Bienvenue dans la jungle

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    Affiche du film L&#039;Amour de l&#039;or
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    Conjuguer gags et cascades, personnages maladroits et fusillades badass, blagues et poursuites : voilà le programme des comédies d'action, souvent fondées sur des héros aux caractères contraires, et...

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    Harkento
    Le 22/05/2015
    13 critiques
    S’il est facile d’identifier les blockbusters et les bons films de genre US des années 80 et 90 par leur ton, leur univers, leur code et leur plastique bien à eux, j’ai toujours un peu de mal à visualiser et à trouver une identité à la décennie suivante. Les années 2000 sont certes traversées par les premières aventures des divers super-héros, de la première trilogie du Seigneur des anneaux, des Transformers et autres Fast and Furious, etc. Mais elles possèdent à mes yeux une multitude de facette ou l’art côtoie trop souvent le cochon, mais surtout ou le spectaculaire rime aussi très fréquemment avec ‘convention’, ‘scénario balisé’, et ‘recette réchauffée’. Mais laissons le temps au temps et revenons en à nos moutons.

    Le cas Bienvenue dans la jungle, sortit en 2003, reste certainement l’une des plus belles réussites du genre, soit une sympathique bobine d’action décomplexée comme on n’en voit plus tellement aujourd’hui, parcouru ça et là du souffle et de la saveur typique des années 80 et 90 ! En réunissant tout plein d’ingrédients, le film parvient à se tirer du lot en mélangeant avec panache la comédie d’action, le récit d’aventure à l’ancienne et le buddy-movie avec un savoir faire tout à fait maîtrisé, glissant une subtilité évocatrice très bien pensée dès l’introduction.

    En effet, voir Arnold Schwarzenegger himself croisé le chemin de Dwayne Johnson/The Rock avant qu’il pénètre la boîte de nuit est pertinent à souhait en plus d’être une idée de génie. Cette star du cinéma d’action d’hier lui jette un « havin’ fun ! (éclate toi !) » bien sentit comme pour lui passer le bâton du relais afin que ce dernier incarne à son tour le ‘corps surpuissant’ dans le cinéma d’action des années 2000. Clin d’oeil bien placé à cet instant du film qui nous plonge directement autant dans une dimension mythologique que dans le prolongement des oeuvres de James Cameron, Paul Verhoeven et John McTiernan qui ont bâti et intronisé le culte de l’autrichien le plus célèbre de la planète.

    Quoi de plus éloquent que de marquer la fin d’une époque et d’en ouvrir une autre avec un acteur comme Dwayne Johnson qui, avouons le, est le seul ‘surhomme’ à pouvoir remplacer la star mondiale par sa morphologie quasi identique à la sienne. Car de ‘corps’ il en est question dans ce film de Peter Berg ! Il n’est pas anodin de voir celui de Dwayne Johnson malmené à ce point : de la chute interminable en pente à 70 ° dans la jungle sauvage, aux parties de flipper grandeur nature en trois dimensions avec des capoeristes mexicains, à sa capacité à encaisser et recevoir mille et uns dégâts de toutes sortes sans jamais faiblir, Peter Berg organise une belle esthétique du corps indestructible en n’oubliant jamais son histoire.

    Concernant la comédie d’action, c’est peut être là que le film montre le plus ces limites. Les manières culottées, narcissiques et immatures de Travis/Sean William Scott envers son collègue Beck/Dwayne Johnson lasse bien plus vite à la re-vision que je ne m’y attendais. Si leur duo fonctionne plutôt bien, la partie comédie est assez laborieuse et trouve rarement de climax vraiment hilarant : si les scènes de pseudo-zoophilies avec les babouins font tout juste sourire (qui n’ont rien à faire au Brésil puisqu’ils sont africains !), c’est plus les nerfs que la drôlerie de la scène qui nous saisira quand ils tenteront de récidiver leur besoin libidineux quelques scènes plus tard.

    Par contre, le récit d’aventure fonctionne du feu de dieu, même s’il est clairement classique et balisé à l’excès dans son déroulement. L’introduction présente à la fois magnifiquement Beck, le personnage principale, tout en offrant une belle scène d’action efficace et bien violente dans ladite boîte de nuit en annonçant tout de suite la couleur et les intentions du film. Son discours sur la méthode A, pacifique et diplomate, et B, beaucoup moins diplomate (vous m’avez compris !), pour marchander avec ces antagonistes présente à la fois la dualité du personnage tout en jouant avec le spectateur qui espère voir la méthode B exploser sur son écran. Ce gimmick ressortira plusieurs fois et amusera à chaque fois … car la méthode B sera au rendez-vous, pour notre plus grand plaisir, même si Beck, d’un premier abord non violent, essaye toujours d’appliquer la méthode A ! Sans trop de succès donc …

    De plus, l’intrigue développe plutôt bien ces enjeux et les motivations de chaque personnage, tout en ayant un fond et une morale. Le méchant américain Hacher, impérial Christopher Walken – comme toujours j’ai envie de dire, exploite sans vergogne la population locale pour les faire travailler dans ses mines d’or : cette politique fait donc écho à une histoire réelle connue de tous ou le riche américain organise le travail à sa façon pour récolter la grosse partie d’une richesse qui ne lui appartient pas. S’il n’y a rien de réellement subversif, c’est toujours agréable de voir les productions US mettre comme méchant un blanc pratiquant le capitalisme sauvage sans aucun scrupule. Cela change en tout cas du méchant arabe, russe ou nord coréen que l’on a l’habitude de voir.

    Mais voilà, les personnages principaux sont simples sans jamais être archétypaux et ils ont tous leur place dans la mécanique bien huilé du récit qui n’offre quasiment aucun temps mort. La narration n’est composée d’aucun surplus gênant pour faire du remplissage et les seconds rôles sont, miracle, toujours utilisés à bon escient. De nos jours, on ne trouve plus du tout ce genre de production qui ne mise que sur le spectaculaire au détriment du scénario. C’est donc tout à fait plaisant de redécouvrir ce divertissement intègre et authentique, sa facture étant bien supérieure en termes de qualité formelle et d’écriture par rapport aux blockbusters surpixelisés qu’on nous sert à la chaîne aujourd’hui.

    Le découpage du film est d’ailleurs tout à fait respectable et trouve un parfait équilibre entre la dynamique d’un montage très cuté et la lisibilité des scènes d’actions : il en restitue une énergie diablement euphorisante. Et le film est plutôt généreux coté cascades impressionnantes en tout genre (1) – Dwayne Johnson exécutant lui même certaines d’entre elles – et scènes d’actions brute de décoffrage dans son final explosif.

    On a parfois l’impression qu’une équipe de cascadeurs de Hong-kong s’est invitée le temps d’une scène de castagne (la rencontre entre les guérilleros mexicains en pleine jungle) tellement il en résulte cette efficacité fiévreuse et primaire dans ces chorégraphies précises, violentes et déchaînées. Remplie d’emphase et d’exubérance, on se délecte de cette surenchère aussi frénétique que jubilatoire, ces acrobaties martiales impressionnantes et virevoltantes s’harmonisant autour d’une étonnante ‘poésie des corps en mouvement’.

    Dommage, cependant, que Beck choisisse la facilité dans l’ultime scène de fusillade. Détestant les armes à feu, il succombera finalement à la tentation afin de satisfaire ses bas instincts qui ravira, par contre, à n’en point douté le fan hard-core de films bad-ass. Personnellement, je continue de penser que ce n’était pas une bonne idée, car cela rendait le personnage profond et intéressant sur le fait qu’il utilise uniquement son ‘corps’ pour affronter ses ennemis, afin d’être raccord avec la thématique et l’esthétique du film que j’ai évoqué plus haut.

    Rosario Dawson, seule femme dans ce monde 100 % masculin, est quant à elle divinement pure et exquise dans le rôle de Mariana, personnage plein de surprise et de ressource. Plutôt fan de l’actrice, j’ai toujours trouvé qu’il se dégageait quelque chose de primaire et charnelle de son aura, sans qu’elle en joue consciemment et tout en restant délicat et sobre dans son jeu : dieu que j’aime ce genre d’actrice ! De son physique plantureux et de cet enivrant mélange de sensualité douce et d’animalité refoulé, le cinéaste n’en abusera jamais dans des plans licencieux ou racoleurs. Jamais Peter Berg ne tentera de la soumettre à une image de bimbo lisse ou de faire valoir, son personnage étant au même niveau (voire plus intelligente et épaisse en termes de caractérisation quand on découvre quel rôle elle incarne !) que la gent masculine.

    Bref, voilà typiquement le genre de film d’action que j’affectionne et qui, à mon grand regret, a complètement disparu des salles obscures ! Bienvenue dans la jungle est certainement le dernier film en date de cette tradition, de cette trempe et interprété par des stars ou le genre était à la fois porté par une vraie efficacité de la mise en scène, tout en développant un symbolisme et une mythologie, celle nous concernant étant la nature toute puissante du corps humain soumit à rude épreuve sans jamais faiblir et faillir face aux lois de la physique et de la gravité. Rien que ça !

    Fini le temps béni ou il était possible d’allier le spectaculaire et l’efficacité narrative ? Fini le temps béni ou les codes du cinéma de genre brillaient autour d’une authentique proposition de cinéma, jusqu’à transgresser la nature même des blockbusters ? Morts et enterrés les Indiana Jones, Mad Max ou autre John McClane ? Bienvenue dans la jungle m’apparaît en tout cas comme un émouvant et magnifique chant du cygne d’un type de cinéma qui a totalement disparu du paysage cinématographique américain, mais éveillant en moi une puissante ivresse de nostalgie qui me comble de plaisir.

    Site web:  https://sep7iemesens.wordpress.com/2015/05/13/bienvenue-dans-la-jungle-de-peter-berg/
    Harkento
    Le 22/05/2015
    13 critiques
    S’il est facile d’identifier les blockbusters et les bons films de genre US des années 80 et 90 par leur ton, leur univers, leur code et leur plastique bien à eux, j’ai toujours un peu de mal à visualiser et à trouver une identité à la décennie suivante. Les années 2000 sont certes traversées par les premières aventures des divers super-héros, de la première trilogie du Seigneur des anneaux, des Transformers et autres Fast and Furious, etc. Mais elles possèdent à mes yeux une multitude de facette ou l’art côtoie trop souvent le cochon, mais surtout ou le spectaculaire rime aussi très fréquemment avec ‘convention’, ‘scénario balisé’, et ‘recette réchauffée’. Mais laissons le temps au temps et revenons en à nos moutons.

    Le cas Bienvenue dans la jungle, sortit en 2003, reste certainement l’une des plus belles réussites du genre, soit une sympathique bobine d’action décomplexée comme on n’en voit plus tellement aujourd’hui, parcouru ça et là du souffle et de la saveur typique des années 80 et 90 ! En réunissant tout plein d’ingrédients, le film parvient à se tirer du lot en mélangeant avec panache la comédie d’action, le récit d’aventure à l’ancienne et le buddy-movie avec un savoir faire tout à fait maîtrisé, glissant une subtilité évocatrice très bien pensée dès l’introduction.

    En effet, voir Arnold Schwarzenegger himself croisé le chemin de Dwayne Johnson/The Rock avant qu’il pénètre la boîte de nuit est pertinent à souhait en plus d’être une idée de génie. Cette star du cinéma d’action d’hier lui jette un « havin’ fun ! (éclate toi !) » bien sentit comme pour lui passer le bâton du relais afin que ce dernier incarne à son tour le ‘corps surpuissant’ dans le cinéma d’action des années 2000. Clin d’oeil bien placé à cet instant du film qui nous plonge directement autant dans une dimension mythologique que dans le prolongement des oeuvres de James Cameron, Paul Verhoeven et John McTiernan qui ont bâti et intronisé le culte de l’autrichien le plus célèbre de la planète.

    Quoi de plus éloquent que de marquer la fin d’une époque et d’en ouvrir une autre avec un acteur comme Dwayne Johnson qui, avouons le, est le seul ‘surhomme’ à pouvoir remplacer la star mondiale par sa morphologie quasi identique à la sienne. Car de ‘corps’ il en est question dans ce film de Peter Berg ! Il n’est pas anodin de voir celui de Dwayne Johnson malmené à ce point : de la chute interminable en pente à 70 ° dans la jungle sauvage, aux parties de flipper grandeur nature en trois dimensions avec des capoeristes mexicains, à sa capacité à encaisser et recevoir mille et uns dégâts de toutes sortes sans jamais faiblir, Peter Berg organise une belle esthétique du corps indestructible en n’oubliant jamais son histoire.

    Concernant la comédie d’action, c’est peut être là que le film montre le plus ces limites. Les manières culottées, narcissiques et immatures de Travis/Sean William Scott envers son collègue Beck/Dwayne Johnson lasse bien plus vite à la re-vision que je ne m’y attendais. Si leur duo fonctionne plutôt bien, la partie comédie est assez laborieuse et trouve rarement de climax vraiment hilarant : si les scènes de pseudo-zoophilies avec les babouins font tout juste sourire (qui n’ont rien à faire au Brésil puisqu’ils sont africains !), c’est plus les nerfs que la drôlerie de la scène qui nous saisira quand ils tenteront de récidiver leur besoin libidineux quelques scènes plus tard.

    Par contre, le récit d’aventure fonctionne du feu de dieu, même s’il est clairement classique et balisé à l’excès dans son déroulement. L’introduction présente à la fois magnifiquement Beck, le personnage principale, tout en offrant une belle scène d’action efficace et bien violente dans ladite boîte de nuit en annonçant tout de suite la couleur et les intentions du film. Son discours sur la méthode A, pacifique et diplomate, et B, beaucoup moins diplomate (vous m’avez compris !), pour marchander avec ces antagonistes présente à la fois la dualité du personnage tout en jouant avec le spectateur qui espère voir la méthode B exploser sur son écran. Ce gimmick ressortira plusieurs fois et amusera à chaque fois … car la méthode B sera au rendez-vous, pour notre plus grand plaisir, même si Beck, d’un premier abord non violent, essaye toujours d’appliquer la méthode A ! Sans trop de succès donc …

    De plus, l’intrigue développe plutôt bien ces enjeux et les motivations de chaque personnage, tout en ayant un fond et une morale. Le méchant américain Hacher, impérial Christopher Walken – comme toujours j’ai envie de dire, exploite sans vergogne la population locale pour les faire travailler dans ses mines d’or : cette politique fait donc écho à une histoire réelle connue de tous ou le riche américain organise le travail à sa façon pour récolter la grosse partie d’une richesse qui ne lui appartient pas. S’il n’y a rien de réellement subversif, c’est toujours agréable de voir les productions US mettre comme méchant un blanc pratiquant le capitalisme sauvage sans aucun scrupule. Cela change en tout cas du méchant arabe, russe ou nord coréen que l’on a l’habitude de voir.

    Mais voilà, les personnages principaux sont simples sans jamais être archétypaux et ils ont tous leur place dans la mécanique bien huilé du récit qui n’offre quasiment aucun temps mort. La narration n’est composée d’aucun surplus gênant pour faire du remplissage et les seconds rôles sont, miracle, toujours utilisés à bon escient. De nos jours, on ne trouve plus du tout ce genre de production qui ne mise que sur le spectaculaire au détriment du scénario. C’est donc tout à fait plaisant de redécouvrir ce divertissement intègre et authentique, sa facture étant bien supérieure en termes de qualité formelle et d’écriture par rapport aux blockbusters surpixelisés qu’on nous sert à la chaîne aujourd’hui.

    Le découpage du film est d’ailleurs tout à fait respectable et trouve un parfait équilibre entre la dynamique d’un montage très cuté et la lisibilité des scènes d’actions : il en restitue une énergie diablement euphorisante. Et le film est plutôt généreux coté cascades impressionnantes en tout genre (1) – Dwayne Johnson exécutant lui même certaines d’entre elles – et scènes d’actions brute de décoffrage dans son final explosif.

    On a parfois l’impression qu’une équipe de cascadeurs de Hong-kong s’est invitée le temps d’une scène de castagne (la rencontre entre les guérilleros mexicains en pleine jungle) tellement il en résulte cette efficacité fiévreuse et primaire dans ces chorégraphies précises, violentes et déchaînées. Remplie d’emphase et d’exubérance, on se délecte de cette surenchère aussi frénétique que jubilatoire, ces acrobaties martiales impressionnantes et virevoltantes s’harmonisant autour d’une étonnante ‘poésie des corps en mouvement’.

    Dommage, cependant, que Beck choisisse la facilité dans l’ultime scène de fusillade. Détestant les armes à feu, il succombera finalement à la tentation afin de satisfaire ses bas instincts qui ravira, par contre, à n’en point douté le fan hard-core de films bad-ass. Personnellement, je continue de penser que ce n’était pas une bonne idée, car cela rendait le personnage profond et intéressant sur le fait qu’il utilise uniquement son ‘corps’ pour affronter ses ennemis, afin d’être raccord avec la thématique et l’esthétique du film que j’ai évoqué plus haut.

    Rosario Dawson, seule femme dans ce monde 100 % masculin, est quant à elle divinement pure et exquise dans le rôle de Mariana, personnage plein de surprise et de ressource. Plutôt fan de l’actrice, j’ai toujours trouvé qu’il se dégageait quelque chose de primaire et charnelle de son aura, sans qu’elle en joue consciemment et tout en restant délicat et sobre dans son jeu : dieu que j’aime ce genre d’actrice ! De son physique plantureux et de cet enivrant mélange de sensualité douce et d’animalité refoulé, le cinéaste n’en abusera jamais dans des plans licencieux ou racoleurs. Jamais Peter Berg ne tentera de la soumettre à une image de bimbo lisse ou de faire valoir, son personnage étant au même niveau (voire plus intelligente et épaisse en termes de caractérisation quand on découvre quel rôle elle incarne !) que la gent masculine.

    Bref, voilà typiquement le genre de film d’action que j’affectionne et qui, à mon grand regret, a complètement disparu des salles obscures ! Bienvenue dans la jungle est certainement le dernier film en date de cette tradition, de cette trempe et interprété par des stars ou le genre était à la fois porté par une vraie efficacité de la mise en scène, tout en développant un symbolisme et une mythologie, celle nous concernant étant la nature toute puissante du corps humain soumit à rude épreuve sans jamais faiblir et faillir face aux lois de la physique et de la gravité. Rien que ça !

    Fini le temps béni ou il était possible d’allier le spectaculaire et l’efficacité narrative ? Fini le temps béni ou les codes du cinéma de genre brillaient autour d’une authentique proposition de cinéma, jusqu’à transgresser la nature même des blockbusters ? Morts et enterrés les Indiana Jones, Mad Max ou autre John McClane ? Bienvenue dans la jungle m’apparaît en tout cas comme un émouvant et magnifique chant du cygne d’un type de cinéma qui a totalement disparu du paysage cinématographique américain, mais éveillant en moi une puissante ivresse de nostalgie qui me comble de plaisir.

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