Temps qu'il reste (Le)

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    - Comédie dramatique poignante, Le Temps qu'il reste est un film semi-autobiographique, qui dresse, en quatre temps, le portrait de la famille du réalisateur, de 1948 au temps récent, et par la même occasion celle de la vie quotidienne des palestiniens restés sur leurs terres natales.
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    Temps qu'il reste (Le)

    UTILISATEURS
    (3.95 pour 17 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    France,Palestine
    DUREE:
    1h 45min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Affiche du film Intervention divine
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    Affiche du film Chronique d&#039;une disparition
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    Affiche du film 7 jours à La Havane
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    Affiche du film Zindeeq
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    Affiche du film Cochon de Gaza (Le)
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    Affiche du film Vendredi soir
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    Synopsis du film Temps qu'il reste (Le)

    Le temps qu'il reste est un film en partie
    autobiographique, construit en quatre épisodes marquants de la vie
    d'une famille, ma famille, de 1948 au temps récent.
    Ce film est
    inspiré des carnets personnels de mon père, et commence lorsque
    celui-ci était un combattant résistant en 1948, et aussi des lettres de
    ma mère aux membres de sa famille qui furent forcés de quitter le pays.
    Mêlant
    mes souvenirs intimes d'eux et avec eux, le film dresse le portrait de
    la vie quotidienne de ces palestiniens qui sont restés sur leurs terres
    natales et ont été étiquetés "Arabes-Israéliens", vivant comme une
    minorité dans leur propre pays.

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    summerday
    Le 01/02/2010
    164 critiques
    Largement autobiographique le dernier film d'Elia Souleiman raconte l'histoire de sa famille à Nazareth, de 1948 à nos jours, des premières résistances de son père jusqu'à son propre retour dans la ville où il retrouve sa mère veuve et fatiguée. Ce film est une belle épopée sur trois époques différentes, qui montre de façon bouleversante la situation de ces arabes qui sont demeurés aux frontières de ce qui allait devenir l'état israélien. Grâce à un film découpé en saynètes il nous montre la tragédie palestinienne, symbolisée par le destin de cette famille. Le réalisateur évoque les moments charnières de l'histoire palestinienne et du conflit : 1948, la mort de Nasser, l'Intifada et la construction du mur.

    C'est un film beau et poètique. Le réalisateur évoque de nombreux détails de son enfance, des petites choses quotidiennes comme les musiques, la nourriture, l'école, et certains passages plus symboliques, voire allégoriques. L'histoire, celle avec un grand H est tragique, mais le réalisateur en fait quelque chose de burlesque. Il y a quelque chose de Jacques Tati dans de nombreuses scènes, que ce soit une course poursuite entre voiture et avion, une scène mémorable de chant, un ballet de lits à l'hôpital ou une scène de ménage très musicale et dansante. Chaque plan est attentivement construit, l'espace parle autant que les dialogues et les gestes. Tous les gags sont subtils et impeccablement menés. Certains passages sont attendrissants et amusants comme l'évocation de sa mère vieillissante qui mange en cachette des cornettos la nuit alors même que son taux de sucre est déjà trop élevé. Le gag de répétition est aussi de mise avec les lentilles de la tante Olga que le petit Elia se borne à ramener pour les jeter directement à la poubelle ou le voisin alcoolique avec des théories politiques fumeuses qui menace de s'immoler à chaque défaite arabe.

    Cet humour est d'autant plus fort qu'il est amer, et nous détourne de la réelle tragédie sous-tendue. Car s'il n'y a plus d'humour c'est plus dur à supporter et à voir. Mais les gags n'enlèvent rien au travail de mémoire que réalise Elia Souleiman. Un travail de mémoire, mais aussi un vibrant hommage à ses parents, et notamment à son père, qui loin du militantisme politique, a tout de même oeuvré toute sa vie, en silence, à poursuivre ses idéaux. Un homme qui a trafiqué des armes au profit de son peuple et défendu ses voisins. En forgeant ce portrait le réalisateur nous livre aussi l'origine de ses propres convictions, qui nourrissent et sont l'origine de son cinéma.

    Figés, silencieux, ces actes de résistance trouvent un écho universel qui nous amènent à repenser le conflit isréalo-palestinien. Le temps qu'il reste est sous-titré, Chroniques des absents-présents, pour évoquer ces palestiniens qui sont demeurés en Israel depuis 1948 et dont le statut n'a été reconnu que récemment. Absent-présent est un vrai statut politique qui est magnifié et poétisé dans le film par un jeu de silences et d'absences, qui résonnent comme autant de métaphores de la détresse de ces familles.

    Elia Souleiman a un talent unique, c'est un vrai cinéaste, qui ne se limite pas à raconter et témoigner. Comme chaque vrai poète il dépasse les faits pour en faire quelque chose d'universel, où l'imaginaire nourrit ses propres souvenirs ou lectures.

    Sylkarion
    Le 09/03/2010
    9 critiques
    Mon avis : Vaincre ou mourir, chronique du domaine de la lutte…

    Il y a encore quelques années, qui pouvait se targuer d’être un adepte du cinéma palestinien hormis peut-être quelques cinéphages enfiévrés ? La chose est désormais possible aujourd’hui, et ce notamment grâce à un homme, Elia Suleiman, hybride à mi-chemin entre Kusturica et Kitano (oui, j’ose tout) dont les passages répétés au festival de Cannes et sa volonté d’en finir avec les clichés occidentaux sur le monde Arabe (Introduction à la fin d’un argument) eurent tôt fait de le faire remarquer par la critique et le public. Mais c’est avec le désopilant Intervention Divine, récompensé par le prix du jury, qu’il gagnera réellement ses galons de cinéaste à suivre. C’est donc pour ça qu’après sept longues années d’absence sur grand écran, savoir qu’il est enfin de retour avec un nouveau long métrage ne peut que réjouir le cinéphile averti.

    Sept ans furent donc nécessaires au cinéaste pour accoucher d’un projet qu’il concède lui-même avoir longtemps eut peur d’aborder de plein fouet faute de « maturité ». Une gestation longue et douloureuse dans laquelle le cinéaste a mis beaucoup de lui-même. Entre mémoire et fiction, mêlant petite et grande histoire, Le Temps qu’il reste nous conte celle de Fuad, résistant palestinien lors de la prise de Nazareth par les Israéliens en 1948, puis de son fils, Elia, exilé de force après avoir été dénoncé et qui revient au pays pour tenter de recoller les morceaux d’un passé fragmenté. Et pour faire taire les mauvaises langues, il ne nous impose jamais son point de vue en abordant différentes époques particulièrement sensibles politiquement et socialement. Du début à la fin, il se contente d’observer en témoin muet. Pour autant, Le Temps qu’il reste ne compte aucune longueur. Recourant à l’humour et au burlesque (cf le voisin, le tank, la boîte de nuit…), il allège également son récit avec une poésie singulière empreinte de spiritualité (cf le saut à la perche) un peu à la manière d’un Kitano.

    Vaincre ou mourir, chronique du domaine de la lutte. A bien des égards, cette accroche pourrait paraître trompeuse quant au long métrage du palestinien Elia Suleiman. D’une part parce qu’elle ne concerne réellement que le premier segment du film, d’autre part car le propos du film n’est pas vraiment là. Alors pourquoi cette accroche me direz-vous ? Parce que la guerre ou plutôt le conflit qu’elle figure ne fait pas forcément intervenir des belligérants armés dans le récit du cinéaste. La lutte ici n’est pas seulement celle du peuple palestinien ni d’ailleurs celle du peuple israélien. Non, il s’agit d’autre chose. En premier lieu, une lutte intérieure du cinéaste pour nous conter l’histoire de son père (au passage, Saleh Bakri est époustouflant dans ce rôle là). Lutte qu’il tente d’extérioriser en s’appropriant plus qu’en adaptant. Lutte également au quotidien contre l’horreur de la guerre en requérant à l’humour, plus particulièrement le burlesque. Lutte enfin contre le temps qu’il reste pour se souvenir, pour tenter de comprendre, pour profiter de l’instant présent, tout simplement. Un très beau film.

    Note : 8,5/10

    NB : Critique effectuée dans le cadre du programme DVDtrafic en partenariat avec Cinétrafic.

    Quelques mots sur le DVD (France TV Distribution)

    On y trouve une interview pertinente (30 minutes) d’Elia Suleiman qui revient sur les mécanismes d’écriture et de production de son film. Il aborde également ses craintes quant à la perception du film et s’attarde sur ce qu’il qualifie « d’état d’élévation » nécessaire à la réalisation. Sont également présentes les versions courtes et longues de son court-métrage IRTEBAK (Maladresse), récit d’une projection-catastrophe, ainsi que les habituelles galeries photos et bande-annonce.


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