Dans un jardin je suis entré

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    Dans un jardin je suis entré

    UTILISATEURS
    (3 pour 3 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Suisse,...
    DUREE:
    1h 37min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Dans un jardin je suis entré: ADN

    Synopsis du film Dans un jardin je suis entré

    "Dans un jardin je suis entré" fantasme un ancien Moyen-Orient, dans
    lequel les communautés n'étaient pas séparées par des frontières
    ethniques et religieuses, un Moyen-Orient dans lequel même les
    frontières métaphoriques n'avaient pas leur place. Avi (Mograbi) et Ali -
    son ami palestinien d'Israël - entreprennent un voyage vers leur
    histoire respective dans une machine à remonter le temps née de leur
    amitié. Le Moyen-Orient d'antan, où ils pouvaient coexister sans effort,
    refait surface avec une grande facilité.

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    zglub215
    Le 23/07/2014
    0 critique
    Au début de l’année dernière, deux documentaires sortis presque simultanément, 5 caméras brisées et The gatekeepers, mettaient face-à-face les visions irréconciliables des deux camps impliqués dans le conflit israélo-palestinien. Dans un jardin je suis entré trace une inattendue troisième voie. Ce n’est pas une surprise qu’elle soit le fait du franc-tireur Avi Mograbi, israélien comptant parmi les plus virulentes voix critiques envers la politique belliciste de son pays (voir ses précédents documentaires, de Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon à Z32). Mais c’en est une de découvrir la générosité qui habite cette fois le travail de Mograbi. Son nouveau film a pour point de départ son amitié de trente ans avec Ali Al-Azhari, arabe d’Israël dont la famille a été victime de la Nakba en 1948 – l’expulsion de leurs terres et de leurs maisons par les nouveaux arrivants juifs. Ali et Avi résident aujourd’hui tous les deux à Tel-Aviv, mais leurs vies sont radicalement différentes ; tandis que leurs grands-parents, à Damas, Beyrouth ou Jaffa, étaient membres d’une communauté où le métissage des cultures était la règle et les frontières une abstraction. Bien sûr tout n’était pas rose, avec la présence autoritaire d’une puissance coloniale (nous). Mais comparé au morcèlement haineux du présent, ce passé paraît idyllique, utopique presque. Pourtant, il n’est vieux que de soixante-dix, quatre-vingt ans ; deux générations à peine.

    Le grand écart opéré en si peu de temps est vertigineux, et Mograbi fait de ce vertige l’essence de son film. Il l’alimente en ouvrant sa caméra à toutes les propositions, de toutes provenances. Dans un jardin je suis entré est un joyeux squat façon tour de Babel. On y converse en hébreu, arabe, parfois même français ou anglais. Y cohabitent sans manières et sans ordre de primauté le passé, le présent, les rêves comme illustrations des joies, des peines et des combats que donne à vivre la région. Les émouvants souvenirs d’avant-hier – une feuille de calendrier contenant les dates de toutes les religions, une photo montrant un juif syrien des années 30 vêtu à la mode arabe – se joignent aux témoignages d’un aujourd’hui glaçant (l’aire de jeux d’un village israélien, construit à la place d’un autre village palestinien rasé, explicitement interdite aux « étrangers ») et aux visions d’un monde où tout aurait tourné différemment, qui hantent les nuits des uns et des autres. C’est parfois tendre, parfois déchirant, toujours empreint d’une merveilleuse empathie distribuée sans exclusive. Rongé bien malgré lui par les calamités subies par ses ancêtres et dont il est l’héritier contraint, Ali est ainsi probablement une personne difficile à vivre au quotidien ; mais Avi, par la magie du cinéma, le transfigure à l’écran en un personnage passionnant, que l’on quitte à regret. Comme cette fenêtre ouverte sur un Proche-Orient singulier, palpable et pourtant insondable.

    Le DVD édité par Épicentre Films prolonge le film par un entretien avec son réalisateur, entrecoupé d’extraits de l’avant-première en sa présence au festival Paris Cinéma à l’été 2013. Avi Mograbi explicite les raisons qui l’ont poussé à réaliser un documentaire à ce point en rupture avec son œuvre militante. Face à un conflit israélo-palestinien « bloqué pour longtemps » (et les événements actuels corroborent malheureusement cette prédiction lugubre), afin d’« échapper à l’impasse de la réalité, du présent » Mograbi a préféré s’embarquer cette fois à bord d’une « capsule de rêve », où « tout est complètement spontané », en compagnie de son ami Ali et de la famille de ce dernier. Son Yellow submarine à lui, en quelque sorte. Aussi doux, dingue et drôle, mais qui repose sur un triste constat d’échec difficile à ignorer complètement : le cinéaste rend – temporairement au moins – les armes, il ne croit plus en la possibilité pour lui de peser sur la situation en son pays.

    Site web:  http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/dans-un-jardin-je-suis-entre-de-avi-mograbi-israel-france-allemagne-2012-6699
    bobmorane75
    Le 07/08/2014
    0 critique
    Au départ, Avi et Ali devaient se lancer dans l’écriture d’un film Retour à Beyrouth. Au fil de leurs conversations et confrontations de souvenirs réciproques, de leurs origines familiales et leurs parcours ont progressivement déviés de la fiction au documentaire sur leur amitié et l’histoire du pays. Deux hommes de deux peuples et deux cultures dans un conflit brûlant d’actualité meurtrière, encore ces dernières semaines.
    Au fil des recherches, d’archives papiers et photos, Avi découvre avec désolation que son père a sans doute été actif lors de la Nakba, quand Ali en a été l’une des nombreuses victimes. De la fiction nous passons à la réalité, et c’est un retour au village d’Ali dont il fut chassé enfant en 1948. Ils s’y rendent entre excitation et angoisse avec Yasmine, la fille d’Ali, qui du haut de ses dix ans se trouvent coincée entre les deux entités. Bien qu’arabe musulmane, elle est aussi citoyenne israélienne, et va faire face à un choc émotionnel douloureux, en visitant l’ancien village de ses ancêtres. Sur l’air de jeu pour enfants, elle sera confrontée à un panneau d’Apartheid rappelant des heures sombres allemandes.
    Avi témoigne avec sobriété, mais aussi gêne et honte qu’il peine à dissimuler, et montre sans fard les réactions de ses amis, leurs colères contenues, les humiliations ravalées et les espoirs d'un monde meilleur, comme avec la révolution arabe, alors en pleine actualité en Egypte.
    Si cette suite ininterrompue d’entretien, pleine de passion et de découvertes est saisissante d’émotion souvent très forte, je regrette un manque d’explications sur le contexte historique et sur les nombreux sigles tels Nakba, -politique de terreur de massacres de populations civiles par dizaine de milliers pour obliger les centaines de milliers d’autres à fuir, d’où les millions de réfugiés d’aujourd’hui-, Tanzim -une des factions armées du Fatah (organisation politique et militaire palestinienne fondée par Yasser Arafat)-, Irgoun -organisation armée sioniste (mouvement nationaliste israélite)- et j’en passe, rendant quelque peu hermétique le contenu pour les non initiés comme moi.
    Si je ne doute pas de la sincérité de l’amitié qui unie Ali et Avi, il transparait pour autant dans les comportements, les regards et les conversations, une sorte de retenue et de fossé comme, sinon de la méfiance, une attitude dominé / dominant qui mettent mal à l’aise. Une inquiétude permanente imprime une ambiance de plombs où la petiote, pleine de vie et de joie, apporte une légèreté qui s’effondre violemment avec son désarroi terriblement émouvant face aux inscriptions, et sa place dans cette société.
    Beau documentaire donc, avec des émotions fortes, entrecoupé d’une fiction super 8 et des textes sur le thème de l’amour impossible, symbolique d’Israël et Palestine. Le titre est tiré de la belle chanson que l’on entend tout du long, et dont les paroles résonnent en écho déchirant.
    Les intervenants, Avi Mograbi et Ali Al-Azhari, la jeune Yasmine Al-Azhari-Kadmon extrêmement émouvante, et Philippe Bellaïche, apportent tous un précieux témoignage de vécut et ressentis difficiles. Sans oublier la voix d’Aysha Taybe pour la partie fiction.


    Site web:  http://glandeurnature.over-blog.com/
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