Essential Killing

    |  1 |
    J'aime:
    Affiche du film Essential Killing
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    BANDE ANNONCE
    VF

    Essential Killing

    UTILISATEURS
    (3 pour 14 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Pologne,...
    DUREE:
    1h 23min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    Essential Killing : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film Syngué Sabour - pierre de patience
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Kandahar
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Armadillo
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Restrepo
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Étoile du soldat (L&#039;)
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Ni le ciel ni la terre
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Synopsis du film Essential Killing

    Capturé par les forces américaines en Afghanistan, Mohammed est envoyé dans un centre de détention tenu secret. Lors d'un transfert, il réchappe d'un accident et se retrouve en fuite dans une forêt inconnue. Traqué sans relâche par une armée sans existence officielle, Mohammed fera tout pour assurer sa survie.

    Photos du film Essential Killing

    Ajouter une photo du film Essential Killing

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de Essential Killing
    2680 Vues

    Listes avec le film Essential Killing

    Ajouter une liste au film Essential Killing
    On ne prend pas les mêmes, certes, mais on recommence! Votez tout au long de l'année pour les films qui vont jalonner - et marquer - VOTRE année 2011. A vos clics, et bons films!

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film Essential Killing
    Thibaut
    Le 01/02/2012
    141 critiques
    Les véritables expériences cinématographiques ne sont pas légions, surtout en ce moment où le cinéma préfère faire son copinage industriel. Essential Killing arrive alors à point nommé et se pose d’emblée comme une œuvre à part dans le paysage actuel. Non pas que des films de ce calibre n’existent pas mais ils restent suffisamment rares pour les apprécier à leur juste valeur. Des espaces, très peu de personnages, un rythme lent, peu de dialogues, ces postulats ont déjà pu être observés. Notons Gerry de Gus Van Sant ou The Brown Bunny de Vincent Gallo à qui Essential Killing fait indéniablement penser. Il est, d’ailleurs, assez rigolo de retrouver l’acteur-réalisateur américain dans cette co-production européenne. Mais là où ces films proposaient une totale liberté d’interprétation tant l’abstraction tendait vers l’universel, Essential Killing se veut être d’avantage politique.

    Le métrage, en effet, ne partait pas dans la direction des métrages précédemment cités. En suivant des militaires américains en Afghanistan, puis en montrant l’arrestation d’un taliban, Essential Killing prenait la direction du film de guerre. Le guet-apens, la poursuite, l’arrestation, la prison, et plus encore, sont présents. Le réalisateur joue ainsi la carte de l’imagerie classique du genre et vient proposer une vision du conflit et de ses conséquences humaines que le spectateur connaît bien. Les atrocités de la guerre, le manque d’humanité de l’administration militaire envers des hommes, peut-être de purs salopards, mais pas encore des animaux, sont des discours salvateurs et citoyens. L’enjeu est clair, il est de guider un spectateur mais comme le cinéaste est conscient de ses effets, ce sera pour mieux le perturber. Un tiers du film s’est passé, le virage va s’opérer et les attentes du spectateur, chamboulées.

    Le film va se dégager du classicisme et va extrapoler cette situation dans les deux tiers restants. Les actes commis dans le premier tiers vont avoir des conséquences, mais en lieu et place de nous faire une démonstration morale et explicative, le cinéaste va jouer la carte de l’abstraction. Le personnage principal va réussir à s’échapper mais il ne sera plus jamais le même. Au moment où on pouvait s’attendre à un survival, le cinéaste place encore un contrepoint. Le héros n’est pas en lutte contre des ennemis mais plus contre lui-même. Petit à petit, il va perdre sa condition humaine pour retourner vers la dimension animale. L’homme, à cause de ce mauvais traitement par ses « semblables » n’est plus et va entrer dans une perspective d’évolution, au sens darwinien du terme, ou plutôt, pour être plus précis, de dévolution. Tous les préceptes culturels, la conscience d’être un homme disparaissent au fur et à mesure que la représentation se fait minimaliste, abstraite et vice et versa. Plus sa barbe pousse, plus la musique se fait industrielle, plus sa faim grandit, plus les dialogues et les rapports avec autrui s’estompent, plus son physique décrépit, plus les décors se font pauvres et monotones. La seule chose qu’il lui reste, c’est de survivre dans un milieu hostile naturel comme une bête traquée. L’homme n’existe plus et se transforme en animal. Les conséquences terribles des actes d’hommes sur d’autres hommes viennent provoquer ainsi une vision totalement désenchantée de l’humanité.

    Mais la sécheresse du film n’est pas toujours présente et les quelques séquences oniriques ont bien du mal à s’intégrer dans ce récit physique et minimaliste tant au niveau formel (changement de photographie et de colorimétrie des plans) que dans le discours (tentative d’humanisation, de martyrisation d’un gros bourrin ou vision passéiste, tout en cliché d’un musulman, la question se pose). Pire, les partis pris radicaux peuvent choquer des spectateurs. Même si celui-ci est totalement dans le projet du film en étant interpeller dans ses sens, le métrage peut paraître surfait pour certains, peut-être condescendant pour d’autres. Mais une chose est sûre : Essential Killing témoigne d’une véritable vision de cinéma.


    Site web:  http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/02/01/essential-killing/
    le_Bison
    Le 11/04/2015
    161 critiques
    Désert de sable, Afghanistan. Trois américains se font exploser par une roquette. Un homme, barbu et habité par une foi certaine en Allah, s’enfuit. Un hélicoptère survole la vallée. La première chasse à l’homme du film qui sera brève. Capturé, torturé, enfermé. Transféré dans une base militaire indéterminée, un sanglier et un accident de la route plus tard. Le prisonnier s’échappe.

    Désert de neige. Nouvelle chasse à l’homme. Il s’enfuit pieds nus dans la neige, au milieu de la glace et des élans. J’imagine l’extrême Nord de l’Europe. Je pense à ce prénommé Rambo, premier du nom. Je ne sais pas s’il est saint ou méchant mais dans le domaine de la survie, tous les moyens sont bons et utiles. Ce qui signifie : aucune pitié. Survivre. Survivre dans un environnement hostile.

    J’aime ce genre de film, différent et torturé, qui pose des questions en même temps qu’une atmosphère lourde et prenante. Un film conceptuel qui dérange et ne conviendra pas à tout public mais qui n’est pas destiné uniquement aux lecteurs fondamentalistes de Télérama. Une ambiance dans la chaleur du désert, une aventure dans l’ampleur de la neige, une histoire sans mots et sans paroles. T’aimes ou pas. Toujours la même question. Pas de demi-mesures. Il te surprendra, il t’hypnotisera. Ou il t’ennuiera profondément. Ainsi soit la vie, ou celle de Allah. Tu as foi en lui – ou en moi – alors regarde-moi. Observe cet illuminé incarné par Vincent Gallo, découvre l’âme humaine et n’oublie pas qu’un jour tu verras Emmanuelle Seigner sortir d’une maison perdue au milieu de la forêt enneigée, prendre soin de toi et t’aider, juste parce que tu sembles en avoir besoin, juste parce que tu es blessé, tu as froid, tu as faim.

    Vincent Gallo est étonnant. Génial même diraient certains avec son regard rempli de vide, de foi, d’incrédulité et de détermination à la survie. Ce n’est pas Hollywood, c’est la Pologne, c’est Jerzy Skolimowski. C’est une étude sur l’âme humaine. L’homme n’est plus homme mais devient une bête, enragée et sanguinaire. Cruel et conceptuel comme l’apparition quasi divine d’une Emmanuelle Seigner dans les cinq dernières minutes. Bon sang, mais c’est bien sûr !

    Site web:  http://leranchsansnom.free.fr/?p=5570
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites