Enfant miroir (L') / L'enfant cauchemar

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    Enfant miroir (L') / L'enfant cauchemar

    UTILISATEURS
    (3.9 pour 6 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    1990
    PAYS:
    Canada,Royaume-Uni
    DUREE:
    1h 36min
    ACTEURS:
    + Fiche complète

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    Enfant miroir (L') / L'enfant cauchemar: ADN

    Synopsis du film Enfant miroir (L') / L'enfant cauchemar


    Vivant au beau milieu de la campagne Américaine, le petit Seth s’amuse à éclater des crapauds avec l’aide de ses deux meilleurs amis : Eben et Kim. Profitant de ce jeu morbide pour terroriser une mystérieuse voisine, Seth est grondé par sa mère et doit se rendre chez la jeune femme pour lui faire des excuses. Très vite inquiété, il se rend compte rapidement de la détresse de la jeune femme, détresse qui le choque définitivement et cause sa fuite. En discutant un jour avec son père, Seth prend connaissance de l’existence des vampires. Naïf, le petit garçon est maintenant persuadé que sa voisine est une créature de la nuit !

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    eltche
    Le 18/12/2015
    39 critiques
    Artiste protéiforme et méconnu, créateur de mondes oniriques où la qualité de la photographie dispute la palme aux scénarios captivants, Philip Ridley n’a pas eu la chance de connaître le retentissement qu’il mériterait dans l’Hexagone. A l’image de sa dernière œuvre, Heartless qui n’aurait pas connu le marché francophone sans le soutien du magazine Mad Movies, L’enfant-miroir, pourtant salué à Cannes en 1990, vient juste d’être édité chez Blaq Out (que vous pouvez retrouvez sur Facebook) et sortira le 17 novembre 2015. On y retrouve Viggo Mortensen dans l’un de ses tout premiers rôles. L’enfant-miroir restera surement, avec Martin de George A. Romero, l’un des films de vampires les plus insolites et captivants qu’il nous ait été donné de voir.

    Dans les années 50, au milieu des champs de blé d’un patelin de l’Amérique rurale, Seth Dove, un enfant élevé par une mère humiliante (Sheila Moore) et un père lâche, s’imagine des histoires farfelues à propos des habitants du village.

    L’enfant-miroir revêt tous les aspects du rêve. La photographie de Dick Pope est tout simplement une merveille. A perte de vue s’étale les champs de blé aux couleurs d’or dont la perspective d’infinité n’est brisé que par les vieilles masures délabrées qui semble littéralement les peupler. Dans ce décor à la fois banale et sublime surgit l’irréel et parfois l’horreur sans que le spectateur ne puisse en être averti d’une quelconque manière. C’est le règne de l’insolite et de l’étrangeté. Vu à travers les yeux d’un jeune enfant qui trompe l’ennuie de sa campagne avec ses amis, L’enfant-miroir est une ode à l’imagination fertile tout autant qu’un cauchemar éveillé. Pour le garçon, l’ésotérisme est une façon de donner du sens à un monde adulte sûrement plus fou que celui qu’il rêve et dont il peine à trouver du sens. Seth Dove (Jeremy Cooper) subit de plein fouet la perte de l’innocence consécutive à la sortie de l’enfance. Pour la préserver le plus longtemps possible, il n’a pas d’autre choix que de broder sur la réalité des actions héroïques et des rebondissements macabres pour faire l’apprentissage de l’absurde prégnance du sordide dans les mœurs des adultes. Très graphique, L’enfant-miroir est mis en scène avec des idées géniales qui permettent l’irruption abrupte de la violence dans un monde qui semble policé aux premier abords. Parmi ces trouvailles, échos de la cruauté enfantine, on y trouve un crapaud qui éclate, un père qui s’embrase ou le cadavre d’un nouveau né confondu avec un ange déchu.

    A travers les délires du jeune Seth Doven, auxquels le réel n’a rien à envier, Philip Ridley donne à voir une Amérique pas si fantasmée que cela. Seth imagine que sa voisine, Dolphin Blue (Lindsay Duncan que l’on a vu dans Birdman) est une vampire. Ce n’est que par le biais déformé de ses propres interprétations fantasques qu’il en vient à cette conclusion. Elle n’est rien d’autre qu’une jeune veuve éplorée qui lui explique avec beaucoup de poésie et sans doute trop d’emphase comment elle se sent vieillie depuis la perte de l’être aimé. Alors que sévissent de vrais pervers, enlevant des enfants et les tuant, Seth faisant l’expérience précoce de la perte à son tour, tous les regards bien attentionnés se tournent vers son père Luke Dove (Duncan Fraser) que l’on a surpris, il y a fort longtemps, en train d’embrasser un garçon. Dans cette Amérique profonde, il n’est pas rare que l’on confonde homosexualité et pédophilie. Son frère, Cameron Dove (Viggo Mortensen), revenu du front du Pacifique, perd ses cheveux et ses dents se déchaussent. C’en est assez pour que Seth pense qu’il se fait vampiriser par la voisine. L’imagination du gosse lui permet d’échapper à une réalité bien plus triste et violente. On comprend aisément que Cameron a participé de prêt ou de loin aux attaques nucléaires sur le Japon et qu’il souffre de l’irradiation.

    La magnifique édition de Blaq Out regroupe également un entretien avec le réalisateur et deux courts métrages. Ces deux films supplémentaires complètent tout à fait la vision de l’artiste sur la perte de l’innocence et le flou entre apparences et vérités. Visiting Mr. Beak, sauvé de l’oubli, perdu un temps, puis retrouvé chez son directeur de la photographie, est une fable onirique où tous les adultes vieillissant, avide d’une nouvelle jeunesse, débarassée de souvenirs encombrants, cherche à voler à un jeune enfant le bien précieux qu’il cache entre ses mains. Il s’agit d’un rire de nourrisson qu’il a réussi à capturer et qu’il veut offrir à Mr. Beak. The universe of Dermot Finn est un conte très charmant et totalement loufoque où s’immiscent à nouveau le fantastique. Il évoque l’incompréhension inévitable entre deux familles d’un milieu différent dont les enfants, l’un humain, l’autre oiseau, file finalement un parfait amour et décide de se moquer des préjugés.

    Indispensable, pour les amateurs de cinéma qui aiment être surpris et sortir des sentiers battus, L’enfant-miroir est un objet filmique non identifié qui mérite à être connu et qui vous marquera indéniablement.

    Site web:  http://unegrainedansunpot.com/2015/12/05/direct-to-video-retro-lenfant-miroir-cauchemar-eveille-et-perte-de-linnocence/
    princecranoir
    Le 27/12/2015
    49 critiques
    Perdu dans les vastes étendues céréalières, « l’enfant miroir » de Philip Ridley est le premier cri cinématographique d’une filmo à trois bandes ouvrant grand les portes de son univers poétique. C'est l'histoire enfant soupçonne d'abord sa voisine, une femme vêtue de noir, au teint pâle et à l’accent anglais, d’être une suceuse de sang vieille de deux cents ans. Nourri de superstitions locales, de rumeurs et de de bande-dessinées, le jeune Seth Dove aura tôt fait de cataloguer l’étrangère dans le camp des créatures maléfiques susceptibles de surgir nuitamment par la fenêtre de sa chambre afin de se sustenter à son cou. Résolument fixé sur l’imaginaire de cet enfant ayant grandi dans ce « trou à rat » perdu dans l’immensité agricole, Ridley filme un petit coin d’une Amérique déprimée de l’immédiat après-guerre, tout droit sorti d’une toile d’Edward Hopper. Là vivent une poignée de familles, descendant de fermiers venus cultiver leur petit coin de paradis sans se rendre compte qu’il est repeint aux couleurs d’un enfer qui pourrait être celui des dégénérés de « Texas chainsaw massacre ». « Dieu que c’est moche ici ! » laisse échapper le beau Cameron pourtant cerné par un paysage grandiose. C’est un Viggo Mortensen débutant qui fait son entrée à mi-parcours, en fils prodigue de retour au pays après plusieurs années à peaufiner son bronzage atomique dans les atolls du Pacifique. A Mortensen revient le privilège de succomber au charme de la veuve diaphane, avec sa gueule d’ange et ses cheveux gominés. Pas encore salué pour sa performance dans le formidable « Indian Runner », bien loin d’être sacré par la trilogie de l’anneau, trouve là un rôle à la mesure de son talent, occupant le cadre de sa douce bienveillance tout en se ménageant quelques brusques accès de violence qui contribuent à repousser quelque peu l’encombrant petit frère hors-champ. Le réalisateur délègue largement aux images ce que les dialogues n’auront eu le loisir de nous expliquer. Voilà bien la marque d’un grand artiste visionnaire, à l’œuvre cinématographique rare et singulière, peuplée de Cadillac noire, de grenouilles énormes et d’anges déchus.

    Site web:  http://princecranoir.mabulle.com/
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