Mammuth

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    - Lorsqu'arrivé à l'âge de la retraite, Serge Pilardosse se rend compte qu'il lui manque des points à cause d'oublis de certains employeurs, il décide d'enfourcher sa "Mammut" des années 1970 et partir à la recherche de ses bulletins de salaire, mais également de son passé. Porté par Gérard Depardieu, Mammuth est une comédie drôle, déjantée, engagée et mélancolique.
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    Mammuth

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    1h 32min
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    Synopsis du film Mammuth

    Serge Pilardos vient d'avoir 60 ans. Il travaille depuis l'âge de 16
    ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l'heure de la retraite a
    sonné, et c'est la désillusion : il lui manque des points, certains
    employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa
    femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une " Mammut " qui
    lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de
    salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de
    documents administratifs devient bientôt accessoire...

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    BIBI62
    Le 17/04/2010
    127 critiques
    Vu en avant-première à l'UGC Ciné-Cité des Halles, en présence des co-réalisateurs Gustav Kervern et Benoit Delépine, des acteurs Gérard Depardieu et Miss Ming, de Jérôme Clément d'Arte (qui produit le film; d'ailleurs une grande partie de la salle était réservée à l'équipe d'Arte), et du producteur Jean-Pierre Guérin.
    Gérard Depardieu, très en forme(s), narguait les nombreuses caméras et photographes présents à ses pieds ("t'as pas bientôt fini!"), et a surtout insisté sur l'esprit de liberté qui soufflait sur ce film et pour lequel il avait eu plaisir à le faire, ponctuant ses interventions de phrases qui n'appartiennent qu'à lui, style "eux c'est Groland, moi c'est simplement le gros!..."
    Le film commence fort et montre à la fois tout son contexte social et tout son sens du décalé, avec cette scène de discours de pot de départ pour ce retraité, dans laquelle on voit et surtout l'on entend ses collègues manger des chips!Absurde et déjà délicieusement décalé!
    L'itinéraire de cet homme ordinaire, las d'une vie de labeur, condamné au départ à finir en retraité oisif, à qui l'on offre un puzzle de 2000 pièces! (il faut voir Depardieu contempler la boîte du dit puzzle comme un bijou!) , qui se voit tourner en rond, compter les voitures à sa fenêtre, va être dévié vers une quête personnelle lorsqu'il va devoir enfourcher en électron désormais libre sa moto , cette "Mammuth", moto allemande obèse des années 60, afin de récupérer ses points de retraite.Il va alors dans une sorte d'errance existentielle croiser sur sa route différents personnages, tous plus étranges ou surréalistes les uns que les autres, tout en se remémorant un amour de jeunesse dramatiquement anéanti (superbe interprétation d'une Isabelle Adjani magnifique en fantôme d'un amour perdu, avec sa beauté éternelle sans âge, simplement barrée par les cicatrices de l'accident, qui colle ici superbement au rôle et dont les courtes mais récurrentes apparitions apportent beaucoup d'émotion et de poésie au récit).
    Alors c'est sûr que ce n'est absolument pas à une comédie classique à laquelle on devait s'attendre avec les deux auteurs grolandais!, on aurait pu s'en douter, et peu importe ici la perfection de l'enveloppe.
    On retrouve ici l'humour trash, ce ton décalé, ce sens de l'absurde, mais aussi cette volonté attachante de décrire des gens ordinaires de la vie, souvent des gens cabossés, pétris de solitude et de désespoir, et pourtant, malgré ce décalage, on est jamais dans le vulgaire, il y a une telle dose d'humanité derrière ces souffrances et ces tristesses intimes, tout est si réaliste que même le surréalisme affiché parfois s'intègre magnifiquement au récit.
    Car la cruauté de la vie est aussi représentée, la précarité des emplois (voir la scène d'engueulade du retraité avec le vendeur de charcuterie à qui il reproche de ne rien connaitre à son métier, et l'autre de lui rétorquer qu'en touchant le Smic il nedevrait pas non plus devoir tout connaitre sur ce qu'il vend!).
    Parallèlement au fonds tragique et désespéré de cette quête, s'ajoute un burlesque et une drôlerie étonnante, on n'oubliera pas la scène du café avec Bruno Lochet, celle du téléphone avec Yolande Moreau, et beaucoup d'autres toutes les plus dingues les unes que les autres!
    Pour interpréter ce "Mammuth", il fallait un...dinosaure du cinéma (oui, je sais, elle est facile!) L'intense Gérard Depardieu, crinière au vent, apporte ici à la fois toute une lassitude et aussi un esprit libertaire qui s'accordent magnifiquement au personnage, il en impose vraiment, dans tous les sens du terme!, et trouve un rôle déjà culte qui renvoie au cinéma quelque peu anarchiste de Bertrand Blier, époque des "Valseuses", sans forcer le trait, il est dans la veine de ses rôles rabelaisiens, à ses côtés Yolande Moreau est une nouvelle fois épatante, avec son pouvoir d'émotion (lorsqu'elle se remémore sa première rencontre avec Serge), sa grande tendresse (la scène de fin où elle tombe dans les bras de son mari) et aussi sa folie baroque (comme dans la scène avec sa meilleure amie!), les premières scènes du couple dans leur foyer sont à la fois teintes de la mélancolie du désespoir et aussi d'un humour grinçant.
    Les nombreux seconds rôles sont aussi bien croqués, de la simplette et surréaliste Miss Ming, qui partage une scène d'entretien d'embauche étonnante et loufoque avec l'excellent Bouli Lanners, du vieux cousin, interprété par Albert Delpy, qui partage avec Serge une drôle de relation intime qui date de 45 ans!, jusqu' au déjanté Benoit Poelvoorde ou Anna Mouglalis en vamp mystérieuse et vénéneuse!
    La mise en scène, elle, ose user d'un procédé proche du super-8, avec des images granuleuses, procédé qui surprend d'abord et auquel on s'habitue finalement, avec également une belle musique, et notamment des morceaux aériens d'un ex-membre du groupe Louise-Attaque.
    Une comédie superbement décalée qui revigore le cinéma français, emportée par un vent de liberté, soulignant un anti-conformisme salutaire qui déglingue et surprend mais sans jamais nous perdre ou nous dérouter, très accessible finalement, en parlant de la vie, en faisant état aussi d'un constat social désarmant, tout en gardant son pouvoir d'émotion et de poésie intact.Le vrai coup de coeur de ce printemps!

    MA NOTE: 16/20

    Site web:  http://lecinedejo.blogs.allocine.fr
    cristal
    Le 13/05/2010
    211 critiques
    Voilà pour l'instant le seul film français de ce début d'année qui présente une once d'interêt sur l'étendue des plans artistiques et humanistes, ainsi qu'une véritable force créative. Duo de choc au regard acide et subversif ("Louise-Michel", semi-réussite obscure), proche de l'expérimental ("Aaltra", voyage burlesque rebutant), Kervern et Delépine trouvent cette fois un point d'ancrage dans le mélange entre fable sociale dramatique et surréalisme poétique et comique. Très proche de la cinématographie belge dans cette façon d'inventer un univers voisin du pathétique et d'un réalisme morne (nombre de comédiens d'origine belge sont empruntés pour les besoins du film), "Mammuth" repousse les attentes et attise une certaine curiosité car il dérive finalement de l'idée préconcue pour aller plus loin sans jamais s'écarter du principal ; ses personnages. De là naît l'un des films les plus chaleureux vus depuis logntemps. Si "Louise-Michel" mêlait à un récit en ligne droite la morbidité malsaine des malades, "Mammuth" décuple un univers malsain pour mieux l'éclairer par la luminosité des lieux et des gens qui l'entourent ; d'un abattoir d'où l'on confond la viande sèche en gros plan avec la masse péniblement vécue de Depardieu, la caméra suivra un trajet qui nous emmenera jusqu'à ce cadre paradisiaque d'un point d'eau où, entouré par la flore, le même Depardieu baigne nu son ossature spectaculaire, les cheveux blonds détachés comme une Mélisande sortie de la France profonde. Question cinématographique s'il en est, comment montrer la beauté au-delà d'un physique qui nous inspire des à priori? Comment montrer quel ravin il peut exister entre le caractère, le physique, le comportement, et le 'vrai' qui se trouve à l'intérieur? Paradoxalement, tous ces gens du pauvre, ces incultes notoires, ces pourritures du dimanche, chez Kerven et Delépine, sont rayons de lumière qui illuminent les cités grises de Royan. Il y a même chez Yolande Moreau cette beauté tellement crue dans la scène de retrouvaille finale, qu'on se demande si l'on rêve où si vraiment, en se rasant les aisselles, elle peut évoquer toute cette sensualité et cette féminité animale. De même pour Depardieu, sorte de Mickey Rourke au bord de l'abandon, naturellement vivant. "Mammuth", finalement, gagne à brosser de vrais et bouleversants portraits des petites gens d'en bas. Il y perd - et peut-être tant mieux? - la forme contestataire des précédents longs-métrages de Kervern et Delépine. Ici le récit, extrêmement simple et bourré de défauts dans cette simplicité même, laisse de la place à la créativité, puis un impact comique et émotionnel hors du commun. Est-ce le grain goudronné de l'image? Cette audace filmique qui consiste à tenir un long-métrage sur les formats rappelant les vieilles émissions françaises en bandes vidéos? Est-ce les apparitions angéliques d'Adjani, ange noire flamboyant de détresse? La voix rauque et le corps détaché d'Anna Mouglalis? Le désespoir caché et infiniment triste de Miss Ming? L'absurdité d'une piscine flottant sur la mer? Un bar oublié où l'on se souvient du rire des copains? Ou bien, plus simplement encore, ce poème final, cette << dernière bataille >> sur les routes libres. Celle qui fait que "Mammuth" se termine, à jamais, comme la fin d'un siècle.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
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