Huit ans après, Christopher Lee reprend le rôle qui l'a rendu célèbre, toujours devant la caméra de Terence Fisher. Encore un fois dans un tel film, les héros ne sont pas très fûtés et font evidemment l'inverse de ce que le bon sens leur conseillerais de faire. Cette suite est fidèle au premier volet et reprend les recettes qui ont fait le succès puis la pérénité des productions du studio anglais. A savoir une utilisation astucieuse de la couleur, dont bien sûr le fameux sang de la Hammer et son rouge si particulier, et des allusions et métaphores sexuelles à tous les étages. On a donc ici la scène limite érotique où Lee tente de convertir l'héroïne au vampirisme, l'attachement que l'on qualifiera d'excessif d'une femme vampire pour sa belle-soeur et le sacrifice de cette même femme vampire désinhibée et provocante par des moines, le tout filmé comme un viol. Difficile aussi de ne pas voir dans les spasmes des femmes mordues par le Comte une métaphore de l'orgasme féminin (qui les libère du même coup de leur corset "moral") et dans la façon qu'à Dracula de retrousser ses lèvres pour laisser apparaître ses longues canines dès qu'il voit une jolie femme une allusion à peine dissimulée à l'erection masculine. Dans ce film, la peur de Dracula c'est la peur du sexe. Ce n'est pas pour rien que son adversaire le plus acharné est un moine. On peut aussi saluer le risque prit de décevoir le spectateur en retardant au maximum l'apparition du vampire jusqu'à la moitité du film.
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