La fin du bedeau
Synopsis et Consensus de la critique
Un sacristain, ayant toujours désiré devenir prêtre, entend parler d'une sacristie abandonnée dans un petit village. Les villageois l'accueillent chaleureusement, et le prenne pour le nouveau curé, mais sa arrivée est mal vue par l'instituteur local. Il assume pourtant fort bien cette fonction et devient rapidement indispensable… Après des films plutôt dramatiques, Schorm nous livre ici une farce, un peu à la manière du ton drolatique d’un Gogol, farce qui est aussi parabole du conflit entre foi véritable et règles d'une société hypocrite. Il signe certes une comédie férocement anti-religieuse, mais la religion n’est qu’une figure du dogme, qu’il soit religieux ou seculaire. A preuve, ce sera un des films interdits de 1969. Rassemblant la crème des acteurs de l’époque, Schorm étonne par la variété des registres (de la comédie à la tragédie), la fantaisie du ton, la drôlerie de cette galerie de personnages et l’ambivalence des caractères, typiques de la comédie italienne. Truculence, gags, personnages-marionnettes, mais avec beaucoup de subtilité, critiquant tout autant les naïvetés de la superstition que les abus du pouvoir, cela donne un des meilleurs films de la période, dans l’esprit des meilleurs Menzel.
- De Evald Schorm
- Avec Vlastimil Brodský, Zdena Skvorecka, Jana Brejchová
- Nationalité Tchèque
avis du public :
2,6
critique presse :
2,6
- Genre Comédie
- Sous-genre
- Thématique
- Émotion
- Origine
- Studio