Critiques du film: Spider-Man : New Generation
    Spider-Man : New Generation
    Ajouter une critique au film
    Spider-Man : New Generation
    ccarrere
    Le 08/05/2019
    45 critiques
    Pour les fêtes, les créateurs de « la Grande Aventure Lego » dépoussièrent le mythe Spider-Man avec un film d’animation hors du commun. Si le scénario est parfois un peu convenu avec des enjeux pas toujours très clairs, le spectacle est au rendez-vous. Graphiquement, le rendu est proche de la BD (on voit même le piqué de la BD sur les visages des personnages) et action et humour font bon ménage! Peter Parker passe ici le relais à Mile Morales fils d’un policier noir et d’une infirmière latino qui va devoir découvrir ses nouveaux pouvoirs et en même temps, faire équipe avec toute une équipe de spider-héros (un Spider-man noir, Spider-Gwen, une Spider woman sorti d’un manga et un spider-cochon tout droit sorti d’un Looney Tunes!). C’est drôle, énergique et visuellement étourdissant et une bonne raison d’aller faire un tour au ciné en famille!



    Site web:  http://www.cinedingue.com
    keira3
    Le 12/05/2019
    75 critiques
    On ne s’y attendait pas, mais le meilleur film autour de l’homme araignée depuis la trilogie de Sam Raimi est celui-ci : Spider-Man : Into the Spider-Verse en version originale. Un film d’animation produit par Sony qui a tout d’un grand et qui a eu un beau succès surprise à la fin de l’année 2018.

    Pour réaliser cette pépite fun, colorée et pop, il aura fallu trois réalisateurs, Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman ; et Phil Lord (à qui l’on doit 21 Jump Street et La Grande Aventure Lego) au scénario. Adapté de comics, ce nouveau Spider-Man ose l’originalité. Il ne sera pas question d’un énième reboot mais bien d’une nouvelle aventure, fraîche et passionnante, porté par non pas Peter Parker mais Miles Morales, un ado afro-américain se faisant mordre par une araignée radioactive. Les thématiques restent les mêmes (sortie de l’adolescence, questionnements, responsabilités et choix) mais l’apparition du Spider-Verse bouleverse tout. Voilà que l’on se retrouve avec non pas un Spider-Man mais 6 !

    Si le contenu est émouvant et juste, délirant et passionnant, qu’en est-il de la forme ? Une réussite ! Les animations sont superbes et se permettent une liberté et une créativité dans la mise en scène que l’on ne retrouve pas dans les films « live ». Chaque plan regorge de détails, de couleurs et essaie de nous surprendre, de nous sortir des sentiers battus. C’est une petite bombe esthétique et on en prend plein les mirettes. On comprend vite pourquoi il a remporté l’Oscar du Meilleur film d’animation (ainsi que celui au BAFTA et aux Golden Globes). Et cerise sur le gâteau, la bande son est démente !

    Ce Spider-Man en version animée est une réussite en tout point. Pop et décomplexé, il redonne foi dans les films de super-héros et n’aura aucun mal à devenir un des dessins animés les plus aimés des spectateurs.

    Site web:  http://mygardenstate.fr/index.php/2019/05/spider-man-new-generation/
    Pascale
    Le 19/05/2019
    23 critiques
    Reconnu Meilleur Film d'animation aux Golden Globe, Aux Oscar et aux Bafta, nul doute que ce film devrait faire partie des films les plus adorés du public. Mais quel public ! En ce qui me concerne, je suis fan des super-héros et les films d'animation que je choisis me ravissent souvent. Ici, je dois reconnaître qu'à cause de la musique continuelle, tonitruante, assommante et la longueur des scènes d'action qui sont selon moi les moins réussies du film, je suis très mitigée et déçue. Ce film survitaminé est épuisant et il faut être en super forme sans doute pour l'apprécier à sa juste valeur. D'autant que le premier quart d'heure est formidable et que les scènes plus intimistes (relativement) sont réellement emballantes.

    En quelques minutes, Peter Parker/Spider Man (le seul qu'on connaissait jusque là) s'adresse aux spectateurs et fait un résumé d'une impressionnante précision sur sa vie, son œuvre et son incroyable pouvoir impliquant de grandes responsabilités. Chaque personnage intervenant plus tard fera un résumé calqué sur le même principe. C'est formidable. Mais Peter/Spider meurt (inconcevable...), assassiné par Caïd, le très vilain chef de la pègre qui chercher à retrouver dans une autre dimension sa femme et son fils morts dans un accident de voiture.

    Pendant ce temps Miles Morales (adolescent afro-porto-américain) fils d'un père noir flic et d'une mère portoricaine infirmière tente de s'intégrer dans son nouveau lycée où ses parents l'ont placé pour qu'il réussisse de brillantes études. Ce n'est pas gagné, il est la risée de tout le monde en tant que nouveau et que timide. Il s'échappe parfois de son foyer pour rejoindre son oncle qui lui permet d'exprimer ses talents de grapheur dans les sous-sols du métro. C'est là qu'il se fait mordre par une araignée radio-active et découvre peu à peu ses transformations. Un peu plus tard il découvre qu'il n'est pas le seul s'être fait mordre et que d'autres versions de spider héros existent : LE Spider-man vieilli et bedonnant, une Spider-Gwen, une autre Spider-girl droit sorti d'un manga et un Spider-Cochon issu d'un Looney Tunes. C'est délirant ? Oui. Et trépidant aussi.

    La mission (si j'ai bien crompris) de tous ces spiders qui s'unissent sera de venir à bout du méchant (mais ils seront finalement 3) et de faire repartir tous les spiders dans leurs univers parallèles respectifs.

    Je trouve que sur le plan graphique c'est une réussite totale et époustouflante lorsqu'il s'agit de montrer les scènes de la vie réelle je dirais. Dès lors qu'il y a des combats, ce ne sont plus qu'explosions de couleurs et agitation frénétique. J'ai de loin préféré les moments où tous les héros se rencontrent, les scènes entre Miles et ses parents et celles avec son oncle.

    Par contre, les dialogues sont époustouflants de justesse et de drôlerie. L'humour est plus présent que l'émotion.

    Site web:  http://surlarouteducinema.com
    Delphine
    Le 19/05/2019
    84 critiques
    Véritable hommage à la pop culture des années 90’s, Spider-Man New Generation est également un hommage à l’homme-araignée tout en apportant un vent de renouveau à la fois sur les films d’animation et les films de Comics. A travers les différents Spider-Man et Woman, le film mêle le style Manga, cartoon et Comics qui est celui je crois le plus plaisant avec ses effets et insertions de cases, bulles et autres onomatopées. Les personnages sont tous les uns les autres assez attachants et ont chacun leur caractère et personnalité avec comme points communs les pouvoirs de Peter Parker.

    Site web:  https://www.cine-toile.com/2019/05/rattrapage-video-spiderman-new-generation/
    LordGalean
    Le 19/05/2019
    103 critiques
    "Spider-man into the spider-verse" avait tout du projet ultra casse-gueule, et pourtant à l'arrivée, on se retrouve avec une des meilleures adaptations du Tisseur, si on excepte la trilogie incroyable de Sam Raimi, malgré les légers défauts qui la traversent.

    Annoncé fut un temps avec Chris Lord, et Phil Miller aux manettes, les géniaux réalisateurs de "la Grande Aventure Lego", mais aussi des sous-estimés "Tempêtes de boulettes géantes 1 et 2", et des sympathiques films méta que sont "21 Jump Street" et sa suite "22 Jump Street", le projet même si il est resté dans les mains productives et narratives de Lord, a finalement échu à non pas, un ni deux mais bien trois réalisateurs différents. Et même si deux d'entre eux, ont fait leurs premières armes de réalisateurs sur ce film, le dernier a commis le génialissime "Les 5 Légendes".
    Ainsi, outre donc, Peter Ramsay, le créateur génial du film "les 5 légendes", produit par Guillermo del Toro d'ailleurs, on retrouve deux noms quasi inconnus, à part de spécialistes d'animations ultra pointus, car le premier, Bob Persichetti a été animateur de quelques Disney, ainsi que sur le récent "Le Petit Prince", tandis que le second Rodney Rothman a été le scénariste de 22 Jump Street du duo Chris Lord et Phil Miller, et scénariste sur ce film, avant de réaliser le futur spin-off entièrement féminin de la série "24 Jump Street" (mais où est passé le 23 ?)

    Ce travail à six mains est tout simplement époustouflant, jamais une aventure de Spider-man n'aura été autant cinégénique, cinétique et émotionnellement et formellement si forte. Depuis on le répète, la trilogie de Raimi, qui reste pour votre serviteur en tout cas, indépassable.
    Le scénario de Chris Lord et Rodney Rothman convoque intelligemment plusieurs versions de Spider-man. Un jeune garçon afro-latino américain (afro américain par son père et latino américain par sa mère), Miles Morales se fait mordre par une araignée radioactive échappée d'un univers parallèle et récolte les pouvoirs de spider-man. Il essaie de faire comme son idole, et finit par le trouver alors que ce dernier est au prise avec le Caïd (Kingpin). Ce dernier finit par piéger Spider-man, et le tuer sous les yeux de Miles. 

    Après la mort de Spider-man, tué par le Caïd, Miles décide de devenir Spider-man à son tour, et entreprend de créer son propre mythe. Il achète un déguisement de spider-man, vendu par Stan Lee en personne, qui lui assure que le costume lui siéra parfaitement et que la maison ne rembourse ni n'échange les costumes. Par cette simple idée narrative méta, mais profondément intelligente tant elle reste connectée à la mythologie de Spider-man, le ton est donné.
    Spider-man into the spider-verse est un grand film postmoderne, un blockbuster intelligent, dont la réalisation renvoie sans arrêt au comics. Autre point méta amusant, avant de devenir Spider-man, Miles a une narration et un découpage de plans tout à fait normal, pour un film, qui pourrait s'apparenter à une comédie dramatique. Mais dès le moment où Miles devient Spider-man, l'univers graphique et réalisationnel se modèle autour du comics, une voix off intérieure de Miles apparaît, des onomatopées de coup et de pensée se matérialisent sous forme de bulle ou de carton, et la réalisation devient encore plus virtuose.

    Le film passe par une partie tribute à Sam Raimi, très clairement mais en réinventant chacune des scènes qu'il décrit. Sans trop dévoiler l'intrigue pour celleux qui voudraient voir le film, le Caïd déclenche une perturbation du continum espace et temps, et notre terre, la terre des comics Marvel, Terre-616 se voit envahie par des version alternatives des comics spider-man, d'où le titre.
    On se retrouve donc avec pas moins de 5 versions alternatives.

    -Une version manga avec une petite fille et son robot, Péni Parker.

    -une version film noir avec un Peter Parker plus violent, dont l'histoire se passe pendant la prohibition, évoquant autant les premiers Batman que The Spirit ou Sin City de Miller.  Spider-Man Noir n'est autre que la transposition des comics Spider-Man dans l'âge Noir (les années 1930). Ce personnage apparaît en 2009.

    - une version dessin animé avec Spider-Ham (Spider Cochon, le fameux, du dessin animé les Simpsons, évoqué par Homer dans le film), transfuge des Looney Tunes, et tiré de réels comics, parodie de Spider-man ayant existé dans les années 1983.  Le personnage a fait sa première apparition dans le comics intitulé "Marvel Tails Starring Peter Porker, the Spectacular Spider-Ham #1" en 1983 qui sera suivi par 17 volumes. L'histoire est totalement loufoque, puisque Peter est ici une araignée qui se fait mordre par une scientifique devenu folle, May Porker. "Peter est une araignée qui vit dans le sous-sol d'une scientifique folle nommée May Porker. Elle réalise des expériences dans le but de révolutionner l'industrie du cheveux ! Elle a créé le premier sèche-cheveux atomique. C'est en séchant ses cheveux justement qu'elle sera accidentellement irradiée et qu'elle va mordre Peter l’araignée... C'est ainsi qu'il deviendra "Spider-ham" !" 

    -une version où Spider-man est une fille, Gwen Stacy, mordue par une araignée radioactive et ayant développé les pouvoirs à la place de Peter, son meilleur ami. Personnage de Spider-Gwen, tiré de comics paru en 2015, édité par Marvel, sans doute pour surfer sur les nouvelles revendications féministes en terme de personnage.

    et enfin, une version alternative de Peter Parker, qui est plus vieux, et dont l'histoire sentimentale autant que familiale n'a pas tourné pareil.

    Tous ces personnages se trouvent face à un grave problème, les agissements du Caïd ont un effet sur leurs multivers et si chacun n'a pas réintégré son univers respectif très vite, il sera rayé de la carte. Commence alors une course contre la montre et contre le Caïd.

    Spider-man into the spider-verse est incroyable, dans tout, sa narration, son montage, sa musique signée Pemberton, son découpage technique ou ses idées de mise en scène ou symboliques.
    La meilleure façon de lui rendre hommage est de voir ce film, et trop en parler, gâcherait de beaucoup le plaisir de la découverte. Sachez juste qu'on retrouve beaucoup d'éléments de spider-man, ainsi que bons nombres de personnages secondaires et antagonistes de l'univers du Tisseur.

    A savoir que Miles Morales est lui aussi tiré d'un vrai comics, paru en 2011, dessiné par Brian M'Bendis et Sara Pichelli dans les pages de Ultimate. Au final, ces incessants aller retour entre film meta et film premier degré aurait pu décevoir ou être raté, mais il n'en est rien, tant le scénario est précis, et tant la structure du film ne tombe jamais dans la blague facile ou dans le désamorçage d'émotion, à une ou deux exceptions près. Un film incroyable, à voir au moins une fois, tant l'entreprise tient du pari fou.  Et comme disait Stan Lee à qui le film est en parti dédié, "That person who helps others simply because it should or must be done, and because it is the right thing to do, is indeed without any doubt, a real superhero".
    LA 3D apporte une réel plus au découpage, et à la cinégénie des plans des réalisateurs. Au niveau des défauts rares du film, on regrettera juste quelques passages idéologiques un brin appuyé mais sans que cela ne soit pour autant un frein au plaisir et à l'émotion qu'on éprouve à la vision du film.

    Au niveau des bonus, on retrouve un commentaire audio des réalisateurs, différentes scènes alternatives qui apporte un peu plus de densité encore au personnages, le tout commenté par les réalisateurs. Mais aussi un court-métrage inédit "Spider-Cochon : pris pour un jambon" de Miguel Jiron. Un hommage à Stan Lee et Steve Ditko, les créateurs de Spider-man qui nous ont quitté récemment, respectivement en Novembre 2018 et Juin 2018. Un documentaire sur les voix du film, et des featurettes à l'intérêt divers.

    En Blu-Ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray 4K Ultra HD, DVD, Editions spéciales et VOD depuis le 6 mai 2019, et en Achat digital depuis le 29 avril 2019. Edité par Sony Pictures France. Le site et la page Facebook de l'éditeur.

    Retrouvez ce film et bien d'autres dans les catégories une autre catégorie de l'an dernier : le films d'horreur applaudis et
    pas mal d'humour et un tout petit peu de romance.

    Vance
    Le 12/05/2019
    187 critiques
    Jusque-là, le film de super-héros ultime existait pourtant, mais il ne s’agissait pas d’une adaptation de franchise papier : les Indestructibles est tout simplement formidable, s’appuyant avec un soupçon de nostalgie sur l’aura ancestrale des premiers héros costumés tout en proposant une histoire moderne, percutante, drôle et pleine de rebondissements. Faut-il donc aller voir ailleurs que dans les séries dessinées et trouver sa propre voie pour créer quelque chose d’unique, qui plaise tant aux fans de la première heure qu’au nouveau public ? Sony et son département Animation ont la réponse : non, il suffit d’être malin, de croire en un projet porteur, de rassembler des talents et de trouver le ton juste. En fait, c’est loin d’être facile, et il est certain que la recette miracle n’existe pas.
    Toujours est-il qu’ils ont réussi un coup stupéfiant avec Spider-Man : into the Spider-verse, une œuvre dynamique, joyeuse, éblouissante, profondément respectueuse des codes et des histoires créées voici un demi-siècle, jouant intelligemment sur les clins d’œil aux lecteurs et amalgamant le tout dans un emballage de premier choix.
    Honnêtement, en dehors de ceux qui sont réfractaires au monde de l’animation (il y en a, malheureusement), je ne vois pas comment on pourrait dédaigner cet hommage spectaculaire au héros co-créé par les regrettés Stan Lee et Steve Ditko. Se démarquant de la direction prise par le personnage dans le MCU (depuis que Sony a autorisé Marvel à l’exploiter à l’écran dans Spider-Man Homecoming et le prochain Far from home), Spider-Man : New Generation (on ne le dirait pas mais c’est la version française du titre original…) joue la carte de l’amalgame des versions en s’appuyant sur un multivers bien pratique, fusionnant d’abord la trame classique (Peter Parker, étudiant vivant chez sa tante May le jour, justicier arachnoïde la nuit) avec l’univers Ultimate (Miles Morales, jeune métis afro-latino, fils de flic) puis introduisant avec un évident plaisir d’autres avatars de notre Homme-Araignée préféré, dont une Spider-Girl et un… Sipder-Cochon.
    Ce gloubi-boulga était un pari risqué mais il prend corps avec une étonnante fluidité dans un script plutôt classique mettant en avant les rites d’initiation et les responsabilités qui incombent à ceux dotés d’un pouvoir hors normes. Le mantra d’oncle Ben est bien présent, mais intelligemment esquivé tout au long de ces deux heures denses et intenses.
    Tout commence chez nous. C'est-à-dire, notre univers à nous (celui qui les Marvelophiles connaissent sous le code de Terre-616), sauf que Miles y est aussi présent que Parker. Voyons un peu comment.
    D’abord, on a droit à une géniale intro à la première personne réussissant en quelques secondes à nous résumer la vie et la carrière du super-héros aux lance-toiles : Peter Parker alias Spider-Man nous parle et se présente à nous, divulguant son secret, ses réussites et son exceptionnelle vigueur – car, sachez-le, l’Homme-Araignée tombe parfois, mais se relève toujours, quelle que soit l’adversité. Et ce soir-là, Spidey a fort à faire, faisant face à des ennemis mandatés par le tout-puissant Caïd : il veut absolument mettre fin au projet du chef de la pègre visant à ouvrir une faille dimensionnelle sous Manhattan dans le but de trouver dans un autre univers une version de sa femme et de son enfant, morts dans un accident alors qu’ils le fuyaient. Parker sait le risque encouru par un projet de cette envergure et il tente de le raisonner. Dans le même temps, Miles essaie de s’intégrer dans nouveau lycée mais son quartier populaire lui manque et ce n’est pas la nouvelle élève à la mèche séduisante qui lui mettra suffisamment de baume au cœur. Il va donc faire le mur afin de trouver du réconfort chez son oncle, un gars cool qui le laisse notamment développer ses talents de grapheur en lui trouvant des spots à la hauteur. Cette nuit, c’est dans une galerie désaffectée du métro qu’il s’en donne à cœur joie, mais c’est sans compter sur une araignée radioactive qui vient le piquer sans lui demander son reste.
    Holà, me direz-vous, mais il va y avoir deux Spider-Men ? Mais non, vous répondrai-je, il y en aura bien davantage ! Car le Caïd réussira à lancer son accélérateur de particules, ce qui entraînera des dommages irréversibles à notre réalité, et une terrible tragédie dont Miles sera le témoin. C’est en partie sur lui que reposera le destin de notre monde : bien que débutant dans le monde des super-héros, il bénéficiera d’appuis de poids mais seront-ils suffisants devant l’acharnement du Caïd à nier la mort de ses proches ?
    Avec un aplomb assez bluffant, Phil Lord (la Grande Aventure Lego) et Rodney Rothman (22 Jump Street) sont parvenus à marier leur humour et leur savoir-faire pour introduire avec sérieux des personnages totalement farfelus, tout en rendant les adversaires de Spidey inhabituellement impressionnants (mention spéciale au Rôdeur, d’une classe folle, très batmanien, immanquablement précédé d’une sorte de hurlement modulé). A ce sujet, préférez tout de même la VO incluant des comédiens comme Nicolas Cage, Liev Shreiber, Hailee Steinfeld, Chris Pine, Zoe Kravitz ou encore Mahershala Ali à une VO assez pauvre malgré l’abattage de Camélia Jordana. Si la musique de Pemberton n’a pas le côté percutant de son score sur le Roi Arthur, la Légende d’Excalibur, elle propose une piste joyeuse qui colle parfaitement à l’univers coloré et tourbillonnant mis en avant par la production. D’autant que l’animation offre des prises de vues saisissantes avec des angles assez incroyables puisant dans les iconographies des super-héros de comics comme dans les mangas, misant énormément sur la coolitude du personnage qui virevolte entre les buildings tout en titillant la fibre nostalgique des vieux lecteurs de Strange.


    zglub215
    Le 13/05/2019
    42 critiques
    « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités » : la phrase emblématique de la mythologie attachée au personnage de Spider-Man vaut également pour les techniques du reboot et du remake, dont Hollywood abuse de plus en plus allègrement. Faire un reboot ou un remake, c’est s’approprier un patrimoine conséquent : une histoire déjà racontée, avec son univers et ses personnages, ainsi que le public qui l’a aimée et lui a apporté le succès. Un usage stérile et préjudiciable du reboot consiste à n’en faire qu’un moyen, de s’arroger cyniquement le succès d’une histoire en la racontant à nouveau, plus ou moins à l’identique, sans rien apporter en retour – créativité, risque, nouveauté. À cette forme de surexploitation des ressources, qui mène à leur assèchement, on peut opposer une autre pratique du reboot. Celle-ci consiste à ne plus faire du reboot un outil sans valeur en soi, mais à le mettre au cœur du dispositif et de l’imaginaire de l’œuvre. Et ainsi prendre et partager la conscience que si l’on peut recréer, c’est parce que l’on peut en réalité créer à l’infini.
    Ce grand pouvoir, les comic books de Marvel (et des autres) le mettent en pratique depuis longtemps. Leurs héros et méchants meurent, renaissent, endossent de nouvelles identités, surgissent dans des univers parallèles, qui parfois se télescopent, etc. La seule règle est qu’il n’y a pas de règle contraignante, limitante : l’univers Marvel papier est en constante expansion et reconfiguration, à l’image de l’univers réel finalement. La genèse de Spider-Man : new generation (titre « franglais » qui conserve néanmoins, sous une autre forme, l’idée de l’original Spider-Man : Into the Spider-Verse) provient de l’un de ces univers connexes. Dans la série des Ultimate Comics apparaît, en 2011, un nouveau porteur du costume et des pouvoirs de Spider-Man : l’adolescent Miles Morales, qui vit à Brooklyn avec sa mère portoricaine et son père afro-américain. Peter Parker, le Spider-Man originel, est également présent dans ce monde, mais pour peu de temps – sa mort intervient juste après sa rencontre avec Miles, sans qu’il ait pu lui prodiguer un quelconque enseignement ou entraînement.
    Spider-Man : new generation suit cette trame dans son premier acte, en y ajoutant une pratique à visage découvert du jeu du reboot – les exploits accomplis par Peter Parker reproduisent fidèlement une partie de ceux de la trilogie originelle réalisée par Sam Raimi dans les années 2000. C’est après la mort de Parker que les choses dérapent, pour le meilleur. Ce drame a lieu dans un synchrotron, que Wilson Fisk aka le Caïd (un des méchants récurrents de l’univers Marvel) a fait construire pour ouvrir un portail vers d’autres univers. Le principe créatif fondamental du reboot, l’ouverture à une infinité de variations sur un même thème, se confond ainsi littéralement avec l’enjeu central du film pour les protagonistes (les méchants veulent faire fonctionner le synchrotron, les héros veulent le détruire). Cette fusion produit une réaction en chaîne, générant une débauche d’énergie phénoménale qui rend Spider-Man : new generation extraordinaire.
    Cinq Spider-Man du Spider-Verse déboulent dans le monde du rookie Miles Morales : un autre Peter Parker (loser au bord de la dépression), Spider-Gwen (venant d’un univers où Gwen Stacy et non Peter a été piqué par l’araignée), Spider-Man Noir (un récit de Spider-Man à la manière des romans et films noirs, situé en 1933), Spider-Cochon (un jeu de mots entre Spider-Man et Spider-Ham, devenu un véritable personnage de comic), et Peni Parker (une jeune fille américano-japonaise contrôlant un robot disposant des pouvoirs de Spider-Man). À ce stade, l’opportunisme mercantile est encore un écueil potentiel – multiplier les héro.ïne.s pour multiplier les publics ciblés commercialement – que Spider-Man : new generation dépasse par la pertinence de son propos. Le premier Peter Parker est un parfait stéréotype du héros américain blanc, dont la mort laisse la place à une équipe d’outsiders de tous horizons (sexe, ethnie, espèce), qui s’avèrent tout à fait capables d’accomplir la même chose. Le parcours du film, explicité dans un de ses dialogues, est de faire la bascule d’un Spider-« Man » (mâle) unique à des Spider-« Beings » (êtres) divers.es et pluriel.le.s. Et puis, six Spider-Beings, c’est également plus fun qu’un.e seul.e : cela permet d’augmenter d’autant la quantité de méchants (le Caïd s’attache les services du Bouffon vert, du Scorpion, du Rôdeur, de Tombstone et de Doc Octopus) et ainsi de rendre les affrontements encore plus dynamiques et déchaînés.
    Le secret du film est de ne jamais chercher à contrôler le chaos qui déferle dans son cadre ; il danse avec comme un surfeur avec une vague géante, ou un cavalier avec un cheval de rodéo, en gardant juste ce qu’il faut de maîtrise pour ne pas chuter prématurément. L’énergie folle qui traverse Spider-Man : new generation en fait un film proprement mutant, en reconfiguration et en mouvement permanent.e.s. L’histoire, les personnages, la forme surtout évoluent sans cesse, par des à-coups grisants qui nourrissent un processus de création et destruction sans frein ni complexe (il n’y a qu’à voir les deux génériques). Sans effets négatifs non plus, ce qui est assez miraculeux. Chaque nouvelle strate enrichit les précédentes, principalement en ce qui concerne le dessin et l’animation. Le film combine techniques et rendus de toutes les époques, depuis les années 1960 (le pop art, les premiers dessins animés Spider-Man) à aujourd’hui – et même demain, certains procédés d’animation ayant été mis au point en cours de production. Il les entremêle et les entrechoque, de manière de plus en plus intense jusqu’au combat final, pour lequel on retourne au cœur du synchrotron transformé en un maelström vertigineux où les métros volent et les immeubles poussent de nulle part.
    On pense fortement à Speed Racer, de Lana et Lilly Wachowski, face au déferlement psychédélique à l’œuvre dans ce dernier acte de Spider-Man : new generation. Depuis les courses automobiles de ce film, il y a dix ans, on n’avait en effet rien vu d’aussi expérimental, survolté et euphorisant sortir d’un studio hollywoodien. Une autre création des deux sœurs vient à l’esprit, lorsque chacun.e des Spider-Beings arrive avec le style graphique propre à son univers. Cela renforce le caractère « tou.te.s uniques, tou.te.s uni.e.s » de leur bande, et la rapproche de celle des héro.ïne.s de Sense8. Alors que les Wachowski viennent de fermer leur structure de production, faute de projets en développement, voir que l’esprit audacieux et lumineux de leur œuvre pénètre d’autres films hollywoodiens fait chaud au cœur – en plus de nous étourdir l’esprit par le résultat produit.

    Site web:  http://www.cine-partout-toutletemps.fr/articles/spider-man-new-generation-etats-unis-2018-de-peter-ramsey-bob-persichetti-rodney-rothman-8359
    HAL9000
    Le 20/05/2019
    0 critique
    Sony, toujours détenteur des droits du personnage emblématique créé par Stan Lee et Steve Ditko, a frappé fort en sortant cette version animée au cinéma : geste esthétique impressionnant à la limite de l'expérimental, scénario complexe respectueux des différentes itérations du personnage, rythme effréné et bande-son cool ; on a rarement vu autant d'éléments favorables dans un film d'animation de super-héros, et tout le monde s'en est rendu compte, à commencer par les votants des Oscar qui ont justement sacré Spider-Man : New Generation meilleur film d'animation de l'année. Cette pépite est récemment sortie en vidéo : parlons-en !

    Le film

    Spider-Man : New Generation (ou Spider-Man : Into the Spider-Verse en VO) nous présente le jeune Miles Morales, qui découvre ses nouveaux pouvoirs, dans un monde où Spider-Man existe déjà, mais meurt sous les coups du Caïd. Dès le début, le film est donc sous le signe d'une réalité alternative, Miles Morales devenant la version de Spider-Man dans l'univers Ultimate. Via une expérience du Caïd, c'est en fait plusieurs versions de Spider-Man qui sont amenées à se rencontrer... On l'aura compris, Sony et les producteurs Chris Miller et Phil Lord (réalisateurs de La grande aventure Lego) n'ont pas choisi la facilité, et misent sur l'originalité : se retrouver par exemple avec un Spider-Man quarantenaire bedonnant, un brin blasé et dépressif, c'est une première ! Gwen Stacy en Spider-Woman, Spider-Man Noir (doublé en VO par Nicolas Cage) et même un Spider-Cochon : voilà un sacré casting. Si tous n'ont pas la même importance dans le récit, ils créent un mille-feuille foisonnant et bouleversent les repères du spectateur, y compris de ceux qui sont les plus familiers avec le multivers Marvel.

    La découverte des pouvoirs de Miles et son apprentissage auprès du Spider-Man alternatif sont au cœur des enjeux du film, alors que l'aventure autour du Caïd sert à la fois de cadre (c'est à cause de lui que les super-héros des autres dimensions se rencontrent) et d'objectif principal (Save the multiverse... What else ?). Cependant, les personnages et leurs relations sont bien le centre nerveux de l'ensemble : c'est là que le film réussit son premier défi. Son deuxième challenge est évidemment de rendre digeste et dynamique le portrait du multivers : avec le leitmotiv "Allez, je vous la refais une dernière fois : je m'appelle Peter Parker...", on intègre rapidement et avec beaucoup d'humour la multiplications des personnages qui sont, chacun, l'unique version de Spider-Man dans leur univers. Leurs histoires fait malicieusement le lien avec les autres productions cinématographiques de Sony par Sam Raimi : le baiser inversé dans Spider-Man premier du nom, le sauvetage du métro dans Spider-Man 2, et même une pique très drôle sur le "Evil Peter Parker" de Spider-Man 3. Ce que l'on nous montre n'est d'ailleurs pas toujours raccord avec ce que l'on connaît des films, Peter Parker enjolivant certains de ses souvenirs : notamment la séquence du restaurant avec Mary-Jane, où il envoie balader une voiture d'un simple coup de poing... il en était tout autrement dans Spider-Man 2. Ce écart entre la "réalité" des précédent films et sa représentation mythifiée est finalement le même qu'entre la vie du Peter Parker original et celle des autres versions du personnages dans les dimensions parallèles : il participe de notre compréhension de ces réalités alternatives, et permet une connivence rare avec le spectateur.

    Le dernier défi du film, et non des moindre, est son identité visuelle. Plutôt que d'opter pour une simple animation de synthèse en 3D, les créateurs optent pour un visuel tranché, rappelant le pop-art (les aplats à point, les détourages décalés et les couleurs fluorescentes, sans oublier les bulles de pensées intégrées dans l'image) : c'est un festin visuel fabuleux. Là-dessus, une mise en scène virevoltante ne laisse pas souffler le spectateur, l'emmenant avec Peter Parker voltiger au-dessus des rues de New-York avec une facilité et une vitesse invraisemblable. Le défi est relevé avec panache, et ce ride en apesanteur s'est déroulé en vivant les différentes situations avec les personnages, épaulée par une musique urbaine (celle que Miles apprécie) et un score épique en diable signé Daniel Pemberton. Suivre le premier vol de Miles est grisant, jouissif. L'apesanteur, la vivacité, l’agilité du nouveau Spider-Man explose : c'est une bombe.


    Le Blu-ray 3D

    Le film est sorti en vidéo en format DVD, Blu-ray, en Blu-ray 3D et en combo Blu-ray + Blu-ray 3D + Blu-ray 4K. Pour cette chronique nous avons visionné le Blu-ray 3D, et c'est sûrement la meilleure expérience pour découvrir le film. La 3D est très immersive, misant surtout sur la profondeur : il y a peu de jaillissements au programme. La 3D s'épanouit dans les scènes mouvementées, notamment dans le dernier tiers dantesque du film. La palette chromatique du film explose et le son, les ambiances sont bien retranscrites : mention spéciale à la bande-son hip-hop aux rythmes puissants. Un must !

    Disponibilité vidéo : en Blu-ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray 4K Ultra HD, DVD, Editions spéciales et VOD depuis le 6 mai, et en Achat digital depuis le 29 avril - éditeur : Sony Pictures France.

    Site web:  http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2019/05/18/spider-man-new-generation-3d-2018.html
    LaKinopitheque
    Le 24/05/2019
    79 critiques
    Spider-Man: into the Spider-verse accomplit au moins deux exploits : celui de s’appuyer sur un scénario intelligent qui donne enfin sa chance à l’ado porto-ricain Miles Morales (apparu pour la première fois sur papier en 2011), et celui de pousser l’animation dans une déflagration pop tout à fait stupéfiante.
    Question narration, Spider-Man jette sa toile dans différents univers parallèles, en ramène quelques déclinaisons arachnéennes qui interrogent l’identité propre de l’adolescent de Brooklyn autant qu’elles le confortent dans son devenir de super-héros. Mais, de tous ces univers concordants, cet épisode se fait également le réceptacle d’un maelstrom visuel aux sources multiples.
    En référence à la technique d’impression du Ben-Day, des points de toutes tailles sont assemblés pour couvrir par endroits des surfaces entières. Comme sur un tableau de Lichtenstein, l’imitation de la trame Ben-Day (cet effet de points), fait partie intégrante du rendu final. Ce « pointillisme » qui se rapporte à l’ère de l’impression industrielle est utilisé constamment sur les costumes des personnages, pour le dessin de leurs silhouettes et tout autant pour les arrière-plans urbains ou abstraits. La suite à lire sur La Kinopithèque.


    Site web:  http://www.kinopitheque.net/spider-man-new-generation-spider-man-into-the-spider-verse/
    Nio_Lynes
    Le 01/07/2019
    289 critiques
    Quel plaisir de revoir ce Spider-man animé ! L'oeuvre était dans les films les plus acclamés l'an dernier et ce n'est que justice. Si je me rappelle bien d'ailleurs, je l'avais inclus dans mon bilan de fin d'année, c'est dire. Le pied, le panard !

    Et pourquoi ce film remporte t-il à ce point les suffrages, quitte à remporter les Golden Globes et Oscars 2018 (catégorie Meilleur film d'animation) ? On va y venir mais le maître-mot principal c'est qualité, suivi non loin de respect.

    Qualité de l'animation, de son esthétique, tout comme respect primordial de l'oeuvre de base de Steve Ditko et Stan Lee (ce dernier faisant d'ailleurs une apparition caméo assez drôle que je ne spoilerais pas ici).

    En effet, visuellement et esthétiquement on a là un travail de qualité qui explose toutes références confondues et dans le film de super-héros et dans le film d'animation, tout en restant profondément respectueux du comics original et de son personnage mais aussi des films sortis, notamment la trilogie de Sam Raimi dont le film prend un malin plaisir à disséminer ça et là de multiples allusions via les multiples spidermen, n'hésitant pas à proposer des mises en abîmes ingénieuses quand il s'agit de restituer le passé ou le contexte propre à chaque super-héros venant de multiples dimensions.



    Ce nouveau Spider-man, mené à un train d'enfer, est non seulement coloré comme les comics de base (Spider-man, bénéficie des couleurs propres aux années 60 puisqu'il déboule aux Etats-Unis en 1962, 1969 pour la France) mais superpose d'une manière proprement inédite le langage des comics et de la bande dessinée à sa structure. Jusqu'ici il n'y avait que dans le jeu vidéo avec l'adaptation (excellente au demeurant) de la bande dessinée XIII sur Gamecube (puis autres consoles ensuite) par Ubisoft que l'on pouvait voir ça : des bulles et onomatopées se superposant à l'action à l'écran, sans oublier d'inclure de vraies cases sur le papier au sein même des missions de jeu. Le film de Peter Ramsey, Bob Persichetti et Rodney Rothman va dans ce sens mais encore plus loin : quitte à mêler le comics à l'animation, autant y aller franco en mettant même les trames de quadrichromie sur le fond même. Même dans les détails, ça va assez loin puisqu'on remarque par exemple que les cheveux du jeune Miles comportent des hachures comme s'il avait été d'abord dessiné à la plume ou au feutre noir avec les contours en vue d'une colorisation ensuite traditionnelle ou digitale. Chapeau pour le boulot les gars.

    Suite de la chronique sur mon blog (avec des images ouaip), cf lien en dessous ! ;)

    Site web:  http://dvdtator.canalblog.com/archives/2019/07/01/37471432.html
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites