Celle que vous croyez

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    - Safy Nebbou, réalisateur de L'Empreinte de l'ange et L'Autre Dumas, signe avec Celle que vous croyez un film d'amour dramatique, où Juliette Binoche (Rendez-vous, High Life, Doubles vies) se fait passer pour une femme plus jeune, sur un site de rencontres. Face à elle s'impose François Civil (Catacombes, Le Chant du loup). Adapté du roman de Camille Laurens, et joué aussi par Guillaume Gouix (Jimmy Rivière), Charles Berling (Exfiltrés) ou Nicole Garcia (Gare du Nord), ce film est annoncé comme un drame troublant, avec un côté thriller.
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    Celle que vous croyez

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    (3.85 pour 11 notes)
    REALISATION:
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    DUREE:
    1h 42min
    ACTEURS:
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    Celle que vous croyez: ADN

    Synopsis du film Celle que vous croyez

    Pour épier son amant Ludo, Claire Millaud, 50 ans, crée un faux profil sur les réseaux sociaux et devient Clara une magnifique jeune femme de 24 ans. Alex, l’ami de Ludo, est immédiatement séduit. Claire, prisonnière de son avatar, tombe éperdument amoureuse de lui. Si tout se joue dans le virtuel, les sentiments sont bien réels. Une histoire vertigineuse où réalité et mensonge se confondent.

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    Pour la plupart des films de cette liste, je ne savais meme pas qu'ils avaient été adaptés d'un livre.

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    Vance
    Le 26/06/2019
    164 critiques
    Avec Celle que vous croyez, le réalisateur Safy Nebbou propose un film sensible, construit avec une certaine malice autour d’un personnage transfiguré par l’élégante performance de Juliette Binoche.
    Présenté à la 69e Berlinale, le métrage surfe sur deux sujets récurrents et modernes : l’image de la femme et les réseaux sociaux, l’une se servant des autres pour se rassurer, rechercher, se cacher, séduire, se révéler, se travestir et/ou s’abandonner. Images empruntées, copiées, trafiquées, servant à se mentir autant qu’à mentir aux autres en s’inventant une identité, un personnage dont la substance s’enrichira du background qu’on lui construira dans le but d’étayer ce qui n’était au départ qu’un jeu dangereux, un jeu de séduction et de cache-cache.
    Car Claire Millaud est (encore) belle à cinquante ans, sauf qu’elle a besoin, un besoin aussi urgent qu’expiatoire, qu’on le lui dise, qu’on le lui prouve ; mère de deux garçons qui ne la comprennent guère, séparée d’un mari qui lui a préféré une petite jeune, Claire ne peut se contenter de ses amis et de sa brillante situation d’universitaire spécialisée dans la littérature comparée (option Choderlos de Laclos, vous voyez la référence ?). Elle couche donc avec Ludo, fougueux jeune architecte qui, s’il la satisfait sur le plan physique, tarde à donner de l’épaisseur à leur relation. Si bien qu’elle va user des réseaux sociaux (au départ Facebook, qu’elle maîtrise – ce qui colle bien au statut de « réseau pour vieux » de ce déjà vénérable ancêtre de Twitter et autre WhatsApp) pour déterminer si le bonhomme ne lui cache rien. C’est ainsi qu’elle va s’intéresser à Alex, le photographe colocataire de Ludo. Et pour l’alpaguer, quoi de mieux qu’un faux profil ? Elle met ainsi le doigt dans un engrenage retors : de Claire, professeure quinqua, elle devient Clara, accorte blonde de 24 ans. Le contact s’établit, les dialogues, au départ innocents, s’ensuivent. La curiosité d’Alex, visiblement émoustillé par l’énigmatique Clara, se transforme peu à peu en investigation coquine. Et Claire, le double réel de la Clara virtuelle, de perdre progressivement pied en jouissant de cette cour de plus en plus effrénée qui lui permet de retrouver le goût de séduire, de plaire, d’être femme. Jusqu’au moment, attendu, fatal, où il va bien falloir prendre contact. De visu. En chair et en os. Et là, le bel échafaudage électronique qu’elle a patiemment monté va trembler sur ses très fragiles fondations…
    Dans ce jeu de dupes, le dupé ne s’avèrera pas forcément celui qu’on croit. Car si la progression de l’intrigue, très formelle et cohérente, n’étonne guère, elle montre très vite des signes d’essoufflement alors même que le film n’en est qu’à la moitié : soit cela va trop vite et on s’expose à une fin languissante, soit le scénariste en a sous la pédale et les seconds rôles vont s’avérer plus importants que prévus. C’est que ce qu’on a vu jusque lors n’est que ce qu’en raconte la principale protagoniste, au passé : car Claire consulte un psy, le Dr Bormans, qui remplace son praticien habituel, et à laquelle elle va donc narrer – sans forcément tout dire – ce qui lui est arrivé. Mais, et si ce qu’elle en avait dit s’était déroulé autrement ? C’est là que le réalisateur, non sans une certaine espièglerie, nous sort de son chapeau une sorte de « What if ? » d’une exquise poésie.
    Et là encore, nous n’en avons pas terminé avec l’histoire. Car d’autres ont encore leur mot à dire, et Claire devra forcément payer pour les règles qu’elle a enfreintes.
    Juliette Binoche, qui a accepté le rôle après une simple lecture, est d’une remarquable évidence : si elle semble montrer un soupçon d’artificialité dans son rôle de professeure, elle rayonne dans celui de cette femme au carrefour de son existence, bouillonnante d’énergie, manquant de tendresse, seule au milieu des siens. Comme souvent, elle ne recule devant aucun artifice, aucune censure et n’hésite pas à se révéler dans les failles, la fragilité et les stigmates de l’âge, femme épanouie encore séduisante mais sentant sur elle l’ombre de la vieillesse. Dans ses hésitations, ses larmes et ses orgasmes, elle campe une Claire émouvante par ses choix, forcément mauvais (car on s’attend au pire) mais toujours excusables. En face d’elle, la solennité hiératique de Nicole Garcia font d’elle la parfaite interlocutrice quasi-muette du psychiatre attentif, capable de rester stoïque devant les interrogations incessantes de cette femme soudain trop exaltée au point d’en être presque indécente. Lorsque ses silences s’attardent, on devine que le coup a porté, qu’une pique a trouvé son chemin et le défaut de son armure de médecin. Deux comédiennes au sommet de leur art auxquelles répond un François Civil décidément plus que prometteur, au charme fou, nanti d’un réel magnétisme.
    La réalisation s’appuie sur un tempo doucereux, tour à tour cotonneux et vibratoire, à l’unisson d’une très belle partition d’Ibrahim Maalouf qui passe aisément d’une petite ritournelle au piano à de profondes envolées lyriques aptes à conférer plus de profondeur aux scènes ainsi ornées. A saluer aussi le savant jeu de reflets et de miroirs auquel s’adonnent le chef opérateur, Gilles Porte et son réalisateur, histoire de densifier quelque peu le propos par une symbolisation active. Et honnêtement, en dehors de quelques facilités scénaristiques tout à fait acceptables, ce film représente une vraie bonne surprise, un thriller psychologique doté de rebondissements de bon aloi qui rehaussent le propos, regonflent l’intérêt du spectateur et redonne du tonus à son déroulement.


    keira3
    Le 01/07/2019
    74 critiques
    Adapté du roman éponyme de Camille Laurens, Celle que vous croyez de Safy Nebbou aborde une thématique originale, que l’on voit peu dans la production de masse : Claire, notre héroïne a 50 ans, cherche l’amour et le trouve en conversant par réseaux sociaux avec un jeune homme. Sauf que celui-ci ne sait pas qui elle est vraiment, car Claire est devenue Clara sur internet et a 24 ans.

    Le réalisateur nous livre un magnifique portrait de femme confrontée à la solitude moderne, à la violence des sentiments et des réseaux sociaux. Claire se retrouve emportée dans une spirale vertigineuse, faîte de mensonges, jusqu’à se perdre. Juliette Binoche est formidable, de toutes les scènes, tiraillée entre Claire et Clara, personnage double et ambivalent, qui émeut malgré tout. Mère divorcée, là voici attirée par le côté sombre d’internet, manipulant et manipulée, cédant à la « facilité ». Prendre le visage d’une magnifique jeune femme d’une vingtaine d’années pour s’oublier, oublier son âge, ses rides, sa solitude, ses enfants. Le réalisateur conçoit ce drame comme un thriller, filmant comme une course-poursuite ces deux points qui apparaissent sur le téléphone de Claire. L’un cherche, l’autre fuit.
    On pourra néanmoins reprocher à Safy Nebbou certaines facilités scénaristiques et un manque de souffle. Il accumule sur la fin plusieurs rebondissements, divertissant certes, mais Celle que vous croyez finit par manquer de force.

    On peut saluer les performances de Nicole Garcia en psychologue qui cache une grande douceur sous sa carapace et François Civil, l’acteur qui monte en puissance, émouvant en amoureux manipulé. Mais ce film est vraiment un écrin pour Juliette Binoche qui signe un des plus beaux rôles de sa carrière.

    Site web:  http://mygardenstate.fr/index.php/2019/07/celle-que-vous-croyez/
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