La loi du marché

    |  3 |
    J'aime:
    POUR GARDER SON EMPLOI, PEUT-IL TOUT ACCEPTER ? - Thierry, quinquagénaire, retrouve enfin un emploi après des mois de chômage mais se retrouve face à un dilemme moral lorsque son employeur lui demande d’espionner ses collègues. Il s'agit de la troisième collaboration entre le réalisateur et scénariste Stéphane Brizé, et Vincent Lindon, après Mademoiselle Chambon (2009) et Quelques heures de printemps (2012). Le drame est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2015 où Vincent Lindon remporte le Prix d'interprétation masculine.
    Affiche du film La loi du marché
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    BANDE ANNONCE
    VF

    La loi du marché

    UTILISATEURS
    (3.4 pour 93 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    DUREE:
    1h 33min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    La loi du marché : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film Emploi du temps (L&#039;)
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Article 23
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Quelques heures de printemps
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film La mer à boire
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Neiges du Kilimandjaro (Les)
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Ça commence aujourd&#039;hui
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    La loi du marché: ADN

    Synopsis du film La loi du marché

    L’histoire de Thierry, qui à 51 ans, après 18 mois de chômage, commence un nouveau travail d’agent de sécurité dans un hypermarché. Il se retrouve bientôt face à un dilemme moral quand on lui demande d’espionner ses collègues.

    Photos du film La loi du marché

    Ajouter une photo du film La loi du marché

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de La loi du marché

    Listes avec le film La loi du marché

    Ajouter une liste au film La loi du marché
    Se confronter au cinéma d'auteur revient souvent à se plonger dans des films au style reconnaissable, à la mise en scène ambitieuse, et au scénario doté d'enjeux profonds. Dans ce champ, beaucoup...
    Etant donné que l'entreprise occupe une place de plus en plus importante dans la vie moderne, les cinéastes commencent de plus en plus à mettre en scène l'évolution vertigineuse des sociétés...

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film La loi du marché
    Delphine
    Le 11/12/2015
    84 critiques
    Présenté en compétition au dernier festival de Cannes dans 9 catégories et qui est reparti récompensé avec le prix d’interprétation masculine pour Vincent Lindon qui joue remarquablement (encore) bien. La Loi du marché est un bout de vie, celle de Thierry. Un homme de 51 ans chômeur de longue durée qui tente de rebondir en trouvant un emploi au plus vite même sous qualifié pour simplement resté propriétaire de son appartement et payé les études de son enfant handicapé.
    On connaît le réalisateur Stéphane Brizé et l’acteur impliqués dans le cinéma aux sujets sociétales au regard de leurs derniers films, ici La Loi du Marché est du même acabit et frôle même le documentaire. Avec un montage abrupte, de long plans séquences telle l’(excellente) émission Strip-Tease qui passait jadis sur France 3, Vincent Lindon n’a pas besoin de beaucoup parlé pour que l’on se sente concerné par ce qu’il vit, qu’on l’a vécu ou non d’ailleurs. Entre son entretien avec le conseiller Pôle Emploi inutile, son entretien d’embauche via Skype totalement stérile, qui manque d’humanité, son face-à-face avec ses ex collègues prêts à ne rien lâcher pour tenter d’être dédommager par leur ancien employeur pour les avoir licencier,…Thierry est fatigué de se battre mais surtout il veut aller de l’avant en se focalisant sur sa recherche de travail, l’échéance de ses aides venant à sa fin après 20 mois de chômage…



    Site web:  http://www.cine-toile.com/2015/12/avis-dvd-la-loi-du-marche-de-stephane-brize-avec-vincent-lindon/
    potzina
    Le 15/12/2015
    164 critiques
    J'ai eu la chance de découvrir en DVD LA LOI DU MARCHÉ grâce à Cinetrafic et à Diaphana qui le distribue depuis le 7 octobre 2015.
    Bien qu'auréolé de critiques élogieuses et du prix d'interprétation masculine à Cannes pour Vincent Lindon, j'avais volontairement zappé LA LOI DU MARCHÉ lors de sa sortie en salles. Je n'avais pas envie de voir un film qui parle du chômage et de la violence du monde du travail pendant une heure et demie. Depuis quelques temps, j'ai surtout envie de me détendre quand je vais au cinéma.

    Il n'empêche qu'à force d'en entendre parler - surtout en bien - et aimant énormément Vincent Lindon, j'en ai fait la demande auprès de Cinetrafic dans le cadre de l'opération DVDtrafic. De temps en temps, je m'oblige à sortir de ma zone de confort.

    Et pour en sortir, j'en suis sortie ! À la fin de la séance, j'étais totalement déprimée et angoissée. J'avais l'impression d'avoir la poitrine dans un étau et j'ai bien eu du mal à trouver le sommeil.
    Pour ceux qui l’ignorent, le film raconte l'histoire de Thierry, un quinqua au chômage depuis près de deux ans. Il va de formations inutiles en entretiens d'embauche foireux tout en tentant de payer ses factures, assurer l'avenir de son fils handicapé et maintenir un semblant de lien social en prenant des cours de danse avec son épouse. Un jour il finit par décrocher un poste d'agent de sécurité au sein d'une enseigne de la grande distribution. Son quotidien : surveiller que les clients ne volent pas mais aussi ses collègues de travail.

    Stéphane Brizé filme à la manière d'un documentaire : caméra embarquée, plans pas très bien cadrés, caméra ayant la bougeotte et photographie vidéo de rigueur. Autrement dit tout ce que je n'aime pas. C'est une question de goût, ça n'engage que moi mais j'ai trouvé l'esthétisme du film moche et rédhibitoire. Les quinze premières minutes ont été très pénibles et si je ne m'étais pas engagée à voir le film afin d'écrire une chronique, je ne serais pas allée plus loin.
    On peut vouloir faire « vrai » sans pour autant offrir une photographie aussi laide. Et comme je fais une vraie fixette sur la photo, j'ai eu mal aux yeux.

    Pour en rajouter dans le côté « vrai », Stéphane Brizé n'utilise pas de musique, filme Vincent Lindon au plus près et dans toutes les étapes de sa recherche d'emploi (je dis bien Vincent parce que je n'ai pas réussi à voir Thierry).
    Les scènes (longues et brutales) se suivent en rythme tel les rounds d'un combat de boxe sans fin. Vincent au Pôle Emploi, Vincent dîne en famille, Vincent apprend à danser le rock, Vincent passe un entretien sur Skype, Vincent a rendez-vous avec son banquier, Vincent apprend son métier... Il ne manquait plus que Vincent rencontre Martine à la plage. Dans la catégorie docu-fiction, Stéphane Brizé repousse les limites au point d'être assommant. J'ai eu l'impression qu'il filmait pour lui et qu'il avait totalement oublié qu'il y aurait un public dans la salle de cinéma.

    La mise en scène est extrêmement statique et les scènes s'éternisent souvent inutilement. Je pense par exemple à l'apprentissage du rock, à la vente du mobil-home ou à la surveillance du magasin avec les caméras. Je crois que c'est le moment que j'ai trouvé le plus ennuyeux dans le film quand Vincent apprend son métier et qu'il regarde les clients dans les écrans de contrôle. Je n'ai pas vérifié mais ça doit durer au moins cinq minutes pendant lesquelles on voit les rayons du magasin et les clients via les caméras de surveillance. Il ne se passe rien et l'image est dégueulasse. Dans les bonus, Stéphane Brizé explique qu'il trouve les images des caméras de surveillance très cinégéniques. Et bien pas moi ! Je ne vois pas en quoi ces images ont été mises en valeur par le cinéaste et elles me font autant d'effet qu'un somnifère.

    Ce qui fait l'intérêt de LA LOI DU MARCHÉ, ce n'est pas son aspect visuel ni même son scénario trop léger et rebattu mais sa volonté de dénoncer les travers de la société. Stéphane Brizé filme des hommes et des femmes passés au rouleau compresseur et qui sont incapables de se défendre.
    Que faire face à un conseiller Pôle Emploi qui se défile face à ses responsabilités et vous impose un énième stage inutile ? Que dire à une banquière qui vous reproche de prélever l'argent de votre épargne pour payer vos courses au supermarché ? Comment réagir quand une caissière se fait licencier car elle a ramassé les bons de réduction abandonnés par un client ? On ne peut rien dire, on ne peut rien faire. La machine est plus forte que nous car il n'y a plus de collectif. On est seul même dans l'entreprise car c'est le chacun pour soi qui domine. Ensemble, il serait possible de changer le système mais pas seul. Aussi le geste fort de Vincent à la fin du film fait plaisir à voir mais il est totalement vain car ça ne va absolument rien changer. Lui retrouve sa dignité mais le système se poursuivra dans l'entreprise.

    C'est une vision réaliste mais misérable que nous propose Stéphane Brizé et c'est pourquoi j'en suis ressortie totalement déprimée. Son film est noir et dur. Il n'y a aucune lumière, aucun espoir. J'ai eu l'impression que rien ne pourrait jamais changer. Que nous serons toujours condamner à serrer les dents et à en baver. Et surtout qu'on vit dans un mode ultra pourri où tout le monde est malintentionné. Je sais qu'il y a du vrai (beaucoup de vrai) mais je n'ai pas envie qu'on me l'assène pendant près de deux heures. Et surtout pas de cette manière-là.

    Il est difficilement supportable de voir ces perpétuels bras de fer entre dominants et dominés, surtout dans la dernière partie où la même scène se répète à l'envie. Des clients ou des caissières amenés comme des enfants dans une petite pièce sans âme pour être mis face à leurs méfaits, subir les invectives et la sanction (le paiement obligatoire, la menace de la police ou le licenciement). Ces scènes sont filmées froidement comme un spectacle de télé-réalité et jetées à la face d'un spectateur qui devient voyeur bien malgré lui.

    Site web:  http://le-bric-a-brac-de-potzina.blogspot.fr/2015/12/la-loi-du-marche-stephane-brize-vincent-lindon-critique-avis.html
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites