Fleur du désert

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    - Biopic dramatique poignant et bouleversant, rehaussé d'une touche d'humour discrète et efficace, Fleur du désert raconte l'histoire vraie de Waris Dirie, issue d'une famille de nomades somaliens, qui, après une enfance difficile et une arrivée chaotique à Londres comme bonne à tout faire à l'ambassade de Somalie et employée de fast food, deviendra l'un des plus grands top model international...
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    Synopsis du film Fleur du désert

    Issue d'une famille de nomades somaliens, Waris connaît une enfance rude mais heureuse car entourée des siens. Mais quand son père décide de la marier à l'âge de 13 ans, Waris prend la fuite. Traversant le désert au péril de sa vie, elle atteint la ville de Mogadiscio et retrouve sa grand-mère. Cette dernière lui fait quitter le pays en lui trouvant un poste de " bonne à tout faire " à l'ambassade de Somalie à Londres. Waris y travaille pendant 6 ans, telle une esclave, totalement recluse et coupée du monde extérieur.
    Quand la guerre civile éclate en Somalie, l'ambassade ferme. Waris se retrouve livrée à elle-même dans les rues de Londres, ne sachant pas un mot d'anglais. C'est alors qu'elle rencontre Marilyn avec qui elle se lie d'amitié. Cette jeune femme, délurée et originale, l'héberge et l'aide à trouver un emploi. Travaillant dans un fast food, Waris est remarquée par un célèbre photographe de mode. Grâce à lui, elle rejoint une agence de mannequins. Malgré de nombreuses péripéties, elle devient rapidement l'un des plus grands top model international...

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    cristal
    Le 18/03/2010
    211 critiques
    Le cinéma est-il plus important quand il soulève des questions, ou bien quand il impose avec affirmation un sujet sans issue artistique possible? La démarche est-elle plus importante que le point de vue lui-même? A ces questions, "Fleur du désert" ne peut échapper, sans que l'on y trouve forcément réponse. La logique humaniste (et peut-être celle, plus discrète, du commerce) a voulu que le film échappe à toute prise de risque, contant les faits dans un ordre de séquences bien définies, pour ne pas perdre de vue la moindre petite parcelle de spectateurs. C'est que sur un pareil sujet, le danger est d'éloigner le public, chacun étant potentiellement la cible lacrymale de ce mélo véridique et nécessaire. Ainsi l'oeuvre, consciencieuse, y perd terriblement en inventivité et en audace ce qu'elle gagne probablement en sûreté et en universalité. On regrette toujours que ce genre de films, ciblant tant de public, soient condamnés à n'être que le produit d'une action humanitaire dont l'interêt peine à coïncider avec celui que l'on attend du domaine artistique. Difficile toutefois de reprocher à la cinéaste sa clarté, sa simplicité et son goût immodéré pour l'émotion ; le discours tient sans aucun doute d'une profonde sincérité, parfois perdue dans les décombres d'une construction incapable de dépasser son statut chronologique malgré de piètres tentatives. Liya Kebede révèle un jeu fin et poignant, tandis que les seconds rôles assurent un background croustillant (Hawkins et Spall en tête) qui prouve que Sherry Hormann a au moins en elle, si ce n'est plus, le goût des grands comédiens.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    fannynours
    Le 19/03/2010
    76 critiques
    Waris vit en Somalie, avec sa famille, leurs chèvres, leurs chameaux, et son petit frère qu'elle adore. Elle a treize ans, et va devenir la quatrième épouse d'un vieil homme qu'elle n'a jamais vu. Alors, Waris part, marche à travers le désert, et atterrit à Modagiscio, où sa grand-mère la recueille. Mais Waris ne peut pas rester là, elle a renié sa famille. On la retrouve à Londres, où elle a passé quelques années sans réussir à apprendre le moindre mot en anglais. Marylin, vendeuse qui rêve d'être danseuse, l'héberge un peu contre son gré. Elle se prend d'amitié pour la jeune somalienne, et lui trouve un boulot dans un fast-food. C'est là qu'un célèbre photographe, Donaldson, excentrique qui se nourrit de burgers et vit nus pieds, la remarque. C'est le début de la carrière de mannequin de Waris, qui est cependant toujours sous la menace d'une expulsion. Malgré la célébrité, l'argent, Waris n'oublie pas ce jour qui a changé sa vie; pas celui où elle est arrivée en Europe, ni même celui où elle a rencontré Marylin; pas non plus celui où elle a tapé dans l'oeil de Donaldson; mais celui de son excision, à trois ans.




    Waris Dirie a réellement existé, et c'est le livre de sa vie que Sherry Hormann a adapté. Des détails changent, mais la force de son histoire est bien là. L'existence de Waris pourrait ressembler à un conte de fée, celui de la petite fille du désert qui finit par faire la couverture de Vogue. C'est sans compter que les souffrances endurées ont été réelles, et que chaque moment de bonheur durement acquis bascule aussitôt à nouveau dans le cauchemar. La réalisatrice réussit à ne jamais laisser son scénario tomber dans la vulgarité d'un téléfilm jouant de clichés faciles, exercice auquel elle doit pourtant être bien plus habituée, ayant travaillé pour la télévision plutôt que pour le cinéma. Chaque victoire de Waris pourrait faire basculer l'histoire dans la bluette, ou la comédie à l'eau de rose. Mais l'intelligence du scénario est de montrer le dur chemin qui précède la réussite, et la brièveté du triomphe. A peine Waris a-t-elle échappé au mariage forcé qu'elle marche des jours, seuls, dans le désert; à peine a-t-elle atteint la ville que sa tante veut la chasser; elle met le pied sur le territoire britannique? C'est pour être enfermée dans la maison de son oncle où elle travaille comme une esclave sans jamais sortir. Elle va prendre l'avion qui l'emmènera sur les catwalk du monde? Elle n'aura même pas le temps de mettre le pied sur le tapis roulant qu'elle sera enfermée, pour défaut de visa. Rien n'est jamais acquis pour la jeune femme dont on peut penser qu'elle a la chance de son physique, l'opportunité de rencontrer par hasard un grand photographe, ou de se lier d'amitié avec Marylin, pas envieuse pour un sou.


    Toutes ces épreuves, succédant à la chance, qui précède de nouveaux déboires, ne sont là que dans le but ultime de renforcer le tout dernier message, le dernier et le seul, de Waris Dirie; celui qu'elle a été la première à évoquer publiquement, qu'elle a mis au devant de la scène politique mondiale et pour lequel elle a été nominée ambassadrice de l'ONU. Waris Dirie veut parler de l'excision, souhaite que le monde reconnaisse cette pratique comme une mutilation, et veut donner un autre sens à l'expression "être une femme". Et c'est grâce à tout son parcours précédemment montré, au terme d'une heure et demi où l'on évoque seulement sans s'y attarder la barbarie à laquelle Waris a été soumise petite fille, et qu'elle considère, au début, comme la norme, que le message prend sa vraie dimension. Tout au long du film, Waris est une femme mutilée, que l'on sait, mais qui vit avec ce sexe atrophié. On la voit avant tout SDF, puis top model, employée dans un fast-food, étudiante heureuse de s'intégrer et d'apprendre. Une fois que son personnage est dessiné clairement, lentement, avec ses blessures profondes et ses joies éphémères, alors qu'enfin elle a tout, il lui reste ce message. Et Waris raconte, en flash-back, le sang, la tradition, les jambes d'enfant écartées sur un rocher au milieu du désert, hurlant dans les bras de sa mère. Elle met les mots sur un un terme tabou, pas violemment mais crûment, et fait pleurer la journaliste qui voulait publier un conte de fée et se retrouve avec un sujet plus fort sous les doigts. Le spectateur aussi pleure, face à la violence physique, mais aussi en voyant cette femme, qui a continué son chemin, bravement, en ayant supporté les humiliations toute sa vie. Waris a rit et aimé, réussi; mais elle est également une survivante, qui aurait pu sans honte abandonner tout combat.


    Le scénario est donc brillant, et servi par une mise en scène simple. Sans artifice de caméra, à la manière d'un téléfilm mais sans le côté vulgaire d'une image télévisée, les actes sont plus percutants que la réalisation. Pas de fioritures excessives, la joie comme le malheur sont sobres et efficaces. Liya Kebede excelle dans le rôle de Waris, touchante; Sally Hawkins, découverte notamment dans le rôle principal de Be Happy, exubérante et délurée, attachante.


    Fleur du désert mérite d'être vu, et l'excision de ne pas être considérée comme une pratique aujourd'hui oubliée. Le film est bouleversant.

    Site web:  http://fannynours.blogspot.com/2010/03/fleur-du-desert-de-sherry-hormann.html
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