Film : Death Valley (bande annonce, extraits de films, photos...)

Death Valley

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Note :   (3)
Année : 2004    Pays :
Genre : Epouvante-Horreur, ...
Titre original : Mojave
Sur ce film

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Critiques du film Death Valley

Toutes les critiques (3)
TIBO-Strange-Movies
Le 25/03/2010
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Baptisé à l’origine Mojave, ce premier long métrage de David Kebo et Rudi Liden a été renommé Death Valley, titre sûrement plus évocateur pour son exploitation. Bien que sorti récemment en DVD, Death Valley a subi une distribution tardive un peu partout à travers le monde, la France étant l’un des derniers pays à voir son arrivée dans les rayons, puisque le film date de 2004. Sous ses airs de survival poussiéreux, ce métrage n’est donc pas un rejeton d’œuvres telles que le remake de La Colline a Des Yeux ou encore de l’excellent Wolf Creek qui lui sont ultérieures, mais sa sortie tardive le place face à une sérieuse concurrence que l’on a vu naître dans les années 2000, décennie particulièrement prolifique en matière de survival. Death Valley ne parvient malheureusement pas à marquer le coup.

L’histoire met en scène quatre amis décidant de se rendre à une rave party en plein désert pour l’anniversaire de l’un d’eux. Le lendemain matin, ils retrouvent leur voiture une vitre brisée et dépouillée de sa batterie, visiblement l’œuvre d’un gang de motards. La première partie tente de nous plonger dans une micro divagation psychédélique sous acide qui s’avère être vite ennuyeuse en raison d’une réalisation fade et d’un enchaînement de situations boiteux. L’aspect psychologique des personnages est brièvement abordé mais ne nous laisse pas le temps de cerner l’essence de chacun d’entre eux, d’autant que cet aspect va vite être mis de côté par la suite. Nos héros vont faire la connaissance d’une jeune fille interprétée par Genevieve Cortese qui va se révéler être l’un des personnages les plus convaincants bien que son rôle se résume plus ou moins à rester postée dans un coin. Malgré un début bancal, Death Valley amène rapidement l’action lorsque les protagonistes vont devoir faire face à l’adversité de deux natifs du coin. Une scène où la tension y est relativement marquée exposant le conflit au spectateur comme une véritable bombe à retardement. Le point de rupture du film, présenté à la sauce Rape and Revenge, laisse imaginer la spirale dans laquelle nos protagonistes vont évolués sans pour autant réussir à provoquer l’impact recherché.

Le film souffre d’une réalisation maladroite parsemée de plans approximatifs où l’environnement désertique n’est pas exploité à son potentiel. En effet, la photographie pâtit d’un sérieux contraste entre les scènes de jour et les scènes de nuit et n’arrive pas à installer l’ambiance crade à laquelle on pourrait s’attendre. Ce visuel assez inesthétique est probablement dû à la qualité médiocre du support DVD. Bien que le désert reste l’un des éléments centraux du film, il va rapidement se faire voler la vedette par l’apparition du gang et principalement de son chef charismatique campé par Dash Mihok que l’on a pu voir notamment dans le thriller Basic. Une bande de motards armés jusqu’aux dents tout droit sortis de l’univers Mad Max avec son lot de Punks, de cuir et de tatoués. L’authenticité des faits originaux, qui auraient pu prétendre à un réel drame social à travers un conflit basé sur un quiproquo, se voit déviée voire effacée par le constat d’une clique dont la motivation se résume surtout à la défense de leur territoire. Death Valley s’engouffre alors dans le survival basique où la tension entre les clans va monter crescendo tout au long du film. Ici se trouve l’un des défauts majeurs de ce métrage, à aucun moment cette tension n’explose et les scènes chocs tombent à plat laissant un arrière goût amer. Si Death Valley est avare en hémoglobine, même la suggestion est assez mal retranscrite. On assiste aux péripéties de nos personnages sans pour autant être réellement impliqué dans leur calvaire, mais on parvient cependant à se poser la question de ce que l’on ferait si on se trouvait à leur place, et à ce niveau là, la réponse n’est pas toujours évidente.

Bien que le jeu d’acteur soit tout à fait honorable avec entre autres Rider Strong (Cabin Fever) ou Brendan Fletcher (Freddy contre Jason), celui d’Eric Christian Olsen (Sex Academy), un habitué des comédies pour teenagers, ne colle tout simplement pas au film et arbore rapidement la casquette de la tête à claques. Les réactions des personnages se mettent prioritairement au service de la progression de l’histoire laissant bien trop souvent de côté la possibilité que l’un d’eux fasse preuve d’un peu de courage et de bon sens pour éviter que la situation n’empire. Cependant, difficile de savoir comment réagir face à une situation tant que l’on n’y est pas réellement confronté. Malgré tout, le film bénéficie dans l’ensemble d’un bon rythme et nous délivre régulièrement de quoi se mettre sous la dent permettant au spectateur de suivre l’histoire sans décrocher. Sans dévoiler les éléments de la finale, l’inconsistance de celle-ci vient appuyer le fait que David Kebo et Rudi Liden manquent cruellement d’imagination et ne vont pas jusqu’au bout des choses.

Death Valley est un film qui souffre d’un manque d’originalité et qui aurait pu s’apparenter à un véritable drame sur fond de violence juvénile s’il s’était concentré sur le cœur de l’histoire au lieu de laisser place à une gueguerre dont la gravité peine à se faire sentir. On regrette une qualité d’image qui laisse à désirer et qui nuit fortement au film. Malgré de nombreux défauts, Death Valley arrive à retenir notre attention du début à la fin et à procurer un divertissement sympathique. Un long-métrage à classer dans la catégorie "vite écouté, vite oublié".

Site web:  http://www.strange-movies.com/
38 critique(s)  par  TIBO-Strange-Movies Signaler un abus
Cinemaisnotdead
Le 08/02/2010
0
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
On peut facilement apparenter Death Valley au type de film dit "survival". Voilà donc l'occasion idéale pour rappeler en passant quels sont les caractéristiques de ce sous genre particulier du cinéma horrifique. Dans un survival, les personnages principaux sont plongés dans un univers hostile, qui leur est le plus souvent étranger, en proie à des assaillants, et tentent par tous les moyens possibles d'assurer leur survie. Représentant initialement le civisme, la moralité de la société en opposition avec diverses forme de sauvageries, ils basculent peu à peu dans la barbarie, avec en quelque sorte une renaissance de l'instinct animal, une lutte pour la vie ou toutes les règles de la morale sont annihilées face à la réalité de la mort. Ces films sont donc fondamentalement immorales, choquants, dans le sens qu'ils ne représentent pas l'humain tel que celui-ci aime parfois à se voir, pulvérisant du même coup toutes les belles images d'Épinal. La bestialité de l'homme y est clairement exposée, les victimes deviennent souvent au final des bourreaux sanguinaires, et les codes moraux sont toujours mis de côté. D'ailleurs dans Death Valley, le personnage de Daniel qui incarne le plus la société, car fils de ministre, est le premier à être éliminé, comme pour laisser libre cours à l'affrontement.
Le film de David Kebo et Rudi Liden s'inscrit donc clairement dans cette lignée, et les amateurs pourront d'ailleurs reconnaitre quelques similitudes avec d'autres classiques du genre, comme La colline à des yeux par exemple.

Évoquons d'abord les défauts du film, ou en tout cas ce qui est à considérer comme des détails agaçant. Passons rapidement sur la vision assez caricaturale de la campagne et de ses habitants : ils sont pour la plupart présentés comme des péquenots, avec pour certains un look qui semble directement tiré de La petite maison dans la prairie et une dégaine de Gollum constipés, aux comportements d'arriérés ( violence incompréhensible, application bête et méchante de la loi du Talion ) et dont les uniques occupations quotidiennes sont de "boire et baiser leur sœurs". N'étant jamais allée dans les contrées reculée des States, où les John McCain et autres Sarah Palin bénéficient d'un soutien quelque peu déconcertant, je ne me prononcerai pas sur la réalité du contexte évoqué.

Mais dans Death Valley, outres les quelques improbabilités traditionnelles à ce genre au cinéma ( un des motards paysans qui porte des lunettes infrarouge pour vision nocturne, à croire qu'il bosse à la CIA ou encore des motos qui étrangement ne tombent jamais en panne ) et même les stéréotypes dans les répliques des personnages, eux aussi commun aux survival ( "la nuit fut longue" , on aurait pu se passer de cette précision ), ce qui peut le plus déranger dans le film, c'est parfois son certain manque d'originalité. Le déroulement et le dénouement sont presque toujours attendus, et peu de rebondissement surprenant interviennent. Le schéma classique reste très conventionnel et les habitués du genre ne seront pas surpris.
Mais pour autant, Death Valley n'est pas un mauvais film et séduit parfois le spectateur. Même si le film reste traditionnel, on ne s'ennuie globalement pas puisqu'il se passe presque toujours quelque chose, et que le, presque, côté parodique à certains moment amuse : une pseudo scène de western spaghetti avec un dealer de drogue, des personnages caricaturaux et des morts assez ridicules entre autres. Par ailleurs, le jeu des acteurs, chose assez exceptionnelle et au quelle je ne m'attendais pas pour ce film, est assez convenable : aucuns des personnages ne se démarquent vraiment par son interprétation, mais au moins le niveau global est assez bon ! Autre petit atout de Death Valley, la petit musique, qui intervient à chaque moment où le danger et la tension apparaissent, très simple mais assez efficace : pas de musiques lourdingues, trop appuyées pour masquer le vide du film, comme c'est malheureusement souvent le cas ailleurs. Enfin, il faut souligner le fait que peu de scènes explicitement violentes sont montrées; je considère ceci comme un avantage dans le sens que la violence visuelle trop exploitée peut parfois devenir inutile et desservir le film. Death Valley fait donc dans la sobriété dans ce domaine, avec seulement quelques images dites trash, et une scène de viol suggérée légèrement ( peut être peut-on d'ailleurs voir ici une référence à celle de La dernière maison sur la gauche, tant par la situation des personnages que dans le traitement de l'action ).
Les paysages désertiques ( euh oui Death valley comme la vallée de la mort aux états-unis, petite précision au cas ou ! ) sont assez sympathiques, et là il me semble que l'allusion à La colline à des yeux est plus qu'explicite : même lieu, même schéma global, à la différence que la famille prise au piège et attaquée par des cannibales dégénérés chez Craven est ici remplacée par une bande de jeune harcelée par des motards punks paysans complètement dingues.

Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point le cinéma horrifique semble être attiré par le fait de localiser ces récits dans des déserts ( La Colline à des yeux, Reeker et Massacre à la tronçonneuse pour ne citer que quelques films ); les possibilités qu'offre ce décors dans le registre de l'épouvante semble être en effet assez attractive. Bon sinon mention spéciale aux motards qui peuvent rappeler ou faire penser à ceux de Mad Max et ceux, plus récemment de la très bonne série américaine Sons of Anarchy qui cartonne depuis 2008 un peu partout.

Death Valley, quoi que pas franchement révolutionnaire, et ce malgré quelques défauts excusables, offre un moment de détente angoissant assez sympathique. Désert et poussière, motos et carburant, gros bras et artillerie lourde, servent de cadre à un film que l'on pourrait qualifier de survival western moderne.


DEATH VALLEY ( 13/20)

Un film de David Kebo et Rudi Liden, avec Christian Olsen et Dash Mihok
Distribution : Fox/Pathé/Europa
http://www.foxfrance.com/dvd/
Un dvd + un surétui
Date de sortie : 27/01/2010


Site web:  http://cinemaisnotdead.blogs.allocine.fr/cinemaisnotdead-256789-death_valley_bad_trip_desertique.htm
5 critique(s)  par  Cinemaisnotdead Signaler un abus

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