme Anna Todd ou E. L. James, auteures respectives des best-sellers Before et Cinquante nuances de Grey.
Réappropriation
De Chicago à Dortmund en passant par Bordeaux, journalistes, auteurs et chercheurs experts en "fans studies" analysent l'émergence de ces comportements culturels. Pour ces communautés de fandom (ultraspécialistes d'un sujet) ou de cosplay (revêtir les costumes de ses personnages favoris), une manière inventive de se réapproprier l'offre pléthorique de la société de consommation culturelle.
Réappropriation
De Chicago à Dortmund en passant par Bordeaux, journalistes, auteurs et chercheurs experts en "fans studies" analysent l'émergence de ces comportements culturels. Pour ces communautés de fandom (ultraspécialistes d'un sujet) ou de cosplay (revêtir les costumes de ses personnages favoris), une manière inventive de se réapproprier l'offre pléthorique de la société de consommation culturelle.
Avec la crise financière de 2008, le surendettement a recommencé à augmenter en Europe. Une enquête aussi éclairante qu'inquiétante sur la spirale infernale du crédit.
Omar et Adam, deux jeunes réfugiés, ont été accueillis, hébergés et engagés à Lampedusa, l’île italienne sur laquelle ils se sont échoués. Ils ont été chanceux, mais leurs besoins humains et leurs rêves dépassent la survie au quotidien.
Non loin du centre prospère de Bruxelles, Molenbeek, deuxième commune la plus pauvre de Belgique, avec un taux de chômage qui atteint 45 % pour les moins de 25 ans, a vu grandir ou passer nombre des auteurs d'attentats islamistes qui ont marqué l'actualité depuis trente ans. Mais c'est au lendemain des attaques du 13 novembre 2015, dont quatre des responsables étaient des enfants du quartier, que celui-ci est devenu mondialement célèbre comme un berceau du djihadisme européen. Le tournage de ce documentaire a commencé peu après, et ses auteurs étaient sur place quand Salah Abdeslam a été arrêté, le 18 mars 2016, et, quatre jours plus tard, quand de nouveaux attentats ont ensanglanté Bruxelles.
À la rencontre d'habitants et de travailleurs sociaux, ils tentent de comprendre pourquoi Molenbeek a ainsi nourri le djihadisme, mais aussi comment leurs interlocuteurs vivent les événements et s'organisent pour y faire face. Jeunes et vieux, parents meurtris et écoliers, imam ou curé, travailleurs sociaux et artistes, sans oublier un slameur en herbe, ils composent un portrait de groupe sensible, riche de visages et de questions, et rappellent combien la stigmatisation collective induite par des médias avides de simplification relève de l'absurde.
À la rencontre d'habitants et de travailleurs sociaux, ils tentent de comprendre pourquoi Molenbeek a ainsi nourri le djihadisme, mais aussi comment leurs interlocuteurs vivent les événements et s'organisent pour y faire face. Jeunes et vieux, parents meurtris et écoliers, imam ou curé, travailleurs sociaux et artistes, sans oublier un slameur en herbe, ils composent un portrait de groupe sensible, riche de visages et de questions, et rappellent combien la stigmatisation collective induite par des médias avides de simplification relève de l'absurde.
2011 -
Docu-Reportage
Réalisation :
David Dessites
Acteurs :
Philippe Torreton,
Vincent Garenq,
Alain Marécaux
C’est une saisissante histoire dont il s’agit, celle que vont vivre Philippe Torreton et Alain Marécaux , autour de la mise en fiction de « l’affaire » qui a brisé la vie de ce tranquille huissier de justice, accusé à tort dans l’affaire dite d’Outreau.« De l’ombre à la lumière » est l’histoire d’une rédemption, de cette rédemption. Mais pas uniquement. C’est aussi l’occasion, plus largement, de se poser d’abord la question de l’erreur judiciaire, celle qui peut concerner chacun d’entre nous un jour et de la manière dont on peut y survivre !…
À la lumière du procès symbolique de Monsanto tenu en 2016, Marie-Monique Robin expose l’ampleur du scandale sanitaire lié au Roundup, herbicide le plus vendu au monde. Un réquisitoire accablant, paroles de victimes et d'experts à l'appui.
C’est l’histoire d’une colère citoyenne, jusque-là quasi inaudible, et d’une lutte contre un écocide, ou crime contre l'environnement, commis en toute impunité par la firme championne des OGM. En octobre 2016, à La Haye, victimes et experts témoignent – une première – devant le Tribunal international Monsanto, au fil d’un édifiant procès symbolique contre le Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, et sa très toxique molécule active, le glyphosate. Cette année-là, quelque 800 000 tonnes de ce "tue-tout" (son surnom en espagnol) ou de ses génériques ont été déversées sur la planète. Si la multinationale a refusé de comparaître, les victimes ont raconté à la barre les conséquences de son épandage : malformations des enfants, cancers, maladies respiratoires ou rénales et destructions environnementales. Éclairé par des scientifiques, cet accablant réquisitoire révèle l’ampleur de ce scandale sanitaire, qu’illustrent des reportages bouleversants sur la tragédie en cours, de la France à l’Argentine en passant par les États-Unis et le Sri Lanka – premier pays à interdire le glyphosate. "Ce pulvérisateur nous a apporté la mort, alors qu’on voulait simplement gagner notre vie", lâche, amer, un riziculteur sri-lankais contaminé.
Lanceuse d’alerte
Presque dix ans après son enquête "Le monde selon Monsanto", Marie-Monique Robin démontre, faisceau de preuves à l’appui, l’extrême nocivité du Roundup, à l’heure où l’Union européenne doit décider de prolonger ou non l’autorisation du glyphosate sur le marché. Déclaré en mars 2015 "cancérigène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), et reconnu comme tel par des études scientifiques secrètes commanditées par Monsanto, l’herbicide, omniprésent dans l’eau, l’air, la terre et les aliments, est aussi un perturbateur endocrinien, un antibiotique et un chélateur de métaux – il séquestre les minéraux. Face au silence coupable des agences de santé et à l’inertie des gouvernements, le film, à travers ce procès, montre également la mobilisation à l’œuvre de la société civile mondiale pour faire reconnaître l’écocide. L’enjeu ? La poursuite au pénal des multinationales dont les activités menacent la sûreté de la planète et la santé des hommes.
C’est l’histoire d’une colère citoyenne, jusque-là quasi inaudible, et d’une lutte contre un écocide, ou crime contre l'environnement, commis en toute impunité par la firme championne des OGM. En octobre 2016, à La Haye, victimes et experts témoignent – une première – devant le Tribunal international Monsanto, au fil d’un édifiant procès symbolique contre le Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, et sa très toxique molécule active, le glyphosate. Cette année-là, quelque 800 000 tonnes de ce "tue-tout" (son surnom en espagnol) ou de ses génériques ont été déversées sur la planète. Si la multinationale a refusé de comparaître, les victimes ont raconté à la barre les conséquences de son épandage : malformations des enfants, cancers, maladies respiratoires ou rénales et destructions environnementales. Éclairé par des scientifiques, cet accablant réquisitoire révèle l’ampleur de ce scandale sanitaire, qu’illustrent des reportages bouleversants sur la tragédie en cours, de la France à l’Argentine en passant par les États-Unis et le Sri Lanka – premier pays à interdire le glyphosate. "Ce pulvérisateur nous a apporté la mort, alors qu’on voulait simplement gagner notre vie", lâche, amer, un riziculteur sri-lankais contaminé.
Lanceuse d’alerte
Presque dix ans après son enquête "Le monde selon Monsanto", Marie-Monique Robin démontre, faisceau de preuves à l’appui, l’extrême nocivité du Roundup, à l’heure où l’Union européenne doit décider de prolonger ou non l’autorisation du glyphosate sur le marché. Déclaré en mars 2015 "cancérigène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), et reconnu comme tel par des études scientifiques secrètes commanditées par Monsanto, l’herbicide, omniprésent dans l’eau, l’air, la terre et les aliments, est aussi un perturbateur endocrinien, un antibiotique et un chélateur de métaux – il séquestre les minéraux. Face au silence coupable des agences de santé et à l’inertie des gouvernements, le film, à travers ce procès, montre également la mobilisation à l’œuvre de la société civile mondiale pour faire reconnaître l’écocide. L’enjeu ? La poursuite au pénal des multinationales dont les activités menacent la sûreté de la planète et la santé des hommes.
Au lendemain de la guerre froide, les renseignements russes et américains, ennemis d’hier, ont uni leurs forces et leurs données au service de la planète, menacée par le réchauffement climatique. Le récit d’une formidable odyssée.
Pendant quatre décennies, Américains et Soviétiques ont rivalisé d’ingéniosité pour espionner la planète à grand renfort de satellites, l’Arctique, hautement stratégique, devenant alors le champ de bataille privilégié de la guerre froide. En 1990, à l’aube de la détente, Al Gore, encore jeune sénateur, pressent avec une extraordinaire acuité que la masse de données accumulées par les militaires pourrait servir d’autres intérêts, et notamment documenter le réchauffement climatique en cours. Le début d’une folle odyssée, et d’une collaboration inouïe entre les ennemis d’hier. Connu sous le nom de Medea, un programme réunit alors militaires, politiques et éminents chercheurs des deux superpuissances. Une aubaine pour les scientifiques qui ont subitement accès à des secrets ultraconfidentiels et à une foule d’informations collectées depuis les années 1920. Avec, au cœur de ces études climatiques, la fonte des glaces de l’Arctique.
Pas de géant
À la manière d’une épopée moderne, Paul Jenkins retrace cette entreprise passionnante autant que méconnue. Encore émus et surpris d’avoir œuvré en commun pour le bien de l’humanité, ses acteurs de premier plan – scientifiques, dirigeants de la CIA et du très secret GRU (le service de renseignement de l'armée russe) – témoignent de leur enthousiasme à y avoir participé, de leur ardeur à "déplacer ensemble des montagnes" comme du choc des cultures des communautés qui s’y sont croisées. Un pas de géant dans l’étude du réchauffement climatique, bientôt interrompu par l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et de George W. Bush. À l’heure où le camp des climatosceptiques, Trump en tête, gagne du terrain, une lumière inédite sur un enjeu planétaire majeur.
Pendant quatre décennies, Américains et Soviétiques ont rivalisé d’ingéniosité pour espionner la planète à grand renfort de satellites, l’Arctique, hautement stratégique, devenant alors le champ de bataille privilégié de la guerre froide. En 1990, à l’aube de la détente, Al Gore, encore jeune sénateur, pressent avec une extraordinaire acuité que la masse de données accumulées par les militaires pourrait servir d’autres intérêts, et notamment documenter le réchauffement climatique en cours. Le début d’une folle odyssée, et d’une collaboration inouïe entre les ennemis d’hier. Connu sous le nom de Medea, un programme réunit alors militaires, politiques et éminents chercheurs des deux superpuissances. Une aubaine pour les scientifiques qui ont subitement accès à des secrets ultraconfidentiels et à une foule d’informations collectées depuis les années 1920. Avec, au cœur de ces études climatiques, la fonte des glaces de l’Arctique.
Pas de géant
À la manière d’une épopée moderne, Paul Jenkins retrace cette entreprise passionnante autant que méconnue. Encore émus et surpris d’avoir œuvré en commun pour le bien de l’humanité, ses acteurs de premier plan – scientifiques, dirigeants de la CIA et du très secret GRU (le service de renseignement de l'armée russe) – témoignent de leur enthousiasme à y avoir participé, de leur ardeur à "déplacer ensemble des montagnes" comme du choc des cultures des communautés qui s’y sont croisées. Un pas de géant dans l’étude du réchauffement climatique, bientôt interrompu par l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et de George W. Bush. À l’heure où le camp des climatosceptiques, Trump en tête, gagne du terrain, une lumière inédite sur un enjeu planétaire majeur.
Au bloc opératoire de l'hôpital Saint-Louis, à Paris, le "burn out" menace à tous les échelons. D'une intervention qui voit fuser les noms d'oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, le réalisateur Jérôme le Maire a su capter le mal-être général des soignants.
Le réalisateur Jérôme le Maire a passé deux ans au sein de la très réputée unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis, l’un des grands établissements parisiens. Pendant un an, sans filmer, il s'est familiarisé avec l'ensemble du personnel qui travaille à flux tendu dans les quatorze salles d'opération du bloc, chacune accueillant huit à dix interventions par jour au fil d'une organisation très complexe. Il a ensuite tourné seul, toute une année, au cœur de ce collectif professionnel chevronné, qui tient chaque jour entre ses mains la vie et la mort des patients. D'une intervention qui voit fuser les noms d'oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, il capte un mal-être général qui, des aides-soignantes aux chirurgiens, "déborde, déborde, déborde", comme le planning que les gestionnaires du service n'ont de cesse de vouloir "optimiser". Entre deux prises de bec, les protagonistes confient leurs états d'âme ou leurs réflexions et s'accordent à reconnaître, en dépit de leurs différends, une commune origine à la pathologie qui les affecte tous. "Les conditions de travail se sont dégradées mais le travail, lui, ne doit pas se dégrader". Car même si les patients semblent se réduire à la partie tranchée et recousue de leur anatomie, ces soignants n'oublient jamais la responsabilité extrême qui est la leur. La direction diligente alors un audit sur la qualité de vie au travail, qui se recentre bientôt sur l'analyse des "process" et de leur "efficience"…
Urgence
Cette fascinante tragi-comédie humaine dévoile au profane ce qu'il ne voit jamais d'ordinaire : la souffrance de ceux qui soignent, d'abord, mais aussi la réalité crue d'une salle d'opération, car le réalisateur y est accueilli comme un membre de la famille, devant qui on n'a pas besoin de cacher le linge sale. S'il pointe des causes maintes fois dénoncées par les syndicats – augmentation continue de la charge de travail, gestion technocratique imposée d'en haut, atomisation d'équipes autrefois soudées…–, Jérôme le Maire, en laissant s'exprimer des points de vue contradictoires, met aussi en évidence la complexité du problème. Ce portrait intensément vivant d'un hôpital au bord de la crise de nerfs se veut plus largement la métaphore d'un monde du travail ravagé par la perte de sens et désormais en état d'urgence, selon le livre de Pascal Chabot qui l'a inspiré, "Global burn-out".
Le réalisateur Jérôme le Maire a passé deux ans au sein de la très réputée unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis, l’un des grands établissements parisiens. Pendant un an, sans filmer, il s'est familiarisé avec l'ensemble du personnel qui travaille à flux tendu dans les quatorze salles d'opération du bloc, chacune accueillant huit à dix interventions par jour au fil d'une organisation très complexe. Il a ensuite tourné seul, toute une année, au cœur de ce collectif professionnel chevronné, qui tient chaque jour entre ses mains la vie et la mort des patients. D'une intervention qui voit fuser les noms d'oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, il capte un mal-être général qui, des aides-soignantes aux chirurgiens, "déborde, déborde, déborde", comme le planning que les gestionnaires du service n'ont de cesse de vouloir "optimiser". Entre deux prises de bec, les protagonistes confient leurs états d'âme ou leurs réflexions et s'accordent à reconnaître, en dépit de leurs différends, une commune origine à la pathologie qui les affecte tous. "Les conditions de travail se sont dégradées mais le travail, lui, ne doit pas se dégrader". Car même si les patients semblent se réduire à la partie tranchée et recousue de leur anatomie, ces soignants n'oublient jamais la responsabilité extrême qui est la leur. La direction diligente alors un audit sur la qualité de vie au travail, qui se recentre bientôt sur l'analyse des "process" et de leur "efficience"…
Urgence
Cette fascinante tragi-comédie humaine dévoile au profane ce qu'il ne voit jamais d'ordinaire : la souffrance de ceux qui soignent, d'abord, mais aussi la réalité crue d'une salle d'opération, car le réalisateur y est accueilli comme un membre de la famille, devant qui on n'a pas besoin de cacher le linge sale. S'il pointe des causes maintes fois dénoncées par les syndicats – augmentation continue de la charge de travail, gestion technocratique imposée d'en haut, atomisation d'équipes autrefois soudées…–, Jérôme le Maire, en laissant s'exprimer des points de vue contradictoires, met aussi en évidence la complexité du problème. Ce portrait intensément vivant d'un hôpital au bord de la crise de nerfs se veut plus largement la métaphore d'un monde du travail ravagé par la perte de sens et désormais en état d'urgence, selon le livre de Pascal Chabot qui l'a inspiré, "Global burn-out".
2017 -
Docu-Reportage
Réalisation :
Thierry de Lestrade,
Sylvie Gilman
Acteurs :
avis du public :
3.6/5
Baisse du QI, troubles du comportement et autisme en hausse : cette enquête alarmante démontre que les perturbateurs endocriniens affectent aussi la santé mentale.
Et si l'humanité était en train de basculer vraiment dans l'imbécillité, comme l'imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge "Idiocracy" ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l'échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s'ajoute une explosion des cas d'autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ? Épidémie ? Huit ans après "Mâles en péril", qui révélait l'impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l'effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. "Demain, tous crétins ?" relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l'utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d'autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l'influence des lobbies industriels, n'ont pas encore pris la mesure.
Et si l'humanité était en train de basculer vraiment dans l'imbécillité, comme l'imaginait en 2006 la cruelle fiction de Mike Judge "Idiocracy" ? Depuis vingt ans, les scientifiques constatent avec inquiétude que les capacités intellectuelles ne cessent de diminuer à l'échelle mondiale. Une baisse du QI a été observée dans plusieurs pays occidentaux. À cela s'ajoute une explosion des cas d'autisme et des troubles du comportement. En cause : les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui bouleversent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus. Présentes dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques, ces particules ont envahi notre quotidien : nous baignons dans une véritable soupe chimique. Aux États-Unis, chaque bébé naît ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Mais comment limiter leurs effets ? Quelles solutions peut-on mettre en place pour préserver les cerveaux des générations futures ? Épidémie ? Huit ans après "Mâles en péril", qui révélait l'impact des perturbateurs endocriniens sur la fertilité, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade tirent à nouveau la sonnette d’alarme en dévoilant l'effet néfaste de ces mêmes polluants sur notre intelligence et notre santé mentale. "Demain, tous crétins ?" relaie la parole de chercheurs engagés, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 1970 un combat acharné contre l'utilisation des retardateurs de flammes (mélanges chimiques ajoutés à une grande variété de produits industriels comme les plastiques, les textiles et les équipements électriques ou électroniques pour les rendre moins inflammables). Leurs études et d'autres nous alertent sur un problème de santé publique dont les législateurs, sous l'influence des lobbies industriels, n'ont pas encore pris la mesure.
Classée secret défense, la sécurité nucléaire reste aujourd’hui la zone opaque d’une industrie exposée au risque terroriste. Captivante autant qu’alarmante, cette enquête internationale révèle d'énormes failles en la matière.
Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?
Alors que les accidents de Tchernobyl ou de Fukushima ont alerté sur la sûreté nucléaire, la sécurité des installations, classée secret défense, reste encore entourée d’un épais mystère. Pourtant, au-delà de la vulnérabilité des sites mise en lumière par les opérations de militants écologistes, l’enquête sur les attentats de Bruxelles de mars 2016 a révélé que le nucléaire belge constituait bien une cible potentielle pour des terroristes en quête d’armes de destruction massive. De l’attentat-suicide et la chute d’un avion de ligne sur un réacteur aux cyberattaques en passant par les drones, les actes de sabotage ou la fabrication artisanale de bombes sales – un mélange d’explosifs et de matières radioactives –, les menaces, reconnues par les experts, sont réelles. Dès lors, comment nos installations sont-elles protégées pour affronter ces risques multiples et comment la communauté internationale s’organise-t-elle pour sécuriser les matières et éviter les trafics ?
La vie de Serge et Sabine Atlaoui a basculé en novembre 2005, avec l’arrestation de Serge alors qu’il effectuait une mission de maintenance dans une usine à Djakarta. Celle-ci servait de couverture à un trafic d’ecstasy. Un an et demi plus tard, il est condamné à mort.
Entre l’Indonésie et la France, la réalisatrice Christine Tournadre a filmé pendant 10 ans Sabine dans son combat pour faire libérer Serge. Lorsqu’en février 2015, le nom de Serge Atlaoui apparaît sur la prochaine liste d'exécution, Sabine jette toutes ses forces dans la bataille pour le sauver.
Grâce à cette relation de confiance construite au fil des ans, la réalisatrice a pu s’immiscer au plus près de cette descente aux enfers vécue par le condamné, sa femme et leurs proches.
Entre l’Indonésie et la France, la réalisatrice Christine Tournadre a filmé pendant 10 ans Sabine dans son combat pour faire libérer Serge. Lorsqu’en février 2015, le nom de Serge Atlaoui apparaît sur la prochaine liste d'exécution, Sabine jette toutes ses forces dans la bataille pour le sauver.
Grâce à cette relation de confiance construite au fil des ans, la réalisatrice a pu s’immiscer au plus près de cette descente aux enfers vécue par le condamné, sa femme et leurs proches.
Pour beaucoup, le monde se partage entre hommes et femmes. Quid des personnes intersexes qui n’entrent dans aucune de ces catégories ? Depuis que Vincent Guillot a découvert, dans sa vie d’adulte, le mot pour se définir – intersexe –, il n’a cessé d’aller au-devant de ses semblables, une quête indispensable à la compréhension de sa personne. L’artiste allemand Ins A Kromminga, lui, a pris conscience de cette différence à l’adolescence. De sexe féminin sur son état civil, son corps a commencé à prendre des caractéristiques masculines à la puberté. Ses dessins évocateurs racontent les traumatismes infligés aux personnes intersexes. Déterminés et non dénués d’humour, les personnages du documentaire de Régine Abadia se battent pour l’émancipation de leur minorité invisible et meurtrie. Leur problème : la médecine, qui intervient non pas pour soigner mais pour conformer les corps à des normes féminines ou masculines.
Belinda
2018 -
FRANCE -
Documentaire, Amour, Gitans
Réalisation :
Marie Dumora
Acteurs :
avis du public :
3/5
La réalisatrice Marie Dumora a filmé pendant plus de dix ans deux soeurs d'origine gitane Yéniche à la vie mouvementée, rencontrées dans un foyer social dans l'Est de la France. Elle a tiré de sa rencontre avec elles plusieurs films, courts et longs, tels Je voudrais aimer personne (2010). En 2018, elle livre Belinda, documentaire social qui se déroule sur quatorze ans, et donne à voir l'itinéraire de l'une de ces deux jeunes soeurs, qui devient progressivement adulte au fil des épreuves qu'elle traverse. Un film qui entend imposer un récit haletant, et fait aussi référence au sacré, selon les dires de certains critiques, un peu à la manière du réalisateur Virgil Vernier. Une oeuvre à ranger à côté de ces documentaires qui veulent décrire une réalité sociale parfois dure, mais n'oublient pas de proposer un récit prenant.
2018 -
FRANCE -
Documentaire, Famille, Parents et enfants, Mère
Réalisation :
Edie Laconi
Acteurs :
avis du public :
2.2/5
Au titre de la protection de l’enfance, le centre parental accueille des mères et des pères pour lesquels être parents ne va pas de soi. Dans ce lieu où les sentiments et les émotions sont aiguisés, les frontières sont minces entre protection et contrainte, entre conseils et admonestations, entre réparation et séparation. Tandis que, non sans révolte, deux jeunes filles tentent d’apprendre à devenir mères, un couple consent à demander le placement de son enfant dans une famille d’accueil.
2018 -
FRANCE -
Docu Fiction, Jeunesse, Banlieue
Réalisation :
David Daurier,
Jean-Marie Montangerand
Acteurs :
Des ateliers ont lieu dans un collège de la banlieue d'Aix-en-Provence, à l'occasion de la création du premier opéra en arabe. Les élèves vont alors découvrir les écrits d’un poète syrien, dont l’actualité résonnera bien au-delà de leur cour d’école.
2018 -
ALLEMAGNE -
Documentaire
Réalisation :
Christian Tod
Acteurs :
Petra Barthel,
Tiffany Beroid,
Michael Bohmeyer
avis du public :
2.6/5
Que feriez-vous si votre salaire était pris en charge ? Il y a encore quelques années, l'idée d'un revenu de base inconditionnel était considérée comme une chimère. Aujourd'hui, cette utopie est devenue plus concevable que jamais - d'intenses discussions se tiennent dans tous les camps politiques et scientifiques. JOUR DE PAYE ! fournit les informations générales concernant ce concept, et part à la recherche des explications, des possibilités et des expériences vécues concernant sa mise en place.
2021 -
FRANCE -
Documentaire, Engagé, Pauvreté, Société
Réalisation :
Gilles Perret,
François Ruffin
Acteurs :
François Ruffin,
Gilles Perret,
Bruno Bonnell
avis du public :
3.8/5
« Mais qui m’a mis cette tête de con ? » Ce n'est pas le grand amour entre le député En Marche ! Bruno Bonnell et l’insoumis François Ruffin. Et pourtant... C'est parti pour le premier "road movie parlementaire" à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades, nos personnes âgées. Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir. Ensemble, ils vont se bagarrer, des plateaux télés à la tribune de l’Hémicycle, pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus. Et s’il le faut, ils réinventeront l’Assemblée…
2021 -
FRANCE -
Documentaire, Engagé
Réalisation :
Nicolas Burlaud,
Sandra Ach,
Thomas Hakenholz
Acteurs :
avis du public :
3.1/5
Marseille 2019. Au cours d'une opération aux allures d'occupation militaire, la place du marché de la Plaine est encerclée par un mur en béton de 2m50 de haut pour assurer le bon déroulé des travaux. Après 3 ans de bataille, il enferme brutalement le rêve d'un quartier fait et pensé par ses habitants.