Still walking

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    Still walking

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    (4.55 pour 14 notes)
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    1h 54min
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    Synopsis du film Still walking


    Une journée d'été à Yokohama. Une famille se retrouve pour commémorer la mort tragique du frère aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. Rien n'a bougé dans la spacieuse maison des parents, réconfortante comme le festin préparé par la mère pour ses enfants et ses petits-enfants. Mais pourtant, au fi l des ans, chacun a imperceptiblement changé... Avec un soupçon d'humour, de chagrin et de mélancolie, Kore-Eda nous donne à voir une famille comme toutes les autres, unie par l'amour, les ressentiments et les secrets.

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    Yuko
    Le 18/10/2012
    268 critiques
    5 bonnes raisons de découvrir ce film :

    1. Un film sur la figure familiale et ses imperfections. C'est un difficile pari que relève Kore-Eda Hirokazu : celui de raconter la famille, ses failles, ses vérités, ses incompréhensions, en garder le sel fondateur, le terreau primaire sans occulter la particularité de ses membres, leurs attentes et leurs imperfections. Un pari réussi pour un cinéaste qui atteint ici le sommet de son art, filme l'absence, les non-dits, le patrimoine commun à toutes les familles du monde.
    Ici, c'est la solidité de la cellule familiale que l'on éprouve, face à la mort, au retour de la vie, à l'évolution de celle-ci. Une histoire universelle et pourtant si personnelle, portée par des comédiens magnifiques de douleur et de dignité.
    La famille est ici filmée comme la structure qui perdure, celle dans laquelle chacun endosse un rôle déterminé, de sa naissance à sa mort, sans jamais réussir à se départir de l'image que l'on nous octroie. Durant les réunions, chacun s'épie, se découvre, se cherche... structure immuable, à la fois rassurante et étouffante, la famille devient ce spectre de permanence fictive qui rassure et angoisse chacun de ses membres.

    2. La mort comme ciment domestique. Jamais personne n'aura su filmer avec autant de justesse et de sincérité les absences et les fantômes du passé. Dans le film, toute la structure familiale tourne autour du souvenir idéalisé du défunt. La mort se tient au centre de la structure familiale et ses membres, nécessairement imparfaits, ne demeurent que les meubles fragiles, voués à la mort et à la destruction, d'une maison devenue un caveau à ciel ouvert.
    Une image forte que porte sur ses épaules la mère. En teintant son personnage d'une folie douce, Kore-Eda Hirokazu nous montre que si son corps reste parmi les vivants, son esprit a déjà rejoint celui des morts et qu'elle demeure aux côtés de son fils dans l'éternité. Ici, la réunion familiale devient une veillée funéraire, où les mots échangés deviennent d'étranges incantations entre des personnages trop conscients de leur mortalité. L'absent devient central, la vie se suspend aux ailes d'un papillon de nuit, réincarnation imaginaire du défunt pour sa mère, dans une maison vide emplie de souvenirs.

    3. La famille comme figure évolutive. Mais au-delà de l'absence et de la mort, le film évoque la figure évolutive de la famille au Japon. Comme pour se libérer du poids que celle-ci impose à ses membres, la famille ne peut survivre sans de nouveaux membres, de nouvelles figures, de nouvelles personnes. A l'image de cette veuve avec enfant qu'a épousé Ryoto, le second fils de la famille, et malgré les réticences des parents et le poids de la famille traditionaliste, le film montre cette nécessaire évolution à laquelle est emmenée toute société pour survivre.

    4. Un film poétique et tendre. Outre ses thèmes multiples et forts, le film de Kore-Eda Hirokazu se révèle être un petit bijou poétique, emprunt de nostalgie et de tendresse. Ses personnages, à la fois dignes et forts, incarnent avec perfection l'image du mythe familial. Un film intimiste tout en douceur et sensibilité, où le temps semble suspendu aux incantations des vivants et à leur désir de liberté.

    5. Une image magnifique. Pour porter son message, Kore-Eda Hirokazu choisit le classicisme. Une image travaillée en douceur, grâce à des filtres laissant délicatement entrer la lumière, révélant l'éclat des couleurs, la fermeté des formes et la consistance des sentiments.

    Vous l'aurez compris, ce film a été pour moi un vrai coup de coeur et je ne peux que vous le recommander chaudement !

    Site web:  http://art-enciel.over-blog.com/article-5-raisons-de-voir-still-walking-de-kore-eda-hirokazu-111395380.html
    le_Bison
    Le 16/05/2015
    162 critiques
    Un couple, la trentaine, un petit garçon, la dizaine. Une colline à grimper sous le soleil, derrière soi la mer. Dès ces premières images, je reconnais l’histoire. Je ne m’en souvenais plus, mais il m’a fallu juste quelques secondes pour retrouver mes esprits et sentir la suite venir. Oui, j’avais déjà vu ce film. Tant pis, je continue de regarder comme hypnotiser par des images au naturel.

    Mais peut-être que tu ne l’as jamais vu, alors rien que pour toi, je te refais le script : Une journée d’été à Yokohama. Une famille se retrouve pour commémorer la mort tragique du frère aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. Rien n’a bougé dans la spacieuse maison des parents, réconfortante comme le festin préparé par la mère pour ses enfants et ses petits-enfants. Mais pourtant, au fil des ans, chacun a imperceptiblement changé… Avec un soupçon d’humour, de chagrin et de mélancolie, Kore-Eda Hirokazu nous donne à voir une famille comme toutes les autres, unie par l’amour, les ressentiments et les secrets.

    Donc, je regarde de nouveau ces images d’un Japon contemporain, à quelques encablures de la grande ville. L’air y est paisible, le silence magnifié par le vol d’un papillon jaune – une âme réincarnée ? – la vie de tous les jours. Dans ce décor, banal, la vie d’une famille, recomposée, les rapports entre les anciens, les parents, et les plus jeunes, les enfants. Les souvenirs sont lourds, tristes et amers. Comme toutes les familles, il y a de l’amour, mais aussi beaucoup d’incompréhension entre les générations, surtout dans un pays comme le Japon où les traditions sont encore lourdement ancrées dans la mémoire.

    J’aime ce film. Il n’est pas triste, il est juste mélancolique. Il est humain, il parle des traditions, de la famille et de ses rapports. Un drame soit ça rapproche, soit ça déchire. Ici, la deuxième solution prend le dessus. L’ainé aurait du prendre la suite du père, célèbre médecin du quartier. Plus personne pour reprendre ‘sa’ clinique. De là, nait tout ce malaise entre le père et le second fils. De là, les rapports ont changés. Et de l’amertume en ressort.

    Ce fils, le ‘survivant’, Hiroshi Abe, je le redécouvre tout en pudeur. Il m’ouvre la porte de la chambre de son frère laissée presque intacte, des cartons entassés mais un poster de Joy Division y est toujours affichée. Joy Division, l’une des rares musiques des années 80 à subsister encore, sans prendre de rides.

    Oui, j’aime ce film, typiquement japonais, qui m’émeut, qui me présente une famille, trois générations, sous le toit de la tradition, légumes à la vapeur, tempuras grillés à souhait. Je prends une bière et une soupe miso. Le radis blanc est râpé. Peut-on le faire sauter ? Je me déchausse et m’incline respectueusement. Je m’assois dans un coin de la pièce, sent les odeurs et ressent cette intimité familiale. J’y éprouve de la compassion, mais aussi de la malice à observer ces gens tourner autour de moi, une coupe de saké et un bol de riz gluant, un verre de thé froid quelques sushis. Oui, je l’aime ce film, et je le regarderai même une troisième fois si l’occasion s’y présente.

    Parce que lorsqu’on lit du Haruki Murakami, on regarde aussi Kore-Eda Hirokazu. Et inversement. Même sensibilité.

    Site web:  http://leranchsansnom.free.fr/?p=4632
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