Les Herbes folles

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    - Rien n'avait préparé Marguerite à ce qu'on lui vole son sac et que le voleur jetterait le contenu dans un parking, tout comme Georges n'avait pas prévu de se baisser pour le ramasser... Réalisé par Alain Resnais, Les Herbes folles est un drame romantique, aussi fantaisiste que libre.
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    Les Herbes folles

    UTILISATEURS
    (3 pour 89 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Italie
    DUREE:
    1h 44min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Les Herbes folles

    Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.

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    cristal
    Le 21/10/2009
    211 critiques
    Il n'y a qu'Alain Resnais pour tourner pareil film, l'une des rares comédies qui prennent des accents et des rythmes de SF. Son mérite, l'unique d'ailleurs, est bien là : toujours dans l'artisanat d'un cinéma personnel - de plus en plus - , théâtral - de plus en plus aussi - , et coloré, absurde, léger, voire profond dans le même temps. "Les herbes folles", donc. Voilà qui ne déroge pas à la règle : couleurs criardes, lumière léchée, scénario en fil de fer, surjeu, accumulation de références et, incontestablement, un amour entier du 7ème art. Mais, à part cela, pourquoi les films de Resnais sont-ils à ce point énervants et irregardables? Peut-être que le barvadage, le désordre et la confection de petites saynètes à rallonge en sont la cause ; c'est l'impression durable que laisse son dernier film. Eclairé comme une émission baveuse des années 70, avec en fond sonore une musique virtuelle digne d'un dessin animé sans le sou, baigné dans du jaune fluo et du rose saumon, écrit à la truelle avec dialogues qui (dis)sonnent faux, voilà à peu près tout ce qu'est cette nouvelle pantouflerie d'un autre âge, qui, finalement, mérite son prix exceptionnel du jury cannois. Il n'y a rien d'autre que la carrière globale de Resnais à saluer ici, en tout cas certainement pas cette oeuvre de boulevard aux accents moralistes terriblement ennuyeux. Il y a une laideur dans cette mise en scène, un mauvais goût franchit avec l'aisance du cavalier qui a monté toute son écurie, pourtant jamais de partis pris qui tiennent de la véritable audace formelle. Il est trop facile de tomber dans le n'importe quoi quand on veut surprendre! Tout se veut imprévisible mais il n'y a là qu'une coquille vide et esthétisante qui vient remplir un manque d'idées et de surprises réelles. L'adaptation mot pour mot et trait pour trait du roman de Christian Gailly, du type conceptuel à la Quenaud, ne fonctionne pourtant pas ici : tout sent le toc et la traîtrise involontaire de l'inventivité de l'auteur. Difficile d'entrer dans ce bazar sans queue ni tête qui se voudrait absurde et drôle mais qui n'est avant tout qu'un ratage rythmique du gag amoureux. Tout est construit sur ruptures et syncopes, mais il n'y a pas une scène qui ne donne pas l'impression de voir lors de chacune d'elle un film différent : si l'effet est pardonnable par sa volonté d'être, on ne pardonnera pas à Resnais d'avoir choisi de faire exactement comme le livre qu'il adapte, car à la différence du film, celui-ci fonctionne spontanément là où le cinéma ne peut retraduire la danse des mots en les filmant. La reconstitution lourde que la réalisation en fait plombe d'emblée les intentions. Là où le roman se déroule comme une ribambelle de situations croquantes et naturelles malgré leur surréalisme, le film plonge dans le vide et, relié au fait que Resnais est toujours Resnais, l'éblouissement du kitsch fait (mauvais) effet. Ainsi chez les vieux couples des Yvelines la lumière est ôcre, au poste de police les néons sont bleus, et les femmes sont un bosquet roux agité sous le nez du spectateur comme une friandise à mâcher. Les fins à tiroir se chevauchent les unes sur les autres, entre deux une citation de Flaubert, une rencontre qui se retarde, une ruelle où s'évite le baiser de cinéma tant attendu, des pastiches à gogo et un carnaval de têtes molles qui badinent sous l'emprise de la fatigue. "Les herbes folles" ne ressemble à rien d'autre de connu dans le cinéma français (à part à du Resnais), mais s'y agitent malgré toute preuve d'originalité, plus que de simples herbes, des champs de blé d'ennui, aux horizons sans fins. Sous cette masse multicolore d'un bon goût à vomir (comme le smoking noir accordé aux baskets blanches que portait Resnais lors de la remise des prix au festival de Cannes), les acteurs font tout dans l'exubérance vulgaire : Edouard Baer en rajoute dans la brocante nostalgique et troque sa voix de charmeur endormi contre le timbre de Léo Ferré, qu'heureusement lui seul détenait. Sabine Azéma y perd le peu de charisme dont elle a été dotée. Dussollier marque les temps avec la maladresse d'un jeune premier, Annie Cordy a la voix cassée préfigurant le dernier acte, Amalric se coince (le seul à être drôle), et Emmanuelle Devos nous refait son numéro de déesse grecque, brisée par sa voix d'enfant bête, déçue d'avoir eu à jouer le même rôle toute sa vie. Quant à Resnais, lui, il n'est plus tout jeune : et à force d'étaler fièrement une famille du cinéma qui semble avoir bien vieilli, son film prend des allures de gériatrie sous amphèts'. Même son courage et sa volonté, sa gaîeté permanente n'ont plus acte d'émouvoir face à un tel testament. Car s'endormir devant la passion amoureuse et cinématographique est le signe des grands ratages, ceux dont on repart le coeur vide.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    BIBI62
    Le 07/11/2009
    127 critiques
    Ce dernier Alain Resnais était rentré de Cannes avec un curieux prix, un Prix exceptionnel du Jury, certains y avaient vu plutôt un hommage, les critiques apparaissaient divisées sur le film et en fait on peut comprendre pourquoi après l'avoir découvert.
    Car en effet c'est un film très original, partant pourtant d'un scénario assez mince, adapté d'une nouvelle "L'incident".
    Original par son ton, à la fois comédie fantaisiste et presque surréaliste parfois, original par sa mise en scène qui nous perd un peu, souvent même, à l'image d'un récit qui ne sait jamais où il va, nous donnant presque une sensation de vertige, mais un vertige bienheureux, comme dans un rêve.
    Ces deux personnages qui vont forcément devoir se rencontrer, suite à cet "incident", et qui font tout pour s'éviter, malgré la poussée du désir qui rentre en eux comme pousse une herbe folle, insidieusement, nous sont présentés comme des êtres un peu étranges, on sait peu de choses sur eux, surtout sur Georges qui refoule souvent des pulsions meurtrières dont on a pas la clef, à l'humeur variable, pouvant passer en un instant de la douceur à la colère, énigmatique et sans cesse borderline.Borderline le film ose aussi l'être, et comme des herbes folles des morceaux de scènes inattendus, cocasses, jubilatoires ou curieux poussent et envahissent l'histoire pour mieux encore noyer une quelconque compréhension rationnelle au récit.
    Car en effet ce qui fait la force de ce vaudeville c'est sa liberté de ton, la fantaisie jouissive d'un cinéaste encore vert qui nous perd pour mieux nous enflammer.
    Saluons également la belle lumière du film, toutes ces scènes admirablement colorées par cette lumière chaude presque automnale, à l'image de la splendide scène de la première apparition de Marguerite, filmée de dos, cette lumière enveloppant magnifiquement la chevelure sauvage, autre herbe folle, de Melle Muir.
    Alors évidemment pour interpréter cette fantaisie pleine d'insolence et de folie il fallait deux interprètes au diapason et là Resnais a fait appel évidemment à ses deux complices: André Dussollier est une nouvelle fois superbe, à la fois amusant, intrigant, irrationel, il apporte à la fois sa classe, son charisme et toute sa fantaisie naturelle, pareil pour Sabine Azema dont la chevelure est ici le reflet idéal à sa déraison et son incapacité à planifier correctement son désir.Deux grands acteurs dont la fantaisie se marie à merveille à cet univers.
    Parmi les nombreux seconds rôles notons les apparitions réjouissantes de Mathieu Amalric et de Michel Vuillermoz, roulant de gros yeux , épatants en policiers un peu hallucinés.
    Malgré une dernière demi-heure un peu plus en demi-teinte, l'ensemble dégage assez de folie et de charme pour nous envoûter (même si on peut comprendre qu'elle puisse en dérouter certains), grâce à une histoire souvent loufoque et absurde mais absolument pas "prise de tête", il sufit de se laisser emporter comme dans un rêve aérien, et cette herbe folle qui pousse au milieu d'un cinéma français d'une pauvreté assez affligeante parfois, alors là on peut le dire, le bonheur est dans le pré!

    MA NOTE: 15/20

    Site web:  http://lecinedejo.blogs.allocine.fr
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