Jeux de rôles à Carpentras
Synopsis et Consensus de la critique
1990 : profanation du cimetière juif de Carpentras. Pierre Joxe dénonce "l'antisémitisme, le racisme et l'intolérance". Le Front national, qui se sent visé, entame une contre-offensive. Quelques semaines plus tard, la piste dite "locale" apparaît, qui exonère le FN de tout soupçon. À partir de là, la presse et la télévision vont faire chorus avec l'extrême droite pour accréditer la "rumeur de Carpentras" accusant des jeunes gens de la ville mêlés à des orgies... La profanation, de ce fait, n'aurait aucun caractère idéologique ou raciste... Dans le même temps, le FN ne cessera de réclamer "des excuses d'État pour une diffamation d'État". 1996 : des skinheads d'extrême droite avouent être les auteurs de la profanation. Notre enquête veut être la description d'un combat sur le front de l'opinion publique, où le Front national et les médias ont joué un drôle de jeu sur le dos de la justice.
- De Jean-Louis Comolli
- Avec
- Nationalité Français