Death Valley
Note :









(2)









(2)
de David Kebo, Rudi Liden
Année : 2004
Pays :
Avec : Eric Christian Olsen, Dash Mihok, ...
Genre : Epouvante-Horreur, ...
Titre original : Mojave
Vidéos: extraits de films, bande-annonce
On peut facilement apparenter Death Valley au type de film dit "survival". Voilà donc l'occasion idéale pour rappeler en passant quels sont les caractéristiques de ce sous genre particulier du cinéma horrifique. Dans un survival, les personnages principaux sont plongés dans un univers hostile, qui leur est le plus souvent étranger, en proie à des assaillants, et tentent par tous les moyens possibles d'assurer leur survie. Représentant initialement le civisme, la moralité de la société en opposition avec diverses forme de sauvageries, ils basculent peu à peu dans la barbarie, avec en quelque sorte une renaissance de l'instinct animal, une lutte pour la vie ou toutes les règles de la morale sont annihilées face à la réalité de la mort. Ces films sont donc fondamentalement immorales, choquants, dans le sens qu'ils ne représentent pas l'humain tel que celui-ci aime parfois à se voir, pulvérisant du même coup toutes les belles images d'Épinal. La bestialité de l'homme y est clairement exposée, les victimes deviennent souvent au final des bourreaux sanguinaires, et les codes moraux sont toujours mis de côté. D'ailleurs dans Death Valley, le personnage de Daniel qui incarne le plus la société, car fils de ministre, est le premier à être éliminé, comme pour laisser libre cours à l'affrontement.
Le film de David Kebo et Rudi Liden s'inscrit donc clairement dans cette lignée, et les amateurs pourront d'ailleurs reconnaitre quelques similitudes avec d'autres classiques du genre, comme La colline à des yeux par exemple.
Évoquons d'abord les défauts du film, ou en tout cas ce qui est à considérer comme des détails agaçant. Passons rapidement sur la vision assez caricaturale de la campagne et de ses habitants : ils sont pour la plupart présentés comme des péquenots, avec pour certains un look qui semble directement tiré de La petite maison dans la prairie et une dégaine de Gollum constipés, aux comportements d'arriérés ( violence incompréhensible, application bête et méchante de la loi du Talion ) et dont les uniques occupations quotidiennes sont de "boire et baiser leur sœurs". N'étant jamais allée dans les contrées reculée des States, où les John McCain et autres Sarah Palin bénéficient d'un soutien quelque peu déconcertant, je ne me prononcerai pas sur la réalité du contexte évoqué.
Mais dans Death Valley, outres les quelques improbabilités traditionnelles à ce genre au cinéma ( un des motards paysans qui porte des lunettes infrarouge pour vision nocturne, à croire qu'il bosse à la CIA ou encore des motos qui étrangement ne tombent jamais en panne ) et même les stéréotypes dans les répliques des personnages, eux aussi commun aux survival ( "la nuit fut longue" , on aurait pu se passer de cette précision ), ce qui peut le plus déranger dans le film, c'est parfois son certain manque d'originalité. Le déroulement et le dénouement sont presque toujours attendus, et peu de rebondissement surprenant interviennent. Le schéma classique reste très conventionnel et les habitués du genre ne seront pas surpris.
Mais pour autant, Death Valley n'est pas un mauvais film et séduit parfois le spectateur. Même si le film reste traditionnel, on ne s'ennuie globalement pas puisqu'il se passe presque toujours quelque chose, et que le, presque, côté parodique à certains moment amuse : une pseudo scène de western spaghetti avec un dealer de drogue, des personnages caricaturaux et des morts assez ridicules entre autres. Par ailleurs, le jeu des acteurs, chose assez exceptionnelle et au quelle je ne m'attendais pas pour ce film, est assez convenable : aucuns des personnages ne se démarquent vraiment par son interprétation, mais au moins le niveau global est assez bon ! Autre petit atout de Death Valley, la petit musique, qui intervient à chaque moment où le danger et la tension apparaissent, très simple mais assez efficace : pas de musiques lourdingues, trop appuyées pour masquer le vide du film, comme c'est malheureusement souvent le cas ailleurs. Enfin, il faut souligner le fait que peu de scènes explicitement violentes sont montrées; je considère ceci comme un avantage dans le sens que la violence visuelle trop exploitée peut parfois devenir inutile et desservir le film. Death Valley fait donc dans la sobriété dans ce domaine, avec seulement quelques images dites trash, et une scène de viol suggérée légèrement ( peut être peut-on d'ailleurs voir ici une référence à celle de La dernière maison sur la gauche, tant par la situation des personnages que dans le traitement de l'action ).
Les paysages désertiques ( euh oui Death valley comme la vallée de la mort aux états-unis, petite précision au cas ou ! ) sont assez sympathiques, et là il me semble que l'allusion à La colline à des yeux est plus qu'explicite : même lieu, même schéma global, à la différence que la famille prise au piège et attaquée par des cannibales dégénérés chez Craven est ici remplacée par une bande de jeune harcelée par des motards punks paysans complètement dingues.
Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point le cinéma horrifique semble être attiré par le fait de localiser ces récits dans des déserts ( La Colline à des yeux, Reeker et Massacre à la tronçonneuse pour ne citer que quelques films ); les possibilités qu'offre ce décors dans le registre de l'épouvante semble être en effet assez attractive. Bon sinon mention spéciale aux motards qui peuvent rappeler ou faire penser à ceux de Mad Max et ceux, plus récemment de la très bonne série américaine Sons of Anarchy qui cartonne depuis 2008 un peu partout.
Death Valley, quoi que pas franchement révolutionnaire, et ce malgré quelques défauts excusables, offre un moment de détente angoissant assez sympathique. Désert et poussière, motos et carburant, gros bras et artillerie lourde, servent de cadre à un film que l'on pourrait qualifier de survival western moderne.
DEATH VALLEY ( 13/20)
Un film de David Kebo et Rudi Liden, avec Christian Olsen et Dash Mihok
Distribution : Fox/Pathé/Europa
http://www.foxfrance.com/dvd/
Un dvd + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010
Site web: http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/cinemaisnotdead-256789-death_valley_bad_trip_desertique.htm
Le film de David Kebo et Rudi Liden s'inscrit donc clairement dans cette lignée, et les amateurs pourront d'ailleurs reconnaitre quelques similitudes avec d'autres classiques du genre, comme La colline à des yeux par exemple.
Évoquons d'abord les défauts du film, ou en tout cas ce qui est à considérer comme des détails agaçant. Passons rapidement sur la vision assez caricaturale de la campagne et de ses habitants : ils sont pour la plupart présentés comme des péquenots, avec pour certains un look qui semble directement tiré de La petite maison dans la prairie et une dégaine de Gollum constipés, aux comportements d'arriérés ( violence incompréhensible, application bête et méchante de la loi du Talion ) et dont les uniques occupations quotidiennes sont de "boire et baiser leur sœurs". N'étant jamais allée dans les contrées reculée des States, où les John McCain et autres Sarah Palin bénéficient d'un soutien quelque peu déconcertant, je ne me prononcerai pas sur la réalité du contexte évoqué.
Mais dans Death Valley, outres les quelques improbabilités traditionnelles à ce genre au cinéma ( un des motards paysans qui porte des lunettes infrarouge pour vision nocturne, à croire qu'il bosse à la CIA ou encore des motos qui étrangement ne tombent jamais en panne ) et même les stéréotypes dans les répliques des personnages, eux aussi commun aux survival ( "la nuit fut longue" , on aurait pu se passer de cette précision ), ce qui peut le plus déranger dans le film, c'est parfois son certain manque d'originalité. Le déroulement et le dénouement sont presque toujours attendus, et peu de rebondissement surprenant interviennent. Le schéma classique reste très conventionnel et les habitués du genre ne seront pas surpris.
Mais pour autant, Death Valley n'est pas un mauvais film et séduit parfois le spectateur. Même si le film reste traditionnel, on ne s'ennuie globalement pas puisqu'il se passe presque toujours quelque chose, et que le, presque, côté parodique à certains moment amuse : une pseudo scène de western spaghetti avec un dealer de drogue, des personnages caricaturaux et des morts assez ridicules entre autres. Par ailleurs, le jeu des acteurs, chose assez exceptionnelle et au quelle je ne m'attendais pas pour ce film, est assez convenable : aucuns des personnages ne se démarquent vraiment par son interprétation, mais au moins le niveau global est assez bon ! Autre petit atout de Death Valley, la petit musique, qui intervient à chaque moment où le danger et la tension apparaissent, très simple mais assez efficace : pas de musiques lourdingues, trop appuyées pour masquer le vide du film, comme c'est malheureusement souvent le cas ailleurs. Enfin, il faut souligner le fait que peu de scènes explicitement violentes sont montrées; je considère ceci comme un avantage dans le sens que la violence visuelle trop exploitée peut parfois devenir inutile et desservir le film. Death Valley fait donc dans la sobriété dans ce domaine, avec seulement quelques images dites trash, et une scène de viol suggérée légèrement ( peut être peut-on d'ailleurs voir ici une référence à celle de La dernière maison sur la gauche, tant par la situation des personnages que dans le traitement de l'action ).
Les paysages désertiques ( euh oui Death valley comme la vallée de la mort aux états-unis, petite précision au cas ou ! ) sont assez sympathiques, et là il me semble que l'allusion à La colline à des yeux est plus qu'explicite : même lieu, même schéma global, à la différence que la famille prise au piège et attaquée par des cannibales dégénérés chez Craven est ici remplacée par une bande de jeune harcelée par des motards punks paysans complètement dingues.
Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point le cinéma horrifique semble être attiré par le fait de localiser ces récits dans des déserts ( La Colline à des yeux, Reeker et Massacre à la tronçonneuse pour ne citer que quelques films ); les possibilités qu'offre ce décors dans le registre de l'épouvante semble être en effet assez attractive. Bon sinon mention spéciale aux motards qui peuvent rappeler ou faire penser à ceux de Mad Max et ceux, plus récemment de la très bonne série américaine Sons of Anarchy qui cartonne depuis 2008 un peu partout.
Death Valley, quoi que pas franchement révolutionnaire, et ce malgré quelques défauts excusables, offre un moment de détente angoissant assez sympathique. Désert et poussière, motos et carburant, gros bras et artillerie lourde, servent de cadre à un film que l'on pourrait qualifier de survival western moderne.
DEATH VALLEY ( 13/20)
Un film de David Kebo et Rudi Liden, avec Christian Olsen et Dash Mihok
Distribution : Fox/Pathé/Europa
http://www.foxfrance.com/dvd/
Un dvd + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010
Site web: http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/cinemaisnotdead-256789-death_valley_bad_trip_desertique.htm
Une bande de quatre jeunes gens insouciants va faire la « teuf » en plein désert et en pleine nuit : sexe, drogues et rave-party les attendent au milieu des cactus et des rochers… Le réveil sera cependant bien difficile, pas seulement à cause des effets de leurs paradis artificiels corrupteurs de la jeunesse d’ailleurs ! Découvrant que la batterie de leur voiture a disparu, ils se retrouvent à cinq (une jeune fille s’est greffée au groupe), perdus et coincés au milieu de nulle part, et bientôt à la merci d’une bande de motards dégénérés, inspirée par un véritable gang pour les besoins du film…
« Death valley » marche sur les pas d’un film comme « La colline a des yeux », laissant ses personnages prisonniers d’un grand piège à ciel ouvert… Où qu’ils aillent, quoi qu’ils fassent, ils semblent forcément condamnés par l’oppression que fait peser sur eux leurs prédateurs. Il n’est pas aussi éprouvant que son modèle, mais reste plutôt efficace, aussi bien dans sa montée en puissance narrative que par l’atrocité évocatrice de ses situations : on a droit à quelques bonnes scènes de torture des familles et à des moments de tensions assez bien rendus, de jour comme de nuit…
Entre vengeance sauvage et loi du Talion, les jeunes gens qui venaient là pour faire la fête et « s’oublier » devront très vite faire les frais de leur insouciance… Comme dans tout bon film d’horreur, la jeunesse est punie pour ne pas avoir emprunté un droit chemin et s’être laissée embrigadée par le bonheur facile de la coke et de la libido. La première scène démontre très bien cette tentation de la facilité, à travers le personnage qui se laisse embarquer par ses potes alors qu’il a du travail à finir au bureau : il aura très vite l’occasion de regretter son choix peu judicieux ! Dans le désert, il devra passer par l’expérience de la survie, où règne en maître la loi du « tuer ou être tué »… « Death Valley » s’avère finalement un « pop corn movie » pas forcément très original, pas forcément inoubliable, mais plutôt bien fichu, permettant de passer un bon moment de tension musclée et d’horreur prédatrice !
Bonus DVD :
Si les bonus du DVD se limite à la portion congrue, avec quelques bandes annonces et une galerie photo, il convient de noter que son packaging est plutôt soigné : menus ergonomiques et animés (rendant très bien l’atmosphère du film) et boîtier DVD sous un très bel étui avec un effet relief assez classe…
Un film de David Kebo avec Christian Olsen et Dash Mihok
Editeur : Fox/Pathé/Europa
http://cinematheque.over-blog.net/ext/http://www.foxfrance.com/dvd/
1DVD + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010
Site web: http://cinematheque.over-blog.net/article-death-valley-de-david-kebo-etats-unis-2004-44450567.html
« Death valley » marche sur les pas d’un film comme « La colline a des yeux », laissant ses personnages prisonniers d’un grand piège à ciel ouvert… Où qu’ils aillent, quoi qu’ils fassent, ils semblent forcément condamnés par l’oppression que fait peser sur eux leurs prédateurs. Il n’est pas aussi éprouvant que son modèle, mais reste plutôt efficace, aussi bien dans sa montée en puissance narrative que par l’atrocité évocatrice de ses situations : on a droit à quelques bonnes scènes de torture des familles et à des moments de tensions assez bien rendus, de jour comme de nuit…
Entre vengeance sauvage et loi du Talion, les jeunes gens qui venaient là pour faire la fête et « s’oublier » devront très vite faire les frais de leur insouciance… Comme dans tout bon film d’horreur, la jeunesse est punie pour ne pas avoir emprunté un droit chemin et s’être laissée embrigadée par le bonheur facile de la coke et de la libido. La première scène démontre très bien cette tentation de la facilité, à travers le personnage qui se laisse embarquer par ses potes alors qu’il a du travail à finir au bureau : il aura très vite l’occasion de regretter son choix peu judicieux ! Dans le désert, il devra passer par l’expérience de la survie, où règne en maître la loi du « tuer ou être tué »… « Death Valley » s’avère finalement un « pop corn movie » pas forcément très original, pas forcément inoubliable, mais plutôt bien fichu, permettant de passer un bon moment de tension musclée et d’horreur prédatrice !
Bonus DVD :
Si les bonus du DVD se limite à la portion congrue, avec quelques bandes annonces et une galerie photo, il convient de noter que son packaging est plutôt soigné : menus ergonomiques et animés (rendant très bien l’atmosphère du film) et boîtier DVD sous un très bel étui avec un effet relief assez classe…
Un film de David Kebo avec Christian Olsen et Dash Mihok
Editeur : Fox/Pathé/Europa
http://cinematheque.over-blog.net/ext/http://www.foxfrance.com/dvd/
1DVD + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010
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Cinemaisnotdead a ajouté ce film à la liste Le survival il y a 4 semaines
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