Critiques du film: Jurassic World : Fallen Kingdom
    Jurassic World : Fallen Kingdom
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    Jurassic World : Fallen Kingdom
    Platinoch
    Le 01/11/2018
    0 critique
    Un grand merci à Universal Pictures ainsi qu’à Cinetrafic pour m’avoir permis de découvrir le DVD du film « Jurassic World : Fallen Kingdom » de Juan Antonio Bayona, dans le cadre de l’opération DVDtrafic.

    « Devons-nous accorder aux dinosaures les mêmes droits qu’aux autres espèces menacées ou devons-nous les laisser mourir ? »

    Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle. Lorsque le volcan inactif de l'île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission. Arrivant sur l'île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

    « La vie nous enseigne parfois de bien vilaines leçons »

    « Jurassic park », c'est un peu comme une madeleine de Proust. En adaptant le roman de Michael Crichton, Steven Spielberg réalisait « Le » grand film de science fiction novateur et grand public qui allait marquer de façon indélébile notre enfance. Avec des effets spéciaux totalement dingues et révolutionnaires pour l’époque. Alors forcément, l'idée d'en faire un reboot suscitait interrogations et méfiance. Mais au-delà de son immense succès au box-office, force était de constater que sans révolutionner véritablement le genre (son scénario était d’ailleurs peu ou prou le même que celui du premier film de Spielberg), « Jurassic world » offrait un divertissement spectaculaire et de très bonne facture. Contre toute attente, il s'agissait donc d'une vraie bonne surprise. De quoi envisager sereinement et logiquement la mise en chantier d'une nouvelle saga. Seulement voilà, l'homme du renouveau, le réalisateur Colin Trevorrow, fut entre temps associé à d'autres projets et dut finalement renoncer à tourner cette suite. Avant d'être officiellement remplacé par l'espagnol Juan Antonio Bayona, prodige du film fantastique (« L'orphelinat », « Quelques minutes après minuit ») qui avait ému Hollywood avec le spectaculaire « The impossible ».

    « Vous avez mis une créature en cage pour de l’argent. J’ai fais la même chose que vous. »

    « Jurassic world : Fallen kingdom » commence à peu près là où se terminait le premier opus : sur l'ile de Isla Nublar, la nature a fini par reprendre ses droits sur les ruines du parc. Les dinosaures restant y ont fait leur vie et se sont mêmes reproduits. Avant de se retrouver à nouveau menacés d’extinction par une terrible irruption volcanique. C'est donc à une expédition de sauvetage hors normes que nous convie le cinéaste. Une opération inédite et dangereuse qui sera cependant mise à mal à cause de la cupidité des hommes, prêts à payer très cher pour s’offrir un monstre sanguinaire. Sur la forme, ce deuxième volet de « Jurassic world » assure très honnêtement le spectacle en remplissant pleinement son cahier des charges. Oscillant entre le film catastrophe, le film d’aventures et le film de science-fiction, « Jurassic world : Fallen kingdom » alterne ainsi les séquences d’émotion (la disparition du diplodocus dans le nuage de fumée du volcan) et les séquences plus volontiers second degré (la prise de sang sur le t-rex). Et s’il n’est jamais véritablement surprenant, le film se laisse cependant regarder agréablement. Mais pour une fois, l’intérêt du film se situe un peu ailleurs, dans le sous-texte écologique du film et les questions qu’il soulève. Comme le droit de ses animaux de pouvoir survivre en tant que créatures vivantes. Le risque d’introduire dans nos écosystèmes déjà très fragiles des espèces étrangères. Ou encore les dangers liés aux manipulations génétiques qui risquent tôt ou tard d’échapper à l’Homme. Des questions d’autant plus pertinentes qu’elles nous renvoie de fait à nos propres turpitudes et à la destruction que nous menons sciemment, de par nos activités, de la faune et de la flore. Un film très pertinent et profondément malin dont on a hâte de découvrir la suite.

    Le DVD : Le film est présenté en version originale américaine (5.1) ainsi qu’en versions française et hindi (toutes deux 5.1) et en audiodescription. Des sous-titres français, anglais, néerlandais, danois, suédois, norvégiens, finlandais, islandais et hindis sont également disponibles.

    Côté bonus, Universal Pictures nous propose une édition très riche, agrémentée des modules « Sur le plateau avec Chris & Bryce : making of avec Chris Pratt et Bryce Dallas Howard », « Le royaume évolue » : les cinéastes expliquent comment le second chapitre de la trilogie Jurassic World fait évoluer la franchise dans une nouvelle direction, « Action sur l’île » : coulisses de la scène du bunker et de la séquence de la gyrosphère, « Naissance de l’Indoraptor : découvrez comment est né l’Indoraptor », « Commencez les enchères » : un coup d’oeil la scène de la vente aux enchères, « Tué par un dino » : making of de l’Indoraptor qui affronte un personnage clé, « Monstre dans le manoir » : J.A. Bayona explique comment Jurassic Park et Dracula (1979) ont influencé sa façon de tourner la scène du manoir, « Confrontation sur le toit » : le terrifiant affrontement sur le toit du manoir Lockwood, « Le retour de Malcom » : dans les coulisses avec Jeff Goldblum, « Effets visuels évolués » : l’équipe d’ILM explique la façon dont ils ont créé les dinosaures, « Les journaux de Jurassic de Chris Pratt », « Retour à Hawaï : l’équipe du film évoque le tournage à Hawaï », « À bord de l’Arcadia : l’équipe du film partage son expérience de travail avec des créatures animées », « Jurassic World : Fallen Kingdom, La Discussion » : conversation avec l’équipe autour du film et« Chanson pour le royaume » : quand Justice Smith chante pour l’équipe du film.

    Edité par Universal Pictures, « Jurassic world : Fallen Kingdom » est disponible en DVD, blu-ray, blu-ray 3D et blu-ray 4k ultra HD depuis le 9 octobre 2018.

    Le site Internet de Universal Pictures est ici. Sa page Facebook est ici.


    Site web:  http://www.toile-et-moi.fr/2018/10/jurassic-world-fallen-kingdom.html
    olivier.demangeon.5
    Le 07/06/2018
    0 critique
    « Jurassic World: Fallen Kingdom » est un très bon film pop-corn, disposant d’une histoire sans intérêt, d’une intrigue basique, mais d’une production époustouflante. Le rythme est très dynamique, les scènes d’action sont très impressionnantes et les effets spéciaux sont excellents. La bande originale offre des sonorités très classiques qui viennent parfaitement souligner les différentes émotions véhiculées par l’histoire. La distribution offre de bonnes prestations, mais le développement des personnages est tellement pauvre qu’ils ne peuvent pas pleinement exprimer leur potentiel. L’ensemble est grandement divertissant et offre un spectacle visuel impressionnant.

    Site web:  https://wp.me/p5woqV-64J
    sebd59
    Le 10/06/2018
    0 critique
    On pourrait décortiquer ce film pendant des heures et des heures pour toujours revenir à la même conclusion : ce film est mauvais de chez mauvais. Les seuls bons points sont que le réalisateur a réussi avec talent à fournir des plans ingénieux et magnifiques. Et que les CGI sont superbes. Mais toutes les CGI et le talent du monde ne peut permettre à un film, avec un scénario si mauvais, de devenir un chef d’œuvre. Le scénario de ce film a été fait avec les pieds et c’est vexant de se rendre compte dès le début que le film ne sera qu’un cumul d’imbécillités de la part des personnages pour le simple besoin de faire avancer le film. S’il y avait eu la moindre dose d’intelligence dans la tête des personnages, le film aurait été bloqué dès la première scène. Un nouveau concept que d’avoir un film qui avance à la bêtise. Et c’est en permanence jusqu’à la fin du film qui est la seule solution trouvée pour permettre d’avoir un troisième volet. À cela, on ajoute un duo principal qui ne fonctionne absolument pas, avec des acteurs qui sont tout aussi mauvais que le scénariste. Ne ressors que deux choses de ce film : un grand n’importe quoi général et que le vélociraptor Blue est la vraie héroïne et le seul personnage intelligent de ce film.

    Site web:  https://1oeildanslasalleblog.wordpress.com/2018/06/10/jurassic-world-fallen-kingdom-meme-en-etant-que-scenariste-colin-trevorrow-chie-encore-sur-la-licence/
    Fromtheavenue
    Le 20/10/2018
    0 critique
    Jurassic World : Fallen Kingdom est très bon volet de la série, bien sympathique qui nous a fait vibrer. Même si vous n'avez pas vu le précédent film (Jurassic world) ni les trois autres d'avant, pas de problème pour s'immerger dans celui-ci.


    Au coeur de ce qui ressemble à une deuxième trilogie, on y retrouve le parc en ruine de l'épisode précédent. Il y a pléthore d' animaux en liberté qui sont proches de l'extinction à cause d'un volcan qui reprend du service sur l'île.


    Entre le feu et l'eau, les aventuriers vont tenter de sauver leurs chères créatures promises à l'oubli sauf si... Avec l'aide d'un riche investisseur ainsi que la passion de deux défenseurs de la cause, un plan en chasse un autre et le film part sur les charbons ardents.


    Le rythme trépidant du début laisse ensuite place à une histoire plus lente qui met du temps pour faire comprendre que le monde court à sa perte à cause des guerres et de la malveillance humaine. Les dinos rescapés ainsi que ceux fabriqués et modifiés par l'homme, rendent avides les puissants qui veulent s'accaparer ces animaux. Ces derniers veulent s'en servir pour que ces nouveaux dinosaures d'une nouvelle génération deviennent rapidement des armes de destruction massive afin d'avoir la main-mise sur la planète.


    Ce nouvel épisode a le mérite de revenir aux origines de ce qu'a été le projet initial de John Hammond (le créateur du premier parc d'attraction dans Jurassic park, 1993), de revenir sur la catastrophe du dernier parc d'attraction qui mettait en scène des dinosaures génétiquement modifiés (Jurassic World, 2015) et de proposer un scénario intéressant permettant de rebooster notre intérêt et la licence "dinos". On a même droit au retour du personnage de Ian Malcolm (Jurrasic park) au début du film et cela pour notre plus grand plaisir.


    Alors oui, c'est bien sûr et avant tout un film spectacle avec des effets spéciaux attendus (on en prend plein les yeux dès le début) qui fonctionne très bien. Et on n'échappera pas au baiser hollywoodien. Un film léger et divertissant.

    Site web:  https://fromtheavenue.blogspot.com/2018/10/jurassic-world-fallen-kingdom.html
    LaKinopitheque
    Le 21/10/2018
    0 critique
    LA MONDIALISATION
    PLUS FORTE QUE LES DINOSAURES ?



    Bayona reprend l’attraction après la fermeture en catastrophe dont s’était chargé Colin Trevorrow dans le précédent volet (Jurassic World, 2015). La visite de Bayona comprend le retour sur les lieux dévastés du parc d’Isla Nubar dans une première partie et le déplacement des dinosaures dans un manoir néo-gothique californien dans une deuxième partie. Les deux séquences sont assez inégales et la première, sous les cendres et les coulées de lave, est clairement la plus spectaculaire. La course qui pousse les grosses bestioles et les héros à se jeter d’une falaise est à couper le souffle. La suite qui voudrait davantage jouer sur l’ambiance peine en revanche à dépasser la galerie d’images. Le réalisateur de L’orphelinat (2008), malgré les ombres, le clair de lune, les squelettes, peinent à créer l’effroi. Ainsi, malgré l’importance accordée au personnage d’une fillette, l’héritage de Spielberg n’a que peu à voir avec le domaine de l’enfance, mais se retrouve davantage, outre l’aventure, dans la réalisation de plans précis (l’apparition du brontosaure sur l’île, un œil ouvert dans l’habitacle d’un véhicule, le jeu de cache-cache avec un grand carnassier ou bien les ombres précédant le monstre) ; des plans qui paraissent en définitive moins inspirés que directement calqués sur le film d’origine Jurassic Park (1993).

    Suite à lire sur La Kinopithèque.

    Site web:  http://www.kinopitheque.net/jurassic-world-fallen-kingdom/
    nikolas
    Le 26/10/2018
    0 critique
    Les dinosaures ont la cote. La saga Jurassic Park a trouvé un second souffle en 2015 avec la sortie de Jurassic World. Avec plus d’un milliard et demi de dollars de recettes, le film dérivé de l’univers créé initialement par Michael Crichton et porté à l’écran par Steven Spielberg a été un énorme succès, malgré des retours critiques un peu tièdes. Exit le réalisateur Colin Trevorrow pour la séquelle de cette nouvelle trilogie, c’est au tour de Juan Antonio Bayona de passer derrière la caméra. Un changement salvateur tant le cinéaste espagnol affiche une personnalité et un talent évidents (L’Orphelinat, 2007, The Impossible, 2012 et Quelques minutes après minuit, 2016). Jurassic World : Fallen Kingdom prolonge son prédécesseur, alors que sur leur île à l’abri des regards, les dinosaures sont menacés d’une nouvelle extinction par l’irruption prochaine d’un volcan. Claire Dearing (Bryce Dallas Howard) et Owen Grady (Chris Pratt), les héros du précédent volet, repartent pour une mission de sauvetage clandestine alors que l’opinion générale souhaiterait laisser les dinosaures y passer… Mais tout ne se passe pas comme prévu…

    Rien de bien neuf…

    La saga Jurasic Park n’est qu’un éternel recommencement… Des humains lâchés dans un territoire progressivement conquis par les dinos et dont il va falloir s’extraire. Des mercenaires à la gâchette facile. Des utopistes doux-rêveurs qui se bercent d’illusion. Et des costards cravates cupides qui tirent les ficelles… Avec Fallen Kingdom, rien de nouveau sous le soleil. La formule est répétée à nouveau, avec plus ou moins de bonheur. De toute évidence, ce n’est pas du côté de l’intrigue qu’il faudra se pâmer de bonheur avec ce nouvel épisode, bien au contraire (la présence de Colin Trevorrow au scénario explique peut-être cela…). Enchaînant platement les péripéties habituelles, ce cinquième opus de la saga est proprement inintéressant et ne fait en rien avancer un semblant un semblant de discours sur la saga. Fort heureusement, les producteurs ont eu du nez en embauchant Bayona. Le réalisateur nous sauve d’une probable catastrophe industrielle grâce à son talent de metteur en scène et sa sensibilité. Formidablement mis en image, Fallen Kingdom est un vrai plaisir visuel. Bayona refuse le surdécoupage, tire au mieux parti de ses décors et emballe quelques solides scènes d’action comme la fuite de l’île ou toute la partie finale. La scène de l’extraction de l’île est représentative des points forts et des faiblesses du film : des péripéties toutes plus absurdes et improbables les unes que les autres mais rendues jubilatoires par la maestria de la réalisation de Bayona. Le réalisateur de L’Orphelinat investit tout son savoir-faire dans ce pur produit de commande. Mieux, il parvient à se l’approprier par instants, avec une seconde partie loin d’être irréprochable en termes de construction scénaristique et suspension d’incrédulité, mais d’une noirceur assez inédite au aspirations gothiques audacieuses et apportant une véritable coloration originale au film.

    Objectif : Monstres

    D’abord prédateurs, les hommes deviennent progressivement proies, puis victimes, dans une seconde partie violente que Bayona prend un plaisir évident à filmer. On comprend mieux dès lors pourquoi ses personnages sont des stéréotypes aux réactions caricaturales, puisque les vedettes de Fallen Kingdom sont belles et bien les dinos. La noirceur et l’ambition de faire de ce second acte un authentique film de terreur est une note d’intention évidente, que le cinéaste espagnol a largement les épaules de porter, Jurassic World : Fallen Kingdom devient dès lors le vrai film de monstre qu’il souhaite mettre en scène.
    Même s’il collectionne les points faibles : personnages caricaturaux, héros sans épaisseurs, acteurs en roue libre, progression de l’intrigue trop resserrée, Jurassic Park : Fallen Kingdom brille incontestablement par une mise en scène inspirée et une sensibilité fantastico-gothique propre à son auteur. Et un amour pour les monstres qui le rapproche incontestablement de Guillermo del Toro (son producteur sur L’Orphelinat). Quant à la franchise Jurassic Park, le retour de Colin Trevorrow aux manettes du prochain opus ne laisse rien augurer de bon…

    Site web:  https://obsessionb.com/2018/10/26/critique-jurassic-world-fallen-kingdom-de-juan-antonio-bayona/
    LordGalean
    Le 28/10/2018
    0 critique
    Après Colin Trevorrow et son plutôt réussi premier opus, essentiellement centré sur la notion de "reboot"  et de suite, et comment des créateurs se retrouvent presque obligé à donner à leur public ce qu'il réclame, c'est à dire toujours plus de gigantisme pour empêcher l'"ennui" ; c'est au tour de Juan Antonio Bayona, le petit génie ibérique déjà à l'origine de l'Orphelinat, The Impossible, et A monster calls de s'attaquer à la franchise, initiée par Steven Spielberg en 1993. Mais l'intelligence de l'espagnol est telle qu'il donne dès les premières séquences le gigantisme et la surenchère dans l'action à son spectateur, refaisant par endroits le premier Jurassic Park de Spielberg de manière taquine, offrant à son public ce qu'il est venu chercher par contrat tacite si on en croit les producteurs actuels comme le disait Jurassic World ;  avant de faire littéralement exploser l'île , et de proposer une deuxième partie de film lorgnant beaucoup plus sur un huis-clos claustrophobique à mi-chemin entre le film de vampire baroque (l'imaginerie de Dracula est convoquée dans une séquence où un dinosaure génétiquement modifié rampe sur un mur, comme dans le Dracula de John Badam (1979) avec Frank Langella) et le manifeste écolo-politique sur les dangers du clonage (rappel des deux premiers Jurassic Park).

    Bayona se fait réellement plaisir dans cette deuxième partie et nous offre le film dont il rêve réellement (c'est d'ailleurs un plaisir de l'entendre en parler dans le makin-of du film), se permettant même des références peut-être consciente ou non, au petit chaperon rouge de Charles Perrault. Le film oscille en permanence entre conte baroque et pamphlet décrivant une société ou non seulement le spectacle veut utiliser les dinosaures et leurs capacités, mais tout autant les zoos, les militaires, les dictateurs et autres caïds mafieux. En effet, après qu'Owen et Claire aient récupéré les dinosaures, et se soient fait trahir par les militaires qui les accompagnaient dans cette mission (comme les militaires du monde perdu), le propriétaire de Ingen qui a succédé à John Hammond, décède et son second organise dans le manoir une vente aux enchères au plus offrant, pour "refourguer" les dinosaures comme de vulgaires attraction de foire, ou élément d'actions, comme les gens s'achèteraient un lionceau ou autre animal interdit à la vente en animalerie. Les clients affluent de tous les pays, Russie, USA, Chine, etc... mais un grain de sable va se positionner dans cette machinerie parfaitement huilée et déclencher le chaos. On en dira pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte à ceux et celles qui n'auraient pas encore vu le film, mais on peut toutefois dire que la fin offre un début d'épisode 3, qu'on espère final à la saga, et qui s'il tient les promesses qu'il semble proposer pourrait donner lieu au meilleur film de la saga. Juan Antonio Bayona ne sera malheureusement pas de la partie, car Colin Trevorrow, évincé de l'épisode 9 de Star Wars au profit de J.J.Abrahms reviendra à la réalisation dans ce troisième épisode de Jurassic World.

    Bayona et ses scénaristes proposent en tout cas une belle évolution des personnages, faisant de Claire un personnage fort dans la lignée de la Furiosa de George Miller, une vraie femme forte, que le premier épisode avait déjà un peu esquissé mais qui trouve sa pleine mesure féministe dans ce nouvel opus. Owen et Claire sont d'ailleurs ultra complémentaires et c'est un bonheur de voir le sommet de cette complémentarité dans le climax du film. Les personnages secondaires sont loin d'être inutiles, et le plaisir de retrouver Ian Malcolm dans un court caméo de Jeff Goldblum est bien présent.

    Au niveau des bonus, le dvd du film propose plusieurs featurettes un peu anecdotiques mais intéressantes, et un making-of passionnant, quoique bien trop court. Un journal de bord du tournage tenu par Chris Pratt est également à l'oeuvre, donnant la parole à des gens aussi divers que le préparateur cascade ou l'ingé son, drôle et indispensable.


    En DVD, Blu-ray et VOD depuis le 9 Octobre 2018. Edité par Universal Pictures : le site et la page Facebook de l'éditeur.

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