Nous, les enfants du XXème siècle

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    Nous, les enfants du XXème siècle

    UTILISATEURS
    (2 pour 5 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1994
    PAYS:
    France,Russie
    DUREE:
    1h 24min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    Nous, les enfants du XXème siècle : Films proches

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    Affiche du film Au tribunal pour enfants
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    Affiche du film Torture made in USA (Docu-Reportage)
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    Affiche du film Paroles de détenus (Docu-Reportage)
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    Affiche du film Une prison dernier cri (Docu-Reportage)
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    Affiche du film De jour comme de nuit (2/2) (Docu-Reportage)
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    Affiche du film De jour comme de nuit (1/2) (Docu-Reportage)
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    Nous, les enfants du XXème siècle: ADN

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    Synopsis du film Nous, les enfants du XXème siècle

    Nous, les enfants du XXème siècle met en scène des enfants des rues de Saint-Petersbourg : vagabonds inoffensifs, « fumeurs précoces », mais aussi cambrioleurs et même meurtriers. L’effondrement des tabous et de l’autorité établie a considérablement diminué leurs inhibitions. Même leurs parents ne placent plus aucune ambition en eux. Dans ce néant social, qui va montrer à ces enfants ce à quoi la vie doit ressembler ?

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    potzina
    Le 19/05/2013
    164 critiques
    Le film s'ouvre sur des nouveaux-nés emmaillotés, serrés comme des sardines dans des berceaux inconfortables. Ils se ressemblent tous. La scène se poursuit sur le filmage de pains identiques alignés sur l'étal d'une boulangerie industrielle. Enfin, la caméra se pose sur un couple pas très net qui mord à belles dents dans une miche de pain. Quelques instants plus tard, un homme alpague un groupe d'enfants pour leur demander de faire un travail pour lui. En échange de chewing-gums, il leur demande de raconter ce qu'ils font pour survivre dans la rue.
    Tout est dit : Kanevski, cinéaste de fiction, va mettre en scène son documentaire comme il le ferait pour n'importe quel film. Un réalisateur de documentaire, comme n'importe quel autre réalisateur, est un manipulateur un brin menteur qui est prêt à tout pour obtenir l'effet souhaité. Même si ce qu'il filme appartient à la réalité, l'incursion de la caméra et les questions posées changent les comportement et impliquent certaines réponses. De même que le montage provoquera chez le spectateur l'émotion désirée.

    Cette façon de filmer a choqué lors de la sortie du film, c'est ce que j'ai appris dans les bonus. Il semblerait que beaucoup n'aient pas apprécié que Kanevski monnaye ses entretiens ou provoque les gamins. En effet, Kanevski nous montre ce qu'on ne voit dans aucun autre documentaire : les tractations et les petits arrangements avec la réalité.
    Tu ne veux pas me répondre ? Et si je te donne 500 roubles ? Tu ne ressens rien devant ces gamins enfermés dans leur prison, spectateur sans cœur ? Allez, j'enchaine sur un chenil décrépi et ses pensionnaires galeux ! Tu as compris maintenant ?
    On peut toujours crier au scandale mais ce serait tout de même se mettre la tête dans le sable. Quel réalisateur de documentaire est parfaitement neutre ? Ne font-ils pas tous passer un message grâce à leurs films ? Le choix du sujet n'induit-il pas une réponse ? Tous mettent plus ou moins en scène leurs images, ne serait-ce que par le biais du montage.
    Je n'ai donc pas été choquée par la démarche de Vitali Kanevski, j'ai même trouvé son honnêteté rafraichissante. Honnêteté dès le titre du film, Kanevski s'inclut de fait dans ce "Nous" puisqu'il a lui-même était un de ces gamins des rues un peu voyou.

    Nous, les enfants du XXème siècle n'est donc pas neutre pour deux sous et il est souvent dérangeant. L'attitude de Kanevski y est pour beaucoup : contrairement à d'autres réalisateur de docus, il ne cherche pas à nous rendre sympathiques les enfants ou lui-même. Il ne lâche rien, se montre parfois froid, cynique, distant et pose les questions qui fâchent sur le mode la conversation. Pourtant son regard est tendre, il suffit de voir comment il filme une gamine qui éclate de rire ou le visage cabossé d'un de ces laissés-pour-compte.

    Le malaise culmine dans la scène de la prison quand Kanevski interroge les jeunes prisonniers et leur demande le motif de leur incarcération. Ils hésitent un peu au début et finissent par répondre laconiquement : j'ai étranglé une fille... j'ai tué un homme d'un coup de couteau dans le foie... oui, j'ai déjà goûté la chair humaine... Ils finissent même par plaisanter ensemble et improvisent une danse. Ils tuent comme ils respirent, leur vie est gâchée, ils le savent mais s'en accommodent. Ont-ils un autre choix ?

    Les histoires tragiques s'entremêlent pour ne plus en former qu'une seule : celle d'une jeunesse au destin brisé et douloureux. Impossible de rester insensible devant ces enfants parqués dans des prisons, le crâne rasé et le regard las.
    Impossible aussi d'éteindre le lecteur de DVD sans se demander ce que sont devenus ces enfants. Est-ce qu'ils sont seulement encore en vie ? Ont-ils échappé à la rue et à la violence ou vivent-ils encore de trafics ?
    Avec son film, Kanevski voulait bousculer les consciences : c'est réussi.

    bobmorane75
    Le 29/05/2013
    245 critiques
    Documentaire difficile qui, je dois l’avouer m’a mis très mal à l’aise, tant par le sujet que par la réalisation. Le thème, terrible en soit, nous fait découvrir une situation cauchemardesque dans la Saint Petersburg en 1993, peu de temps après la chute de l’union soviétique. En effet, Vatali Kanevski nous entraine plus particulièrement dans le monde des enfants des rues, totalement laissés pour compte et à l’abandon.

    Le sujet est passionnant, tragique et révoltant. Nous suivons le parcours de milliers d’enfants de tous âges, allant des petits mioches quasiment encore en couche culotte jusqu’aux ados. De voleurs de voitures, en cambrioleurs de magasins ou d’appartements, à mendiants et laveurs de parebrises, jusqu’au statut de racketteurs, ils deviennent vite des assassins sans scrupule, s’ils ne sont pas tués avant. Très rapidement, la loi de la jungle mafieuse s’impose, sans aucune solidarité, pour s’écraser par la loi du plus fort au détriment des petits et plus faibles, ou des filles qui passent pour beaucoup, rapidement de violées à prostituées. L’alcool et la drogue font leur part de dégâts et destructions, sans compter nombre de maladies. C’est une vision d’horreur qui nous est donc offerte, dans un monde de survie, où la société ne joue plus son rôle protecteur, mais seulement de répression. Ainsi, les prisons regorgent de milliers de petits délinquants jusqu’au grand banditisme avant leurs seize ans, qui se retrouvent dans l’autre jungle de la prison.

    Ensuite, il y a la partie réalisation que je n’ai pas aimé. Je n’ai pas été spécialement choqué par les tractations et marchandages du réalisateur auprès des enfants, qui monnaient leurs témoignages par des chewing gums ou de l’argent, contrairement au ressenti du public à sa diffusion. Pratique peu convenable, mais très courante dans le métier. La réalisation, a respectée un script de 25 jours, tel un film de fiction, retirant le côté reportage, caméra au poing d’un vrai journaliste, mais pourquoi pas. Ce qui me dérange profondément, c’est l’attitude de Vatali Kanevski, qui nous la joue à la Michael Moore avant l’heure, avec ce côté hâbleur désagréable. Sa manière de se mettre en scène, avec cette gouaille particulièrement gênante est limite choquante. On a le sentiment d’une attirance, d’une fascination et d’une complicité qui semblent dire qu’il est avec eux. Parfois on se demande s’il n’en surajoute pas, pour parvenir encore plus à nous épater, rendant les gamins plus comédiens que réels. En effet, j'ai trouvé malsainent ses questions chocs, et son air goguenard et provocateur qui le rend antipathique. Il donne l’impression de vouloir jouer avec eux, d’être complice, comme envouté ou admiratif. Ironique à n’en pas douter, mais jusqu’à quel point ? Que cherche t-il réellement à nous montrer ? une réalité ou la sienne ? Je n’ai pas aimé le mélange docu-fiction, dont on ne sait plus ce qui est de l’ordre du reportage ou du film. La mise en scène est dérangeante, notamment dans la cellule avec les jeunes, filles et garçons, qui racontent en riant comment ils ont assassinés, jusqu’à des détails de cannibalisme, se terminant par des chants et des danses. Je ne comprends pas l’intervention des deux jeunes acteurs, ni ce qu’ils font là, ni leur intérêt, comme une sorte de farce à la réalité décrite, ou un clin d’œil pour nous dire que tout ça n’est qu’une vaste comédie.

    Documentaire intéressant donc, mais pas exempt de questionnements et d’interrogations. J’ai un très grand regret, même si de fait, ça ne s’y prêtait sans doute pas, mais j’aurais aimé en savoir plus de vingt ans plus tard, ce que sont devenus ces enfants ? Quelle est la réalité aujourd’hui ? Est-ce qu’il y a toujours autant de délinquance ou comment est-ce résorbé et traité ? J’aurais aimé une intervention du réalisateur pour nous parler de son film, de ce qui l’a animé, de ce qu’il en a retiré. J’ai ressenti une très grande frustration.

    Les deux acteurs, Dinara Droukarova (360) et Pavel Nazarov avaient déjà joués pour Vatali Kanevski dans les films Bouge pas, meurs, ressuscite et dans Une vie indépendante.

    Le film Nous, les enfants du XXème siècle de Vitali Kanevski, distribué par Potemkine, est disponible depuis le 2 avril 2013 en DVD dans la catégorie film prison. Il est proposé en version originale russe sous titré français. Il est également composé de bonus d’un entretien avec Esther Hoffenberg, productrice du film, qui raconte en détail les 25 jours de tournage, d’après une mise en scène planifié comme un long métrage.


    Site web:  http://glandeurnature.over-blog.com/
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