L'Homme de l'Ouest

    |  1 |
    J'aime:
    Affiche du film L'Homme de l'Ouest
    ma note
    je suis fan
    ajouter à mes films

    Notez le film : 


    ecrire mon avis/critique
    recommander à mes amis
    BANDE ANNONCE

    L'Homme de l'Ouest

    UTILISATEURS
    (4.75 pour 3 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1958
    PAYS:
    Etats-Unis
    DUREE:
    1h 40min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

    L'Homme de l'Ouest : Films proches

    <
    1
    2
    >
    Affiche du film L&#039;Appât
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Les Furies
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Une balle signée X
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film Du sang dans le désert
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film La ruée vers l&#039;Ouest
    Film
    Voir la bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    Affiche du film L&#039;homme de l&#039;Arizona
    Film
    pas de bande annonce Vous et ce film

    Notez le film : 


    L'Homme de l'Ouest: ADN

    Emotions :
    Sous-genre Surwestern
    Thématiques Hold up

    Synopsis du film L'Homme de l'Ouest


    Après l'attaque du train dans lequel ils voyageaient, une chanteuse et un commis voyageur tombent aux mains d'une bande de pillards qui les contraignent à participer à l'attaque de la banque d'une ville fantôme.

    Photos du film L'Homme de l'Ouest

    Ajouter une photo du film L'Homme de l'Ouest

    Extraits de films, bande-annonces

    Vous pouvez ajouter un extrait de film de L'Homme de l'Ouest

    Listes avec le film L'Homme de l'Ouest

    Ajouter une liste au film L'Homme de l'Ouest
    Au cinéma, nous aimons tous regarder une bonne histoire de hold-up. Ce mot, signifiant "braquage" en anglais, constitue presque une genre en soit. Si dans beaucoup de films la scène de braquage ne...

    vos dernières critiques de film

    Ajouter une critique au film L'Homme de l'Ouest
    princecranoir
    Le 26/02/2011
    0 critique
    Le meilleur western d'Anthony Mann est peut-être "l'homme de l'Ouest". On a beaucoup dit sur ce film qui annonce la veine crépusculaire du genre, mais revoir ce chef d'œuvre et en contempler l'impressionnante maîtrise est la preuve de son inaltérable qualité. Aucun doute ce film je le place dans mon top ten personnel des westerns. Il me semble que jamais le langage cinématographique de Mann n'a utilisé une grammaire visuelle aussi fluide, aussi étudiée que dans "l'homme de l'Ouest". Chaque plan, chaque angle, chaque mouvement de caméra paraît avoir été mûrement choisi rendant la narration limpide et la lecture de l'image si claire qu'elle donne à voir bien plus que le simple déroulement du scénario. Cette histoire, c'est encore Mann qui la raconte le mieux : "j'ai voulu montrer comment un homme essayait de se débarrasser de l'emprise du mal. Un homme regarde son passé et se dit : "il faut à tout prix que je détruise ce que j'ai été". Il s'enfuit, mais chaque fois une force le tire en arrière et chaque fois il est confronté avec son propre démon. (...) C'est ainsi une lutte continuelle. Je crois qu'il s'agit là d'un bon thème, digne de Sophocle ou d'Euripide." Le récit pourrait se découper en quatre chapitres, sur quatre lieux successifs, allant du plus moderne (la gare et le train à vapeur) au plus archaïque (les rochers, le désert). Gary Cooper très malade au moment du tournage (Mann raconte qu'il tenait à peine en selle), substitue son regard bleu acier à celui du fidèle Jim Stewart parti chevaucher avec d'autres cinéastes. La grande carcasse usée de Cooper, le plus mythique des westerners, statufié sur son cheval dans l'image du générique, convient parfaitement au rôle de Link Jones, un homme qui tente de tourner le dos à un passé de criminel violent mais qui finalement ne peut échapper à sa nature profonde ("je voudrais massacrer tous les Tobin mais si je fais, je deviendrai comme eux"). Alain Masson a écrit un article intitulé "la geste d'Anthony Mann". "L'homme de l'ouest", semble écrit à la mesure d'une chanson de geste que des mouvements de caméra savamment calculés viennent imprimer sur la pellicule : le simple exemple d'un lent travelling latéral suivant à distance la silhouette de Cooper approchant du repaire de la bande de son oncle Dock Tobin, baraque isolée et lugubre avec pour seul cadre une tombe et un arbre mort dans un écrin de verdure, paraît tout droit sorti d'un film d'épouvante. Si le western est crépusculaire c'est parce que cet homme n'est plus dans son époque. A la gare, au début du film, Link est un homme perdu, effrayé par le train, manquant de faire chuter sa haute stature en faisant un écart. En s'installant dans le train, il éprouve les pires difficultés à plier ses longues jambes entre les banquettes du wagon. Autre scène, dans la cabane, qui au passage a tout d'une grotte obscure où se terrent des créatures d'un autre âge dirigées par l'antique bandit Dock Tobin, lorsque Coaley Tobin va abréger les souffrances de Alcott blessé mortellement, la caméra montre les mains dans le dos de Link, crispées sur sa ceinture lorsqu'il entend la détonation. Dès lors l'espoir de retrouver une vie tranquille et une famille paisible, lui le père de deux enfants laissés dans la ville nouvelle de Good Hope (quel nom !), semble s'envoler avec le sable soulevé par le vent. L'ensemble du film est une tragédie dont l'apothéose se situe clairement dans la ville abandonnée de Lassoo. Suite à la fusillade intensément dramatique l'opposant à son cousin Claude, Link quitte les lieux lorsqu'arrive le peon Mexicain inquiet pour sa femme. Ce sera sa seule apparition dans le film et n'aura pour seule réponse qu'un simple "I'm sorry". La caméra, dans un plan d'ensemble d'une immense profondeur de champ, montre le cavalier qui s'éloigne laissant le pauvre homme découvrir en sanglotant le cadavre de sa femme. Jones rejoint Dock Tobin qui, au sommet de la montagne, défie le ciel et la terre, tout en sachant pertinemment que sa fin est proche, qu'il n'est déjà plus qu'un vestige du passé. Une fin magistrale pour un western qui coule d'une source noire à laquelle Clint Eastwood ("Unforgiven") et plus récemment encore David Cronenberg ("History of violence") sont venus s'abreuver.


    Site web:  http://princecranoir.mabulle.com/index.php/2007/10/17/93402-ma-revue-de-cinema-n34
     Fermer Fermer
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites