Manhunt

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    - John Woo, le réalisateur de Hong-Kong, signataire d'Une balle dans la tête et The Killer, puis de Volte/Face ou Mission : Impossible 2 aux Etats-Unis, dirige ce film policier sorti en DVD en France. Il y place côte-à-côte un avocat célèbre, victime d'un coup monté, et un policier qui surpasse tous les autres, avec des tueurs qui les poursuivent. Attendu comme l'un des bons films d'actions de 2019, Manhunt permet de croiser, au fil de cette chasse à l'homme, les acteurs Zhang Hanyu (La Bataille de la Montagne du Tigre, La Grande Muraille) et Masaharu Fukuyama (Tel père, tel fils, The third murder).
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    Manhunt

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    (2.7 pour 8 notes)
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    1h 46min
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    Manhunt: ADN

    Emotions :
    Genres : Film d'action | Thriller
    Top Films: Film Thriller 2019

    Synopsis du film Manhunt

    Accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, un procureur est traqué sans relâche par un policier très tenace.

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    nikolas
    Le 11/02/2019
    28 critiques
    La résurrection de John Woo… ou la confirmation de son inexorable déclin artistique… Manhunt, nouveau film du maître du polar et du cinéma d’action hongkongais des années 80/90, devait apporter un semblant de réponse, après une longue traversée du désert et un silence de près de cinq ans depuis The Crossing, film chinois qui n’a pas rencontré le succès escompté. Passé du statut de cinéaste intouchable et célébré avec The Killer (1989), Le Syndicat du crime (1986) et autres Une balle dans la Tête (1990), John Woo était même parvenu à valider son passage à Hollywood, avec le sublime Volte-Face (1997).
    Son style opératique, si souvent copié, jouait avec succès du délicat équilibre entre l’emphase de sa mise en scène (ses ralentis… ses fondus enchaînés… les postures héroïques/iconiques de ses personnages… ses colombes…) et le risque du ridicule et du maniérisme pompier. Un dosage sur le fil que ses derniers films ne parvenaient plus réellement à trouver (Mission Impossible 2 est difficilement regardable aujourd’hui). Les dernières déconvenues de la carrière de Woo l’amènent aujourd’hui à se relancer donc avec ce Manhunt, que le cinéaste conçoit comme un hommage au film homonyme réalisé par Jun’ya Sato en 1976 et mettant en scène Ken Takakura, son idole et modèle affirmé des personnages interprétés par Chow Yun-Fat.

    Paresse artistique…
    Entre film hommage et résurgences de ses œuvres passées, Manhunt égrène une galerie de personnages assez consistante en nombre, mais beaucoup moins en qualité. Deux héros à première vue antagonistes : le bon flic intègre d’un côté et l’avocat accusé à tort, victime d’une sombre machination, de l’autre. Les deux hommes, dans un pur style du cinéma de Woo, s’opposent avant de faire cause commune. Mais doivent faire face à deux tueuses à gages sexy, un flic véreux… Tout ce petit monde se tourne autour, se met en joue et fini par se shooter dans un grand fracas et des mouvements d’appareils frénétiques (pour des scènes d’action néanmoins toujours lisibles). Avec ce Manhunt, on ne peut pas réellement affirmer que John Woo a perdu la main. Par instants on retrouve la dynamique et l’efficacité des scènes d’action typiques du cinéaste, mais sans la magie ni la douce naïveté qui nimbaient les meilleurs moments d’A toutes épreuves par exemple. On est ici dans de l’exécution pure et simple, de la réalisation pas aidée non plus par une photographie assez laide, mettant en avant une image numérique pas loin d’être repoussante. Woo recycle son style et ses figures attendues jusqu’à l’écœurement, s’autocaricature à l’excès, voir comment il intègre les vols de colombes pour s’en convaincre. Cette vaste opération de recyclage n’est pas tant dans le style, que dans les moments « forts », les thèmes et les héros « Wooïens » de sa filmographie, qui sont ici réunis tels un patchwork mal ficelé et au final, contre-productif en termes d’intérêt cinématographique. L’hommage, y compris à son propre cinéma, a ses limites. On est davantage dans la paresse artistique, voire si on était excessif, dans la facilité malhonnête. Et que dire de ce choix, en ce qui nous concerne, incompréhensible, de passer de la langue cantonaise à l’anglais sans justification aucune.

    Du John Woo… mais en moins bien
    On devine très vite qui tire les ficelles de cette abracadabrante machination, alors que le récit s’embarque d’un polar en mode buddy-movie attendu mais correct vers une histoire de complot et de surhommes médicalement modifié, complètement ridicule. Comme si les anciennes œuvres du cinéaste se percutaient (consciemment ?) pour aboutir à un monstre de film, comme si The Killer rencontrait Paycheck. A ce titre, la dernière demi-heure du film, gros morceau bourratif de science-fiction de bas étage, apparaît comme ce qu’il y a de plus embarrassant dans toute la récente carrière de John Woo.
    Au final, Manhunt, c’est du John Woo… mais en moins bien. Et c’est triste à dire.

    Site web:  https://obsessionb.com/2019/02/11/critique-manhunt-de-john-woo/
    Vance
    Le 12/02/2019
    85 critiques
    Manhunt séduira en proposant aux fans exactement ce qu’ils attendent. Sa plus grande force est de rester fidèle à une certaine image de John Woo et de développer son intrigue par le biais de ce qui ressemble à des figures imposées, intégrées avec plus ou moins de fluidité et de pertinence : vous aurez ainsi droit autant à des scènes tournées dans l’eau qu’à une envolée de colombes en slow-motion, ces dernières occupant une volière malencontreusement percutée par la voiture des deux protagonistes. Si les connaisseurs applaudiront à deux mains, les rageux, les profanes et les blasés risquent de faire la fine bouche : c’est que tout cela, du coup, semble furieusement issu d’un métrage des années 90, sans le moindre second degré, filmé avec une sorte de jubilation enfantine qui ravira les nostalgiques.
    D’ailleurs, le script lui-même accumule les passages obligés, du faux coupable en fuite au superflic badass. Les clichés pleuvent sur le scénario, construit de bric et de broc dans le but de proposer un maximum de fun et de tension. Il y a d’abord cette multinationale pharmaceutique basée à Osaka, en passe de signer le contrat du siècle avec des entreprises américaines, bien aidée par le travail de fond mené par Du Qiu, l’avocat d’affaires chinois qui a réussi à étouffer une sale histoire. Seulement, cette histoire a laissé des traces avec notamment le suicide d’un chimiste qui avait mis la main sur une formule révolutionnaire que la société compte bien faire fructifier. La fiancée, devenue veuve avant même de se marier, compte bien tirer l’affaire au clair, persuadée que l’entreprise est responsable de son décès : voilà Du Qiu au centre de toutes les attentions, avec un grand patron qui ne souhaite pas qu’il parte à cause de tout ce qu’il sait et une jeune femme déterminée à démêler le vrai du faux. Et bim ! Le lendemain, Du Qiu se réveille avec le cadavre d’une femme dans son lit. Ca sent tellement le coup monté qu’il va s’enfuir à la première occasion, d’autant que les flics semblent déterminer à l’abattre. Commence alors une course-poursuite désespérée, qui se complique par l’irruption de l’inspecteur Yamura, une légende des forces de l’ordre, et l’intervention de mystérieuses tueuses. Seul, ne sachant sur qui compter, Du Qiu devra compter sur sa seule volonté pour s’en sortir, à moins qu’il parvienne à persuader la jeune veuve ou l’un des flics de son innocence.
    Ainsi charpenté, le film procure son lot de situations enlevées, avec des courses-poursuites hautes en couleurs (notamment en jet-ski) et des fusillades ultra-chorégraphiées (dont une pendant un mariage). Devant tant d’indices contradictoires, Yamura commence à se douter de quelque chose, et il aura plus d’une fois l’occasion de boucler sa proie. Interprété par Masaharu Fukuyama, ce superflic est la bonne idée du film, analysant les scènes de crime avec méticulosité, faisant face à l’adversité avec un calme olympien et capable de faire face n’importe quelle situation. Sa cool attitude devant le danger, son sang-froid et son charisme nous replongent dans ces productions des années 80 et 90, avec des héros aussi impitoyables que flegmatiques. Sa relation avec son assistante enamourée arrache de nombreux sourires et son jeu du chat et de la souris avec l’avocat fuyard occasionne des face-à-face plein de magnétisme. La seule véritable évolution vient des personnages féminins, qui sont légion : outre la veuve éplorée et déterminée, on a les tueuses (Rain et Dawn), la gentille et naïve fliquette ainsi que quelques seconds rôles hargneux. On regrettera que Tao Okamoto disparaisse trop vite (les cinéphiles auront reconnu la sublime actrice de Wolverine, le combat de l’immortel – elle interprétait Mariko – ou de Batman vs Superman). Quant à Jun Kunimura, il semble reprendre le même rôle à chaque fois (rappelez-vous Boss Tanaka dans Kill Bill).
    Entre les milliers de cartouches tirées, les culbutes et cascades au ralenti, les surimpressions et les fondus-enchaînés et quelques petites touches d’humour bien senties, les amateurs en auront pour leur argent. C’est du John Woo pur jus, ancré dans les années 90, parfois confus, parfois vain, mais toujours spectaculaire et impeccablement stylé. On voit venir la fin de loin et le sang coulera à flot mais on se régalera de ces séquences au tempo redoutable.


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