Film : Deep End (bande annonce, extraits de films, photos...)
Affiche du film Deep End

Deep End

1  fans
Note : 
 (2)
Année : 1970    Pays : Allemagne, ...
Genre : Drame
Titre original : Deep End
Sur ce film

Vidéos: extraits de films, bande-annonce

Bande annonce et extraits du film Deep End. Vous pouvez ajouter un extrait de film de Deep End.
Aucune vidéo

Critiques du film Deep End

cinemapolis
Le 29/12/2011
1
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Après une resortie en fanfare cet été, porté par la rétrospective Jerzy Skolimowski du Festival Paris Cinéma, Deep End est disponible en DVD et Blue Ray pour celles et ceux qui l’auraient raté en salles. L’occasion de découvrir le film fétiche d’Etienne Daho, et de toute une génération. Une édition qui réserve de belles surprises dans les suppléments avec notamment un documentaire de 75 mn très bien ficelé qui revient sur les conditions de tournages du film, une reflexion sur les scènes coupées et la lecture de l’article rédigé par Etienne Daho pour Libération.

Deep End aurait dû s’appeler Starting Out, titre original prévu par le réalisateur polonais. Mais, au dernier moment, changement de cap : ce sera Deep End qui convient mieux à l’histoire sombre portée à l’écran. Inspiré d’un fait divers macabre, Deep End est bien un conte noir sur l’éveil à la sexualité d’un adolescent, employé d’une piscine de l’East End londonien, qui se retrouve piégé dans la toile d’araignée tissée par sa belle collègue, la flamboyante rousse Susan (Jane Asher), une femme libérée.

Au contact d’une provocatrice, Mike, un jeune homme au teint d’albâtre et aux manières timorées (John Moulder-Brown), découvre une sexualité glauque où le désir se marchande et perd ainsi son innocence. On pourrait croire que Jerzy Skolimowski a choisi, en mettant en scène un jeu pervers de domination et de fascination, de dépeindre le passage à l’âge à l’adulte d’un jeune des faubourgs "mal dégrossi". Mais, si son emploi aux bains ouvre à Mike tout un univers de fantasmes, le film ne montre pas l’émancipation affective et sexuelle du personnage principal (son nouveau départ) mais l’impasse existentielle à laquelle il se heurte, soulignant ainsi les affres de la passion, la dangerosité de la jalousie et la tristesse du sexe facile.

Bien plus qu’un portrait du Swinging London, Deep End marque la réappropriation d’un univers fantasmé par le réalisateur qui a su mettre en scène la part sombre des années 1970. Presque entièrement tourné en Allemagne, dans les Bavaria Studios, la genèse du film est en soi une farce qui fait écho au jeu de dupes de Susan et Mike. Le documentaire révèle que Christopher Sandford qui interprète le petit ami de Susan a non seulement contribué aux dialogues en improvisant régulièrement mais qu’il a également servi de répétiteur pour montrer aux acteurs allemands comment prendre un accent cockney. Pourtant, au final, la magie opère et le spectateur a vraiment l’impression d’être transporté à Londres.

Jerzy Skolimowski est un petit farceur qui aime jouer avec les codes cinématographiques et parsemer son œuvre de clin d’œils plus ou au moins autobiographiques. Le réalisateur apparaît dans Deep End, de manière furtive, dans la scène du métro où il lit un journal communiste. Subtil hommage à Hitchcock ou clin d’oeil au public polonais qui connaît les raisons de l’exil du réalisateur, Jerzy s’amuse tout en instruisant.

Pour filmer la scène du cinéma porno, Jerzy décide d’être également le réalisateur du film porno, La Science du Sexe, diffusé à l’écran. Les acteurs bavarois auraient, paraît-il, beaucoup apprécié de participer à cette mise en abime qui, à l’époque, tournait en dérision un cinéma porno très en vogue.

Si Jerzy aime parsemer Deep End de moments cocasses, sa réalisation ne doit rien au hasard. C’est une véritable réflexion sur le cinéma qui a accouché de ce chef d’œuvre. Très influencé par Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy, le réalisateur a tenu à doter son films de superbes couleurs. Il a fait repeindre l’extérieur du club de Soho. Lorsque des raccords existaient entre les scènes tournées à Londres et à Munich, il a su faire preuve d’ingéniosité, utilisant un seul élément du décor comme la grille du parc de Munich et celle du parking de Londres pour lier les deux séquences et faire croire que Deep End a été filmé en un seul endroit.

Mais la réussite de Deep End doit surtout à l’intelligence d’un réalisateur qui, alors qu’il sortait du film qu’il considère comme la pire réalisation de toute sa carrière - Les aventures du brigadier Gérard-, a su s’entourer d’acteurs talentueux - Jane Asher, John Moulder-Brown, Diane Dors, Christopher Sandford, Burt Kwouk de la Panthère Rose -, s’appuyer sur la musique de Cat Stevens et du groupe de rock expérimental Can pour décrire, caméra au poing, avec des mouvements fluides, la plongée en eaux troubles d’un adolescent en passe de devenir meurtrier par amour.

Pour toutes ces raisons, Deep End est un film à (re)-découvrir.

Retrouvez Deep end sur le lien du Distributeur Carlotta Films qui réédite ce magnifique film:
http://www.carlottavod.com/film-615-deep-end.html?vmcchk=1%3E

Site web:  http://www.cinemapolis.info/463-deep-end-reedition-par-carlotta.html
1 critique(s)  par  cinemapolis Signaler un abus
cinematon
Le 18/12/2011
0
pts
Vous aimez cette critique ? Oui
Jerzy Skolimowski signe un film entre fantasme et obsession dans l'univers des bains publics de Londres, une étrange relation se tisse dans le monde de Mike.

Adolescent de quinze ans, un jeune garçon, Mike vient de sortir du collège et trouve un emploi dans un établissement de bains publics de l'East End londonien. Sa collègue, Susan arrondit ses fins de mois en proposant ses charmes à la clientèle masculine. Le jeune garçon tombe amoureux de cette jolie rousse plus âgée que lui. Alors qu'il découvre la valeur des sentiments amoureux du haut de son jeune âge et une atmosphère étrange autour de la piscine, Susan joue avec l'inexpérience du garçon et leur relation s'enferme dans une dangereuse spirale de fantasmes et d'obsession... Comment peut-il retrouver ses repères sans se perdre définitivement ?

Le réalisateur polonais de Essential Killing, Jerzy Skolimowski revient avec Deep End, l'un des films les plus emblématiques du cinéma indépendant des années soixante-dix mélangeant tous les genres. Avec un sens ahurissant de la composition plastique, il met en scène un très beau et douloureux portrait de l'adolescence, sans emphase ni stéréotype, où un jeune garçon découvre l'amour, le désir, le fantasme, l'obsession et la perversion du monde adulte avec une jeune fille, Susan plus mature que lui. A travers ce drame pathétique, surréaliste et troublant, le réalisateur illustre la naissance et la profondeur des sentiments amoureux d'un jeune adolescent, emmêlé par une passion très dangereuse et une naïveté sidérante : ni Susan et ses tentatives de bizutage ou expériences déplacées ne l'aideront à sortir de cette spirale...

En suivant les pas de cette jeune rousse (sous les traits de Jane Ashe), on ne peut que percevoir le déclin de ce jeune garçon, Mike (John Moulder-Brown), sous l'emprise d'un amour insaisissable. Il est pris dans le tourment de la passion amoureuse où se mêle la contradiction et la perversion d'un monde adulte entre naïveté et innocence ; certaines scènes y sont d'une beauté magnifique.

Le film sorti au cinéma en décembre 1971, a fait l’objet d’une ressortie DVD et Blu-Ray le 28 novembre dernier. Jerzy Skolimowski donne le ton juste à cette atmosphère glaciale qu’insuffle son film, il fait confiance à Cat Stevens et le groupe allemand Can, à laquelle s’ajoute le titre But I Might Die Tonight, pour rythmer ce ballet absurde mais d'une telle force réaliste absolument impressionnante.

Site web:  http://www.cinematon.fr/deep-end-critique/
26 critique(s)  par  cinematon Signaler un abus

Listes avec le film Deep End

La prostitution au Cinéma
Photo liste La prostitution au Cinéma
337 Films
Vues :  27433
Points :  0
Favoris :  0
les histoires d'amour finissent mal...
Photo liste les histoires d'amour finissent mal en général...
114 Films
Vues :  3104
Points :  1
Favoris :  1
Ajouter une description
La prostitution dans le cinéma allemand
Photo liste La prostitution dans le cinéma allemand
12 Films
Vues :  1481
Points :  0
Favoris :  0
Le swinging London
Photo liste Le swinging London
10 Films
Vues :  287
Points :  0
Favoris :  0
DVDtrafic - 5ème édition - Liste des titres
Photo liste DVDtrafic - 5ème édition - Liste des titres
26 Films
Vues :  1433
Points :  1
Favoris :  0
DVDtrafic revient pour la cinquième édition. Près de 30 titres pour tester des DVD en avant première, mis à disposition par les...

Commentaires sur Deep End

Aucun commentaire
Partager:
Ajouter ce film à une liste
Choisir la liste

Ils sont fans

Tous (1)
Activité Récente
movie a ajouté ce film à la liste les histoires d'amour finissent mal en général... il y a 32 semaines
movie a ajouté ce film à la liste La prostitution dans le cinéma allemand il y a 32 semaines

Galerie Photo

Toutes les photos
Aucune photo