Réalité

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    LE MONDE EST ABSURDE - Quentin Dupieux revient après les délirants Steak et Rubber : cette fois-ci, c’est Alain Chabat qui interprète un caméraman ambitieux rêvant de réaliser son premier film d’horreur. On retrouve l’univers absurde du réalisateur. Réalité, c’est une mise en abyme vertigineuse, une comédie inquiétante où les niveaux de lecture s’entrecoupent et se contredisent, un labyrinthe narratif dans lequel on se perd avec plaisir.
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    Réalité

    UTILISATEURS
    (3.5 pour 56 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Belgique
    DUREE:
    1h 35min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Réalité

    Jason Tantra, un cameraman placide, rêve de réaliser son premier film d'horreur. Bob Marshall, un riche producteur, accepte de financer son film à une seule condition : Jason a 48 heures pour trouver le meilleur gémissement de l'histoire du cinéma…

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    LaKinopitheque
    Le 25/06/2015
    0 critique
    Afin de totalement convaincre le producteur Bob Marshal d’investir dans son premier film, Jason Tantra, cameraman gentil à l’ambition mesurée, a 48 heures pour trouver le meilleur cri de l’histoire du cinéma.

    C’est l’histoire du film… mais sans être assuré qu’il s’agisse de celle du film de Quentin Dupieux ou de celui de son personnage principal. A moins que ce soit le récit brossé du rêve inachevé de Jason ou d’un autre protagoniste. Le plus simple, pour décrire Réalité, serait de faire comme Jason un schéma. Il faudrait dans ce cas inventer une forme géométrique nouvelle : une boucle de Möbius polyédrique. De même, si l’on peut faire de La femme au portrait de Lang (1944) une possible matrice de Réalité, on ne sait pas vraiment si la mise en abîme ne se définit que par un emboîtement de rêves et de fictions ou si l’on peut faire de l’une des strates, scène ou séquence, une base tangible sur laquelle échafauder le reste du récit.

    Les premières secondes seulement : un paysage de nature, bosquet sec et chaparral, filmé tel quel en plans fixes, un bout de réalité qui par sa copie-même est aussitôt transformé en fiction, le sujet devenu un élément de décor parmi d’autres et qui, avec les personnages et les situations, comme dans un rêve ou un souvenir trompeur, peut d’une scène à l’autre changer de place et de fonction. C’est un chasseur de sanglier dans le maquis, ou au même endroit le bureau déplacé du producteur, c’est la fillette dans son lit ou sur un écran, le film de Jason projeté avant d’être tourné, Jason lui-même en train de téléphoner et basculant de la rue au maquis, ou prenant la balle destinée au sanglier ; alors que jamais ces interversions en cascade n’interrogent personne ni ne perturbent réellement le fil de l’action.

    La suite à lire sur La Kinopithèque.

    Site web:  http://www.kinopitheque.net/realite/
    TheMovieFreak
    Le 29/06/2015
    0 critique
    Inventif pour les uns, agaçant pour les autres, le musicien/DJ/cinéaste Quentin Dupieux ne laisse pas indifférent. Révélé en 1999 par le succès de FLAT BEAT sous le pseudo de "Mr Oizo", illustré par sa curieuse marionnette muette Flat Éric, il s'est construit en une quinzaine d'années son univers créatif, entre onirisme, non-sens, humour et minimalisme. Adepte des situations et personnages absurdes, ses longs-métrages ont le mérite de ne ressemble à rien d'autre, à défaut d'être compréhensibles.

    Après des histoires de société conditionnée par la chirurgie esthétique, de pneu serial-killer amoureux (!), de chien kidnappé ou de flics pas nets, RÉALITÉ, sorti en février dernier, évolue à nouveau dans un univers décalé, entre film à sketches et conte moderne. Une ambiance étrange s'installe dès les premières images, baignés par la lumière californienne dont Dupieux s'est entiché depuis quelques temps. Entre sourires étonnés, rires nerveux, froncements de sourcils devant la bizarrerie de la chose et dégoût (avec tripes de marcassin au menu !), la curiosité l'emporte.

    Sans réels liens apparents entre elles, si ce n'est certains personnages, les scènes s'enchaînent avec un décalage constant, soutenu par des acteurs jouant le non-sens avec sérieux : Alain Chabat s'entêtant à reproduire le cri parfait dans son dictaphone, Jonathan Lambert excellent en producteur maniaco-instable et tueur occasionnel de surfeurs, Eric Wareheim perdu dans ses envies costumées et refoulées…

    On passe d'un protagoniste à l'autre en perdant tout indice de ce qui est réel ou non. Lorsque Dupieux nous fait suivre l'étrange récit de la petite fille Reality, celle-ci semble être la jeune actrice d'un tournage en cours. Quand l'un des protagonistes croise  au détour d'une rue le complexé Henri travesti en femme au volant d'un tout-terrain, il fait juste partie du rêve que ce dernier raconte à sa psy !

    Intriguant et déstabilisant, RÉALITÉ peut dérouter et perdre les plus carthésiens des spectateurs. Même si, comme le dit Jonathan Lambert dans l'un des bonus du DVD, le film est une façon d'entrer "en douceur" dans l'univers étrange de Dupieux, rien n'est fait pour calmer le jeu. On se laisse prendre par la main ou on décroche très vite !

    Pour être franc, j'avais une certaine appréhension à le voir. Fan d'Alain Chabat et de Jonathan Lambert, ça n'est pas vraiment pour Quentin Dupieux que RÉALITÉ me tentait. Je ne suis pas sa carrière. Et je ne lis que rarement cette presse qui jubile au moindre de ses morceaux electros ou de ses expériences cinématographiques. Flat Éric est sa seule création qui provoque chez moi un sourire !

    La vision de RUBBER reste pour moi un très mauvais moment de cinéma même si plusieurs de mes amis me certifient encore que je suis passé à côté d'un chef d'œuvre, entre DUEL et David Lynch. C'est sûr, monter un film sur un pneu qui tue des gens, c'est soit le coup d'un type génial, soit la mauvaise blague d'un cerveau bien fatigué ! Voire les deux…

    RÉALITÉ m'a pourtant plu. Décalé jusque dans l'excès, le film n'est pas une totale réussite. Les longueurs inhérentes aux films d'auteur (et dont Dupieux se moque d'ailleurs), la musique minimaliste et répétitive de Philip Glass qui peut vous scier les nerfs ou ses partis-pris "azimutés" sont parfois difficile à endurer. Mais cette façon de secouer la banalité du quotidien là où on ne l'attend pas mérite le détour. Moins grandiloquent et sérieux qu'un Lynch, même le plus accessible (enfin, façon de parler…), Dupieux joue avec qui veut le suivre plus qu'il ne cherche à laisser un quelconque message.

    On peut y voir toutefois une façon d'évoquer la perte de repères qu'entraîne un processus créatif. Quentin Dupieux se projette dans le personnage de Jason. Et la dernière partie du film - vertigineux jeux de miroirs où tout devient plus clair… et confus à la fois - apporte un certain sens (enfin, à mon sens…) au récit. Au final, chacun y trouvera l'explication qu'il veut, tout au plus une réflexion sur les notions de rêve et de réalité. Ça tombe bien, c'est justement le nom de la fillette et le titre du film !

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