Vincere

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    - Vincere, drame historique et politique aussi poétique que bouleversant, qui nous plonge au coeur du lourd secret qui entoure la vie de Mussolini, celui de l'existence d'Ida Dalser et de son enfant, Benito Albino, qui passa sa vie à se battre pour revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné du dictateur.
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    Vincere

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    (3.2 pour 51 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Italie
    DUREE:
    1h 58min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Synopsis du film Vincere

    Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l'histoire
    officielle ne raconte pas : une femme, Ida Dalser, et un enfant, Benito
    Albino ? conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de
    manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Milan où
    il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige
    le quotidien l'Avanti. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à
    financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur parti
    fasciste,elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito
    Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui
    découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida
    n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et
    de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée
    de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se
    rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.

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    cristal
    Le 02/12/2009
    211 critiques
    C'est dans un mélodramatisme flamboyant et une audace formelle puissante que Marco Bellocchio dessert sa splendide mais classique histoire. "Vincere" parvient à appliquer en termes de réalisation tous les fantasmes de Mussolini face à cette terrible vérité ; son désir de grandeur, ancré dans une musique (du prodigieux Carlo Crivelli) et une mise en espace grandiose, l'oubli de sa femme qui, noyée par des teintes blanchâtres et une peau flêtrie, devient le fantôme du présent. Bellocchio utilise de manière sublime la caméra pour désigner à l'image ce que les hommes et les femmes pensent. C'est aussi pour cela que son film tient beaucoup de l'opéra, dont la mise en scène est constamment focalisée sur la transmission visuelle des faits là où il n'y a pas de mouvements pour décrire les frontières d'un décor et l'intérieur d'un personnage. "Vincere" se ressent comme une rage au bord des lèvres, tremblantes et émues, de voir une femme combattre contre l'absurde. Le traitement de l'absence du mari (parallèlement figure paternelle d'un fils qu'il a rayé de sa vie, et avant tout homme de pouvoir) est peut-être le point le plus intelligent du film : c'est justement en évitant les interactions entre les deux personnages, l'une révoltée à la tête de sa famille détruite et l'un à la tête du peuple, que "Vincere" prend tout son sens. Plutôt que de créer l'absence en montrant deux personnages qui ne se rencontrent pas dans leurs conquêtes opposées, Mussolini est éradiqué de toute notion de reconstitution et devient l'icône ravageuse projetée sur les écrans de télé. Le personnage, tout d'abord interprété avec une prestance démiurgique par Filippo Timi, est renvoyé à l'état de fantasme, créant ainsi chez le spectateur une perte de repères et une identification directe à la mentalité d'Ida Dalser. Le comédien se fait relayer par le véritable Mussolini, figure de terreur dont l'imposante carrure défraie le simple écran où Ida contemple son amour perdu, cet amour qui déjà lorsqu'il la pénétrait dans ses draps d'Olympe pourrissait en elle comme la violence qu'il infligerait plus tard au peuple et au pays. Bellocchio donne au spectateur le pouvoir de s'immiscer dans l'intimité et la douleur de son personnage féminin en lui donnant ses yeux et son sentiment personnel d'absence. On se retrouve seuls plongés avec elle dans ce dortoir d'asile psychiatrique, à la vaine recherche d'un fils qu'on lui a ôté, déambulant dans l'espoir qu'un jour les portes se réouvriront (les portes de l'asile, les bras du mari). Accrochée aux barreaux de la cour, balançant sous la nuée nocturne de flocons d'hiver les lettres de son dévouement, Ida Dalser se transforme en une présence onirique et macabre, de plus en plus fantômatique et informe à mesure qu'elle perd tout ce qui l'entoure. Puis viennent les effrayantes images du garçon grandi, sosie physique de la figure paternelle (d'où le choix de prendre le même acteur), parodiant son père qu'il tourne en ridicule avant que n'apparaisse le point tragique et amer de cette incroyable histoire vraie, où on le voit délirer face aux images d'un visage inconnu et monstrueux, devenant ainsi un fou sans avenir parce qu'il fût le fils inavoué d'une bête machiavélique. La statue à l'effigie du dictateur finit écrasée par un étau puissant, annihilant à l'état de poussière l'enfer mis en place. C'est dans cette résolution tirée d'une image d'archive que le film se termine, trouvant dans la destruction de la fureur dictatoriale un point conclusif à une histoire restée éternellement irrésolue. Le récit qu'a signé là Bellocchio prend donc racine dans son élan mélodramatique et sa mise en scène digne des plus grandes fresques intimistes du cinéma italien. Son apparence classique redoutée par les puristes du nouveau cinéma ne saurait pour autant cacher la véritable opération de reconstruction qui a lieu en plein coeur d'un film saisissant les multiples possibilités de rendre vraie et remplie de chair cette histoire de dignité et de courage par-delà les systèmes invaincus. L'un des plus grands films de ce début de siècle.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    Luocine
    Le 07/04/2010
    16 critiques
    C'est un excellent film, au point de vue de l'image. La musique est très belle (hélas, le son est toujours trop fort dans les salles de Dinard, quatrième âge oblige?). Le spectateur se sent porter comme dans un opéra, il ne peut que suivre et comprendre la trajectoire du dictateur.

    L'Italie est pour moi un pays de lumière, or, dans ce film tout est sombre, il pleut et très fort parfois, il neige même, ce sera l'occasion d’une des plus belles images du film.

    Le fascisme est bien rendu, comme souvent, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer avec le nazisme. Même si Mussolini est parfaitement odieux et a fait le malheur de l'Italie, cela n'avait pas grand chose à voir avec l'Allemagne hitlérienne.

    On entend et on voit un discours de Mussolini, il y est beaucoup plus caricatural que l'acteur qui joue Mussolini. A chaque fois que je vois les actualités de l'époque je n'arrive pas à comprendre comment il pouvait galvaniser les foules, on dirait un pantin.

    Le film respecte tout ce qu'on sait de cette malheureuse femme et de son enfant, mais justement c'est ce qui m'a fait avoir une distance par rapport à ce film. Elle devient en quelque sorte folle par amour et ne fait rien pour éviter des sanctions alors que tout son entourage la met en garde. Son obstination fait son malheur et celui de son fils, j'aurais bien aimé comprendre pourquoi elle fait cela. J'ai pensé à ces héroïnes détruites par leur passion amoureuse, Adèle H, Camille Claudel.

    Je pense que si le film avait tenté une explication, on aurait pu lui reprocher de ne pas avoir respecté la vérité historique, mais moi ça m'a manqué. Je ne comprends pas l'obstination de cette femme. Je pense que tout le monde aurait essayé de sauver son enfant plutôt que de vouloir à tout prix qu'il porte le nom d'un père qui les rejette tous les deux.

    Site web:  http://luocine.over-blog.com/
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