Les Amours imaginaires

    |  38 |
    J'aime:
    - Pour son deuxième long-métrage, Xavier Dolan nous entraîne dans l'aventure malsaine d'un triangle amoureux, entre espoir et désillusions, avec Les Amours imaginaires, drame poignant inspiré de l'expérience personnelle du réalisateur lors d'un roadtrip avec ses amis. Le film raconte l'histoire de Francis et Marie, deux amis qui tombent amoureux de la même personne. Rapidement, une relation malsaine s'installe entre les trois amis...
    Affiche du film Les Amours imaginaires
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    BANDE ANNONCE
    VF

    Les Amours imaginaires

    UTILISATEURS
    (3.6 pour 144 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Canada
    DUREE:
    1h 37min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    Les Amours imaginaires : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film Titanic
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Brothers
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Partir
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Un secret
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Les Chansons d&#039;amour
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Nous étions libres
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Synopsis du film Les Amours imaginaires

    Francis et Marie, deux amis, tombent amoureux de la même personne. Leur trio va rapidement se transformer en relation malsaine où chacun va tenter d'interpréter à sa manière les mots et gestes de celui qu'il aime...

    Photos du film Les Amours imaginaires

    Ajouter une photo du film Les Amours imaginaires

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de Les Amours imaginaires
    1
    2
    page 1

    Listes avec le film Les Amours imaginaires

    Ajouter une liste au film Les Amours imaginaires
    Merci pour vos votes! Cette session 2010 est dorénavant close, passons à 2011! N'oubliez pas de voter pour vos films préférés sur le nouveau classement... D'ici là, bonne année 2011, et bons films!
    Cette semaine Jim Sheridan présente le très attendu Brothers, un film dramatique exposant les difficultés d'un triangle d'amour entre une femme et deux frères. Depuis belle lurette, le cinéma nous...

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film Les Amours imaginaires
    cristal
    Le 28/07/2010
    211 critiques
    Jeune premier du cinéma québécois, raillant avec insolence et caricature ses aînés de la nouvelle vague, Xavier Dolan a su trouver avec ce deuxième film une place bien à lui dans le nouveau cinéma mondial. Constamment partagé entre l'inspiration grâcieuse et le fourre-tout ridicule des citations, le jeune cinéaste signe ici - et déjà - une oeuvre de la maturité. Embardée hystérique et onirique dans la jeunesse montréalienne, son film est une proposition électrique de cinéma dont les ressemblances avec certains ne sont qu'un moyen de s'échapper plus loin encore des productions actuelles. Moulé dans de l'art déco provoc, à la limite de la dégoulinance kitsch, "Les amours imaginaires" rend quand même palpable cet amour érigé en déraison que subissent Francis et Marie-Camille, envers une seule et même personne, Nicolas. Et quelle surprise de voir qu'un cinéma à ce point rempli de facilités, de tics et d'insistances visuelles, peut séduire et bouleverser alors même qu'il affiche un peu trop lourdement ses appartenances à la jeunesse bourgeoise et au monde homosexuel. Mais Dolan a plus d'un tour dans sa poche, et au jeu de la ressemblance celui-ci est très fort ; ses errances artistiques et son dialecte amoureux du renouveau font penser à Rimbaud. Le personnage de Marie-Camille est une Audrey Hepburn surlignée tandis que celui de Nicolas joue de près (physiquement comme techniquement) le jeu de Louis Garrel. Dolan aime ne pas dissimuler les souffles inspirants de son cinéma ; entre les teintes enjouées et excentriques des premières bobines d'Almodovar jusqu'à l'utilisation ampoulée du ralenti (Wong Kar-Waï flotte par-là), la déconstruction quasi-expérimentale du récit en touches sensitives (Gus Van Sant...), on ne sait plus où donner dans ce tourbillon de signatures collées et qui, miraculeusement, n'en forment plus qu'une. Un tel trop-plein est évidemment la première cible des bien-pensants ; à quoi bon foutre à l'envers toutes ses citations, pourquoi toujours vouloir taper dans l'oeil, pourquoi cet esprit bobo clairement affiché avec rébellion. Ce à quoi nous pourrions aussi répondre : pourquoi tout justifier tant que le résultat est beau, quitte à bousculer les normes? Car "Les amours imaginaires", film du défaut, est aussi un film déterminé par la beauté qu'il poursuit, et qui se fout entièrement du reste (au point même qu'il y a ici les plus beaux morceaux de cinéma de l'année). Les scènes d'amour s'enchaînent au ralenti, entre hommes, ou hommes et femmes sous des néons violets, vers et rouges. En fond sonore une suite de Bach pour violoncelle vient prononcer ce goût de l'érotisme et du mélange - la bande-son naviguant aisément de Sting à Wagner sur des enfilades de robes vintage. Certes Dolan n'est, comme ses autres compatriotes dans le film, jamais au niveau de celui qu'il prétend être. Dolan n'est ni Rimbaud ni Alfred De Musset, qu'il cite aisément. Il est seulement un jeune provocateur 'hype' dont le bon et le mauvais goût ont su modeler un objet d'art d'une folle inventivité formelle, d'une maîtrise électrisante. Quant aux saynètes sur lesquelles est construit l'intégralité du récit, celles-ci ne sont qu'une science nouvelle et imprévue de raconter une histoire simple, dont l'esprit se rallie naturellement à la Nouvelle vague française, mais dont le corps entrecoupé est reconduit vers une démarche contemporaine. "Les amours imaginaires" est une oeuvre irracontable, naturellement anti-naturelle, profitant du fatalisme rayonnant de son auteur pour se diriger vers un point de chute dont l'ironie cinéphilique n'a d'égale que la force du discours amoureux qu'elle abrite. C'est là tout le sarcasme du cinéma de Dolan que de ne pas révéler ailleurs qu'en face de nous son envie d'être l'héritier d'un courant ; quand Garrel, auquel on pense tout du long, apparaît littéralement comme la suite logique du récit, Dolan a déjà une avance sur nous. Il a déjà parié sur notre instinct critique et animal, sur ce que le personnage de Nicolas nous a évoqué tout du long. Bien sûr la signature était là depuis le début, refusant simplement de se cacher alors qu'on la croyait jusque-là mal dissimulée. C'est ce qui semble définir avant tout la manière de Xavier Dolan : une fausse provocation qui n'est le masque que d'un être véritablement torturé et poète, dont l'appartenance aux mondes du désir s'éloigne du notre par un nuage irréel. Dolan prend la pose et celles des autres, son cinéma étant condamné à n'être justement qu'une pose, mouvementée cependant, au rythme des fulgurances qui la traverse.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    summerday
    Le 01/10/2010
    164 critiques
    On suit les aventures de Francis et Marie, deux amis qui s'entichent du même blond à la plastique parfaite et au cerveau bien fait. Mais tous deux refusent d'abord de se l'avouer, puis se lancent dans une rivalité qui ose tous les coups bas. Au milieu de ce duo, Nicolas, aussi beau que le David de Michel-Ange, aussi sensuel que les éphèbes grecs. Les amours imaginaires s'intéresse au fantasme, pas à l'amour. Il décortique les étapes de cette rêverie qui nous touche tous. Du coup de foudre, aux rencontres "comme par hasard" devant un café, jusqu'à des situations ambivalentes, le doute, la mauvaise foi, l'attente, la déception.

    Francis aime les garçons, Marie aussi, mais personne ne sait qui Nicolas préfère. Celui-ci attise et refroidit, les excite pour mieux les frustrer par la suite. Les deux amis ne rêvent que de Nicolas, même dans les bras d'autres amants, et vont jusqu'à mettre leur amitié en danger.

    En parallèle Xavier Dolan, tel un documentariste, nous propose les récits de plusieurs égarés du fantasme amoureux, trompés et déçus. L'attente d'un mail, l'obsession, l'incompréhension après un rendez-vous raté. Tout est très juste et aussi drôle que pathétique. Il y a par exemple cette fille qui est follement amoureuse d'un garçon qui ne semble même pas la connaître, mais qui la "voit" parfois lorsqu'elle est dans son champ de vision. Elle raconte l'attente devant sa boîte mail et l'excitation lorsqu'enfin la boîte de réception s'affiche en gras, signe d'une réponse!

    Ce qui est très séduisant dans le film c'est évidemment son esthétique, qui sert bien son propos. Xavier Dolan donne une atmosphère particulière à son film grâce à ses deux héros semblant sortir d'un autre monde. Lui au look un peu années 80 avec une touche très stylée, elle complètement vintage, portant des robes chics en toute circonstance. Les deux héros semblent complétement gouvernés par ce goût de l'imaginaire et du passé. Les modèles affirmés sont Audrey Hepburn et James Dean et les références littéraires si précieuses qu'on ne s'étonne pas qu'ils idéalisent autant cette rencontre.

    Les amours imaginaires n'est pas un film générationnel car il est un peu hors du temps. Un peu comme le goût de Xavier Dolan pour la campagne. Chacun de ces films quitte un moment la ville pour se ressourcer dans des paysages automnales. Ici cette rupture du décor amènera aussi la rupture du trio.

    La caméra est diablement bien maitrisée. Lorsque la voix de Dalida entonne le fameux refrain Bang-Bang et que Marie et Francis s'avancent au ralenti, c'est très réussi. Pareil pour les scènes d'amour plongées dans des ambiances tamisées et colorées. Parfois ces jeux de ralentis deviennent répétitifs mais jamais inutiles. Les séquences sont parfois un peu didactiques comme lorsque Francis, déçu et malheureux, s'enfonce dans un sombre escalier. Cependant le jeu de cadrage qu'il entreprend sur le duo et la séparation est très réussi. Vus de dos, cadrés épaule contre épaule ou séparés par la caméra, tout est réfléchi et maîtrisé.

    Enfin, le retour de l'amoureux prodigue ne fait que réinvestir tout ce qui avait été distillé jusque là. Les amours imaginaires sont sans fin. Un fantasme en remplace un autre, toujours sur le même schéma, entre illusion cotonneuse et retour à la réalité douloureux.

    Site web:  http://summerday.hautetfort.com/archive/2010/09/30/les-amours-imaginaires.html
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites