Docu Histoire Xxe
177 Films
Lorsque de Gaulle propose la constitution de 1958, il souhaite une parfaite rupture avec la IVème République. Si rupture il y a, c'est bien en terme de politique étrangère. Il veut redonner à la France la place qui est la sienne sur l'échiquier international.
Dès la libération de Paris, les prémisses de sa politique se font sentir : une France libérée par elle-même se doit de retrouver son statut d'avant guerre. Ses relations houleuses avec les Etats-Unis, ses prises de positions, son rapprochement avec la Chine, sa politique extérieure est paradoxale. Ses rapports avec les Etats-Unis sont parfois extrêmement tendus, comme au moment du retrait de la France de l'OTAN, parfois extrêmement forts, comme pendant la crise de la Baie des Cochons et son soutien inconditionnel à Kennedy.
Ce documentaire couvre 10 ans de politique extérieure gaulliste. Quelque soit le bilan de cette décennie, le constat est là : lorsqu'il prend le pouvoir en 1958, il hérite d'une France affaiblie, et à sa mort, il laisse une France au prestige accru mais à l'arrogance tant décriée encore aujourd'hui.
Dès la libération de Paris, les prémisses de sa politique se font sentir : une France libérée par elle-même se doit de retrouver son statut d'avant guerre. Ses relations houleuses avec les Etats-Unis, ses prises de positions, son rapprochement avec la Chine, sa politique extérieure est paradoxale. Ses rapports avec les Etats-Unis sont parfois extrêmement tendus, comme au moment du retrait de la France de l'OTAN, parfois extrêmement forts, comme pendant la crise de la Baie des Cochons et son soutien inconditionnel à Kennedy.
Ce documentaire couvre 10 ans de politique extérieure gaulliste. Quelque soit le bilan de cette décennie, le constat est là : lorsqu'il prend le pouvoir en 1958, il hérite d'une France affaiblie, et à sa mort, il laisse une France au prestige accru mais à l'arrogance tant décriée encore aujourd'hui.
2011 -
Docu-Reportage
Réalisation :
William Karel,
Blanche Finger
Acteurs :
Olivier Breitman,
Lili Jacob,
Jacek Lachendro
«Album(s) d’Auschwitz» raconte les histoires croisées de deux albums de photographies.
Celui de Lili Jacob, une jeune fille juive rescapée, qui découvre l’album au camp de Dora en 1945. Ces photographies décrivent l’arrivée à Auschwitz, le 26 mai 1944, d'un convoi de juifs hongrois. Elles révèlent les quelques heures précédant le meurtre dans les chambres à gaz de la plupart d’entre eux. Lili Jacob faisait partie de ce convoi.
Et celui de Karl Höcker, officier SS, retrouvé en 2007, composé de photographies prises au cours de ce même mois de mai 1944, et qui restituent, non loin du camp, les joyeux moments de détente de Höcker et d'autres officiers SS responsables du camp d’Auschwitz.
Les photographies de ces deux albums ont été toutes prises par des SS. Mais la ressemblance s’arrête là. Plus de 65 ans après les faits, ce film donne à voir simultanément, dans l’impensable quotidien d’Auschwitz, ceux qui furent les victimes et ceux qui furent les bourreaux.
Celui de Lili Jacob, une jeune fille juive rescapée, qui découvre l’album au camp de Dora en 1945. Ces photographies décrivent l’arrivée à Auschwitz, le 26 mai 1944, d'un convoi de juifs hongrois. Elles révèlent les quelques heures précédant le meurtre dans les chambres à gaz de la plupart d’entre eux. Lili Jacob faisait partie de ce convoi.
Et celui de Karl Höcker, officier SS, retrouvé en 2007, composé de photographies prises au cours de ce même mois de mai 1944, et qui restituent, non loin du camp, les joyeux moments de détente de Höcker et d'autres officiers SS responsables du camp d’Auschwitz.
Les photographies de ces deux albums ont été toutes prises par des SS. Mais la ressemblance s’arrête là. Plus de 65 ans après les faits, ce film donne à voir simultanément, dans l’impensable quotidien d’Auschwitz, ceux qui furent les victimes et ceux qui furent les bourreaux.
La Première Guerre mondiale a fait plus d'un million de morts côté français. Des villages entiers ont été décimés durant les combats. Ont survécu des cohortes de gueules cassées. Avant les hostilités, entre 1871 et 1914, les manuels scolaires et les livres dédiés à la jeunesse n'ont cessé de cultiver l'amour de la patrie, le sens du devoir et le culte du sacrifice.
Ce documentaire révèle comment, dans un même mouvement, la France invente l'école publique et prépare ses enfants à la guerre. Un éclairage indispensable pour comprendre l'obéissance des soldats face à l'horreur des combats de 14-18.
Ce documentaire révèle comment, dans un même mouvement, la France invente l'école publique et prépare ses enfants à la guerre. Un éclairage indispensable pour comprendre l'obéissance des soldats face à l'horreur des combats de 14-18.
John von Neumann, mathématicien hongrois, devenu américain après-guerre, a façonné le 20e siècle et continue de façonner ce début du 21e, sans que nous le sachions.
Inconnu du grand public, il a pourtant laissé sa trace partout : dans les sciences, mais aussi au cinéma, où il a servi de modèle pour deux personnages mythiques de Stanley Kubrick : Docteur Folamour et HAL, l'ordinateur de "2001, l'odyssée de l'espace".
L'homme possédait une telle puissance de calcul qu'il donnait des complexes à ses pairs, dont Einstein. Il était à l'origine des théories les plus fondamentales et abstraites du siècle dernier, comme de leurs conséquences les plus radicales. Fondement des mathématiques, physique de l'infiniment petit, élaboration théorique de la mécanique quantique, économie et théorie des jeux, théorie de l'information et de l'intelligence artificielle, physique statistiques et automates cellulaires, fondements des neurosciences, il aura été à l'avant-garde des concepts forgés au siècle dernier qui transforment notre 21e siècle.
Inconnu du grand public, il a pourtant laissé sa trace partout : dans les sciences, mais aussi au cinéma, où il a servi de modèle pour deux personnages mythiques de Stanley Kubrick : Docteur Folamour et HAL, l'ordinateur de "2001, l'odyssée de l'espace".
L'homme possédait une telle puissance de calcul qu'il donnait des complexes à ses pairs, dont Einstein. Il était à l'origine des théories les plus fondamentales et abstraites du siècle dernier, comme de leurs conséquences les plus radicales. Fondement des mathématiques, physique de l'infiniment petit, élaboration théorique de la mécanique quantique, économie et théorie des jeux, théorie de l'information et de l'intelligence artificielle, physique statistiques et automates cellulaires, fondements des neurosciences, il aura été à l'avant-garde des concepts forgés au siècle dernier qui transforment notre 21e siècle.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, des pédagogues d'un nouveau genre forment le projet révolutionnaire de changer le monde en faisant évoluer l'école. Une plongée dans le mouvement de l'Éducation nouvelle, florissant dans les années 1920, puis balayé par le totalitarisme. Tour d'horizon d'un héritage pourtant bien vivant.
Dans une Europe traumatisée par la Première Guerre mondiale, des pédagogues désignent le coupable : l'école, qui a fabriqué de "braves soldats". Il convient désormais de construire la paix et d'élaborer une éducation nouvelle pour une génération d'enfants qui, espère-t-on, ne fera plus jamais la guerre. Comment les éduquer sans surveiller et punir ? Comment les aider à s'émanciper ? Rendre l'enfant heureux, c'est faire de lui un adulte meilleur, estiment ceux qui se lancent dans l'aventure. Ils se nomment Rudolf Steiner, Maria Montessori, Célestin Freinet, Alexander S. Neill, Ovide Decroly, Paul Geheeb ou Janusz Korczak, chacun d'eux inventant des méthodes d'éducation. Un pédagogue suisse, Adolphe Ferrière, les réunit au sein de la Ligue internationale de l'éducation nouvelle.
Essor et déclin
En Europe, les écoles nouvelles mettent au coeur de leurs préoccupations l'autonomie, l'éducation mixte, l'apprentissage par les sens, le contact avec la nature et le sport, qui se pratique souvent nu, notamment en Allemagne où le naturisme est en vogue. Mais les conceptions s'affrontent. Faut-il une éducation pour l'élite ou pour le plus grand nombre ? Faut-il laisser toute liberté à l'enfant ou introduire la discipline ? L'élève échappe-t-il à tout programme, fut-il émancipatoire ? Le rêve de l'école nouvelle s'effondre avec la montée des idéologies totalitaires dans les années 1930. À partir d'archives rares, le film raconte l'histoire d'un combat pour le progrès humain, qui s'est construit puis brisé sur les idéologies du XX e siècle, mais dont l'héritage perdure.
Dans une Europe traumatisée par la Première Guerre mondiale, des pédagogues désignent le coupable : l'école, qui a fabriqué de "braves soldats". Il convient désormais de construire la paix et d'élaborer une éducation nouvelle pour une génération d'enfants qui, espère-t-on, ne fera plus jamais la guerre. Comment les éduquer sans surveiller et punir ? Comment les aider à s'émanciper ? Rendre l'enfant heureux, c'est faire de lui un adulte meilleur, estiment ceux qui se lancent dans l'aventure. Ils se nomment Rudolf Steiner, Maria Montessori, Célestin Freinet, Alexander S. Neill, Ovide Decroly, Paul Geheeb ou Janusz Korczak, chacun d'eux inventant des méthodes d'éducation. Un pédagogue suisse, Adolphe Ferrière, les réunit au sein de la Ligue internationale de l'éducation nouvelle.
Essor et déclin
En Europe, les écoles nouvelles mettent au coeur de leurs préoccupations l'autonomie, l'éducation mixte, l'apprentissage par les sens, le contact avec la nature et le sport, qui se pratique souvent nu, notamment en Allemagne où le naturisme est en vogue. Mais les conceptions s'affrontent. Faut-il une éducation pour l'élite ou pour le plus grand nombre ? Faut-il laisser toute liberté à l'enfant ou introduire la discipline ? L'élève échappe-t-il à tout programme, fut-il émancipatoire ? Le rêve de l'école nouvelle s'effondre avec la montée des idéologies totalitaires dans les années 1930. À partir d'archives rares, le film raconte l'histoire d'un combat pour le progrès humain, qui s'est construit puis brisé sur les idéologies du XX e siècle, mais dont l'héritage perdure.
Plus de quatre mille en 1977 en Cisjordanie, près de quatre cent mille aujourd'hui : les colons sont devenus incontournables, autant par leur implantation territoriale croissante que par leur impact idéologique et politique sur la société israélienne.
En 1967, la victoire d'Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique. Certains, comme Hanan Porat (inspirateur des colonies), rétablissent le kibboutzim de leurs parents, évacués lors de la guerre d'indépendance de 1948; d'autres, comme les disciples du grand rabbin Kook, voient dans le succès militaire un signe de Dieu appelant à une mission divine. Malgré les réticences du pouvoir en place, Naplouse, Hébron et Jéricho deviennent des villes à investir pour ceux qui se définissent comme des néopionniers. Sous l'impulsion du mouvement populiste Gush Emunim, le gouvernement comprendra vite son intérêt à inplanter des colonies militarisées au sein même des territoires palestiniens…
En 1967, la victoire d'Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique. Certains, comme Hanan Porat (inspirateur des colonies), rétablissent le kibboutzim de leurs parents, évacués lors de la guerre d'indépendance de 1948; d'autres, comme les disciples du grand rabbin Kook, voient dans le succès militaire un signe de Dieu appelant à une mission divine. Malgré les réticences du pouvoir en place, Naplouse, Hébron et Jéricho deviennent des villes à investir pour ceux qui se définissent comme des néopionniers. Sous l'impulsion du mouvement populiste Gush Emunim, le gouvernement comprendra vite son intérêt à inplanter des colonies militarisées au sein même des territoires palestiniens…
Que reste-t-il de François Mitterrand ? Que reste-t-il des années Mitterrand ? Que reste-t-il du mitterrandisme ? Ce mot qui, disait-il, l’irritait tant. Qui disait également : «Je suis le dernier des grands présidents. Le dernier dans la lignée de de Gaulle. Après moi, il n’y en aura plus d’autres en France»… En 2016, presse, radios et télévisions commémoreront les vingt ans de sa disparition, et le centenaire de sa naissance.
Une plongée dans l'histoire de la Yougoslavie, de sa constitution, en 1918, à sa sanglante désintégration dans les années 1990.
Utopie mort-née ?
Porté par le roi Alexandre Ier de Yougoslavie puis par Tito, le projet de réunir tous les peuples slaves du Sud dans une même entité était-il voué à l'échec ? Entre images d'archives et entretiens avec des experts (historiens, sociologues, économistes, politologues…), ce documentaire plonge dans l'histoire des Balkans, remontant le fil des différentes "expériences yougoslaves" pour identifier les processus complexes qui ont conduit à la mort de cette utopie et à la persistance de haines encore tenaces.
Utopie mort-née ?
Porté par le roi Alexandre Ier de Yougoslavie puis par Tito, le projet de réunir tous les peuples slaves du Sud dans une même entité était-il voué à l'échec ? Entre images d'archives et entretiens avec des experts (historiens, sociologues, économistes, politologues…), ce documentaire plonge dans l'histoire des Balkans, remontant le fil des différentes "expériences yougoslaves" pour identifier les processus complexes qui ont conduit à la mort de cette utopie et à la persistance de haines encore tenaces.
Vue du ciel, la guerre s'éclaire d'une lumière nouvelle. Elle commence en 1937 quand Guernica et les villes chinoises de Chongqing et Shanghaï sont écrasées par les bombes, et s'arrête lorsque les Américains larguent coup sur coup deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Ce programme de destruction s'est inventé et perfectionné durant tout le conflit, mobilisant les plus brillants scientifiques et laissant derrière lui un monde en ruines. Car dans cette nouvelle forme de guerre, les premières victimes sont les civils. Irrémédiablement, la Seconde Guerre mondiale a fait basculer la planète dans l'ère du bombardement aérien, qui perdure encore aujourd'hui.
Alors que la déstalinisation mise en oeuvre par Khrouchtchev laissait présager une détente dans les relations entre les deux blocs issus de la Seconde Guerre mondiale, l'année 1956 voit se succéder les crises et tensions internationales. Début novembre, tous les regards sont rivés sur le canal de Suez où la France, Israël et la Grande-Bretagne ont pris d'assaut plusieurs positions égyptiennes. Leur objectif : faire tomber le général Nasser qui préside le pays. Les Etats-Unis et l'URSS interviennent à l'ONU. La menace d'un conflit nucléaire enfle. Parallèlement, huit divisions soviétiques pénètrent dans Budapest afin de réduire au silence les insurgés qui aspirent à la démocratie. Comment expliquer que les équilibres de 1945 aient basculé avec autant de violence ?
En faisant revivre pas à pas la, ou plutôt les révolutions de 1917, de février à octobre, ce documentaire tissé d'archives exceptionnelles montre un Lénine ballotté par la puissance des événements, bien loin de sa légende.
2017 -
Docu-Reportage
Réalisation :
Clara Kuperberg,
Julia Kuperberg
Acteurs :
avis du public :
2.1/5
Comment Ronald Reagan s'est-il retrouvé au pouvoir ? Cette effarante enquête dévoile les relations étroites du 40e président des États-Unis avec la mafia.
Derrière le lisse cow-boy hollywoodien, derrière l'icône anticommuniste autoproclamée du camp républicain se cache un personnage retors, aux relations troubles et à l'intelligence longtemps sous-estimée. Commentateur sportif dans l'Iowa à ses débuts, Ronald Reagan décide un jour de tenter sa chance à Hollywood. Grâce à sa débrouillardise, sa prestance et ses talents de cavalier, il obtient vite des petits rôles. Son destin bascule le jour où il intègre l'agence d'acteurs MCA. Fondée avec la bénédiction d'Al Capone, celle-ci a bâti sa fortune en plaçant des musiciens dans des night-clubs. Ses dirigeants ont gardé des liens avec la pègre grâce à l'avocat Sidney Korshak, connu pour "pacifier" les relations entre les studios et les syndicats, contrôlés alors par la mafia de Chicago.
Derrière le lisse cow-boy hollywoodien, derrière l'icône anticommuniste autoproclamée du camp républicain se cache un personnage retors, aux relations troubles et à l'intelligence longtemps sous-estimée. Commentateur sportif dans l'Iowa à ses débuts, Ronald Reagan décide un jour de tenter sa chance à Hollywood. Grâce à sa débrouillardise, sa prestance et ses talents de cavalier, il obtient vite des petits rôles. Son destin bascule le jour où il intègre l'agence d'acteurs MCA. Fondée avec la bénédiction d'Al Capone, celle-ci a bâti sa fortune en plaçant des musiciens dans des night-clubs. Ses dirigeants ont gardé des liens avec la pègre grâce à l'avocat Sidney Korshak, connu pour "pacifier" les relations entre les studios et les syndicats, contrôlés alors par la mafia de Chicago.
Au travers du décryptage d'un fait divers emblématique, de sa couverture médiatique à sa "légende", cette collection documentaire revisite une page de notre histoire...
Ken Burns et Lynn Novick font revivre de manière inédite la guerre du Viêtnam au plus près de ceux qui l’ont vécue, Vietnamiens et Américains, dans une fresque documentaire digne d’"Apocalypse Now "ou de "Voyage au bout de l’enfer". En neuf épisodes, les réalisateurs retracent ces trente années de soulèvements et de destructions, qui firent plus de trois millions de morts, à travers les récits intimes de près d’une centaine de témoins. Simple militaire ou dirigeant politique, journaliste ou activiste, déserteur, diplomate ou sœur d’un soldat défunt, tous ont fait, observé ou subi cette tragédie aux dimensions épiques, mère de toutes les guerres modernes. Au fil d’une narration où le rythme s’accélère d’épisode en épisode, une foule d’archives inédites, fruit de dix ans de recherche, associée à de célèbres photos, des films amateurs ou des enregistrements sonores dévoilant les coulisses de la Maison-Blanche, racontent l’histoire de la fin du colonialisme, de la montée en puissance de la guerre froide et de la victoire d’un peuple de paysans contre la machine de guerre la plus dévastatrice au monde. Ou l’histoire d’un conflit qui a divisé l’Amérique et l’opinion mondiale pour toujours.
1917-1927 : ce documentaire alerte propose la traversée d'une décennie prodigieuse qui vit de jeunes pionniers nommés Lev Koulechov, Dziga Vertov ou Sergueï Eisenstein réinventer le cinéma à la faveur de la révolution.
La scène, tournée par un jeune cinéaste de 27 ans pour commémorer le vingtième anniversaire de la révolution de 1905, est familière même à ceux qui n'ont pas vu "Le cuirassé Potemkine" : en lançant un landau dans les escaliers du port d'Odessa sous les tirs de la garde impériale, Sergueï M. Eisenstein entre par la grande porte au panthéon du septième art et devient, pour un temps, l'un des artistes officiels les plus en vue de la jeune Union soviétique. Mais si "l'effet Koulechov", ou le "ciné-vérité" documentaire du franc-tireur Dziga Vertov sont également restés dans les annales cinéphiles, le prodigieux foisonnement qui présida à leur éclosion, au lendemain de la révolution, est moins connu.
Un drame expressionniste de et avec Vladimir Maïakovski ("La demoiselle et le voyou", 1918), un étonnant western urbain tourné par le jeune Koulechov ("Les aventures extraordinaires de Mr West au pays des bolcheviks", 1924), la curiosité SF constructiviste "Aelita"(1924), par son aîné Protazanov, l'insolent "Trois dans un sous-sol" (1927) d'Abram Room, l'exquise comédie de Boris Barnet "La jeune fille au carton à chapeau" (1927)… : à l’improbable croisement entre codes venus d'Hollywood et réalité quotidienne de l’URSS, les réalisateurs multiplient les films avec peu de moyens mais avec une stupéfiante liberté, s'emparant passionnément de cet art neuf pour refléter un monde en train de naître. En 1929, alors que s'ouvre une nouvelle ère grâce à la technique du parlant, le pouvoir stalinien charge le commissaire Boris Choumiatski de mettre au pas les cinéastes.
Modernité et liberté
Contée par Ada Voitsik, une jeune actrice née avec le siècle, qui a interprété son premier grand rôle en 1927, cette traversée du jeune cinéma soviétique, muet pour l'essentiel, repose d'abord sur les éblouissantes images tournées alors. Emmanuel Hamon les accompagne d'un commentaire spirituel et fluide, qui mêle les réflexions fictives d'Ada et les témoignages laissés par Maïakovski, Koulechov ou Vertov. Que l'on connaisse ou pas les œuvres qu'il fait ainsi revivre, leur effet de surprise reste intact : la modernité, la liberté et la créativité de cette "utopie des images", portée par la foi et le talent d'une génération, disent avec force la réalité du monde et de l’histoire, retraçant de façon poignante toutes les étapes d'une révolution confisquée.
La scène, tournée par un jeune cinéaste de 27 ans pour commémorer le vingtième anniversaire de la révolution de 1905, est familière même à ceux qui n'ont pas vu "Le cuirassé Potemkine" : en lançant un landau dans les escaliers du port d'Odessa sous les tirs de la garde impériale, Sergueï M. Eisenstein entre par la grande porte au panthéon du septième art et devient, pour un temps, l'un des artistes officiels les plus en vue de la jeune Union soviétique. Mais si "l'effet Koulechov", ou le "ciné-vérité" documentaire du franc-tireur Dziga Vertov sont également restés dans les annales cinéphiles, le prodigieux foisonnement qui présida à leur éclosion, au lendemain de la révolution, est moins connu.
Un drame expressionniste de et avec Vladimir Maïakovski ("La demoiselle et le voyou", 1918), un étonnant western urbain tourné par le jeune Koulechov ("Les aventures extraordinaires de Mr West au pays des bolcheviks", 1924), la curiosité SF constructiviste "Aelita"(1924), par son aîné Protazanov, l'insolent "Trois dans un sous-sol" (1927) d'Abram Room, l'exquise comédie de Boris Barnet "La jeune fille au carton à chapeau" (1927)… : à l’improbable croisement entre codes venus d'Hollywood et réalité quotidienne de l’URSS, les réalisateurs multiplient les films avec peu de moyens mais avec une stupéfiante liberté, s'emparant passionnément de cet art neuf pour refléter un monde en train de naître. En 1929, alors que s'ouvre une nouvelle ère grâce à la technique du parlant, le pouvoir stalinien charge le commissaire Boris Choumiatski de mettre au pas les cinéastes.
Modernité et liberté
Contée par Ada Voitsik, une jeune actrice née avec le siècle, qui a interprété son premier grand rôle en 1927, cette traversée du jeune cinéma soviétique, muet pour l'essentiel, repose d'abord sur les éblouissantes images tournées alors. Emmanuel Hamon les accompagne d'un commentaire spirituel et fluide, qui mêle les réflexions fictives d'Ada et les témoignages laissés par Maïakovski, Koulechov ou Vertov. Que l'on connaisse ou pas les œuvres qu'il fait ainsi revivre, leur effet de surprise reste intact : la modernité, la liberté et la créativité de cette "utopie des images", portée par la foi et le talent d'une génération, disent avec force la réalité du monde et de l’histoire, retraçant de façon poignante toutes les étapes d'une révolution confisquée.
Pendant la campagne électorale, pourrie par les fake news et les accusations portées contre ses opposants, Donal Trump n'a avancé que 4 % de faits tout à fait exacts et a entretenu la confusion entre fiction et réalité. D'après Thomas Huchon, le réalisateur de cette enquête, l'usage massif de ces fake news, fabriquées sciemment, diffusées et relayées par de nombreux médias, dont le site Breitbart, a permis d'influer sur l'opinion de millions de citoyens. Les électeurs ont également été manipulés grâce des technologies très poussées, qui ont permis d'utiliser massivement et secrètement les données personnelles des Américains.
2018 -
FRANCE -
Documentaire, Société, Seconde guerre mondiale, Religion
Réalisation :
Claude Lanzmann
Acteurs :
avis du public :
4.1/5
Paula Biren, Ruth Elias, Ada Lichtman, Hanna Marton, quatre noms et prénoms de femmes juives; témoins et survivantes de la plus folle et de la plus impitoyable barbarie, et qui, pour cette seule raison, mais beaucoup d'autres encore, méritent d'être inscrites à tout jamais, dans la mémoire des hommes.