J'enrage de son absence

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    J'enrage de son absence

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    (3.4 pour 12 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Belgique,...
    DUREE:
    1h 39min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Synopsis du film J'enrage de son absence

    Après dix ans d’absence, Jacques ressurgit dans la vie de Mado, aujourd’hui mariée et mère de Paul, un garçon de sept ans. La relation de l’ancien couple est entachée du deuil d’un enfant. Alors que Mado a refait sa vie, Jacques en paraît incapable et lorsqu’il rencontre Paul, c’est un choc. La complicité de plus en plus marquée entre Jacques et Paul finit par déranger Mado qui leur interdit de se revoir. Mais Jacques ne compte pas en rester là…

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    vos dernières critiques de film

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    summerday
    Le 02/11/2012
    164 critiques
    Mado et Jacques ont eu un enfant qu'ils ont perdu dans un tragique accident. Mado a refait sa vie, s'est remarié et a eu un autre petit garçon. Après la rupture du couple Jacques est allé vivre aux États-Unis, d'où sa mère est originaire, mais à l'occasion du décès de son père il séjourne en France afin de résoudre les questions de succession. Le couple s'est séparé parce que la douleur de la perte de leur enfant était insurmontable. Ils se revoient cependant avec tendresse et Jacques se prend vite d'affection pour Paul, l'autre fils de Mado. Le petit garçon aussi apprécie "le papa de son petit frère" comme il l'appelle.

    J'ai assisté à une avant-première du film, à laquelle Sandrine Bonnaire était présente. Les réponses qu'elle a donné après la séance ont apporté encore plus d'émotion à ce film très fort. Avant que le générique ne soit lancé elle introduisait sa dernière réalisation en parlant d'un film fait avec le ventre. C'est vrai que cette histoire est poignante et particulièrement difficile. Le deuil d'un enfant, la douleur d'un père, la folie peut-être. La réalisatrice a confié au public présent que cette histoire s'inspirait d'un homme qu'elle avait connu, un homme qui avait aimé sa mère et avait sombré dans le chagrin après qu'elle en ait épousé un autre. Elle a voulu lui rendre hommage, d'où sans doute cette part d'héroïsme que conserve le personnage de Jacques même dans les moments les plus sombres. Parce que ce thriller psychologique va loin dans la douleur, et certains parleront même de pathologie, chose qui n'est jamais affirmée dans le film. La perte d'un enfant est assurèmment la chose la plus douloureuse au monde, et si parmi ce couple l'un finit par sombrer dans la douleur, l'autre ne s'en remet jamais vraiment non plus.

    J'enrage de son absence est un très beau film, bien construit, joliment filmé entre ombre et lumière, et à la mise en scène très réfléchie et qui fait toujours sens. L'histoire bouscule et peut même choquer tellement sa fin est violente, mais un sujet aussi difficile devait passer par ces émotions si vives. Le scénario est percutant, c'est un thriller qui oscille sans cesse entre le drame et l'horreur, mettant le spectateur très mal à l'aise. William Hurt, qui s'avère être le père de la fille aînée de la réalisatrice, a accepté ce rôle difficile et l'a parfaitement maîtrisé . Tout sonne juste dans ce film fort, même si sur papier certaines choses pourraient paraître ridicules, là ça fonctionne grâce à une mise en scène soignée et à un casting épatant. Le jeune comédien choisi pour le rôle de Paul est très doué. C'est un rôle difficile pourtant et une prestation qui demandait beaucoup de sensibilité. Paul est le centre du film, celui qui recueille les secrets de chacun, c'est aussi lui la lumière du film et il fallait rendre cela de façon très naturelle, ce qui a été parfaitement réussi.

    Un film qui bouscule mais permettra sans doute à Sandrine Bonnaire de s'imposer parmi la famille des cinéastes, après avoir été une de ses actrices les plus douées et appréciées. Il y avait beaucoup de monde pour l'encourager ce soir-là et j'espère qu'elle travaille déjà sur son prochain film.

    le_Bison
    Le 16/03/2015
    162 critiques
    Un père, William Hurt.
    Une mère, Alexandra Lamy.
    Une réalisatrice qui ne joue pas, Sandrine Bonnaire.

    Ce film n’est plus vraiment d’actualité, mais venant de le voir et étant pris sous l’émotion, j’ai eu l’envie de jeter quelques mots. Comme une bouteille à la mer. Parce qu’il est fort, parce qu’il est poignant, et aussi parce qu’il m’interpelle et m’interroge. Parce que c’est un bon film. Un beau film.

    Le film est d’une lenteur presque poussive, comme le phrasé de William Hurt et son accent américain. Posé et calme, comme un fantôme qui déambule sans but dans les couloirs d’une cave. Il revient après 10 ans d’absence et revoit son ex-femme qui a refait sa vie, nouveau mariage, un enfant de 7 ans. Cet ex-mari, revenu juste pour se débarrasser de la maison de son père décédé, renoue le contact avec cette ancienne vie et découvre le fils de son ex-femme. L’entente entre cet homme et ce gamin est surprenant et porte un caractère presque malsain. Je comprends quelques instants plus tard que cet ex-couple a eu ensemble un enfant, mort à l’âge de 4 ans. Cela m’éclaire donc sur les motivations de cet ex-père. Le fils de l’autre.

    Alexandra, sans oublier – une caisse d’anciens jouets traine à la cave-, a réussi à surmonter le chagrin et refaire sa vie. Ce n’est pas le cas de William qui porte en lui ce fardeau, le désespoir d’un père qui a vu mourir son enfant bien trop tôt. Il ne s’en est jamais remis. Il se sent coupable. Une promenade en forêt et toute une vie bascule. Je comprends mieux pourquoi il regarde avec autant d’attention ce fils qu’il n’a plus vu grandir. De son côté, le gamin voit en l’arrivée de ce vieil homme l’occasion de découvrir ce « grand frère » qu’il n’a jamais connu.

    Le film de Sandrine Bonnaire ne sombre jamais dans le pathos, même si les larmes sont prêtes à couler. Ces êtres sont tous au bord du gouffre. La page n’a en fait jamais été tournée. Et la lenteur de la caméra, de l’inaction au statisme, me serre davantage la gorge. Je suis pris et perçois cette notion douloureuse du deuil. Pourtant, je reste devant l’écran jusqu’au bout, malgré la souffrance lancinante qui m’enserre lorsque je pénètre dans cette cave, que je dépoussière cette caisse laissée à l’abandon, cet ours en peluche.

    « J’enrage de son absence » [2012] ou l’impossible oubli de l’inoubliable.

    Site web:  http://leranchsansnom.free.fr/?p=6230
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