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Critiques de films les mieux notées

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Fantômes contre fantômes
Fantômes contre fantômes
Par Vance Le 28/08/2010
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Film plein d'allant, enthousiaste, distribuant d'innombrables clins d'oeil à des références comme Retour vers le futur et Full Metal Jacket, doté d'une bande son tonitruante (en DTS, les graves sont hallucinantes !) et interprété par une excellent Michael J. Fox qui paie de sa personne. Du très bon cinéma familial.

4 critique(s)  par  Vance Signaler un abus
Submarino
Submarino
Par cristal Le 29/08/2010
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Que l'on apprécie ou pas, on ne démentira pas le fait que Vinterberg a marqué une étape importante au cinéma avec "Festen", dans la réalisation et le rapport de partage qu'il peut y avoir entre l'intime le plus obscur et l'attente large du public. Avec "Submarino", le cinéaste danois reprend ses thèmes de prédilection (l'annihilation de la famille, la misère physique et sociale, la violence des rapports humains) pour les porter à l'écran à une forme de confession dont la sidérante beauté emboîte le pas au misérabilisme et à la crudité. Le récit, biblique, décrivant des demi-dieux déchus dont le pathétique n'exclut pas l'espoir, est comme d'habitude d'un pessimisme insoutenable, dessinant des parcours plombés par les mauvais choix et un fatalisme aigu dont Vinterberg semble ne jamais se départir. Sa vision du monde, glauque, sale, plus que malsaine, est une priorité donnée aux laissés-pour-compte, à ces gens véritables qui vivent l'enfer à partir de leur plus tendre enfance. Dès le début Vinterberg nous met face à un drame proche du voyeurisme, dont l'impact esthétique aura toute la facilité de nous mener en bateau jusqu'à la fin. Tableaux de la grisaille que la beauté du cadre embellit, enrobant de papier d'or la noirceur frontale des faits et des gestes, l'image qu'utilise le cinéaste sert à créer l'empathie pour une série de personnages vomitifs mais priant la chance et l'espoir de renverser leur destin. C'est toute la force de cette oeuvre que d'être formellement séduisante sans ne jamais réduire l'horreur de ce qui est montré. C'est la maîtrise perverse du plaisir public (à condition d'accepter d'être malmené) face à la souffrance des autres, fictive ici, réelle ailleurs. Comme souvent dans le cinéma danois, tout développement est construit sur l'accumulation des pires drames : bébé mort, obsédé sexuel, absence des parents, alcoolisme, offrande gratuite des corps aux démunis, addictions diverses... "Submarino" n'est pas encore le film déclencheur d'un festival de joie nordique. Le plus intéressant ici sera de voir comment Vinterberg transforme de simples personnages en démons errants, violeurs et protecteurs en une même personne, la manière dont un récit dérangeant - parce qu'on ne veut pas qu'il nous concerne - devient une alliance de réalisme sordide et de voyage spirituel. La réunion de symboles bibliques apportent une dimension intense de léthargie et d'incapacité : on ne peut alors que se laisser mener par ce terrible jeu du hasard où sont rassemblés les pires desseins des bas-fonds de l'âme humaine. Là où le film devient faible, c'est par contre dans sa construction simpliste : un chapitre laisse la part à Nick, le second à son frère. Entre deux une brève mais lumineuse retrouvaille, et en guise d'ouverture et de clôture l'image bienveillante du souvenir de l'enfance. C'est dans son squelette réduit que "Submarino" peut être attaqué ; on a trop vu ce drame auparavant, sachant toujours que plus le film avance, plus la destination est obscure. Il est regrettable de voir que Vinterberg se suffit à répéter ses habitudes cinématographiques - d'une manière toutefois plus belle que celle de "Festen". On aurait aimé voir le renouveau d'un auteur à la vision puissamment amère. Mais louons ses choix de mise en scène, d'esthétisme (parfois grandioses, parfois gênants), cette seule démarche qu'un spectateur puisse partager à défaut d'avoir vécu une si terrible histoire. C'est aussi dans ce moyen uniquement cinématographique que "Submarino" a la perspective de devenir plus métaphysique que la simple réalité qu'il décrit. Louons-lui aussi l'exceptionnelle direction d'acteurs qu'il entreprend. Ceux-ci incarnent sans jamais chercher l'émotion supérieure, car ce n'est pas là où le film se destine. "Submarino" n'est pas un mélo, n'entend pas faire pleurer les sensibles ; c'est une tranche de vies dont on ne ressort pas indemne, loin de toute nuisance émotionnelle autre que le rejet. C'est aussi l'importance du cinéma que de ne jamais être tiède. En voilà un cas extrême, exercé avec brio mais dont l'admirable ou détestable audace de point de vue ne peut être en aucun cas accepté comme une partie de plaisir. Thomas Vinterberg, comme les formateurs de cette vague nihiliste dont Von Trier fût l'initiateur, fait de son film une oeuvre que l'on ne peut ni vivre ni ressentir. Juste survivre, au même point que les protagonistes se démenant pour un avenir un peu plus juste.

Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
169 critique(s)  par  cristal Signaler un abus
Braquo (Série)
Braquo (Série)
Par CRITIQUEFILMFRED Le 29/08/2010
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
après les nombreuses séries françaises médiocres du style Julie lescaut, une femme d’honneur, RIS et je peux en cité pour un bon moment, il a fallu attendre Olivier Marchal (réalisateur des deux polars 36 quai des orfèvres et Mr 73) et Frédéric Schoendoerffer (2004 : Agents secrets 2007 : Truands) pour remonter la barre, il nous offre ici une série policier (qui n’a rien a envier aux séries américaine) « Braquo » avec un scénario très très noir, qui nous montre l’atmosphère (sombre) des policiers qui vivent aux quotidiens la violence et qu'ils utilisent eux mêmes cette violence dans une vengeance qui leur échappe et devient une spirale infernal. Cette série est tout simplement extraordinaire, pas de temps mort, captivant et haletant, car après chaque épisode, on n’a qu’une envie c’est de replongé dans cette univers. Coter casting il est parfait, pour le rôle du Commandant Eddy Caplan on n'a Jean-Hugues Anglade qui a vraiment la gueule de l’emploie, Joseph Malerba dans le rôle du Capitaine Walter Morlighem qui la joue flic ou voyou, le Lieutenant Roxane Delgado joué par Karole Rocher qui arrive à avoir sa place dans ce monde macho et pour terminer Nicolas Duvauchelle le Capitaine Theo Wachevski le petit emmerdeur du group, tout ce petit monde est absolument bluffant. On peut dire que Olivier M et Frédéric S ont réussi à remonter le genre, dire qu'après the shield je pensais plus trouver une série dans cette ambiance, ben j’ai eu tord et tant mieux, car ces la meilleure série policière française, un point c'est tout.

Site web:  http://critiquefilmfred.over-blog.com
20 critique(s)  par  CRITIQUEFILMFRED Signaler un abus
Poetry
Poetry
Par Vance Le 30/08/2010
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Poetry, c’est avant tout reposant pour un cinéphile. Apaisant, loin du bruit et de la fureur des films à grand spectacle diffusés à grand coups d’exposions pyrotechniques et de montage effréné dans l’imposant complexe voisin. Ici, le réalisateur se contente la plupart du temps de poser sa caméra et de faire tourner ses comédiens dans le champ, pour des séquences longues, vivantes, enjouées ou tristes, qu’aucune musique originale ne vient parasiter (les seules notes audibles sont celles de la bande son in).
Le film s’ouvre et se clôt sur les flots du fleuve Han, ses rives emplies d’une végétation luxuriantes, et on devine, derrière la silhouette menaçante de ce grand pont routier, celle des immeubles de la ville, au fond.
Et, à l’image du cours de ce grand fleuve, le film coule inlassablement, placidement, restant concentré sur cette femme un peu décalée, qui soigne son apparence et nie les petits heurts de la vie. Voilà Mija inscrite au cours de poésie : un professeur explique, un peu naïvement, comment naît la poésie, où elle se cache, derrière quelles vérités ; un discours académique qui trouve un écho salvateur chez cette femme au bord de la crise de nerf mais dont l’éducation, une enfance qu’on devine difficile et le poids d’une société policée font qu’elle maintient son cap, envers et contre tout. Sa vie monotone, dont le petit-fils (qu’elle voit à présent comme un monstre insensible – il ne réagit jamais aux allusions et elle se garde bien de lui jeter l’horreur de son acte immonde à la face) était la seule lumière, continue son cours, mais on le sent plus pesant, plus difficile à supporter sans réagir.
Or, l’atelier de poésie lui donne un but : écrire. Elle s’y attèle, à ses moments perdus, qui s’emplissent alors d’une ouverture bienvenue sur ce qui l’entoure : elle cherche la beauté qui se cache derrière toutes choses. Un arbre étend ses ramures au-dessus d’un trottoir : elle s’assied et perd son regard dans ces branches ombragées, intriguant un passant. La nature (et même un bouquet de camélias artificiels) lui offre ses bonnes grâces et lui laisse entrevoir le beau qu’elle croyait disparu depuis cette enfance où elle collectionnait les fleurs. On lui avait dit qu’un jour elle serait poète. Elle le croit.
Cependant, le réel la rattrape, dans ce qu’il a de plus glaçant, de plus sordide : quoi de plus monstrueux en effet que ces conciliabules avec ces pères de famille qui cherchent à acheter le silence de la mère éplorée afin que leurs propres rejetons ne subissent pas les conséquences d’un acte ignoble – dont ils sont pourtant coupables. Elle est la seule femme dans ces réunions, se tait, écoute à peine, incrédule. Il lui faut rassembler une somme dont ils savent qu’elle ne pourra en disposer – mais ce serait le prix de la (leur) quiétude. Comment ? Comment payer ? Et comment accepter de vivre avec cela ? Comment ces hommes gentils, responsables, peuvent-ils être aussi obtus, aussi ignorants ?

Peut-être est-ce alors la poésie qui lui permet d’ouvrir les yeux, ses efforts désespérés à saisir l’insaisissable, à comprendre l’inintelligible, à rédiger un poème avec des mots qui lui échappent comme autant de grains de sable. Elle prend des notes sur un carnet dont elle ne peut plus se séparer et balise ses jours de phrases qui sont autant de questions sur son monde.

Mija est une femme docile et fière. Prête à tous les sacrifices, comme toutes les femmes de son pays, sacrifices qu’elle accomplira sagement, tête baissée et sans commentaire – et sans non plus porter atteinte à sa dignité.
Au final, elle signera une magnifique et troublante leçon de vie, nous emportant dans ses souvenirs, ses regrets et ses désirs, à travers un regard lucide et laconique et des mots puisés au plus profond de la poésie.

Une réalisation pleine de tact, une interprétation idéale.
Sublime.

Site web:  http://journal-de-vance.over-blog.com/article-poetry-et-s-ouvrir-a-la-beaute-du-monde-enfin-56095166.html
4 critique(s)  par  Vance Signaler un abus
Les petits mouchoirs
Les petits mouchoirs
Par Vance Le 01/09/2010
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Très beau film, drôle et émouvant, où la caméra de Canet, après un plan-séquence d'intro virtuose, reste calé sur les visages de ces potes qui oublient dans leurs mesquineries et leurs jeux de masques qu'ils s'adorent. Cluzet est encore une fois exceptionnel, Lellouche est bluffant et Marion Cotillard n'a jamais été aussi belle et convaincante. Une très belle réussite.

4 critique(s)  par  Vance Signaler un abus

Actualité

9 Films
Vue : 604
Points : 0
Favoris : 0
Par Cinetrafic Le 16/08/2010
Une tripotée de films très hétérogènes pour plaire au plus grand nombre en cette semaine de rentrée. De manière générale, on nous offre une autre vision du monde. Piranha 3D d'Alexandre Aja, le film qui vous fera regarder votre McFish autrement. Krach, ou Wall Street vu par les initiés. Vampires, ou l'émission "Strip tease" chez les buveurs de sang. Pour plus de fond, vous pourrez vous pencher sur le contemplatif Oncle Boonmee, sur Submarino ou encore sur Terre d'Usage (parce que la rentrée est aussi le moment de redevenir sérieux). Quant aux incorrigibles fêtards, Be Bad! et American Trip sont là pour vous. Bonne rentrée à tous!
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Vue : 624
Points : 1
Favoris : 1
Par movie Le 09/12/2009
Fini les zombies, les vampires, les serials-killers, et autres psychopathes, place à l'éco-horreur! A l'occasion de la sortie de Piranha 3D, penchons-nous sur les petites bêtes (ou les plus grosses) qui nous donnent la chair de poule. Quoi de plus effrayant que lorsque des animaux, des insectes ou autres créatures vivantes, bien réels attaquent et tuent des humains? Des êtres vivants qu'il nous ai possible de rencontrer au détour d'une rivière, dans l'océan, ou au coin de la rue. Animaux aquatiques, reptiles,insectes, ou encore oiseaux: vous ne les regarderez plus jamais comme avant.
17 Films
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Points : 0
Favoris : 0
Par Kakaru Le 01/09/2010
Cinétrafic souhaite rendre hommage au réalisateur et scénariste, Alain Corneau, qui s'est éteint lundi dernier des suites d'un cancer. De son célèbre Série Noire à son récent Crime d'amour, ce metteur en scène a traversé tous les genres avec la même audace et le même talent.
66 Films
Vue : 279
Points : 0
Favoris : 0
Par movie Le 09/04/2010
Ha l'amour ... Pas facile à trouver et pas facile à apprivoiser. Comment se faire aimer en retour? C'est là la question! Quelles techniques abordées, comment agir et surtout comment séduire !! Nos héros sont souvent confrontés à ces problèmes et ne savent plus où donner de la tête! A l'occasion de la sortie de Be Bad ! il est temps pour nous de faire le tour des comédies de séduction au cinéma. Qu'il soit séducteur dans l'âme comme Hitch, Alfie ou encore Nikki en Toy Boy, séducteur qui s'ignore comme Jean dans Hors de Prix, ils ont tous quelque chose à nous apprendre!

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