Dheepan

    |  1 |
    J'aime:
    JUSQU'OÙ PEUT-ON FAIRE SEMBLANT ? - Dheepan, soldat tamoul, fuit la guerre civile au Sri Lanka, aux côtés d'une femme et d'une petite fille qu'il ne connaît pas, mais avec qui il tente de former une famille crédible pour se réfugier en France. Arrivée à Paris, la nouvelle famille se retrouve confrontée à la réalité de l'immigration, la difficulté de trouver un emploi et la violence présente dans la cité où ils vivent, qui rouvre en eux les anciennes blessures de la guerre. Drame social, Dheepan, Palme d'or 2015 du Festival de Cannes, met en avant la vie de réfugiés, en dévoilant les dessous de l'immigration des exilés de guerre en France et la difficulté qu'ils rencontrent à s'intégrer.
    Affiche du film Dheepan
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    BANDE ANNONCE
    VO

    Dheepan

    UTILISATEURS
    (3.5 pour 39 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    DUREE:
    1h 49min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    Dheepan : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film Qu&#039;Allah bénisse la France
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Chroniques d&#039;une cour de récré
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Max et Lenny
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Hope
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Bébé Tigre
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Comme un lion
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Synopsis du film Dheepan

    Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.

    Photos du film Dheepan

    Ajouter une photo du film Dheepan

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de Dheepan
    13157 Vues

    Listes avec le film Dheepan

    Ajouter une liste au film Dheepan
    Les banlieues défavorisées des grandes villes françaises sont une question sociale que l'on tarde à régler en France. Mais il ne faut pas y voir que violence et malheur. Si le cinéma français choisit...
    Se confronter au cinéma d'auteur revient souvent à se plonger dans des films au style reconnaissable, à la mise en scène ambitieuse, et au scénario doté d'enjeux profonds. Dans ce champ, beaucoup...
    L'historique complet des films ayant reçu la récompense suprême du plus grand festival international de Cinéma !

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film Dheepan
    tinalakiller
    Le 17/10/2015
    381 critiques
    Je n’ai pas eu la possibilité de regarder toute la filmographie du réalisateur tant acclamé par la critique et les cinéphiles Jacques Audiard, loin de là. Avant d’aller voir Dheepan, je n’avais vu que De rouille et d’os, qui m’avait beaucoup plu mais je ne crierais pas non plus au chef-d’oeuvre ainsi qu’Un Prophète que j’ai toujours trouvé très surestimé (booouh qu’on me frappe !). Bref, je n’étais pas plus enthousiaste que ça à l’idée de voir le dernier film d’Audiard. Mais, comme toutes les années, j’étais tout de même curieuse de découvrir cette fameuse Palme d’or : le jury présidé par les frères Coen a-t-il fait le bon choix ? Il est toujours difficile de juger un palmarès sans avoir vu tous les jours mais ce qui est certain en ce qui me concerne, c’est que la réponse à ma question est certainement non. Honnêtement, je me demande même ce qu’il fiche tout court dans ce palmarès cannois. Attention, je ne dis pas que ce film est nécessairement mauvais, peut-être que certains seront sensibles à l’histoire. Personnellement, j’ai eu l’impression d’être passée à côté de ce long-métrage pour moi oubliable qui a quand même le mérite d’être tourné en grande partie en langue tamoul (cela nous permet d’être immergé dans le quotidien de cette « famille » sri-lankaise débarquant en France en attendant de pouvoir s’installer en Angleterre). Je n’ai rien contre des histoires pas toujours originales (je veux dire, au bout d’un moment il n’existe pas non plus trois mille sujet), le principal est de voir tout simplement un bon film. Mais là rien que le sujet m’a barbé, c’est peut-être méchant, gratuit et pas justifié ce que je vais dire, mais il n’y a vraiment rien d’inédit (et pas uniquement les sujets, même la manière dont ils sont traités n’a rien de très innovant), que ce soit à propos de l’immigration ou des banlieues. J’ai presque envie de dire : c’est très cliché. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problèmes chez les immigrés ou dans les banlieues, mais on n’a pas attendu Audiard pour le savoir. Au-delà de nous montrer des scènes vues mille fois, je ne vois surtout pas trop où Audiard a voulu nous dire, notamment sur les banlieues.
    La métaphore sur la banlieue qui devient une zone de guerre, avec le parallèle avec la guerre que fuit Dheepan et sa pseudo famille, est franchement lourde. Par ailleurs, les scènes oniriques avec l’éléphant dans la jungle (probablement une métaphore de Ganesh), montrant à la fois le déracinement du personnage principal et le symbole de la sagesse de Dheepan (ce qui peut paraître dingue quand on voit la fin du film, d’une improbable niaiserie), ne sont pas non plus d’une grande subtilité. Bref, je reviens donc sur les banlieues. Certes, nous savons tous qu’il y a des problèmes dans certains quartier blablabla. Mais qu’a-t-il voulu montrer Audiard ? Qu’on doit définitivement faire la guerre à toutes les racailles ? Que c’est lamentable de voir ces jeunes rien foutre et tout casser alors qu’il y a des pauvres migrants qui veulent s’adapter à la société occidentale ? Que la cité est aussi une zone de guerre en Occident, voire même une jungle ? Que la terre d’accueil est à peine mieux que la terre quittée avec douleur ? J’exagère peut-être un peu à travers ces interrogation mais j’avoue avoir trouvé les intentions de ce film assez floues finalement, sans mauvaise foi, à travers ces scènes en banlieue (surtout en ce qui concerne la deuxième partie du long-métrage), je ne comprends pas vraiment le discours d’Audiard. J’espère juste ne pas voir un message trop douteux. Après, heureusement, il y a tout de même quelques points positifs, même si je ne pense pas qu’ils justifient une Palme d’or. En effet, même s’il n’y a absolument rien de révolutionnaire, je trouve tout de même qu’Audiard a bien su capter l’expérience de l’exil, notamment dans la toute première partie du film. Ainsi, il filme avec une certaine perspicacité la découverte de l’étranger, les observations étranges voire même cocasses de la part de la « famille » sri-lankaise en France, tout simplement le choc des cultures. Il y a quelque chose dans ce regard de l’exil à la fois naïf et dur. On retrouve bien l’esprit des Lettres Persanes de Montesquieu, roman épistolaire qui aurait été une véritable source d’inspiration pour l’élaboration du scénario. En ce qui concerne la mise en scène, Audiard a su par son énergie créer une atmosphère étouffante, mais peut-être qu’elle l’est un peu trop au point de nuire à une possible émotion.
    Néanmoins, je reconnais que le réalisateur a quand même du talent, j’apprécie sa mise en scène dynamique, qui oscille plutôt bien entre la fiction (même si, encore une fois, je ne suis pas cliente des passages oniriques, mais le reste par contre rien à dire) et le style « documentaire », c’est-à-dire s’approchant au plus près de la réalité, comme si on suivait vraiment de près les personnages (sans écoeurer ou perdre le spectateur). La manière de traiter du thème de la famille me semble également intéressante. Encore une fois, Audiard joue avec malice avec la fiction, c’est-à-dire ici cette fausse famille créée dans le but de pouvoir immigrer. Ainsi, chaque membre de la « famille » a ses caractéristiques, ses différences, son histoire, son passé. Chacun va devoir apprendre à se connaître, à cohabiter et finalement à s’aimer. Dans un sens, la famille est aussi un bon moyen de continuer à explorer le thème de l’exil, celui de l’autre, mais cette fois-ci dans un même groupe. Les personnages sont d’ailleurs intéressants car malgré le « gentil » discours sur les bons migrants, ils ne sont pas manichéens, on ne les aime pas forcément tout de suite mais finalement comme au sein de cette « famille », on apprend à les connaître et à les aimer. C’est d’ailleurs dommage d’intituler le film Dheepan alors que les autres membres de la famille, notamment « l’épouse », jouent tout de même un rôle important. Il faut dire que le trio d’acteurs sri-lankais Antonythasan Jesuthasan (un acteur amateur), Kalieaswari Srinivasan et Claudine Vinasithamby (oui, pour les noms, j’ai bêtement fait un copier-coller), sont tous impeccables et criants de vérité. Notons également enfin la bonne interprétation de Vincent Rottiers, qui évite à ma grande surprise la caricature.

    Site web:  https://tinalakiller.wordpress.com/2015/09/03/dheepan/
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites