Tetro

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    - Exilé en Argentine depuis dix ans, Tetro est un jour rejoint par son frère cadet, âgé de 18 ans, prêt à rouvrir d'anciennes blessures pour comprendre le départ de son frère aîné. Réalisé par Francis Ford Coppola, Tetro est un drame poignant, aussi intimiste et pudique que grandiose et esthétiquement époustouflant.
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    Tetro

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    (3.55 pour 111 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Etats-Unis,Espagne,...
    DUREE:
    2h 7min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Tetro

    Tetro est un homme sans passé. Il y a dix ans, il a rompu tout lien avec sa famille pour s'exiler en Argentine. À l'aube de ses 18 ans, Bennie, son frère cadet, part le retrouver à Buenos Aires. Entre les deux frères, l'ombre d'un père despotique, illustre chef d'orchestre, continue de planer et de les opposer. Mais Bennie veut comprendre. À tout prix. Quitte à rouvrir certaines blessures et à faire remonter à la surface des secrets de famille jusqu'ici bien enfouis.

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    cristal
    Le 16/11/2009
    211 critiques
    C'est en pénétrant le mystère du temps, obsession cinéphilique s'il en est, que le mythe Coppola tend à se découvrir une seconde jeunesse. Dans la vague créatrice d'une époque révolue, loin des budgets pharaoniques et des stars, "Tetro" incarne parfaitement l'idée lancée avec "L'homme sans âge" : celle d'un cinéma révélateur pour son cinéaste, metteur en scène de ses propres maux, de ses mensonges, de ses trahisons, douleurs et bonheurs. Bref, de ses souvenirs en mémoire et de ses générations. Avec l'imperfection et la naïveté d'un jeune premier déjà maître de la caméra, Coppola dompte son histoire personnelle en jurant que rien de ce récit n'est autobiographique. Pourtant, dans ses écarts à la vérité que lui seul connaît, il y a au moins là l'autobiographie d'un fantasme, l'application esthétique d'un vécu intérieur. Sur un ton inclassable, entre farce caricaturale et film burlesque, drame passionnel sur la rivalité familiale et romance tourmentée, "Tetro" déconcerte dans son admirable propension à passer d'un genre à l'autre sans jamais n'appartenir à un quelconque style fondé. Coppola maîtrise ces démarcations par un scénario qui trouve de l'interêt dans chacune de ses métamorphoses stylistiques, toujours en naviguant dans une pensée de cinéma illimité, sans barrières. Le N & B du film joue du clair/obscur de manière chic mais naturelle, comme si le grain sortait tout droit d'un vieux film argentin des années 50. Esthétiquement, dans la composition des plans comme dans la matière qui réside des personnages, "Tetro" est absolument sublime. Il contourne l'esthétisme pour une image artisanale travaillée mais jamais intellectualisée. L'image n'a pas de fonction directrice mais elle traduit simplement les inévitables ambiances qui découlent de cette famille recomposée dans le non-dit, silence paradoxalement hystérique et constamment changeant qui permet au film l'élargissement de sa palette émotionnelle. A l'inverse de "L'homme sans âge", qui se basait sur un principe très cinématographique (la métamorphose, l'inversion du temps, les effets fantastiques de la projection mentale, toutes ces choses que Méliès a rêvé), "Tetro" appartient plus à un style littéraire sur l'empire familial (thème central du Parrain). Il émane du scénario une impression de multiplicité du aux traitements complexes des rapports entre les personnages, ainsi qu'à l'apparition de flash-backs qui viennent apporter les clés du passé à des personnages pourtant jamais véritablement cernés. On pense tout saisir de ces visages étranges et inquiets car le flash-back soutient les intentions présentes mais plusieurs effets viennent contredire notre habituelle pensée : les flash-backs sont en couleur alors que le présent n'est pas teinté, et ceux-ci sont filmés avec un volontaire modernisme qui inverse l'effet initial du flash-back, tandis que les séquences présentes semblent tournées sur la base de photographies d'époque. Ainsi on ne sait jamais où l'on se place dans le temps, avec cette sensation étrange d'être malmené dans les méandres temporelles alors qu'il n'en est rien. La construction en deux parties (pour ne pas dire chapitre), vient aussi rajouter à la déstabilisation voulue en effectuant une pression de rythme de l'une à l'autre, et aussi parce que la seconde s'évertue à fondre le matériel technologique dans un champ jusque-là très baroque. On pourrait alors dire de "Tetro", et ce pour plusieurs raisons, qu'il est pris aux pièges de l'inégalité. Mais ce n'est pas plus un défaut qu'une qualité car celle-ci dessert indéniablement la magie Coppola. Son film est imparfait bien sûr, mais la maîtrise d'un monstre sacré se sent plus que jamais derrière une production aussi modeste et charmante, jusque dans son choix d'acteurs qui apparaît comme évident alors qu'il tient plutôt de valeurs peu populaires. A la lisière entre fiction et autobiographie, drame et fantastique tant le banal devient bizarrement pesant, "Tetro" donne vie à une idée de cinéma magnifique : celle qui nous fait franchir les rouages et les mécaniques de l'homme (ici dans le cocon familial) pour les déplacer dans des temps incertains, voire mystiques (la séquence des glaciers brillants tient de la sorcellerie). Le film de Coppola vient donc amorcer cette deuxième jeunesse ; ainsi le cinéma délivrerait l'élixir de vie, la jeunesse éternelle, fantasme parmi les fantasmes que le monde artistique n'a pas fini de mettre en abyme pour en déceler toutes les richesses. Surtout Coppola, véritable homme sans âge pour qui la vie redevient alors si longue, si pleine.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    Rob_Gordon
    Le 21/12/2009
    1 critique
    Francis Ford Coppola est vivant. Et même plus que ça. Voilà bientôt deux décennies qu'on le croyait fini, rincé, usé jusqu'à la corde par un nouvel Hollywood qu'il avait contribué à créer. L'étrange Homme sans âge, à défaut d'être réussi, lui avait au moins permis de remettre le pied à l'étrier, de se reconstruire en tant que cinéaste et de se frayer un chemin vers l'indépendance. Indépendant, Coppola ne l'a jamais été autant qu'avec ce Tetro qu'il est allé tourner du côté de l'Amérique latine, loin des studios qui ont toujours cherché à le contrôler. Soit les retrouvailles de deux frères : Tetro, l'aîné, a fui le carcan familial depuis dix ans pour aller vivre en Argentine, et est rejoint malgré lui par Bennie, jeune marin à peine majeur. Il est à nouveau question d'indépendance, l'un n'aimant rien tant qu'être en paix avec lui-même quand l'autre a choisi un métier le poussant à se prendre en main et à se détacher des siens. Après une phase d'apprivoisement qui permet à Coppola de pratiquer l'humour en plan fixe, ils vont enfin apprendre à se connaître et tenter de se comprendre.
    Tetro commence comme ça, comme une chronique désenchantée, ancrée dans un Buenos Aires dont ne voit quasiment rien si ce n'est quelques rues difficilement identifiables. Le noir et blanc est précis, jouant avec les ombres avec un naturel savamment travaillé et rappelant d'une certaine façon l'impressionnisme allemand. Tout ceci n'est pourtant qu'un point de départ, car l'affaire de famille s'étendra bien au-delà d'une affaire de frangins. Entre bientôt en scène la figure du père, chef d'orchestre renommé, responsable d'une façon ou d'une autre de l'éclatement de la cellule familiale. Les langues tardent à se délier, et ne le font qu'à la faveur des efforts du jeune Bennie, prêt à... (suite sur le blog)

    Site web:  http://www.toujoursraison.com/2009/12/tetro.html
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