Lovely Bones
Note :









(8)









(8)
Année : 2009
Pays : Nouvelle-Zélande, ...
Avec : Rachel Weisz, Saoirse Ronan, ...
Genre : Drame, Policier, ...
Titre original : The Lovely Bones
Vidéos: extraits de films, bande-annonce
Susie Salmon avait quatorze ans lorsqu'elle fut assassinée en 1973. Son tueur, un voisin psychopathe, continue à vivre en face de ses parents. Susie le surveille depuis l'entre-deux monde qu'elle s'est construit dans son subconscient, observant, et intervenant également, auprès de sa famille; elle voit son père, qui, poussé par la haine de sa fille, cherche inlassablement l'assassin, mettant ainsi sa femme à bout de nerfs; la mère de Susie quitte alors la maison, laissant ses deux autres enfants, Lindsey et Buckley, entre les mains de leur grand-mère, alcoolique et provocatrice. Susie couve aussi du regard le garçon dont elle était amoureuse, et qui devait lui donner son premier baiser, le joli Ray.
Lovely bones est inspiré du roman best-seller d'Alice Sebold. Peter Jackson semble, avec ce drame qui touche à des thèmes sensibles, comme la perte d'un enfant, s'ouvrir au genre intimiste, plus délicat que ses précédentes réalisations, Le Seigneur des Anneaux ou King Kong. Si l'intention d'aller vers l'émotion est bien là, les réflexes à gros budget et sans grande subtilité du réalisateur persistent.
L'histoire est cependant passionnante. L'entre-deux monde dans lequel s'installe Susie après sa mort est introduit peu à peu, alors qu'elle réalise qu'elle a été tuée. De là, elle approche son père en particulier, concentrant ses forces sur lui, lui transmettant son désir de vengeance. Cette idée d'un presque au-delà, fondé sur le subconscient de la toute jeune fille, ces paysages qui varient en fonction de son état d'esprit et de son niveau d'acceptation de sa propre mort, ces décors éphémères hauts en couleur traduisent un imaginaire foisonnant. Les effets spéciaux s'y entrechoquent, à la grande limite du kitsch. Bouillonnant d'idées, de symboles, cet univers est trop souvent confus.
De l'autre côté, dans le monde réel, les personnages sont construits sur de bonnes bases; le père et la mère, réagissant de manières différentes, offrent un vaste champ de possibilités d'identification. Mais, encore une fois, Peter Jackson va trop loin, envoyant la mère à l'autre bout du monde, et faisant du père un fou furieux mono-maniaque qui ne se base que sur ses intuitions. Les personnages secondaires subissent le même sort; Ray, le bel étalon tant convoité par Susie, promène ses cils de cheval et ses lèvres gonflées tout en écrivant de la poésie; une jeune fille qui voit les morts - personnage trop peu exploité - tombe dans pommes et reste des heures durant le regard fixé sur l'au-delà, puis exalte son âme d'artiste en dessinant des dessins hautement érotiques.
Cette dernière évocation est purement ironique, car le film reste bien évidemment pudique, et tout public, voire même destiné aux plus jeunes. En effet, la réalisation en rajoute aussi des tonnes, à grands coups de ralentis, de fumées et de voix off. Au cas où le spectateur ne saisirait rien, un plan, puis un autre, puis un troisième, viennent toujours renforcer chaque émotion. A tel point qu'on finit par en avoir assez d'être ainsi pris par la main et qu'on souhaite voir le film raccourci d'une bonne heure pour n'en garder que l'essence même.
Peter Jackson devrait peut-être s'en tenir aux projets démesurés, à la hauteur de ses extravagances.
Site web: http://fannynours.blogspot.com/2010/02/lovely-bones-de-peter-jackson.html
Lovely bones est inspiré du roman best-seller d'Alice Sebold. Peter Jackson semble, avec ce drame qui touche à des thèmes sensibles, comme la perte d'un enfant, s'ouvrir au genre intimiste, plus délicat que ses précédentes réalisations, Le Seigneur des Anneaux ou King Kong. Si l'intention d'aller vers l'émotion est bien là, les réflexes à gros budget et sans grande subtilité du réalisateur persistent.
L'histoire est cependant passionnante. L'entre-deux monde dans lequel s'installe Susie après sa mort est introduit peu à peu, alors qu'elle réalise qu'elle a été tuée. De là, elle approche son père en particulier, concentrant ses forces sur lui, lui transmettant son désir de vengeance. Cette idée d'un presque au-delà, fondé sur le subconscient de la toute jeune fille, ces paysages qui varient en fonction de son état d'esprit et de son niveau d'acceptation de sa propre mort, ces décors éphémères hauts en couleur traduisent un imaginaire foisonnant. Les effets spéciaux s'y entrechoquent, à la grande limite du kitsch. Bouillonnant d'idées, de symboles, cet univers est trop souvent confus.
De l'autre côté, dans le monde réel, les personnages sont construits sur de bonnes bases; le père et la mère, réagissant de manières différentes, offrent un vaste champ de possibilités d'identification. Mais, encore une fois, Peter Jackson va trop loin, envoyant la mère à l'autre bout du monde, et faisant du père un fou furieux mono-maniaque qui ne se base que sur ses intuitions. Les personnages secondaires subissent le même sort; Ray, le bel étalon tant convoité par Susie, promène ses cils de cheval et ses lèvres gonflées tout en écrivant de la poésie; une jeune fille qui voit les morts - personnage trop peu exploité - tombe dans pommes et reste des heures durant le regard fixé sur l'au-delà, puis exalte son âme d'artiste en dessinant des dessins hautement érotiques.
Cette dernière évocation est purement ironique, car le film reste bien évidemment pudique, et tout public, voire même destiné aux plus jeunes. En effet, la réalisation en rajoute aussi des tonnes, à grands coups de ralentis, de fumées et de voix off. Au cas où le spectateur ne saisirait rien, un plan, puis un autre, puis un troisième, viennent toujours renforcer chaque émotion. A tel point qu'on finit par en avoir assez d'être ainsi pris par la main et qu'on souhaite voir le film raccourci d'une bonne heure pour n'en garder que l'essence même.
Peter Jackson devrait peut-être s'en tenir aux projets démesurés, à la hauteur de ses extravagances.
Site web: http://fannynours.blogspot.com/2010/02/lovely-bones-de-peter-jackson.html
Voir Peter Jackson réalisateur de cette histoire semblait quelque peu inattendue, au vu de ses dernières super-productions.En fait on sait que c'est l'adaptation d'un roman qui l'a bouleversé, aussi le mettre en scène lui tenait particulièrement à coeur.
Un récit qui oscille entre thriller, drame familial, poésie et fantastique, assez rude à adapter du point de vue cinématographique, du fait justement de ces allers-retours, déroutants il faut bien le dire, entre ces différents thèmes.
On peut comprendre que le film n'ait pas du tout plu, personnellement j'ai bien aimé le traitement d'une histoire troublante, dérangeante, mais aussi remplie de poésie et de fraîcheur, malgré le côté horrible et sordide du récit.On y évoque le deuil insoutenable d'une famille qui perd son enfant, puis le désir de vengeance d'un père inconsolable et la fuite d'une mère qui refuse d'assumer ce deuil et préfère disparaître comme pour oublier, terrible!
Malgré l'impression étrange, le malaise même que provoque la ré-apparition de cette jeune fille assassinée, naviguant dans cet entre-deux-mondes, entre la terre et le paradis, on est déstabilisé mais aussi sensibilisé et pris par l'émotion que dégage l'ambiance générale du propos, passant sans cesse du réel à l'imaginaire, et on retrouve souvent le génie créatif du réalisateur, son intérêt pour ces mondes imaginaires justement, notamment avec son parti-pris esthétique, comme avec les effets numériques appliqués dans les séquences de l'autre monde, belles et poétiques, sans excès, avec aussi des scènes fortes et puissantes par leur pouvoir émotionnel, comme celle où Susie s'enfuit, croise la fille qui ressent les choses, puis s'aperçoit qu'elle est déjà morte, avec la vision terrible de décors glaçants et terrifiants de la scène de meurtre!Avant de basculer dans le paradis éternel, Susie a une mission à remplir: aider les siens à se reconstruire tout en démasquant son meurtrier.
Alors bien sûr avec un tel sujet casse-gueule tout n'est pas abouti ou parfait mais l'ensemble est assez fort pour nous faire chavirer, à la fois d'effroi et d'émotion, une histoire dure mais aussi paradoxalement belle, qui ne nous laisse pas indemne.
Côté interprétation, la jeune Saoirse Ronan dégage une simplicité naturelle, une mélancolie douloureuse magnifique, alors que Stanley Tucci, affublé de perruque et moustache, est absolument inquiétant et terrifiant dans le rôle du sérial-killer, il nous dérange, nous dégoûte, et fait véritablement froid dans le dos!Dans le rôle des parents Mark Wahlberg et surtout Rachel Weisz apportent sensibilité et de pudeur à leurs personnages.
Ajoutons aussi la belle Rose McIver, en petite soeur, et la toujours délicieuse Susan Sarandon, ici en grand-mère portée quelque peu sur la bouteille et qui vient épauler les parents détruits par leur chagrin.
Un sujet sensible et délicat qui réussit à mêler réel et imaginaire à la fois en nous touchant et nous faisant frissonner, en nous fascinant tout en nous inquiétant pour une adaptation pas évidente d'un récit pas banal, assez déconcertante mais dans l'ensemble assez bien maîtrisée.
MA NOTE: 14/20
Site web: http://lecinedejo.blogs.allocine.fr
Un récit qui oscille entre thriller, drame familial, poésie et fantastique, assez rude à adapter du point de vue cinématographique, du fait justement de ces allers-retours, déroutants il faut bien le dire, entre ces différents thèmes.
On peut comprendre que le film n'ait pas du tout plu, personnellement j'ai bien aimé le traitement d'une histoire troublante, dérangeante, mais aussi remplie de poésie et de fraîcheur, malgré le côté horrible et sordide du récit.On y évoque le deuil insoutenable d'une famille qui perd son enfant, puis le désir de vengeance d'un père inconsolable et la fuite d'une mère qui refuse d'assumer ce deuil et préfère disparaître comme pour oublier, terrible!
Malgré l'impression étrange, le malaise même que provoque la ré-apparition de cette jeune fille assassinée, naviguant dans cet entre-deux-mondes, entre la terre et le paradis, on est déstabilisé mais aussi sensibilisé et pris par l'émotion que dégage l'ambiance générale du propos, passant sans cesse du réel à l'imaginaire, et on retrouve souvent le génie créatif du réalisateur, son intérêt pour ces mondes imaginaires justement, notamment avec son parti-pris esthétique, comme avec les effets numériques appliqués dans les séquences de l'autre monde, belles et poétiques, sans excès, avec aussi des scènes fortes et puissantes par leur pouvoir émotionnel, comme celle où Susie s'enfuit, croise la fille qui ressent les choses, puis s'aperçoit qu'elle est déjà morte, avec la vision terrible de décors glaçants et terrifiants de la scène de meurtre!Avant de basculer dans le paradis éternel, Susie a une mission à remplir: aider les siens à se reconstruire tout en démasquant son meurtrier.
Alors bien sûr avec un tel sujet casse-gueule tout n'est pas abouti ou parfait mais l'ensemble est assez fort pour nous faire chavirer, à la fois d'effroi et d'émotion, une histoire dure mais aussi paradoxalement belle, qui ne nous laisse pas indemne.
Côté interprétation, la jeune Saoirse Ronan dégage une simplicité naturelle, une mélancolie douloureuse magnifique, alors que Stanley Tucci, affublé de perruque et moustache, est absolument inquiétant et terrifiant dans le rôle du sérial-killer, il nous dérange, nous dégoûte, et fait véritablement froid dans le dos!Dans le rôle des parents Mark Wahlberg et surtout Rachel Weisz apportent sensibilité et de pudeur à leurs personnages.
Ajoutons aussi la belle Rose McIver, en petite soeur, et la toujours délicieuse Susan Sarandon, ici en grand-mère portée quelque peu sur la bouteille et qui vient épauler les parents détruits par leur chagrin.
Un sujet sensible et délicat qui réussit à mêler réel et imaginaire à la fois en nous touchant et nous faisant frissonner, en nous fascinant tout en nous inquiétant pour une adaptation pas évidente d'un récit pas banal, assez déconcertante mais dans l'ensemble assez bien maîtrisée.
MA NOTE: 14/20
Site web: http://lecinedejo.blogs.allocine.fr
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