Key Largo

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    Key Largo

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    (3.2 pour 11 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1948
    PAYS:
    DUREE:
    1h 40min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Synopsis du film Key Largo


    Frank,
    ancien officier, se rend dans une île au large de la Floride pour
    rencontrer Temple, le père de son ami tué dans les combats en Italie,
    et Nora, sa veuve. Temple est propriétaire d'un hôtel occupé par des
    hommes qui se révèlent être des gangsters. Lors d'un ouragan qui isole
    complètement la maison, les gangsters tentent de s'enfuir sur un bateau
    et obligent Frank à le piloter.

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    busyblogs
    Le 13/10/2009
    0 critique
    La critique de Prinécranoir

    John Huston réunit le couple hawksien du « port de l’angoisse », Lauren Baccall et Humphrey Bogart, pour les isoler sur la presqu’île de « Key Largo », cernés par la mangrove putride du sud de la Floride. Si ici le port se réduit à un simple embarcadère, l’angoisse, elle, est bel et bien présente, plus intense et moite que jamais. Dans cet environnement hostile qui s’apprête à traverser la tourmente des éléments (l’ouragan qui s’annonce), d’aucuns ont pu voir se dessiner en creux une peinture de la période McCarthiste. Si d’autres ont justement pointé des similitudes avec le précédent film du couple Bogart/Baccall ce n’est pas tant parce que Huston cherchait à imiter Hawks mais qu’il préféra surtout, avec la complicité de son co-scénariste Richard Brooks (avec qui il avait déjà collaboré sans être crédité sur le scénario des « tueurs » de Siodmak), injecter dans la pièce originale signée Maxwell Anderson, une bonne dose de « to have and have not » d’Hemingway. Huston semble faire l’innocent lorsque Bertrand Tavernier lui fait remarquer les points communs grossiers de la fin des deux films. Pourtant, il ne cachait pas son exécration de l’œuvre originale à Brooks : « Je déteste ce genre de pièces. Je n’aime pas ces vers libres. Je n’aime pas l’œuvre de Maxwell Anderson. Je ne l’aime pas lui-même. » Une déclaration on ne peut plus claire qui ne facilite pas un à asseoir le projet sur de bonnes bases. Et pourtant, la collaboration Huston/Brooks va de nouveau faire des merveilles. Les tâches se répartissent certes inégalement à l’écriture (« chaque jour nous avons échangé nos impressions. Il allait sur le port et pêchait et j’écrivais » rapporte Brooks à Patrick Brion), mais l’entente entre les deux se poursuit jusque sur le plateau de tournage où, fait rare pour l’époque, Brooks est invité. Le futur metteur en scène des « professionnels » n’est pas le seul grand nom de la technique présent puisqu’on peut noter au générique le nom de l’incontournable compositeur estampillé Warner Max Steiner et surtout l’éminente présence de son compatriote germanique Karl Freund qui est sans doute pour beaucoup dans ces mouvements de caméra extrêmement mobiles et fluides, et cette profondeur de champ qui rappelle le meilleur du cinéma de Wyler (le premier à mettre à Huston le pied à l’étrier du cinéma). On lui doit aussi ces lumières tranchées d’un noir et blanc crépusculaire. Elles font particulièrement ressortir la dimension langienne des visages sur des gros plans cadrés légèrement en contre plongée, les masques de la tragédie intérieure. Si ce huis-clos atmosphérique (renforcé par le déchaînement des éléments à l’extérieur de l’hôtel Largo qui isole encore plus les otages aux mains des malfrats) nous invite à pénétrer au cœur de la nature sombre des êtres, afin de mieux sonder leurs ambivalences et la source de leur nature paradoxale, c’est pour mieux s’affranchir des contraintes corsetées de l’adaptation théâtrale à l’écran. Enfermés avec le groupe de personnages, on patiente dans une ambiance qui suinte la mort par tous les pores du visage de E. G. Robinson, pour mieux observer la réaction de chacun et attendre une issue qu’on devine forcément dramatique. Le premier à afficher ce type d’antagonismes est bien sûr Frank McCloud qu’interprète Bogart. Ancien médaillé de guerre venu rendre visite au père de son meilleur ami tombé en Italie, il met un point d’honneur à ne plus jouer les héros, cultive un goût déterminé pour l’indépendance lui permettant d’assouvir cette soif de liberté à laquelle aspirent tous les « héros » hustoniens. Par ce biais, Huston pointe la question délicate de l’héroïsme dans la guerre, sujet si sensible qu’il fut purement et simplement censuré par l’armée quand il réalisa en plein conflit mondial, son film documentaire sur « la bataille de San Pietro » (« le jour où je ferai un film en faveur de la guerre, fusillez-moi ! » clamait Huston). C’est justement à cet endroit que le fils Temple est mort, une façon pour Huston sans doute, de recevoir la monnaie de sa pièce. La couardise apparente du personnage le rend tout au long jusqu’à l’ultime retournement attendu, assez peu sympathique tant aux yeux du spectateur qu’à ceux de la mignonne Nora (Lauren), la garçonne au visage mutin qui attire Frank. Elle même subit le même tiraillement intérieur. « Elle aspire à trouver chez un nouveau mari tout ce qu’elle aimait en George : l’intelligence, le désintéressement, le courage poussé jusqu’à l’abnégation, le sens de l’honneur » déclare le vieux Temple auquel Lionel Barrymore offre toute sa massive prestance. Huston la filme clairement sous le charme de cet ancien soldat (déjà largement recommandé par son propre mari dans ses lettres !) lors de leur première rencontre sur l’embarcadère. La lumière devient plus sombre sur son visage lorsque Bogart essuie sans réagir une rafale de gifles de la part du truand. Bien que viscéralement et intégralement mauvais, l’infâme crapule que joue Robinson, une sorte de Capone aux abois, « unlucky » Johnny Rocco et sa bande de petites frappes patibulaires, n’est pourtant pas ce méchant monolithique que l’on peut voir dans les productions de séries. Ravivant le souvenir de son « petit Cesar » des années 30, le voilà de nouveau en baron du crime, cigare au bec, montré d’emblée baignant dans son jus d’inanité. Comme une sorte d’incarnation du diable personnifié (proférant des insanités à l’oreille de Nora qui nous sont inaudibles, abandonnées à notre imagination perverse), il n’en redoute pas moins les foudres du ciel qui s’abattent sur le petit hôtel isolé. Clair Trevor, joue ici la fiancée du Diable. Sans doute le plus touchant personnage mais aussi le plus évidemment pathétique du film (Oscar du meilleur second rôle pour ce film), elle cristallise dans son personnage de maîtresse délaissée réfugiée dans l’alcool et les paris (très hustonienne donc, se reporter à la page « l’indomptable Huston »), l’archétype de la perdante qui n’a plus d’autre salut que celui d’entraîner ses complices dans sa chute. Dans une brillante translation finale, depuis les cloisons étouffantes de l’hôtel au néant redoutable de la mer étale en plein brouillard, Brooks et Huston achèvent la montée dramatique dans un climax violent aux contours quasi abstraits, dans lequel Bogart va se montrer pour la première fois « plus fort que le diable ». De la belle ouvrage assurément de la part de deux franc-tireurs d’Hollywood.

    Site web:  http://princecranoir.mabulle.com/index.php/2009/05/20/183081-la-sequence-de-l-expectateur-n8
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