Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique

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    Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique

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    France,Allemagne,...
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    Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique: ADN

    Synopsis du film Berlin 1885, la ruée sur l'Afrique

    15 novembre 1884. À l’initiative de Bismarck, une conférence internationale réunit à Berlin les représentants de toutes les grandes puissances européennes, ainsi que ceux de l’Empire ottoman et des États-Unis. À l’heure où les visées colonisatrices en Afrique s’intensifient, son objectif est d’organiser le partage du bassin du Congo et, plus généralement, d’établir des règles pour la colonisation du centre de l’Afrique. Car si les Européens se sont depuis longtemps installés le long des côtes, le cœur du continent est encore presque totalement terra incognita et attise les convoitises. Pendant plusieurs semaines, des diplomates qui ne connaissent rien à l’Afrique et n’y mettront jamais les pieds vont y tracer des frontières, au nom du libre commerce et de la mission civilisatrice de l’homme blanc…

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    Quand on nous dit Afrique on pense jungle, animaux exotiques, paysages fabuleux, déserts gigantesques... mais aussi guerres, famines, violences, injustices sociales... ou alors culture, blues ou jazz. Et...

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    drfrankNfurter
    Le 04/04/2011
    82 critiques
    Si l'existence de la conférence de Berlin (qui débuta le 15 novembre 1884 pour se conclure le 26 février de l'année suivante) est connue des spécialistes, son histoire et son déroulement le sont beaucoup moins. Quatre mois au cours duquel les grandes puissances européennes ainsi que l'Empire Ottoman et les Etats-Unis, conviées par le chancelier allemand Bismarck, vont décider du sort d'un continent: l'Afrique. Si des comptoirs et territoires côtiers africains furent déjà annexés avant cette date par la France, le Portugal ou le Royaume-Uni, la conférence aura le privilège néfaste de codifier la future main mise: l'exploitation de cette terra incognita et bien sûr (les bienfaits de) sa mission civilisatrice (sic). Détail de l'histoire, aucun autochtone et principal intéressé n'aura été invité à cette conférence...

    Voilà environ un quart de siècle que l'idée trottait dans la tête du réalisateur Joël Calmettes, s'intéresser à cette page méconnue dont l'influence et les conséquences tragiques sont encore palpables aujourd'hui (1). Or si l'on connait bien la résultante de cette conférence, les débats et autres négociations restaient quant à eux introuvables. Calmettes se mis dès lors à la recherche des archives diplomatiques, une fois trouvées à Coblence par des documentalistes, le voile de l'histoire pouvait enfin tomber.

    L'absence de photographies et encore moins de traces cinématographiques (2) aura poussé le cinéaste à réaliser un documentaire où la fiction a une place importante. Néanmoins, contrairement à nombres de docu-fictions, Berlin 1885, du fait de sa volonté de se rapprocher au plus prêt des archives écrites du XIXème, évite le piège du divertissement à tout prix (on en attendait pas moins compte tenu du sujet évoqué). La reconstitution des débats se veut sobre, le décor limité à la salle de conférence. Et si le film tel une pièce de théâtre est divisé en plusieurs actes, ce chapitrage a le mérite de rendre plus didactique le récit au même titre que les interventions de la voix off et les explications des universitaires en aparté (3).

    Berlin 1885, la ruée vers l'Afrique où l'on apprend que le tracé des frontières du Congo fut perpétré par des diplomates ayant une très faible connaissance du continent convoité. Restera l'inculture de ces hommes n'ayant jamais foulé un pied en Afrique et le grand vainqueur de cette conférence: Léopold II qui a force de lobbying fit reconnaître l'existence de l'Association internationale du Congo, point de départ d'un découpage en règle du continent noir (4).
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    (1) A titre d'exemple, les frontières de la République démocratique du Congo tracées par les puissances européennes en 1885 sont restées les mêmes et n'ont jamais été remises en cause, en connaissant la stabilité politique de cet état ingérable...

    (2) Car Bismarck n'aura pas attendu la naissance du cinématographe, le rustre...

    (3) En complément au DVD, le distributeur Arte a ajouté 45 minutes d'entretiens supplémentaires en guise d'éclaircissement sur quelques points précis tel l'accord secret entre Léopold II et Bismarck ou les oppositions locales au projet du roi des Belges.

    (4) Car contrairement à Yalta par exemple, Berlin ne "réglemente" que le futur partage, la partition de l'Afrique sera postérieure à cette conférence.

    Site web:  http://therockyhorrorcriticshow.blogspot.fr/2011/04/cronico-ristretto-berlin-1885-la-ruee.html
    Thomas
    Le 01/04/2011
    6 critiques
    Le documentaire-fiction, très usité à la télévision, est un genre étrange dont l’artificialité de la mise en scène installe une distance entre l’oeuvre et le spectateur. À l’heure où tout est maintenant possible, où tout peut paraître réaliste, un tel choix s’avère volontaire. En particulier pour le pan d’histoire ici reconstitué : la conférence de Berlin de 1884-1885 durant laquelle s’est décidé le sort de l’Afrique. Filmer des personnes qui parlent pendant plus d’une heure est en effet peu cinégénique et s’applique plus à une oeuvre télévisuelle. Surtout, le documentaire-fiction, en alternant séquences mises en scène et interviews d’historiens contemporains, permet de prendre un certain recul vis-à-vis de l’événement retranscrit sans toutefois éviter un certain didactisme.

    À l’abri de tout appareil photographique, cette réunion de diplomates occidentaux décidant du sort de ce qui est alors désigné sous le nom de « continent mystérieux » se tient plusieurs semaines durant à huis-clos. Le réalisateur Joël Calmettes s’en tient donc, pour la recréer, aux minutes écrites en français, langue diplomatique de l’époque. En dépit de l’aspect théâtrale d’une mise en scène sublimée par l’image vidéo, la restitution paraît méticuleuse. Son apparence fabriquée permet également au réalisateur d’appuyer son propos, de mieux tourner en ridicule ses personnages. Car sous la rigueur historique, le film n’est pas dénuée d’ironie dans sa description des diplomates occidentaux prompts à se parer de considérations humanistes pour justifier leur soif d’argent et de conquêtes. Les alliances et les manipulations en sous-main, les joutes verbales, les petits désaccord pour un détail sont mis en évidence dans un souci de décridibiliser la mesquine assemblée. Par le biais de son découpage, Joël Calmettes ne manque pas de se moquer des dignitaires notamment par le biais de ce plan subjectif en plongée dans lequel l’Afrique semble contempler leur auto-satisfaction. Cependant, le réalisateur, tout à son sarcasme, n’en oubli pas de prendre l’affaire au sérieux en rééquilibrant par l’utilisation de la musique. Sous le rythme saccadé d’un piano interprétant un air légèrement railleur, la menace et l’aspect fataliste de cette réunion se laissent entendre par le biais d’un haut-bois et des violons aux notes plus sombres.

    À la vision du film, il est difficile de dire que les choses ont changé, tout au plus, elles se sont déplacées. Que l’oeuvre de Joël Calmettes voit le jour en ces temps où les partis politiques les plus populistes font une percée dans l’opinion publique et les médias ne relève pas non plus du hasard. L’Afrique est donc découpée comme un gâteau, analysée par des dignitaires qui posent sur elle un regard paternaliste plein d’une hypocrite bienveillance sans y avoir jamais mis les pieds. Si le bien être des indigènes est évoqué à travers l’abolition de l’esclavage, c’est dans un unique but commercial, la révolution industrielle étant passée par là. En Europe, la main d’oeuvre que fournit le commerce d’esclaves est obsolète et c’est en Afrique qu’elle devient surtout nécessaire : il faut récolter les matières premières pour les fournir à l’Occident.

    Aujourd’hui, les choses ne sont pas tellement différentes : à l’exploitation des sols et de la main d’oeuvre humaine s’ajoutent les politiques d’immigration choisie ou la peur savamment entretenue des mouvements clandestins d’individus. Aux yeux des occidentaux, l’Afrique est toujours perçue comme une terre à part, arriérée et pleines de danger. Pourtant, elle ne fait que porter les stigmates d’une colonisation sauvage où toute considération humaine est mise de côté.

    Pour montrer l’exclusion des autochtones par l’assemblée et la vision misérabiliste qu’elle en a, la réalisation de Joël Calmettes en épouse les points de vue. Les peuples d’Afrique ne sont perçus qu’à travers les croquis d’Henry Morton Stanley, journaliste américain qui s’est aventuré dans différentes contrées du continent. Faute de pouvoir insuffler un rythme à de simples échanges verbaux, le réalisateur joue avec l’éclairage et la profondeur de champ. Ainsi, les échanges épistolaires avec les gouvernants restés au pays, en fin de journée, sont filmés à la lumière tamisée du secret. Le découpage opte pour de vifs filets au lieu de simples champ/contre-champ lors des discussions les plus alertes, et l’insertion d’images d’archives. La réalité n’ayant pas sa place, ces gravures, qui sont souvent des affiches de propagandes, sont autant de représentations d’une Afrique fantasmée, celle qui est évoquée dans les discours des personnages ici mis en scène. Vers la fin du métrage, des photos d’Africains amaigris et malades viennent émailler la thèse des conséquences catastrophiques de la colonisation. Cependant, le film souhaite se conclure sur une note d’espoir : sur une carte d’une Afrique bariolée par les différentes puissances occidentales et qui perds ces couleurs au fil des ans jusqu’à retrouver le teint de l’indépendance.

    Site web:  http://www.lecoindeloeil.com/index.php?page=content_detail&id=40&type=articles
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