L'Insulte

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    - Réalisé par Ziad Doueiri (ancien assistant de Quentin Tarantino, et signataire de Lila dit ça, L'Attentat, ainsi que de certains épisodes de Baron noir), L'Insulte est l'un des drames les plus applaudis de 2018. Classé par certains spectateurs et critiques parmi les meilleurs films 2018, tout simplement, il oppose les acteurs Adel Karam (Caramel, Et maintenant on va où ?) et Kamel El Basha (Amours, larcins et autres complications), récompensé pour sa prestation par la Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise 2017. Respectivement dans la peau d'un libanais chrétien et d'un palestinien, ces interprètes s'engagent dans une lutte, partie d'une insulte, qui vire au feuilleton judiciaire puis à l'affaire d'Etat, en plein coeur du Liban d'aujourd'hui. Nominé à l'Oscar 2018 du Meilleur film étranger, L'Insulte s'annonce comme un film de procès et un film politique original et tendu.
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    L'Insulte

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    (3.9 pour 9 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Liban,France
    DUREE:
    1h 52min
    ACTEURS:
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    L'Insulte: ADN

    Synopsis du film L'Insulte

    A Beyrouth, de nos jours, une insulte qui dégénère conduit Toni (chrétien libanais) et Yasser (réfugié palestinien) devant les tribunaux. De blessures secrètes en révélations, l'affrontement des avocats porte le Liban au bord de l'explosion sociale mais oblige ces deux hommes à se regarder en face.

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    Shangols
    Le 30/06/2018
    18 critiques
    Voilà un film destiné à vous faire réfléchir et réagir, à animer les repas familiaux et à soupirer devant l'état de notre pauvre monde, vous voilà prévenus. Doueiri, drapé dans sa dignité et sa colère, nous sert une fable réaliste qui en dit beaucoup sur la société tout en en racontant très peu, genre effet papillon : une insulte échappé des lèvres d'un homme en colère peut déclencher des tensions ethniques gigantesques dans tout un pays. Ce pays, c'est le Liban, théâtre d'antiques rivalités mal résolues entre les communautés et notamment Palestiniens et chrétiens. Pour une bête histoire de gouttière, une dispute s'active entre deux représentants de ces ethnies, et de fil en aiguille, l'insulte fuse : "Sharon aurait dû tous vous exterminer". Pas très cool. Moi je me serais tapé sur les cuisses, mais dans ce pays hautement inflammable, ça ne passe pas. Les deux ennemis, enfermés dans leur orgueil, refusent de s'excuser, et un procès s'ensuit, procès qui prendra vite une tournure purement politique, symbole de rancunes ataviques jamais réglées. Doueiri profite de sa petite histoire pour revisiter la grande, depuis les exactions commises au cours du Septembre noir jusqu'au moins connu massacre de Damour, où tout un village fut exterminé par les Palestiniens.
    C'est tout à fait honorable, rien à dire, et le film est rempli de sentiments dignes et forts. On suit avec intérêt les rebondissements de la trame, accroché à ces deux zigues sans envergure, petit à petit dépassés par l'incident qui les a opposés, mais incapables de le résoudre simplement. Leurs avocats, peu à peu, prennent le pouvoir sur eux et transforment leur dispute en drame national. Doueiri fouille soigneusement dans les traumas personnels de ses personnages, tous deux marqués par l'exode, le racisme, les exactions, et tend vers sa résolution finale tout en humanité : il serait peut-être temps que tout le monde se pardonne, fasse une croix sur ce qui divise et apprenne à vivre ensemble. C'est naïf, oui, mais indiscutable. Avant d'arriver à cette solution, dans un final assez tonitruant d'ailleurs, il aura réalisé un film intéressant et sérieux, qui marque des points par son absence de manichéisme, son côté renoirien (plutôt que de prendre des risques, le gars préfère indiquer que "chacun a ses raisons") et ses personnages secondaires assez forts : une épouse qui ne comprend pas l'entêtement de son mari, une avocate humaniste et son père, avocat pour le camp adverse, madré et briscard.
    Bon, après c'est vrai que le film est assez bourrin dans ses intentions, assénant son message sans nuance. Sur un sujet aussi complexe que les ethnies au Moyen-Orient, le gars y va à grands coups de symboles pas toujours très fins, là où il aurait fallu de la mesure, une vraie réflexion, un peu de calme. Le côté cheap le contraint à montrer avec une poignée de figurants une bataille entière (le public du tribunal, mal dirigé, en représentant de l'ensemble des tensions du Liban), et la fin du film est vraiment trop à gros sabots pour convaincre. Comme les acteurs sont assez moyens, là aussi dirigés au plus court (surtout concernant l'oeil constamment noir et la voix rauque de Adel Karam) et que la photo est laide, on se dit qu'un Amos Gitaï par exemple aurait bien mieux tenu le rôle que ce Ziad Doueiri, qui a revêtu une tenue de soudeur pour résoudre la scission des communautés de son pays. Tant pis : un film respectable en grande partie.

    Site web:  http://shangols.canalblog.com/archives/2018/06/28/36521741.html
    Shangols
    Le 30/06/2018
    18 critiques
    Voilà un film destiné à vous faire réfléchir et réagir, à animer les repas familiaux et à soupirer devant l'état de notre pauvre monde, vous voilà prévenus. Doueiri, drapé dans sa dignité et sa colère, nous sert une fable réaliste qui en dit beaucoup sur la société tout en en racontant très peu, genre effet papillon : une insulte échappé des lèvres d'un homme en colère peut déclencher des tensions ethniques gigantesques dans tout un pays. Ce pays, c'est le Liban, théâtre d'antiques rivalités mal résolues entre les communautés et notamment Palestiniens et chrétiens. Pour une bête histoire de gouttière, une dispute s'active entre deux représentants de ces ethnies, et de fil en aiguille, l'insulte fuse : "Sharon aurait dû tous vous exterminer". Pas très cool. Moi je me serais tapé sur les cuisses, mais dans ce pays hautement inflammable, ça ne passe pas. Les deux ennemis, enfermés dans leur orgueil, refusent de s'excuser, et un procès s'ensuit, procès qui prendra vite une tournure purement politique, symbole de rancunes ataviques jamais réglées. Doueiri profite de sa petite histoire pour revisiter la grande, depuis les exactions commises au cours du Septembre noir jusqu'au moins connu massacre de Damour, où tout un village fut exterminé par les Palestiniens.
    C'est tout à fait honorable, rien à dire, et le film est rempli de sentiments dignes et forts. On suit avec intérêt les rebondissements de la trame, accroché à ces deux zigues sans envergure, petit à petit dépassés par l'incident qui les a opposés, mais incapables de le résoudre simplement. Leurs avocats, peu à peu, prennent le pouvoir sur eux et transforment leur dispute en drame national. Doueiri fouille soigneusement dans les traumas personnels de ses personnages, tous deux marqués par l'exode, le racisme, les exactions, et tend vers sa résolution finale tout en humanité : il serait peut-être temps que tout le monde se pardonne, fasse une croix sur ce qui divise et apprenne à vivre ensemble. C'est naïf, oui, mais indiscutable. Avant d'arriver à cette solution, dans un final assez tonitruant d'ailleurs, il aura réalisé un film intéressant et sérieux, qui marque des points par son absence de manichéisme, son côté renoirien (plutôt que de prendre des risques, le gars préfère indiquer que "chacun a ses raisons") et ses personnages secondaires assez forts : une épouse qui ne comprend pas l'entêtement de son mari, une avocate humaniste et son père, avocat pour le camp adverse, madré et briscard.
    Bon, après c'est vrai que le film est assez bourrin dans ses intentions, assénant son message sans nuance. Sur un sujet aussi complexe que les ethnies au Moyen-Orient, le gars y va à grands coups de symboles pas toujours très fins, là où il aurait fallu de la mesure, une vraie réflexion, un peu de calme. Le côté cheap le contraint à montrer avec une poignée de figurants une bataille entière (le public du tribunal, mal dirigé, en représentant de l'ensemble des tensions du Liban), et la fin du film est vraiment trop à gros sabots pour convaincre. Comme les acteurs sont assez moyens, là aussi dirigés au plus court (surtout concernant l'oeil constamment noir et la voix rauque de Adel Karam) et que la photo est laide, on se dit qu'un Amos Gitaï par exemple aurait bien mieux tenu le rôle que ce Ziad Doueiri, qui a revêtu une tenue de soudeur pour résoudre la scission des communautés de son pays. Tant pis : un film respectable en grande partie.

    Site web:  http://shangols.canalblog.com/archives/2018/06/28/36521741.html
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