Soldat blanc

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    OBEIR OU FUIR... CE CHOIX CHANGERA LEUR VIE - Deux français se rencontrent et se lient d’amitié alors qu’ils se sont engagés dans l’armée pensant aller libérer l’Indochine des Japonais alors qu’il s’agit en fait de combattre les vietnamiens qui réclament leur indépendance : l’un décide alors d’obéir aux ordres tandis que le second déserte pour rejoindre le camp adverse. Le drame d’Erick Zonca tourné pour l’essentiel avec une caméra à l’épaule apporte un sentiment d’immersion totale.
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    Soldat blanc

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    2h 26min
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    Synopsis du film Soldat blanc

    Novembre 1945. André Cariou et Robert Tual débarquent dans le delta du Mékong. Ils sont jeunes, patriotes, exaltés par les valeurs de la Résistance. Dès leur première mission de « pacification », ils découvrent une guerre coloniale, un bourbier sans nom, et un peuple de kamikazes embrigadé par le Viet-Minh. Robert est chargé par son état-major d’orchestrer une campagne de terreur. Dans la tête d’André, le doute s’installe…

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    Ajouter une critique au film Soldat blanc
    bobmorane75
    Le 26/04/2015
    245 critiques
    A peine la seconde guerre mondiale qui se termine, que la France entreprend de chasser les derniers soldats japonais qui continuent le combat en Indochine. C’est en tout cas le discours officiel et le but assigné au corps expéditionnaire français. André Cariou et Robert Tual, pour des motivations différentes s’engagent pour cet objectif. L’un avec l’espoir de se rattraper d’avoir rater sa participation dans la résistance, et l’autre veut retrouver le gout des combats. Ainsi, en novembre 1945, quand ils arrivent sur place, ils comprennent que le véritable objectif, est de lutter contre les indépendantistes Vietnamiens, qui trouble André. Quand à son ami Robert, il combat les ennemis de la France. Deux conceptions divergentes qui aboutissent à des engagements qui s’opposent. Quand Robert crée un commando spécial pour terroriser l’ennemi, André décide de déserter et de rejoindre les communistes, devenant un des soldats blancs d'Ho Chi Minh.
    Sous une forme documentaire fiction, Erick Zonca nous livre un film de belle facture, en revenant sur une guerre rarement abordée, tant il est vrai qu’elle fut peu avouable. Très vite la réalité de guerre coloniale prend le pas avant une vraie guerre idéologique Est-Ouest. Dans le cinéma, j’avais en souvenirs la 317ème section par Pierre Schœndœrffer réalisé en 1965 avec Jacques Perrin et Bruno Cremer, ou encore Diên Biên Phu par le même réalisateur relatant la bataille. J’ai souvenance aussi d’Un américain bien tranquille qui évoquait les coulisses et manipulations d’une guerre en devenir, et d’une trahison américaine pour prendre la place des français. Le récit, d’après une histoire de Georges Campana et Olivier Lorelle, prend la grande Histoire dans une romance qui bien qu’intéressante pour nous montrer un contexte et une réalité terrible de ces premières années de guerre, devient une rivalité entre deux frères d’armes qui symbolisent les factions en présence.
    La réalisation est solide et maitrisée, les images sont belles et évocatrices d’une région magnifique, d’une tension palpable et d’un drame cruel. Je regrette une trop grande longueur, et une fin rocambolesque, comme de certaines scènes un peu trop romancées. Je salut en tout cas l’équilibre à peu près égale des belligérants, dos à dos dans leurs barbaries réciproques, qui révèle le drame et choix de conscience sans pour autant leur donner raison. Il était évident dès le début que le pays avait droit à son indépendance. La guerre froide allait faire des dizaines de millions de morts civiles, pour des dictatures de tous bords durant des décennies qui n’en finissent toujours pas dans certains pays.
    Historiquement, il y eut près de 300 déserteurs français qui ont rejoint et servi le Viet Minh, tel Georges Boudarel dont le personnage d’André Cariou est inspiré. Il devint commissaire politique dans un camp de rééducation et tortionnaire de prisonniers français sous le surnom Dai Dong. Profitant de la loi d’amnistie de 1966, il reviendra en France reprendre une vie tranquille. Une série de procès aura été tenté contre lui pour crime contre l’humanité, mais la loi de 1966 l’en protégera. On peut s’interroger sur les dessous de cette loi et les motivations et tractations des politiques. On peut aussi se demander pourquoi ils ne sont pas restés au « paradis » communiste et revenus en courant vers le pays capitalisto-démocratique tellement honnis au point d’avoir trahis, torturé et assassiné leurs compatriotes, laissant les vietnamiens, leurs « frères », dans la guerre qui continuait pour des dictatures prolétariennes.
    Quand au personnage de Robert Tual, il est inspiré de Roger Vandenberghe, issu d’une mère de confession juive morte à Dachau, il s’était enrôlé très jeune dans la résistance. Engagé en Indochine, il imitera avec succès et efficacité la méthode d'infiltration de l’ennemi, par des opérations coup de poing à la tête de ses fameux Tigres noirs. Il sera assassiné pendant son sommeil par l’un des siens ayant trahis.
    Autant Abraham Belaga (Une bouteille à la mer) joue vraiment bien avec beaucoup de conviction, autant Emile Berling (Comme un homme) manque de souffle et de jeu, et parle bizarrement avec un accent beur qui détonne. En revanche, Mike Nguyen (Les Tuche) est excellent, ainsi que Clément Roussier (Au bout du conte) et Kool Shen, ou encore Béléina Win.


    Site web:  http://glandeurnature.over-blog.com/
    princecranoir
    Le 29/04/2015
    52 critiques
    Qu’elle traite de l’identité nationale comme de devoir de mémoire, l’histoire coloniale française est une question éminemment délicate à traiter (voire aussi sur ce blog « l’affront national »). C’est en partie pour cette raison que la Guerre d’Algérie restera longtemps « R.A.S. » sur grand écran, manifestement rangée sous le boisseau (ou sous le Boisset) de quelques films accusateurs et que les combats en Indochine se cantonneront aux rapports cinématographiques du caporal-chef Pierre Schoendoerffer qui vécut l’enfer de « Diên Biên Phu ». Si depuis quelques années, la production française a su déterrer des sables algériens les affaires les plus préoccupantes (Découvrez des films français récents ICI ou là), elle reste cependant relativement discrète sur le théâtre tonkinois. C’est donc avec une certaine curiosité piquée au vif que l’on accueille l’histoire du « soldat blanc », inspirée de faits réels que l’on a confiés au cinéaste de « la vie rêvée des anges ». Même s’il tourne pour la télévision (sous la houlette du producteur George Campana pour une première diffusion sur Canal +), c’est un authentique film de guerre de près de deux heures et demie auquel s’attaque Erick Zonca, à des milliers de kilomètres des tragédies sociales et intimes avec lesquelles il s’est forgé une petite réputation. Pas de tromperie sur la marchandise, on ne tarde pas à prendre arme et paquetage pour s’enfoncer dans la jungle de ce « Platoon » à la française. On nous apprend au passage que ces jeunes volontaires fraîchement débarqués à la fin de l’année 1945 sont officiellement en mission de maintien de l’ordre (un peu comme en Algérie, tiens donc), venus mettre au pas quelques poignées d’irréductibles Japonais et des groupes de pillards Viet venus du Nord. Mais bien vite la teneur politique des évènements ne fera plus aucun doute à leurs yeux, hissée haut sur ce fameux drapeau rouge révolutionnaire qui mettra plus tard en échec l’armée américaine. L’heure est donc à la prise de conscience pour ces jeunes soldats français dont les idéaux sont encore formatés par la guerre sans ambiguïté qui vient de s’achever en Europe. « Est-ce qu’on n’est pas les boches des Viets » s’interroge le jeune André Cariou, un idéaliste qui prend bien vite la mesure de la barbarie à l’œuvre dans cette guérilla. C’est en effet un ennemi sans uniforme qui leur fait face, armé d’une détermination qui met à mal toute tentative de coercition par la force. La politique de la terreur prônée par un colonel dur à cuire (et de voir l’étonnante mais néanmoins convaincante prestation galonnée de Bruno Lopes alias Kool Shen sous l’uniforme kaki) en fera bien vite les frais, n’aboutissant qu’à une escalade meurtrière et clivante jusque dans ses propres rangs. Car il n’est évidemment pas question pour Zonca de reproduire le conflit manichéen qui s’est joué entre Japonais et Américains sous ces mêmes latitudes, mais de pointer du doigt justement toute la complexité des enjeux politiques qui brouillent les lignes. Si certains, comme Robert Tual, leader d’un commando de noir vêtu répandant la terreur en territoire Viet Minh, se rangent sur une ligne fidèle à la France tracée dans le sillage de l’adjudant Willsdorff de la « 317ème section », d’autres, tels ce Cariou plus affecté par le traitement infligé à la population autochtone, choisiront d’abandonner le bleu et le blanc pour embrasser la cause Rouge. Si le scénario vire alors à la confrontation d’individualités entre le « Tigre Noir » et le « Soldat Blanc », la connotation manichéenne qui en découle n’est qu’apparente. Zonca a en effet l’intelligence nécessaire pour faire état des manipulations à l’œuvre des deux côtés, notamment dans les rangs communistes, travaillant leur image de souffre-douleur à l’international tout en faisant l’apologie de la politique du camarade Staline et utilisant ce fameux soldat retourné comme porte-parole d’une propagande particulièrement efficace. Erick Zonca porte un regard original sur la décolonisation tout en nous offrant ce qu'il appelle lui-même « un film d'action qui a de la gueule. »

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