Critiques du film: Midnight Sun
    Midnight Sun
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    Midnight Sun
    ffred
    Le 08/11/2018
    37 critiques
    Voilà une romance dramatique pour ados si lourde et pleine de clichés que cela finirait presque par être fascinant. Entre Love Story et Nos étoiles contraires, ce Midnight Sun se laisse malgré tout regarder (avec beaucoup d'indulgence). Il n'y a pas grand chose à sauver, mais en se laissant aller et en retrouvant son âme de teen-ager on peut finir par être touché par cette histoire d'amour impossible aussi triste que dégoulinante de pathos et de bons sentiments. A noter le "premier grand rôle" de Patrick Schwarzenegger, fils de son père. Bref, aussitôt vu, aussitôt oublié. Un des films sur l'amour vu dans les cinémas en 2018 à plutôt réserver au moins de dix-huit ans donc.

    Site web:  http://lecinedefred2.over-blog.fr/2018/11/midnight-sun.html
    Vance
    Le 23/10/2018
    187 critiques
    Un petit film, adapté lui-même d’un métrage japonais racontant cette histoire à mi-chemin de Cendrillon et de Nos étoiles contraires. Tout est fait, balisé, programmé, pour faire sourire d’aise et pleurer les spectateurs qui ont encore un cœur et laissent leur cynisme au vestiaire. Le genre de films à voir entre filles, sans doute, qui critiqueront (mais pas trop quand même) la propension de ces princesses maudites à être invariablement mignonnes et dotées d’une voix claire et à tomber sur un beau jeune homme bien fait de sa personne et doté des meilleures intentions du monde. Parce que Charlie (interprété par le fils d’Arnold Schwarzenegger) rassemble toutes ces qualités qui rassurent jusqu’au père le plus protecteur : sérieux, raisonnable, poli et attentionné. D’ailleurs, à part de gentils baisers passionnés et une baignade au clair de lune en sous-vêtements, il ne sera jamais question de frotti-frotta, d’exhibition ou de tout autre assouvissement de fantasme lié au déferlement des hormones adolescentes. Car Charlie aime Katie : elle est belle et gentille et lui fait du bien. Il a mis de côté les conneries qu’on fait entre potes (ça lui a coûté une épaule et sa place dans l’équipe de natation) et préfère s’évertuer à rendre sa partenaire d’un été heureuse. D’autant que, en l’encourageant à chanter en public, il obtient d’elle le même encouragement à tenter de retrouver le chemin de la haute compétition, à s’accrocher pour décrocher une bourse lui permettant d’étudier à Berkeley. Il est son prince charmant doux et prévenant, elle est sa princesse enchanteresse, sa muse.
    Mais Katie ne lui a pas encore révélé le mal qui l’afflige. Elle tarde, craignant qu’il l’abandonne, ne voyant en elle plus que la maladie, et non la jeune femme en mal d’amour qui ne peut répondre à son invitation de naviguer sur le bateau qu’il entretient et d’admirer le soleil couchant.
    Rien de surprenant dans la progression de cette romance gentillette, beaucoup trop propre sur elle, ponctuée par deux-trois chansons interprétées par Bella Thorne elle-même, qui campe une délicieuse Katie, un peu évanescente et dissimulant mal l’énergie qui l’habite. Scott Speer, habitué aux films pour ados (il a déjà commis deux Sexy Dance), sait parfaitement mettre en valeur le visage angélique de son actrice et le sourire un peu figé de son compagnon perpétuellement enamouré (tout de même nettement plus convaincant que son père lors de ses débuts à l’écran). Bien aidé par son chef opérateur, il use des couleurs particulières de la région de Seattle pour magnifier les rares séquences diurnes (sur la plage, la marina) et joue à merveille des ambiances colorées des éclairages nocturnes. Aux côtés des rôles principaux, on aura la surprise de trouver Rob Riggle qu’on avait l’habitude de voir dans des rôles plus loufoques : ici, il livre une proposition de père dévoué-mais-néanmoins-cool plus que rassurante, parfois attendrissante. Quinn Shepard quant à elle, joue Morgan, la copine piquante qui connaît tous les secrets et sait arranger les rendez-vous, dans un registre rappelant beaucoup Ashley Greene.


    tinalakiller
    Le 23/10/2018
    381 critiques
    Remake du film japonais Taiyo no Uta, Midnight Sun est un énième drame pour ados qui a rencontré un cuisant échec au box-office l’été dernier. Les producteurs ont certainement cru pouvoir surfer sur le succès de Nos Etoiles Contraires, mais les histoires d’amour entre deux jeunes brisées par la maladie ne séduisent pas toujours.

    Midnight Sun est selon moi un mauvais film même s’il n’est pas pire qu’un autre dans sa catégorie. Il reprend inévitablement quelques tics bien énervants du drame pour ados :

    Des ados beaux gosses

    Midnight Sun (et ses films copains) s’adressant à un jeune public, les personnages principaux sont logiquement des adolescents. Et ils sont beaux. Lisses. Instagrammables. Il faut savoir vendre du rêve en toutes circonstances, même lorsque son personnage principal est atteinte d’une grave maladie. C’était déjà le cas dans Nos Etoiles Contraires ou même dans Everything Everything (je cite ce film en particulier, même s’il ne s’agit pas des mêmes maladies, leurs contraintes semblent parfois proches sur certains points) : les héros ont beau être malades, ils sont rarement affichés sous leur pire jour. Dans Midnight Sun, en dehors de la fin qui expose Bella Thorne avec une bouche peinte en blanc pour montrer son état de fatigue, l’actrice-chanteuse est plutôt pimpante. C’est même inquiétant de se dire dans un premier temps « tiens les acteurs sont mims » plutôt que « ils jouent pas mal ». Hélas, Thorne et Schwarzy jr livrent une faible interprétation (même s’ils ne sont pas pires que d’autres mauvais acteurs qui percent à Hollywood).

    Du sous Roméo et Juliette

    Les mélos sont faits pour nous faire chialer. Surtout quand il y a potentiellement un adolescent qui risque de mourir. Enfin, on essaie de vous faire pleurer quitte à vous placer un couteau sous la gorge. Presque l’impression d’entendre systématiquement quelqu’un de la prod’ me crier « PLEURE MAINTENANT ». C’est ce qui m’avait déjà insupporté durant la séance de Nos Etoiles Contraires (je ne déteste pourtant pas ce film) où je me sentais cruellement seule à ne pas verser une larme. Je parle beaucoup des films récents mais je peux même me référer à Love Story (là aussi, une histoire d’amour qui tourne en tragédie suite à la maladie de l’héroïne) qui avait produit chez moi ce même effet de rejet. Midnight Sun n’échappe pas à la règle mais sans pour autant montrer qu’il s’agit d’une tragédie : les décors donnent envie de se prendre quelques jours de vacances, la bande-originale se veut cool même si elle sort les violons dans la dernière partie du film. De plus, dans Midnight Sun, , la tragédie aurait pu être évitée. En effet, l’héroïne parvient à ne pas révéler sa maladie à son amoureux pendant le ¾ du film et fait tout pour le fréquenter la nuit. Même Robert Pattinson dans Twilight n’a pas gardé son secret autant de temps. Cela dit, au moins, Midnight Sun a un mini-mérite, celui d’aller au bout de sa promesse (le fameux Everything Everything était pour moi bien pire dans le sens où la fin sort de nulle part).

    Du Nrj dans tes oreilles

    Vous allez me dire, il n’y a pas que les films destinés à un jeune public qui sont victimes de ce phénomène (et ça m’agace fortement). Trop de films en général sont gâchés par cette poudre aux yeux (enfin plutôt aux oreilles). Cela dit, ce choix reste plus répandu dans les films pour ados (mélos ou non d’ailleurs). Les bandes-originales sont de plus en plus des playlists qui n’apportent pas grand-chose aux scènes, juste là pour combler les scènes, qui souffrent déjà d’une absence de mise en scène (Scott Speer était réalisateurs de clips… il aurait dû en rester là) et d’un scénario accumulant les clichés et facilités. Par ailleurs, cela n’est pas un hasard de voir Bella Thorne tenir le rôle principal. L’ancienne égérie Disney est également chanteuse, elle a alors droit à quelques scènes où elle interprète quelques titres, une sorte de soupe pop qu’on aura vite oublié une fois le morceau terminé. L’actrice parvient tout de même à rater ses scènes en playback, c’est fort.

    Tellement dommage de voir encore une romance pour un jeune public plutôt ratée même s’il n’est pas non plus si désagréable que ça – j’ai pas voulu me jeter d’un pont durant mon visionnage (et si ça se trouve, les ados fleur-bleue y trouveront leur compte !).

    Site web:  https://tinalakiller.com/2018/10/23/dvdtrafic-midnight-sun/
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