Aquarius

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    - Aquarius, ou une comédie mélancolique et malicieuse sur le Brésil actuel. Clara, 60 ans, plus de mari et plus d'enfants chez elle, vit à Recife dans l'immeuble Aquarius, construit dans les années 40 en bord de mer. Seule occupante de cette bâtisse, elle va engager, sous le soleil et les palmiers, un bras-de-fer avec une société immobilière corrompue qui voudrait la faire partir. Tout en essayant de continuer à vivre sa petite vie... Présenté en Compétition à Cannes 2016, et salué par la critique pour sa chaleur, son actrice – Sonia Braga – et sa capacité à parler à tous, voici un film lumineux qui veut donner à sentir, avec humour, le temps qui passe et ne change pas les êtres.
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    Aquarius

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    (3.95 pour 23 notes)
    REALISATION:
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    PAYS:
    France,Brésil
    DUREE:
    2h 20min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Aquarius

    Clara is a 65-year-old music critic who is able to travel through time.

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    zglub215
    Le 21/03/2017
    40 critiques
    Kleber Mendonça Filho poursuit dans son deuxième long-métrage son exploration géographique et mentale de sa ville, en changeant d’axe de parcours. À l’horizontale des Bruits de Recife (différents destins suivis en parallèle) succède la verticale pour Aquarius et son unique personnage principal que l’on accompagne à travers plusieurs décennies. Les obsessions, le talent et la cinéphilie de Filho sont toujours là, à vif sur l’écran, et nourrissent cette lutte viscérale que le réalisateur n’est pas prêt d’abandonner : au soutien de l’humain, contre les puissances qui l’oppriment.

    Déjà impressionnant ; Les bruits de Recife s’attaquait de biais aux maux du Brésil, en figurant via la forme d’un film – les images, et encore plus le son – l’état de peur aiguë et généralisée que cette accumulation de dérives (corruption, racisme, injustices et mépris de classe) diffuse dans l’esprit de la population. Dans Aquarius, ces afflictions profondes dont souffre le Brésil sont toujours à l’affût, et affleurent au détour d’une scène quand on s’y attend le moins. Mais en plus de cela Kleber Mendonça Filho donne une incarnation plus humaine au mal-être de son pays, puisque chacun des deux camps principaux se voit doté d’un visage, d’une égérie. L’héroïne Clara (Sonia Braga) représente les proies individuelles broyées par la voracité de l’argent et du pouvoir. Les prédateurs aiguillonnés par ce dessein ont pour incarnation l’entreprise qui cherche à racheter l’intégralité de l’immeuble où Clara habite (l’Aquarius qui donne son nom au film), afin de le raser et de le remplacer par un autre ; et plus particulièrement Diego (Humberto Carrão), le chef de projet aux dents rayant le parquet malgré son faciès poupin et son jeune âge. L’opposition entre ces deux parties est si tranchée qu’elle donnera au dénouement de l’intrigue une saveur loachienne : principalement jouissive – l’amalgame cinglant qui y est fait entre les capitalistes sans vergogne et une colonie de termites nuisibles –, avec un petit arrière-goût d’abus de simplicité (le choc de fin est facile bien qu’évidemment sympathique).

    Avant cela Aquarius se montre autrement plus complexe, luxuriant, singulier qu’un simple pamphlet à visée sociale, soit autant de vertus qui ne risquent pas de s’effacer de notre mémoire. Filho est habité par un désir de cinéma et un amour de la vie tellement prodigues qu’ils pénètrent chaque élément de son film, conférant à celui-ci une abondance folle – et un brin de fouillis. Il arrive au récit de poursuivre des pistes dont on ne voit pas toujours bien la finalité, ou qui divergent un peu trop, mais où règne une certitude : on y trouvera forcément de quoi nous combler. Filho est trop généreux pour ne pas donner de l’importance à toute scène, de la chair à tout personnage, de la beauté ou de l’altérité à tout objet. On comprend que la rapacité à œillères des profiteurs affairistes, pour qui l’argent peut et doit tout remplacer, soit pour le cinéaste le repoussoir ultime ; cette logique a tout de la nemesis de son propre rapport au monde. Pour Filho la valeur d’échange de chaque être et de chaque chose déborde largement la somme d’argent que l’on peut en tirer. Lequel argent, avec ses tristes chiffres, a tendance à gommer le lien sur lequel doit se fonder une communauté aux yeux du réalisateur – la transmission, entre les êtres, par le biais des choses.

    La volonté de Clara de conserver son appartement repose sur le fait que des gens y ont vécu des événements (par exemple la fête d’anniversaire qui ouvre le film, sans lien avec la suite de l’histoire et pour un personnage que l’on ne reverra pas – une « gratuité » qui en fait précisément tout le sel) formant des souvenirs et des histoires. De même Clara expliquera plus tard qu’un disque vaut plus qu’un mp3, non pas parce qu’un mp3 ne vaut rien mais car la matérialité d’un disque permet de le personnaliser en lui associant une histoire unique. Cette nostalgie de l’unicité, des aspérités à une époque dominée par la standardisation imposée à tous pour le profit de quelques-uns mène naturellement à la fascination de Filho pour la création artistique des années 70. En musique, avec l’attachement à Queen (dont le tube Another one bites the dust est mué en hymne prémonitoire de la lutte à venir entre Clara et Diego, qui ne s’achèvera que lorsqu’un des deux mordra la poussière), et dans le cinéma surtout bien sûr.

    Aquarius ne ressemble pas à un film en particulier des années 70, pour la bonne raison qu’il embrasse des pans entiers du cinéma de cette période. Filho n’hésite par exemple pas à jumeler Assaut – déjà une référence majeure des Bruits de Recife –, pour tirer vers l’angoisse la situation de Clara isolée et assiégée dans son immeuble par le promoteur, et Les hommes du Président, lors de la riposte de l’héroïne construite à base de documents compromettants et d’informateurs officieux. C’est avec le même entrain que le cinéaste compose ici des scènes de famille en forme de grandes messes, dans la lignée des cinéastes italo-américains, ou bien bascule vers un fantastique organique et perturbant, qui visualise l’immeuble comme un corps à part entière. Intègre, Kleber Mendonça Filho utilise sa position de réalisateur pour mettre en accord ses actes avec ses idées : son cinéma perpétue la transmission d’une culture et de convictions que d’autres voudraient voir s’effacer.

    Site web:  http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/aquarius-de-kleber-mendonca-filho-bresil-2016-8302
    le_Bison
    Le 23/03/2017
    162 critiques
    Clara, une collection de disques qui en impose, est la dernière habitante d’un vieil immeuble des années 40, l’Aquarius de Recife, ville du Nord-Est du Brésil et samba sur la plage. Sous ces cieux ensoleillés où les immeubles ont de la classe repeints en bleu, elle se retrouve bien seule face à la mer. Une société immobilière cherche par tous les moyens d’acquérir ce dernier bien, afin de construire le nouvel « Aquarius ».

    Dans les années 70, l’insouciance sur une plage déserte, nuit profonde, une cassette dans l’autoradio. Monte le volume, bruits des vagues qui s’échouent sur le rivage et, des enceintes sort un monumental « Another one bites the dust ». Première scène, premier frisson d’un film qui ne va pas en manquer. Retour à notre époque, la musique toujours au centre de sa vie, la guerre est déclarée. Clara contre le fils du patron.

    La résistance est menée, la soixantaine assumée. Clara a survécu au cancer, elle ne va pas se laisser faire par un promoteur, arrogant et sans scrupule, à peine plus âgé que ses enfants. Elle sort de sa pochette un 33 tours, à chaque musique son tour, dépose le saphir. Pop, rock ou bossa-nova, le spectre est large pour cette ancienne critique musicale, mais le choix est toujours bon. Elle chante dans sa cuisine, quelques pas de danse dans le salon, fume un joint, se tape un gigolo, sexe érigé de la jeunesse. Ou elle écoute religieusement cette musique, l’un des points forts de ce film, l’éclectisme musical passant de Queen à Gil Giberto, avec un verre de vin rouge, monumental lui aussi, à la main A, a, a, sur ses lèvres, Ô, o, o.

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    Site web:  https://memoiresdebison.blogspot.fr/2017/03/a-a-que-deus-deu-o-o-o-o-que-deus-da.html
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