Cannibal Holocaust

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    Cannibal Holocaust

    UTILISATEURS
    (2.7 pour 30 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1980
    PAYS:
    Italie,Colombie
    ACTEURS:
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    pyplatini
    Le 31/07/2009
    2 critiques
    Détournements du regard : Cannibal holocaust de Ruggero Deodato

    La réception et l’acceptation d’une œuvre par le public se fondent aussi bien sur une rupture des normes esthétiques que sur un certain respect de ces règles. Entre contestation et confirmation, il s’agit de composer avec les habitudes de son auditoire. Le système de références esthétiques du spectateur se constitue par la distinction des langages quotidien et poétique ainsi que par l’expérience qu’il a du genre et de la tradition auxquels l’œuvre se rapporte. Les institutions ont, dès lors, une influence majeure sur l’horizon d’attente. En validant un langage, en faisant entrer une œuvre dans le circuit officiel, en l’autorisant à paraître ou en la censurant, en la couvrant de louanges ou en la traînant dans la boue, le système universitaire, la critique et autres « tribunaux » informent l’expérience du spectateur.

    Certains produits culturels passent outre ces recommandations et leur réception, hétérogène, se compose d’un rejet institutionnel et d’un assentiment public. C’est le cas classique des films de « mauvais genre » tels que les pornos ou le gore. S’attirant aussi bien les faveurs populaires que les foudres des tribunaux, Cannibal holocaust de Ruggero Deodato (1979) fournit un parfait exemple de succès sulfureux. Profitant du développement du gore au début des années 1970, le film paraît alors que le public est demandeur de peur et d’horreur, à une époque où les maîtres de l’angoisse italiens comme Bava ou Argento avaient remporté leurs premiers succès, bientôt suivis par des cinéastes plus sanglants (Lucio Fulci, Joe d’Amato, Umberto Lenzi). Cet avatar du cinéma bis italien acquit cependant un statut de film culte qui dépassa le cercle des amateurs d’hémoglobine et de série B. Souvent cité aux côtés des classiques de l’horreur, il eut aussi une influence avouée sur des films à succès tel The Blairwitch project à notre époque.

    Le retentissement ne fut pourtant pas synonyme de reconnaissance. Tout fut mis en œuvre pour dissuader le spectateur de visionner cette monstruosité. Deodato, convoqué par le tribunal de Milan, dut prouver que les acteurs n’avaient pas été décimés pour les besoins du tournage ; Cannibal holocaust fut finalement interdit, à cause de la représentation de massacres d’animaux. Le film fut saisi par la justice italienne une dizaine de jours après sa sortie et ne fut autorisé qu’en 1984 à la suite d’un long procès. Il fut également interdit dans les cinémas britanniques pour ne ressortir qu’en 2001, sans scènes de cruauté envers les animaux ou de violences sexualisées. Prohibé en RFA, il est désormais disponible en Allemagne dans une version très édulcorée. Si l’Australie, en 2005, a autorisé le film pour les plus de 18 ans, l’interdiction demeure dans des pays comme la Finlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. Encore banni de nombreux états américains, il parut de nouveau en 2004 en une édition DVD non censurée pour les personnes majeures. Quant à la France, elle connut en 1981 une version censurée, interdite dans les salles aux moins de 16 ans, et l’édition DVD de 2006, sans coupures, est interdite aux mineurs.

    (bon, on ne va pas tout mettre ici, la suite sur http://datwins.vox.com/library/post/en-guise-dap%C3%A9ritif.html )

    Site web:  http://datwins.vox.com/library/post/en-guise-dap%C3%A9ritif.html
    drfrankNfurter
    Le 21/01/2010
    82 critiques
    Contre chronique pour apporter un peu de diversité:

    Ce film réalisé par Ruggero Deodato, sorti en 1980, aurait la funeste réputation d'être le film le plus censuré de l'histoire (si ça c'est pas de l'accroche racoleuse... enfin s'il n'y avait que ça dans Cannibal Holocaust...). A la décharge du film, on pourrait résumer ce dernier par ces quelques mots (qui ne suivent pas forcément l'ordre chronologique du film, je le précise pour mes lecteurs les plus tatillons): des cannibales, une empalée, des viols, quelques animaux tués et une émasculation.

    Histoire de développer un tant soit peu cette (contre)critique de Cannibal Holocaust, intéressons nous un peu à l'histoire... Le film débute par une vidéo nous présentant une équipe de télévision partie faire un documentaire en Amazonie à la recherche de tribus cannibales: Alan Yates le réalisateur, Faye Daniels la scripte et compagne de Yates ainsi que Jack Anders et Mark Tomaso cameramen. Cannibal Holocaust se divise dès lors en deux parties distinctes, celle concernant la recherche de l'équipe de télévision disparu deux mois plus tôt, et la seconde partie correspondant au visionnage du documentaire tournés par Yates and co. Dans un premier temps, nous suivons donc les pérégrinations du professeur Monroe, pistant les traces de l'ancienne équipe en faisant connaissance avec les indiens Yacumo. Puis avec l'aide de ces derniers, Monroe et ses compagnons s'enfoncent encore un peu plus dans l'enfer vert pour rencontrer les fameuses tribus anthropophages, les Yanomamos et les Shamataris. Monroe réussit à gagner la confiance des Yanomamos et récupère les bobines de Yates après avoir découvert plus tôt un sanctuaire composé des ossements de l'ancienne équipe. De retour à New-York, Monroe est contacté par la société de production qui finançait Yates pour servir de caution à une future émission télévisée où serait montré un documentaire basé sur les rushs de Yates, et ainsi comprendre ce qui a bien pu arriver à nos 4 reporters plein d'avenir. Monroe donnant son aval à la seule condition de pouvoir visionner les rushs de l'expédition, voici donc la seconde partie de Cannibal Holocaust...

    Sans entrer dans les détails (il me semble que le résumé du second paragraphe est suffisamment clair, non?), les rushs issus des bobines de Yates vont ainsi nous montrer le manque de déontologie de ce dernier, n'hésitant pas à se mettre en scène quitte à déformer la réalité et provoquer ainsi des réactions tout sauf naturelles de la part des protagonistes (un film engagé vous dis-je). L'un des points forts de cette seconde partie provient du fait que tout est filmé du point du vue de Yates and co, caméra à l'épaule, permettant ainsi une immersion totale (Un Projet Blairwitch avant l'heure en somme, mais sans parkinsonïte aïgue...). A ce propos, d'un point uniquement technique, le film ne souffre d'aucun défaut, la photographie, le cadrage ou le montage ne sont en aucun cas amateur, et le film ne fut pas tourné dans le jardin d'acclimatation de la banlieue romaine mais en Colombie (les indiens étant joués par de véritables autochtones, bref on est bien loin des productions Eurociné).

    Parmi les nombreux griefs, on a accusé Deodato d'avoir tout simplement tourné un snuff movie, tant la partie faussement documentaire paraissait réaliste (et hormis les actes répréhensibles qui s'y jouent, le résultat est effectivement bluffant... on a rarement vu une aussi belle émasculation!). Par conséquent, Deodato sans compter ses soucis avec les censeurs du monde entier, fut aussi poursuivi par la justice italienne pour obscénité, devant prouver que ses acteurs étaient bel et bien vivants! Autre reproche, les actes perpétrés sur les animaux, ces derniers n'étant pas fictifs, soit deux singes décapités, une tortue qui passe par la case méchoui, un serpent piétiné, une mygale écrasé et enfin un rongeur dépecé. En faisant abstraction des quelques extrémistes de la cause animal (et par extension amis du point Godwin), il serait bon de replacer ces actes dans leur contexte. A aucun moment, on peut qualifier ces actes comme de la torture, Deodato expliquant maladroitement que tout avait été fait de manière légale, "les quotas de chasse ayant été respectés". Entre filmer un singe décapité puis léché par un indien et les expérimentations animales perpétrées depuis un siècle pour la science, personnellement, j'ai fait mon choix. Autre point de discorde, la violence perpétrée et les actes (fictifs cette fois ci) sur la gente féminine en particulier: une empalée (pour rappel... en même temps elle apparait sur l'affiche italienne...), des viols (collectifs ou non) ultra réalistes et une "mémorable" scène d'avortement... bref les censeurs n'ont pas chômé en cette année 1980.

    Au final, en faisant abstraction des esprits sensibles, le film entretient certes un climat volontairement malsain (pourquoi pas?) mais handicapé par de sérieux points négatifs. Tout d'abord, Cannibal a beau être un film d'horreur, on ne peut s'empêcher de penser que la démarche de Deodato qui convient à complaire une certaine frange de son public dans un voyeurisme crade a de quoi laisser dubitatif, le tout au nom de l'"entertainement"(sans jouer l'élitisme de rigueur, nous nous sentons plus proche du voyeurisme d'un De Palma). Le film atteint un tel niveau dans l'horreur que l'on obtient finalement le résultat inverse escompté (on n'ira pas jusqu'à rire devant les scènes de torture, mais l'épouvante cède sa place à une vision clinique de l'acte... triste). D'autre part, contrairement à certaines opinions, le film est gravement desservi par une bande originale terriblement datée (ou totalement ringarde... un film d'horreur dont la BO ressemble à un film érotique pouet pouet... ça semble un tantinet handicapant... on est très très loin des ambiances de maître Carpenter...). On appréciera aussi (histoire de finir sur une note légère) les dix premières minutes de Cannibal, où cette fois ci l'interprétation est digne d'une production nanar (on a rarement vu des militaires aussi peu crédibles)... sans compter le doublage français qui lui aussi met au diapason les premières minutes du long métrage.

    En conclusion, un film à voir... mais certainement pas à revoir...

    Site web:  http://therockyhorrorcriticshow.blogspot.fr
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