In the air
Note :









(9)









(9)
Année : 2010
Pays : Etats-Unis
Avec : George Clooney, Vera Farmiga, ...
Genre : Comédie
Titre original : Up in the air
Vidéos: extraits de films, bande-annonce
Ryan Bingham est licencieur professionnel. Des entreprises louent ses services pour qu'il se charge du sale boulot, celui de virer les employés et de prendre dans la figures leurs pleurs, leur colère et leur incompréhension. Ryan aime son job; bonimenteur avéré, il prend avec distance les problèmes de ces personnes auxquelles il enlève leur raison de vivre, sans ressentir la moindre culpabilité. Son travail lui permet de voyager, et il accumule les miles en caressant le rêve de devenir la 7ème personne au monde à en avoir assez pour obtenir une carte de fidélité d'exception et de s'asseoir un instant à côté du pilote. Sa maison est dans les aéroports; il enchaîne les discours dans lesquels il vante les mérites de se détacher des choses comme des gens. Son bonheur risque cependant de passer à la trappe alors qu'il apprend qu'une jeune fille révolutionne son entreprise, et, grâce aux miracles de la technologie, propose de sédimentariser les licencieurs. La jeune Natalie part pour un dernier voyage aux côtés de Ryan, pour se familiariser au terrain. Non contente de changer la façon de travailler de Ryan, elle va aussi s'immiscer dans sa vie personnelle, et le faire reconsidérer une relation occasionnelle qu'il fréquente entre deux aéroports...
Ce film, plein de bon sentiments, est le troisième du réalisateur après Thank you for smoking, et Juno. On se souviendra que j'ai déjà détesté Juno, une bonne déception de 2008. Tout ce que je reproche à Juno revient dans In the air. On n'y trouve pas de rythme, autre que celui, ronflant, soporifique, des allers et retours dans des aéroports. Où est le pic d'adrénaline, la montée en puissance des sentiments, la puissance des caractères? Le tempo reste désespérément linéaire, quasi horloger. Les villes défilent, toujours introduites de la même manière, par un plan vu d'avion, le nom de la ville inscrit en gros caractères sur l'écran. Un nouveau chapitre s'ouvre, sur une série feuilletonante. Les personnages ne sont jamais extrêmes, toujours modérés, et c'est peut-être le grand tort de Jason Reitman: il n'ose pas haïr ou aimer à la folie ses personnages.
Ryan, malgré un job détestable, inhumain, malgré ses idées égoïstes, reste un grand charmeur. Il paraît sympathique dans son travail, sachant répondre avec justesse à la détresse des employés qu'il vire pourtant froidement; son manque d'attachement aux choses matérielles est assez positif; et son refus d'attachement sentimental passe pour de l'indépendance plutôt que de l'insensibilité. Au contraire, la gentille Natalie ressemble à un monstre, à vouloir licencier les gens par écran interposé. C'est elle qui refuse le contact personnel. Son doux rêve de prince charmant et de vie de femme de maison n'est pas mignon, mais niais. Et pourquoi s'applique-t-elle à saboter l'équilibre de Ryan, à lui imposer ses idées, et le schéma de vie, basique, qu'elle a choisi pour elle-même?
Le mariage, les weekends à la campagne, les deux enfants, un garçon et une fille, le chien et le poisson rouge, voilà la vie idéale selon bien des couples. C'est aussi le rêve de la sœur de Ryan, qui appelle son frère à la rescousse lorsque son futur mari est pris de doutes juste avant la cérémonie de mariage. La scène dégouline de bon sentiments, car, bien entendu, à se fouiller les méninges pour trouver des points positifs sur la vie à deux, Ryan finit par en trouver... et s'en convaincre en même temps que le fiancé. On touche pourtant, dans le film, des points sociaux sensibles: l'économie qui flanche, les licenciements abusifs, inhumanité de la modernité technologique; loin d'être corrosif, Jason Reitman oublie de s'appesantir sur ces thèmes essentiels, et fait à la place l'éloge du conformisme, des valeurs traditionnelles.
Du cynisme, s'il vous-plait, Monsieur Reitman!
Site web: http://fannynours.blogspot.com/2010/02/in-air-de-jason-reitman.html
Ce film, plein de bon sentiments, est le troisième du réalisateur après Thank you for smoking, et Juno. On se souviendra que j'ai déjà détesté Juno, une bonne déception de 2008. Tout ce que je reproche à Juno revient dans In the air. On n'y trouve pas de rythme, autre que celui, ronflant, soporifique, des allers et retours dans des aéroports. Où est le pic d'adrénaline, la montée en puissance des sentiments, la puissance des caractères? Le tempo reste désespérément linéaire, quasi horloger. Les villes défilent, toujours introduites de la même manière, par un plan vu d'avion, le nom de la ville inscrit en gros caractères sur l'écran. Un nouveau chapitre s'ouvre, sur une série feuilletonante. Les personnages ne sont jamais extrêmes, toujours modérés, et c'est peut-être le grand tort de Jason Reitman: il n'ose pas haïr ou aimer à la folie ses personnages.
Ryan, malgré un job détestable, inhumain, malgré ses idées égoïstes, reste un grand charmeur. Il paraît sympathique dans son travail, sachant répondre avec justesse à la détresse des employés qu'il vire pourtant froidement; son manque d'attachement aux choses matérielles est assez positif; et son refus d'attachement sentimental passe pour de l'indépendance plutôt que de l'insensibilité. Au contraire, la gentille Natalie ressemble à un monstre, à vouloir licencier les gens par écran interposé. C'est elle qui refuse le contact personnel. Son doux rêve de prince charmant et de vie de femme de maison n'est pas mignon, mais niais. Et pourquoi s'applique-t-elle à saboter l'équilibre de Ryan, à lui imposer ses idées, et le schéma de vie, basique, qu'elle a choisi pour elle-même?
Le mariage, les weekends à la campagne, les deux enfants, un garçon et une fille, le chien et le poisson rouge, voilà la vie idéale selon bien des couples. C'est aussi le rêve de la sœur de Ryan, qui appelle son frère à la rescousse lorsque son futur mari est pris de doutes juste avant la cérémonie de mariage. La scène dégouline de bon sentiments, car, bien entendu, à se fouiller les méninges pour trouver des points positifs sur la vie à deux, Ryan finit par en trouver... et s'en convaincre en même temps que le fiancé. On touche pourtant, dans le film, des points sociaux sensibles: l'économie qui flanche, les licenciements abusifs, inhumanité de la modernité technologique; loin d'être corrosif, Jason Reitman oublie de s'appesantir sur ces thèmes essentiels, et fait à la place l'éloge du conformisme, des valeurs traditionnelles.
Du cynisme, s'il vous-plait, Monsieur Reitman!
Site web: http://fannynours.blogspot.com/2010/02/in-air-de-jason-reitman.html
Après Thank you for smoking et Juno, l'excellent Jason Reitman ("le fils de" qui a réussit avec brio à faire son trou) revient avec In the Air, une comédie dramatique sur un homme qui a passé sa vie...dans les airs. En effet, Ryan Bingham, notre héros, n'a ni enfant, ni femme, et ses voyages à tel point qu'il collectionne les miles (Son rêve? Atteindre les 10 millions de miles) et a perdu tout contact réel et proche avec sa famille. Et puis il y a deux femmes, qui vont à leur manière changer sa vie. C'est un film sur la solitude moderne - entouré mais seul - et sur la peur de l'engagement. Ryan Bingham ressemble d'ailleurs à la perfection à son interprète, George Clooney, qui livre ici une de ses plus belles performances. Au début, le film est un rien cynique et réalise un portrait de notre société sans fioriture et dans l'air du temps (les licenciements suite à la crise...). Et puis Ryan commence à prendre conscience que le bonheur, c'est à deux qu'on le construit. Que c'est en ouvrant son cœur aux autres que l'on vit réellement et que l'on construit ses plus beaux souvenirs. Là, In the Air devient plus classique, moins surprenant, mais sans lasser le spectateur. Après tout, c'est l'histoire d'un homme obligé de s'adapter à la réalité moderne, et qui accepte de s'attacher. Si le film a des accents de comédie, il n'en demeure pas moins très triste vers la fin. Car Reitman prend le contre-pied de ce que l'on attendait. Il n'y aura pas de happy-end, il n'y aura pas de "ils vécurent heureux..." et Ryan repartira aussi seul qu'il était en arrivant. Cette fin, bien qu'elle soit amère, n'en demeure pas moins un joli coup d'éclat pour ce film qui va jusqu'au bout sans se sacrifier aux sirènes hollywoodiennes. Pour son 3e long, Reitman a réunit une pléiade d'acteurs au côté de George Clooney: Anna Kendrick, Vera Farmiga, Jason Bateman, J.K Simmons, Danny R. McBride, Melanie Lynskey et Zach Galifianakis. Un casting impeccable pour un joli film, agréable et tendre, porté un Clooney en grande forme.
Site web: http://mycinekeira3.blogs.allocine.fr/
Site web: http://mycinekeira3.blogs.allocine.fr/
Grand classement 2010
On prend les mêmes et on recommence!
Etant donné l'engouement suscité par le classement 2009, et en vue d'améliorer la prise en...
La vie en entreprise au cinéma
Etant donné que l'entreprise occupe une place de plus en plus importante dans la vie moderne, les cinéastes commencent de plus en plus à...
Le célibat au cinéma
Les personnages de célibataires pleuvent dans les cinémas. Seul et heureux de l'être ou célibataire larmoyant, ils n'ont pas fini...
Sorties ciné du 27 janvier 2010
La nouvelle est tombée comme un terrible couperet pour toutes les mamans : Super Nanny n’est plus. La tyrannie des petites têtes blondes sur...
Aucun commentaire
Activité Récente
C'est leur dernier bon film : celinesheep, bumathan, Britzkrieg, keira3, Chris671985, missacacia il y a 2 semaines.
movie a ajouté ce film à la liste Le célibat au cinéma il y a 5 jours
marymalo a ajouté ce film à la liste Sans titre il y a 6 semaines
marymalo a ajouté ce film à la liste Sans titre il y a 6 semaines






Toutes les critiques (3)
Tous les commentaires (0)
Fermer