Le BGG - Le Bon Gros Géant

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    - Adapté du roman éponyme de Roald Dahl, Le BGG - Le Bon Gros Géant, réalisé par Steven Spielberg, est un film d'aventure familial drôle, touchant et attachant sur l'enfance. Le film nous plonge au coeur de l'amitié aussi émouvante que surprenante entre Sophie, une petite fille de 10 ans et le Bon Gros Géant, un géant un peu benêt mais profondément gentil.
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    Le BGG - Le Bon Gros Géant

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    (3.35 pour 47 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Royaume-Uni,Canada,...
    DUREE:
    1h 57min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Le BGG - Le Bon Gros Géant

    Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et au moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves… Avant leur rencontre, le BGG et Sophie avaient toujours été livrés à eux-mêmes, chacun dans son monde. C’est pourquoi leur affection l’un pour l’autre ne fait que grandir. Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants… Steven Spielberg commente : « C’est une histoire d’amitié, on y parle de loyauté, de protéger ses amis. C’est une histoire qui montre que même une toute petite fille peut aider un grand géant à résoudre ses problèmes. » Sophie et le BGG quittent bientôt le Pays des Géants pour aller à Londres voir La Reine et l’avertir du danger que représentent les géants. Mais il leur faut d’abord convaincre la souveraine et sa domestique, Mary que les géants existent bel et bien ! Tous ensemble, ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser des méchants géants une bonne fois pour toutes…

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    BrooklynNoA
    Le 22/01/2017
    25 critiques
    Adapté du roman éponyme de Roald Dahl, Le "BGG" est un délicieux conte qui fait naitre rapidement un sourire tendre sur les lèvres.
    C'est ici une adaptation, je ne pouvais donc pas passer à côté de la proposition de Cinetrafic ! Et je dois dire que c'est ici une adaptation au sens propre du terme. Je l'ai lu il y a longtemps, mais je me suis replongée avec beaucoup de plaisir dans cette imaginaire et ce géant si attendrissant et son parlé si particulier. Alors même si l'histoire est simplifié au possible, si la noirceur du conte de Roald Dahl est épuré, je valide vraiment les choix effectués et j'ai complètement oublié le livre pour me laisser complètement porter par cette nouvelle vision proposée par le réalisateur.

    Monsieur Steven Spielberg nous livre encore une fois pour moi un petit miracle de cinéma... Un univers fantastique rempli d'un réalisme fascinant. Une amitié improbable et touchante entre un géant de plus de 7 mètres tendre et délicat et une petite fille de 10 ans intelligente et adorable, qui n'a pas froid aux yeux ni sa langue dans la poche.

    Déja fasciné par Mark Rylance dans le magnifique "Le Pont des Espions" du même Steven Spielberg, je tombe ici encore une fois sous son charme et son regard si profondément gentil et bienveillant... Pourtant il fait dans ce film plus de 7m, il a de grandes oreilles et il a le triple de mon âge... Et pourtant ! Il est ici magistral, grand par la taille mais aussi par le talent ! Ruby Barnhill, dont c'est le premier rôle est parfaite dans le rôle et fait un mélange assez intriguant de plusieurs des personnages de Steven Spielberg : elle est à la fois Elliott d'"E.T.", Gertie sa petite soeur et David Swinton dans "A.I".


    Un géant végétalien, incompris, marginal et persécuté au milieu de ses pairs canibals et une petite fille orpheline et insomniaque vont finalement réunir leur solitude pour faire naitre une amitié forte et belle. Sur le thème de la différence qui réunit, le BGG nous rappelle encore une fois d'aller au delà des apparences et de prendre le temps de découvrir l'autre...

    Les images sont sublimes, la fluidité des mouvements est bluffante et la musique accompagne divinement chaque scène. Émouvant, drôle et sensible Le "BGG" nous emporte dans l'aventure l'air de rien et nous dépose 1h57 plus tard apaisé, attendri et nostalgique de ce voyage au pays des géants...

    L'humour n'est bien sûr jamais loin et j'ai souri à plusieurs reprises, amusée par quelques scènes coquasses et surtout par le charabiage de BGG ! Je suis absolument fan ! Toujours à l'écoute de la moindre de ses phrases distordues, amusée par les jeux de mots qu'elle cache. Mais je dois dire qu'une scène en particulier va tout de même très loin... Quand même faire péter la Reine d'Angleterre, la REINE... LOL LoveIT !

    Et pour finir, mention spéciale également à Dany Boon qui fait un doublage formidable du BGG !

    Un film d'aventure qui renvoie à mes meilleurs souvenirs d'enfance et ces films qui ont tant comptés pour moi comme "Les Goonies", "E.T." ou, "Labyrinthe" ou encore "Willow". Ou même un peu plus tard "Arthur et les Minimoys". BGG a laissé sa petite trace en moi... Merci Monsieur Spielberg !

    En bref : Drôle, tendre, mignon et esthétiquement magnifique... LE BGG nous charme rapidement par son charabiage et son imaginaire. Steven Spielberg encore une fois exploite le thème de la tolérance face à la différence...


    Site web:  http://noaetsonmonde.blogspot.fr/2017/01/dvd-le-bon-gros-geant-de-steven.html
    LordGalean
    Le 27/12/2016
    63 critiques
    Steven Spielberg est un réalisateur atypique et caméléon qui ne cesse d'étonner son public. Refusant catégoriquement comme son comparse Robert Zemeckis de se laisser enfermer dans un seul genre, il est capable de faire des bonds de géant et passer d'un film d'espionnage sur fond de guerre froide à une histoire pour enfants renouant avec la poésie et l'onirisme d'un E.T, mais en en occultant la partie tragique (quoique). C'est de ce dernier dont nous allons traiter d'ailleurs, le Bon Gros Géant, adapté du roman éponyme de Roald Dahl, écrivain anglais immense pour la jeunesse mais pas seulement, à qui on doit entre autre les romans, Mathilda, Charlie et la chocolaterie, ou encore Sacrées Sorcières, tout trois déjà adaptés au cinéma.

    Il n'est nul besoin de rappeler à quel point l'univers du romancier anglais est cinématographique, tant chacune de ses oeuvres ou presque a eu une adaptation pour le grand ou le petit écran, que ce soit Burton, Mel Stuart, Wes Anderson, Nicolas Roeg ou Danny de Vito, chacun de ces réalisateurs pourtant très différent a su concilier son propre univers avec celui de Dahl. Et c'est évidemment encore une fois le cas de Spielberg avec le Bon Gros Géant (que nous nommerons le BGG ou le BFG pour des raisons de clarté), puisque ce dernier est allé chercher et le mot est faible, tirer de sa retraite serait plus juste, la plus Sophie des scénaristes, Melissa Mathison, à qui on doit le génialissime, cultissime et générationnel E.T du même Steven Spielberg. On doit à cette dernière, outre le sublime E.T, le merveilleux L'indien du placard de Frank Oz (Yoda pour les intimes), le sympathique l'Etalon Noir, le rigolo "Kick the Can" volet du film la 4eme Dimension de Steven Spielberg, et l'excellent Kundun de Martin Scorsese, et c'est tout.

    Son dernier scénario écrit date de 1997, donc Spielberg est venu tirer la dame, ex-madame Ford de 20 ans de "sommeil" pour lui demander l'impossible à savoir adapter le Bon Gros Géant, pour lui. Il existe un téléfilm anglais trés distrayant, mais c'est un film d'animation et qui date de 1989 par ailleurs. Le BGG de Spielberg lui est sorti l'an dernier, et pour traduire l'immense talent de dessinateur de Blake à l'écran, Spielberg a utilisé le must de la technologie actuelle à savoir la Performance Capture ou cinéma virtuel pour rendre au mieux l'humanité qui se dégage des illustrations de Quentin Blake (grand ami de Roald Dahl et illustrateur de la plupart de ses couvertures et dessins encartés dans les livres de poche de l'auteur) et l'âme de ses personnages.

    Petit rappel en quelques lignes du procédé de Performance Capture, l'idée maîtresse étant de rendre aux comédiens, la possibilité de jouer leur scène comme au théâtre, sans être interrompu, sans être gêné par un problème technique, une coupe de son ou de lumière, ou un imprévu de tournage et le tout avec les indications du réalisateur en quasi direct, et pour les plus audacieux des réals, la possibilité de pré-filmer le résultat en temps réel quasiment avec des personnages en fil de fer. Les comédiens sont donc harnachés dans une combinaison couverte de capteurs, et ont des capteurs sur tout le visage et une petite caméra qui filme leur visage. Certes le procédé est un peu difficile à porter au début, mais une fois la magie de la fiction opérante, ça n'est pas plus handicapant qu'un masque de Commedia ou un nez rouge de clown, et surtout ça permet aux comédiens et aux comédiennes de véritablement s'investir dans le personnage, de devenir le personnage, de s'incarner même, tant l'âme des comédiens va entrer en fusion avec le résultat final qui sera supervisé par des techniciens CGI qui vont recouvrir les fils de fer d'un masque numérique en animation, masque qui au contraire du full CGI gardera trace du jeu et de l'expression du regard des comédiens et comédiennes. N'importe quel comédien ou comédienne normalement constitué, et habitué au théâtre ne rêve que d'une seule chose, un tournage en performance capture, dans les conditions quasi direct du théâtre.

    Le procédé choisi par Spielberg et expérimenté avec son Tintin, a pour lui de permettre aux comédiens d'incarner, l'incarnable. Ainsi, Katherine Turner est devenu une maison pour le fantastique Monster House de Gil Kenan, Benedict Cumberbatch un dragon pour la non moins fantastique trilogie du Hobbit de Peter Jackson, et le facétieux Mark Rylance du pont des espions, devient un géant de 7 mètres de haut pour Spielberg, tandis que Bil Hader, lui devient un géant de 9 mètres de haut antagoniste du pauvre BGG.

    La partie technique étant précisé, on va pouvoir attaquer le gros de l'analyse. Spielberg réalise pour certains un film mineur, pour d'autres un navet, pour d'autres encore dont fait parti votre serviteur, un pur chef d'oeuvre qui n'a rien à envier aux films qui sortent sans cesse sur nos écrans. Déjà un point sur lequel tout le monde sera d'accord ou presque, Mark Rylance compose un parfait BGG, et même la voix française du géant, le sympathique Danny Boon n'est pas en reste, tant son interprétation vocale colle à merveille au personnage de Dahl et Spielberg, et tant on ne reconnait pas une seule intonation de l'acteur, entièrement voué à son rôle, incarner le personnage du roman ce dont il se sort à merveille, tour à tour triste, émouvant, drôle, irritant même, mais toujours impeccablement juste. La petite Ruby Barnhil, révélation du film est elle aussi excellente, et chacune de ses mimiques est un plaisir pour le spectateur attendri. Aucun comédien ou comédienne du film ne démérite d'ailleurs, et le tout est comme d'habitude merveilleusement accompagné par la musique de l'alter ego musical du réalisateur, le fidèle John Williams, qui compose un thème pour le géant, chantable, virevoltant, à tomber, comme toujours chez Williams. Le montage n'est pas en reste, puisqu'il est encore une fois assuré par le génial Michael Kahn, dont c'est le deuxième film monté entièrement sur station numérique (le premier étant Tintin), car oui il faut savoir que Kahn est un des derniers monteurs qui monte encore directement la pellicule sur Moviola, et le passage de Spielberg au cinéma virtuel l'a un peu contraint à passer au montage numérique mais il s'en sort parfaitement bien, gérant toujours aussi bien les transitions Spielbergienne et les moments de tensions ou au contraire de vivacité de l'histoire.

    L'histoire en quelques mots est celle de Sophie, petite fille orpheline qui vit dans un orphelinat et dont la rencontre avec le BGG va bouleverser sa vie et la transformer à jamais. Nous sommes en plein dans le conte initiatique, fer de lance des bouquins de Roald Dahl, et Spielberg depuis E.T, maîtrise le conte initiatique, comme personne, d'où la présence de Melissa Mathison au scénario. Mais le BGG n'est pas seulement un film Dahlien, puisque c'est l'occasion pour Spielberg de parler de nombres de ses thématiques personnelles, tout en illustrant ses idées par ses marottes visuelles, (reflet, cadre dans le cadre, plan Spielbergien en veux-tu en voilà), bref c'est un véritable festival de ce côté là, et il va même jusqu'à se personnifier sous les traits du géants semeurs de rêve, car qui est Spielberg sinon un géant qui vient apporter du rêve par sa compagnie (Dreamworks, littéralement l'usine à rêves) et sa réalisation inspirée. Impossible d'ailleurs de ne pas voir les passages de fabrication des rêves, comme une métaphore du montage ou de la réalisation d'un film, au point que même Canal + s'en est inspiré pour sa nouvelle pub.

    Au final, on se retrouve avec un merveilleux petit film pour enfants, qui en plus d'avoir le bon goût de ne pas les prendre pour des cons, a l'intelligence de s'adresser à eux en futur adulte, en abordant des thèmes divers et variés comme le harcèlement, la guerre, la mort, etc... J'aurais aimé pouvoir traité plus avant le film, mais ce sera pour une prochaine fois, car cette critique ne fait pas partie de mes critiques analyses mais est en réponse à la réception du bluray pour le site cinetrafic.

    Je m'épancherais plus avant sur le film dès que j'en ai le temps pour vous apporter une analyse plus fouillée, plus approfondie et je l'espère la plus exhaustive possible. 

    Sortie du DVD ou blu-ray le 1er décembre 2016 et le site du distributeur Metropolitan Filmexport.

    Retrouvez ce film dans les catégories http://www.cinetrafic.fr/film-2017 et
    http://www.cinetrafic.fr/liste-film/2308/1/les-films-fantastiques-pour-enfants



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