Une prière avant l'aube

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    Une prière avant l'aube

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    (2.85 pour 5 notes)
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    PAYS:
    DUREE:
    1h 56min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Une prière avant l'aube

    L’histoire vraie de Billy Moore, jeune boxeur anglais incarcéré dans une prison en Thaïlande pour détention de drogue. Dans cet enfer, il est rapidement confronté à la violence des gangs et n’a plus que deux choix : mourir ou survivre. Lorsque l’administration pénitentiaire l'autorise à participer à des tournois de Muay-Thai, Billy donne tout ce qui lui reste.

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    francoisrall
    Le 11/11/2018
    0 critique
    Billy Moore (Joe Cole), jeune boxeur anglais, se fait arrêter en Thaïlande pour détention de drogue. Il découvre la prison et sa violence, étape sur le chemin d’une rédemption personnelle. La trame narrative est très classique et l’intérêt du film réside dans sa plongée « physique » dans un monde carcéral vécu comme un enfer par le jeune héros.

    Il nous sera dit le strict minimum, presque rien sur le passé et la vie personnelle de ce jeune anglais. Les premières minutes sont sans dialogue signifiant. Le film de Jean-Stéphane Sauvaire, réalisateur de Johnny Mad dog (2008), nous plonge dans les sensations d’un personnage en manque visible de drogue et d’adrénaline sportive. La caméra portée, les gros plans sur sa peau nous font partager sa tension, sa violence intérieure confrontée à celle de l’extérieur. La bande-son, les bruits et la musique en nappes sonores l’enveloppent comme s’il était happé dans un pandémonium. Le spectateur partage le désarroi du jeune homme qui ne comprend pas les paroles de ses congénères. A quelques exceptions, les paroles des prisonniers ne sont pas traduites. L’enjeu est très simple pour Billy : survivre.

    C’est sans doute surprenant mais une beauté se dégage du film. Affronter la prison en Thaïlande, c’est être confronté aux corps des autres prisonniers. Les gros plans saisissent les tatouages, les teintes des peaux, les cicatrices tandis que les lents travellings décomptent les corps comme autant d’histoires particulières, corps jeunes emprisonnés pour des années pour crimes graves, corps plus anciens et moins fermes de caïds ayant séjourné plusieurs fois en prison. Sauvaire filme avec fascination mais ne poétise pas. Il raconte sans fioriture l’extrême violence de ce milieu, au cours de scènes marquantes. Celui qui n’est pas capable de protéger son corps contre la violence des autres ne peut faire long feu, on le voit dans la première heure du film.

    Billy a des arguments pour survivre : comme tous ces hommes, il connaît la violence mais doit la maîtriser un minimum pour espérer survivre. L’enjeu d’Une prière est de dompter son envie de cogner par la pratique de la boxe thaï. Sauvaire en filme l’extrême brutalité, dans des scènes d'action percutantes. Le film est-il alors une succession de moments doloristes et sadiques infligés au héros ? On pourrait le croire mais je l’ai trouvé sans complaisance et capable d’une réelle tendresse (si si). Dans les interstices de cet enfer se logent quelques beaux moments sentimentaux ainsi qu’un regard plus quotidien sur la prison – une cérémonie bouddhiste par exemple. Ces moments sont si rares qu’ils en sont précieux. Fame le ladyboy (Pornchanok Mabklang), beau personnage, nous montre que cet univers cruel et darwinien n’est pas pour autant déshumanisé. Malgré ces qualités de nuances, avouons quand même que l’intrigue est si simple que passé l’heure, le film s’essouffle et montre quelques longueurs. Un gros quart d’heure de coupures aurait préservé la tension initiale.

    Dans l’ensemble on peut saluer un scénario qui ne verse pas dans le schéma manichéen du « gentil » blanc contre les méchants asiatiques. Ce n’est pas Midnight Express, film certes spectaculaire et esthétique mais figurant les geôliers comme des sadiques. Billy ne nous est pas montré meilleur que ses congénères ou que ses gardiens. Il est comme les autres, capable du pire et du meilleur aussi. La prison conduit à des comportements bestiaux et le « chef » de la chambrée rappelle bien à se compagnons qu’ils sont des hommes, pas des animaux.

    Finalement notre héros aura trouvé une forme de rédemption en devenant un prisonnier thaï comme un autre puis un boxeur thaï donc quelqu’un capable de maîtriser sa violence. La modestie de l’intrigue n’empêche de grandes qualités formelles et un regard empathique éloignant ce film du statut de série B carcérale bourrine. Une prière avant l’aube n’est pas loin d’être un film vraiment excellent.


    Site web:  http://cineclubambulant.hautetfort.com/archive/2018/11/11/une-priere-avant-l-aube-jean-stephane-sauvaire-6104345.html
    francoisrall
    Le 11/11/2018
    0 critique
    Billy Moore (Joe Cole), jeune boxeur anglais, se fait arrêter en Thaïlande pour détention de drogue. Il découvre la prison et sa violence, étape sur le chemin d’une rédemption personnelle. La trame narrative est très classique et l’intérêt du film réside dans sa plongée « physique » dans un monde carcéral vécu comme un enfer par le jeune héros.

    Il nous sera dit le strict minimum, presque rien sur le passé et la vie personnelle de ce jeune anglais. Les premières minutes sont sans dialogue signifiant. Le film de Jean-Stéphane Sauvaire, réalisateur de Johnny Mad dog (2008), nous plonge dans les sensations d’un personnage en manque visible de drogue et d’adrénaline sportive. La caméra portée, les gros plans sur sa peau nous font partager sa tension, sa violence intérieure confrontée à celle de l’extérieur. La bande-son, les bruits et la musique en nappes sonores l’enveloppent comme s’il était happé dans un pandémonium. Le spectateur partage le désarroi du jeune homme qui ne comprend pas les paroles de ses congénères. A quelques exceptions, les paroles des prisonniers ne sont pas traduites. L’enjeu est très simple pour Billy : survivre.

    C’est sans doute surprenant mais une beauté se dégage du film. Affronter la prison en Thaïlande, c’est être confronté aux corps des autres prisonniers. Les gros plans saisissent les tatouages, les teintes des peaux, les cicatrices tandis que les lents travellings décomptent les corps comme autant d’histoires particulières, corps jeunes emprisonnés pour des années pour crimes graves, corps plus anciens et moins fermes de caïds ayant séjourné plusieurs fois en prison. Sauvaire filme avec fascination mais ne poétise pas. Il raconte sans fioriture l’extrême violence de ce milieu, au cours de scènes marquantes. Celui qui n’est pas capable de protéger son corps contre la violence des autres ne peut faire long feu, on le voit dans la première heure du film.

    Billy a des arguments pour survivre : comme tous ces hommes, il connaît la violence mais doit la maîtriser un minimum pour espérer survivre. L’enjeu d’Une prière est de dompter son envie de cogner par la pratique de la boxe thaï. Sauvaire en filme l’extrême brutalité, dans des scènes d'action percutantes. Le film est-il alors une succession de moments doloristes et sadiques infligés au héros ? On pourrait le croire mais je l’ai trouvé sans complaisance et capable d’une réelle tendresse (si si). Dans les interstices de cet enfer se logent quelques beaux moments sentimentaux ainsi qu’un regard plus quotidien sur la prison – une cérémonie bouddhiste par exemple. Ces moments sont si rares qu’ils en sont précieux. Fame le ladyboy (Pornchanok Mabklang), beau personnage, nous montre que cet univers cruel et darwinien n’est pas pour autant déshumanisé. Malgré ces qualités de nuances, avouons quand même que l’intrigue est si simple que passé l’heure, le film s’essouffle et montre quelques longueurs. Un gros quart d’heure de coupures aurait préservé la tension initiale.

    Dans l’ensemble on peut saluer un scénario qui ne verse pas dans le schéma manichéen du « gentil » blanc contre les méchants asiatiques. Ce n’est pas Midnight Express, film certes spectaculaire et esthétique mais figurant les geôliers comme des sadiques. Billy ne nous est pas montré meilleur que ses congénères ou que ses gardiens. Il est comme les autres, capable du pire et du meilleur aussi. La prison conduit à des comportements bestiaux et le « chef » de la chambrée rappelle bien à se compagnons qu’ils sont des hommes, pas des animaux.
    Finalement notre héros aura trouvé une forme de rédemption en devenant un prisonnier thaï comme un autre puis un boxeur thaï donc quelqu’un capable de maîtriser sa violence. La modestie de l’intrigue n’empêche de grandes qualités formelles et un regard empathique éloignant ce film du statut de série B carcérale bourrine. Une prière avant l’aube n’est pas loin d’être un film vraiment excellent.

    Site web:  http://cineclubambulant.hautetfort.com/archive/2018/11/11/une-priere-avant-l-aube-jean-stephane-sauvaire-6104345.html
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