Critiques du film: Squadra Criminale (Série)
    Squadra Criminale (Série)
    Ajouter une critique au film
    Squadra Criminale (Série)
    LordGalean
    Le 15/08/2018
    100 critiques
    On ne s'attend certainement pas à tomber amoureux d'une personne qui ne vous plaît pas au premier abord, et parfois ça arrive pourtant sur la durée au fur et à mesure que l'on découvre la personne en profondeur. Hé bien, il en est de même pour cette série, puisque Squadra Criminale (de son nom officiel "non uccidere", commandement biblique s'il en est "ne tue pas", qu'on pourrait traduire par "tu ne tueras point") n'était pas vraiment partie pour remporter les suffrages.

    Shangols
    Le 29/08/2018
    28 critiques
    saisons 3 et 4 : Bien, résumons, à l'heure d'enterrer définitivement cette série sous le matelas des mauvais souvenirs : Squadra Criminale semble sortir d'un bon vieux dimanche d'automne, quand le mauvais temps nous condamnait à rester devant la télé pendant que la famille jouait à la belote, et que dans une demi-sieste on assistait passif à une petite intrigue sans envergure, sans action, sans enjeu et sans style. Il y a quelque chose de la bonne vieille télé de papa dans ce feuilleton poussiéreux, qui ne semble avoir pris en compte aucune des inventions des séries depuis 25 ans, et ça serait en noir et blanc avec Pierre Mondy au générique qu'on ne serait pas plus étonné que ça. Pas faute pourtant d'investissment chez les acteurs : ceux-ci jouent avec un sérieux papal les différents épisodes éternellement semblables qui émaillent la série, rivalisant de gueules concernées et de froncements de sourcils tourmentés pour exprimer toute la complexité des affaires à résoudre et le poids de leur responsabilité. Il faut dire qu'ils ont bien du souci et que les dites affaires sont coton à démêler ; fort heureusement, au bout de deux épisodes, tout s'explique, en général par les aveux de celui qu'on attendait le moins, membre obscur de la famille, petit ami caché ou collaborateur envieux. Deux épisodes seulement ? Oui, on est dans la petite enquête niveau débutant, pas dans l'intrigue hyper-touffue, et au bout d'un moment une heure et demie suffit bien pour connaître le coupable et résoudre l'imbroglio. Ce rangement psycho-rigide des épisodes, exactement chronométré, enlève une bonne part du suspense et de la tension : on sait que pendant 2 épisodes la fliquette va ramer, qu'elle va se heurter à son supérieur qui pense toujours avoir trouvé le coupable au bout de 30 minutes de jeu, et qu'à la fin des épisodes pairs elle va révéler enfin la vérité. Grosse erreur de choix d'écriture dès le départ que ce découpage fatigant et pépère.

    Ces petites intrigues policières sont prises dans une histoire plus grande, celle du retour au foyer de la mère de l'héroïne, qui vient de passer des années en prison pour le meurtre de son mari. Est-elle vraiment coupable ou cache-t-elle de douloureux secrets familiaux derrière son mutisme ? Mmmm, mmmm, laissez-moi peser le pour et le contre. Non, je penche pour la deuxième solution, ce que tout le monde, sauf la pourtant futée Valeria Ferro, pourrait deviner rien qu'à la tronche de ladite mère. Là aussi, avec une rigueur mathématique, cette histoire familiale avance à chaque fin d'épisode, avec une lenteur exaspérante. On se dit que l'inspectrice résoud ses affaires avec un flair qui tient quasiment du don paranormal, mais qu'elle est bien manchotte en ce qui concerne sa propre histoire familiale.

    Voilà de toute façon bien longtemps que ce personnage d'inspectrice nous laisse totalement indifférent : Miriam Leone est parfaitement nulle, autant le dire, n'arrivant jamais à donner un quelconque intérêt à son personnage, pris dans un rythme répétitif lassant, face à des enquêtes que l'inspecteur Derrick aurait bouclées en deux coups de téléphone, entouré de mauvais seconds rôles (son supérieur, donc, et un nouveau prétendant qui tombe du ciel, son bras droit doté d'une espèce de barbiche peu ragoutante), réduit à un jeu de débutante (trois froncements de sourcils), jamais densifié ou travaillé. Quant à la réalisation, terne et sans style, complètement privée de tension ou d'action, elle vous tombe des yeux. C'est à peine si on remarque que pour cette nouvelle saison, les auteurs ont un peu mieux regardé le monde qui les entoure, et ont donné un peu de profondeur à leurs intrigues : ce meurtre dans le milieu islamiste ou cette affaire d'homosexualité dans le monde viril de la boxe sont un poil plus investies que les épisodes passés, les gars ont accepté de jeter un oeil sur la société moderne. Ce qu fait qu'on peut lire la série comme un portrait de l'Italie contemporaine. Mais pour ça, il faut être sérieusement bien luné...

    Site web:  http://shangols.canalblog.com
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites