Le 13ème guerrier

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    DERRIÈRE UN EXIL SE CACHE UNE PROPHÉTIE… - Exilé pour avoir séduit la femme d'un autre, Ahmed Ibn Fahdlan devient un jour le "treizième guerrier" d'un groupe de Vikings, qui, selon la prophétie, pourra sauver le village du seigneur Rothgar, attaqué par des démons mi-hommes, mi-animaux. Alors qu'il apprend le maniement des armes et la langue de ses nouveaux compagnons, Ahmed doit faire face à ses propres peurs. Rythmé par des combats acharnés d'une esthétique pure, Le 13e Guerrier est un film d'aventure efficace, haletant et sombre porté par Antonio Banderas.
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    Le 13ème guerrier

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    (3.4 pour 156 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1999
    PAYS:
    DUREE:
    1h 42min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Synopsis du film Le 13ème guerrier

    Contraint à l'exil par son calife, pour avoir séduit la femme d'un autre, Ahmed Ibn Fahdlan est envoyé comme ambassadeur en Asie mineure. Une prophétie l'oblige à devenir le "13e Guerrier" d'un groupe de Vikings partant porter secours au seigneur Rothgar, dont le village est régulièrement attaqué par une horde de démons, mi-humains mi-animaux. Au cours de ce long périple vers le nord de l'Europe, Ahmed apprend la langue de ses compagnons et le maniement des armes. Sur place, il devra affronter ses propres peurs.

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    Nio_Lynes
    Le 20/11/2011
    286 critiques
    Synopsis : Au Xe siècle, Ahmed Ibn Fahdlan (Antonio Banderas) est contraint à l'exil par le calife de Bagdad. Ambassadeur en Asie mineur, son chemin croise celui d'une troupe de guerriers vikings menés par le charismatique Buliwyf (Vladimir Kulich). A ce moment, un appel à l'aide convoyé par un messager arrive prestement : une région isolée appelle à l'aide car des démons semblerait les menacer. Selon l'oracle, il faudra autant de guerriers que de mois (selon le calendrier viking) mais le 13e guerrier devra être un étranger. Ibn s'engage alors dans cette curieuse aventure...

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    Revoir Le 13e guerrier lors de sa sortie blu-ray, quasiment 12 ans après sa sortie salle (le film, mis en chantier en 1997 connu la production chaotique que chacun sait pour ne sortir qu'en août 1999) permet une nouvelle fois de confirmer que le talent de McTiernan était alors intact et bénéficier à ce jour d'une version sans doute définitive (vraiment ?) qui permet d'assoir sans doute définitivement ce film devenu culte au panthéon des plus grands films d'action.

    Pourtant, ce qui s'avère le dernier grand film de son auteur, est naît d'une gestation périlleuse et chaotique. Sans revenir dans les détails (tous les tenants et aboutissements peuvent largement fournir matière à un bon livre. Les bonus du blu-ray permettent de dresser un état des lieux assez saisissants mais on y revient plus bas), peut-être peut-on retracer quelques éléments essentiels à propos du film avant de le décortiquer plus longuement, la genèse mouvementée de ce dernier ayant un peu pris le pas sur le pur ressenti (assez fabuleux puisqu'il n'y a presque pas d'utilisation de CGI, excepté une mer houleuse sous une tempête, scène n'excédant pas une dizaine de secondes par ailleurs.

    Le reste ? Que des décors naturels en extérieur, le plus souvent reconstruits avec les moyens du bord, sur une petite île de Vancouver par les indiens, et dont la qualité technique frôle l'excellence quand on s'y attarde).

    A la base, il y a donc un roman de Crichton, "Eaters of the dead", qui ne plaît que moyennement à McTiernan, avant qu'un scénario brillant co-signé par William Wisher et Warren Lewis, plus ou moins basé sur le roman, ne séduise complètement l'auteur de Predator. Au regard du combat de l'humain face à l'inhumain qui animait le monumental film de 1987, on retrouve dans le 13e guerrier un même système de confrontation où les apparences basculent à chaque fois dans une autre dimension. Ainsi, Ibn, le lettré prend au premier abord ces barbares du nord pour des hommes rugueux, bourrins, violents. Pourtant petit à petit, son regard sur eux va s'ouvrir pour découvrir une culture fondamentalement différente mais pourtant tout aussi riche que celle dont il est issu. En parallèle, les fameux démons que nos vikings affrontent, les wendols, feront longtemps dire à Ibn que, rationnellement, ce ne sont que des hommes, il y a moyen de les vaincre. Mais plus tard, face à un amoncellement de crânes et d'ossements qui signifient bien que ceux-ci sont anthropophages, l'homme cultivé qu'il est s'écrira horrifié que, non, "ce ne sont pas des hommes".

    Pendant le tournage et jusqu'à la distribution du film, deux ans plus tard, la situation enfle entre Crichton et McTiernan. Le premier disposant d'un droit de véto, ne supporte pas qu'on puisse s'écarter de son roman, le second n'apprécie pas du tout qu'on lui coupe les jarrets sur une oeuvre qu'il estime sienne.

    Un exemple qui montre bien la profonde divergence entre les deux auteurs : la mère des wendols. McTiernan la veut enrobée, à l'instar des Vénus néanderthaliennes adorées par nos propres hommes préhistoriques. Pour le réalisateur, il s'agit de montrer que les Wendols sont plus une sorte de communauté sans antagonisme. La mère des Wendols, représentée par une petite statuette n'arrive qu'au milieu du récit d'ailleurs et sa mise à mort déjà prévue dans le script original s'effectue avec une brièveté radicale. En cela, les Wendols, tout comme les Vikings montrent des hommes et des femmes qui respectent tous deux la nature mais dont les conceptions humaines et morales divergent. Pour le réalisateur, c'est le choc des cultures qui importe plus que tout, quitte à ce qu'il soit d'une rare violence.

    Crichton lui, veut rendre accessible au public l'histoire, quitte à créer des méchants facilement identifiables à travers des reshoots qu'il tourne lui-même un an après McTiernan (ce dernier s'étant violemment engueulé avec l'auteur, il quitta le film en plein montage pour tout de suite se mettre à tourner L'Affaire Thomas Crown). Ce sera donc une mère des Wendols maigrelette mais redoutablement terrifiante à cause d'une griffe trempée dans le poison et maintenue à la main, ainsi qu'un chef de meute grimé d'une peau d'ours surmontée de cornes.

    Qui a raison au fond ? Qui a tort ? Dans la version salle et donc la version finale dont nous disposons, ce sont les créations de Crichton qui ont été retenues (même si il n'est pas crédité pour les nombreux reshoots qu'il fit) et on ne peut donner tort à cet aspect presque maniaque du romancier tellement tout concourt à donner à la scène de rencontre entre Buliwyf et la mère desWendols, une redoutable efficacité (les maquillages des têtes coupées, l'éclairage, le montage... Pour un peu, on avait oublié que Crichton a été quand même aussi un bon --mais trop rare pour l'estimer vraiment aussi d'un autre côté, encore que faire unMondwest comme premier film, excellente série B qui préfigure presque le Terminator de Cameron, c'est pas donné à tout le monde-- réalisateur dans les années 70 et 80).

    La guerre d'égo du réalisateur et du romancier-producteur et ce qui a suivi (scènes perdues ou coupées, reshoots, accidents techniques et physiques au tournage --dont un Banderas qui se soude une vertèbre du dos et un Dennis Storhøi --le personnage de Herger-- qui finit presque par se noyer--, les premières projections-test qui s'avèrent catastrophiques et obligent le studio à faire encore plus pression pour modifier le film...) a construit pour longtemps la légende de ce film. Le fait qu'il soit en avance et ne devienne culte qu'en France, avant de lentement enfler dans le monde et ne trouver que tardivement son public a fait le reste. On a longtemps fantasmé sur une director's cut qui mettrait tout le monde à genoux mais de l'aveu de McTiernan lui-même, au fond, le film tel qu'il est se suffit à lui-même : "Je n'aime pas la fin (référence à sa fin non tournée, calquée sur le Zoulou de Cy Enfield) mais j'aime et j'assume tout le reste. Dans l'ensemble, je retrouve mon montage." (Entretien issu du Ciné live d'avril 2003). Il n'y a donc finalement qu'un seul montage, que la nouvelle version DVD et Blu-ray de Metrpolitan restitue magistralement (avec, pour les fans, quelques ajouts non négligeables qui rendent encore plus beau le récit).

    Le film en lui-même reste une merveille d'actionner intelligent et puissant. C'est tout autant un portrait de choc de cultures que l'initiation d'un homme en terrain étranger et inconnu. Un homme qui va évoluer et découvrir des choses qu'il ne soupçonnait pas pour en sortir grandi. Le film regorge en lui-même de trouvailles constantes qui l'érigent en grand spectacle n'ayant pas pris une ride. McTiernan confirmait là son brassage d'influences américaines et européennes (le montage presqu'en jump-cut où Ibn apprend au fil de son périple avec ces hommes leur langage, où les quelques plans rapidement montés où on le voit tailler lui-même son sabre à partir d'une épée viking) et qu'on retrouve d'ailleurs dans les nombreux bonus de cette riche édition.

    Finalement et à l'instar de nombreux grands films "tronqués" comme Les Rapaces ou La vie privée de Sherlock Holmes, notre13e guerrier reste vaillant sur ses deux jambes et continue d'être un monument insurpassable du film d'action.


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    L'originalité de cette nouvelle édition DVD et Blu-ray (ici ce support qui servit au visionnage), c'est la qualité technique et sonore, en plus des nombreux bonus qui concourent à en faire un indispensable. Vis à vis de l'image, on peut noter un peu de grain parfois dans le noir mais la définition reste de haute volée. Quand au son, c'est encore mieux, tout est en DTS 5.1, que ce soit la V.O ou la V.F. Un grand régal.

    Les bonus ne sont pas en reste, en fait, on est quasiment servis comme dans un restaurant 4 étoiles. La version collector dispose d'un jeu de 8 cartes témoignant à la fois du tournage comme d'extraits du film; ainsi que d'un livret fort bien fourni d'une vingtaine de pages qui revient d'ailleurs sur les coupes et reshoots en citant dans ses sources, l'indispensable site français "Eaters of the dead", énorme source d'information sur qui veut vraiment presque tout savoir sur ce film.

    Sur le Blu-ray on trouve plusieurs reportages dont A la recherche des mangeurs de morts (51 minutes) qui condense des entretiens de 2003 (McTiernan) et 2011 (Banderas, Kulich...) qui témoignent du recul de tous les intervenants sur le film. L'amertume semble passée et personne n'est dupe au fond que le film aurait pu être un chef d'oeuvre si il n'avait connu tous ses problèmes mais la vie continue. Kulich avoue même que cela aurait pu être un parfait tremplin à sa carrière (et le bonhomme ne manque pas de charisme en plus) quand à Banderas, il avait saisi depuis un moment que cela allait devenir un film culte. Il est même étonnant de ne pas voir McTiernan taper sur Crichton et prendre les choses plutôt bien à l'époque.

    Un autre reportage plus court revient sur les décors du film (31 mn) tandis qu'on a accès à des fiches sur les différents vikings, une piste "trivia" qu'on peut déclencher ou non (qui raconte plein d'anecdote pendant que vous visionnez le film. Pas essayé mais si c'est aussi intéressant que les petites notes visibles pendant la série ROME de HBO que j'ai en coffret DVD, pourquoi pas ?), des bandes annonces diverses de l'époque (avec un fond sonore de ERA, oh my god ! Y'en a qui ont tout compris *ironie inside*), et enfin ...la cerise sur le gâteau.

    Une cerise qui fait un peu mal pour le cinéphile amoureux du cinoche de McTiernan : un mini reportage de 2011 où on le voit dans sa ferme du Wyoming marcher, conduire son 4x4, nous parler vaguement de ses projets et finalement aborder quelques films du cinéma européen que sa cinéphilie prononcée lui permet d'apprécier. Si le fait de l'entendre parler de Fellini, Bertolucci, Pasolini et Godard est un rare bonheur, ça fait quand même mal de le voir assis sur son fauteuil, ayant pris un coup de vieux et ayant parfois des trous de mémoire à se rappeler de beaucoup de choses. J'espère sincèrement le voir revenir bientôt au cinéma si son projet aboutit...

    Site web:  http://dvdtator.canalblog.com/archives/2011/11/20/22749364.html
    LordGalean
    Le 26/11/2011
    99 critiques
    Il est de ces oeuvres maudites qui voient le jour malgré tous les problèmes qu'elles ont pu rencontrer de leur création à leur exploitation en salles, et le film le 13ème guerrier de John Mc Tiernan ne déroge pas à la règle. Charcuté par un Michael Crichton (cinéaste et écrivain à l'origine du roman adapté dans le film) qui ira jusqu'à brûler lui-même tout les négatifs des scènes coupées pour empêcher mc Tiernan de sortir un jour la director's cut fantasmé par bon nombre de fan du réalisateur), reçu froidement par le public, un peu moins par la critique (encore que), voilà que le film ressort enfin en bluray mais sans la director's cut tant attendue et pour cause (cf plus haut).
    Qu'à cela ne tienne, ne boudons pas notre plaisir, car c'est l'occasion de revoir probablement un des grand chef d'œuvre du réalisateur (malgré les problèmes rencontrés sur le tournage entre Mc Tiernan et Crichton et donc cette impression de film non fini) et surtout un des meilleurs films de Viking.
    Un petit mot sur l'histoire. Michael Crichton, écrivain à l'origine de roman comme Timeline ou encore Jurassic Park, imagine ici de confronter le regard d'un poète arabe ayant réellement existé Ibn Fahdlan, déchu dans la scène d'ouverture du film pour avoir fauté avec une femme qui n'était pas la sienne, à une cohorte de guerriers viking qui sur le principe d'une prophétie vont partir aider un village allié, assailli par d'étranges démons mi-ours, mi-lion, les Wendols. La grande force du scénario est aussi de mettre en scène le héros du poème qui a inspiré Tolkien pour l'écriture de son Seigneur des Anneaux, à savoir "Beowulf", devenu phonétiquement "Bulywif" mais qu'on ne s'y trompe pas, il s'agit bien de la même évocation. D'ailleurs, Mc Tiernan souligne cet état de fait en faisant discuter le poète arabe Ibn Fahdlan et le chef viking de "poésie et d'écriture" et exécuter des dessins y correspondant sur le sable de la rive.
    Ibn Fahdlan ne parle pas un mot de "viking" et c'est donc dans un premier temps, celui qui l'accompagne, remarquable Omar Shariff qui va jouer les interprètes. Dans une scène de communication, dont seul un réalisateur comme Mc Tiernan a le secret, l'homme va s'adresser aux vikings en grec, puis devant le mutisme des hommes (ils ne se comprennent en réalité pas), en latin, engageant ainsi un dialogue. Au cours d'un repas, une magicienne du clan dit que la prophétie ne s'accomplira que si un 13ème guerrier se joint au viking et que ce 13ème guerrier ne peut être un des leurs.
    Voilà donc le poète arabe, contraint de partir avec les vikings pour venir en aide aux villageois. Ce dernier ne comprend pas ses camarades, et en observant leurs lèvres et la résultante des mouvements de leurs lèvres pendant une partie du voyage, il va finir par apprendre à parler comme eux. Et lorsque un viking en vient à insulter sa mère, Ibn Fadhlan prend la parole dans leurs langues et les surprend.
    La barrière de la langue est passée, mais le poète ne gagnera réellement leur confiance et leur respect qu'en prouvant que son "chien" (les vikings traitent ainsi son cheval car il est plus petit que les leurs) est aussi agile, sinon plus que leurs montures. Le poète montre ainsi dans deux aspects de la communication (physique et morale) qu'il n'est pas si différent que ça d'eux, voire même qu'il peut leur en apprendre sur la vie.
    Un peu plus tard, perdu parmi les armes vikings (trop lourde et peu maniable), il se construira son propre sabre (Cimeterre) , une arme avec son identité.
    Car finalement, si on y réfléchit bien, ce film ne parle que de ça, d'identité, mais aussi d'ennemi invisible et inhumain. Par un combat contre un des ouvriers du village, les vikings prouveront également leurs valeurs. Et lorsque les wendols débarquent sur fond d'imagerie mythologique et fantasmatique , le spectateur sait que les seuls humains sont les villageois ,le poète et les vikings. Mais ça serait sans compter avec la malice de Mc Tiernan qui par un rebondissement dans l'intrigue, humanise à leur tour les "méchants wendols", qui ne sont pas réellement méchant mais juste moins avancés dans leurs idéologies comme dans leurs moeurs.
    Il est d'ailleurs amusant de constater que Ibn Fahdlan ne déclenche sa sauvagerie, devenant réellement un berserk, que lorsqu'il se retrouve avec la preuve tangible que les wendols sont des humains comme lui et comme ses compagnons. C'est donc paradoxalement lorsqu'il se sait en conflit avec de vrais humains et non des Djinns ou des monstres que son instinct guerrier se révèle.
    Mc Tiernan traduit d'ailleurs parfaitement bien la sauvagerie et l'art de la guerre de ces hommes au moyen d'une caméra à l'épaule héritée de son Die Hard 3 (d'ailleurs comme dans ce dernier, ou dans le premier, les "ennemis" ne sont pas ce qu'ils semblent être) et il filme l'ennemi invisible comme dans son superbe Predator, d'ailleurs à part lui et Mallick, aucun autre réalisateur ne filme aussi bien la nature et les arbres. Mc Tiernan filme aussi magniquement le visage de ces hommes en gros plan, le regard vide (mais l'esprit bouillonnant), fixant le plafond , se recueillant avant le combat ou risquant tout pour un idéal de liberté.
    Cette communion naturelle est d'ailleurs magnifiquement servie par le score sublime de Jerry Goldsmith, probablement une de ses plus belles compositions, traduisant aussi bien la puissance des guerriers, que la quiétude de la nature ou encore l'animalité des wendols.
    Au final, on a donc un trés beau film sur la communication (et paradoxalement l'incommunicabilité des êtres) car malgré leurs shamans femme quasiment "identique" sur les 3 peuples, malgré leur état de guerrier, la communication entre les Wendols et les viking/poète/villageois ne se fera que dans la souffrance et l'assaut (expédition punitive de part et d'autre d'ailleurs qui souligne bien cela et mort des deux chefs de part et d'autre également). Car si les wendols ravissent les têtes pour on ne sait quel rituel, les vikings ne coupent pas moins la tête des gens que ça soit celle des leurs ou celle des wendols. Mc Tiernan nous montre trois états de l'homme, dont le plus "civilisé" reste finalement le poète arabe. Nous avons également trois conceptions de la divinité différente, trois manière de voir Dieu mais qui finalement concours toute à la même chose, avec plus ou moins de succès d'ailleurs. Mais toute cette aventure, aura eu un effet bénéfique, puisqu'elle aura permis la cohésion entre un peuple occidental et un émissaire oriental et surtout, elle aura permis à Mc Tiernan de s'affirmer comme un des plus grands réalisateur mythologique et à Ibn Fahdlan de s'accomplir comme guerrier, le treizième guerrier.

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    Le 13ème Guerrier, disponible depuis le 2 novembre 2011. Distribué par laMetropolitan Filmexport.

    un petit mot sur les bonus, pas de commentaire audio de Mc Tiernan, comme on aurait pu l'espérer, mais de sympathique featurette, un making of assez complet et pas trop formaté et une interview du réalisateur intéressante sur ses goûts (trés amateur de cinéma européen essentiellement) mais pas très utile pour apprendre des choses sur le film. Enfin, on l'aura compris, ce film est son film maudit et il ne veut plus en entendre parler comme il l'a bien dit et bien fait comprendre.

    On se rabattra plutôt avec plaisir sur le petit livret avec le Bluray collector qui en plus d'être un bel objet agréable à lire, est aussi une petite mine d'informations sur le film. A noter aussi qu'une dizaine de photos, également fournis avec le bluray replongent dans l'univers du film avec plaisir.

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