Critiques du film: Birdman
    Birdman
    Ajouter une critique au film
    Birdman
    Ameni
    Le 15/03/2015
    123 critiques
    Birdman est le meilleur film que j’ai vu au cinéma en 2015. C’est aussi le deuxième. Mais ça donne un aperçu de mon ressenti à la sortie de la salle de ciné.

    Son tour de force : avoir un film monté comme un seul plan-séquence. Ça donne un peule tournis et surtout ça épate par la maîtrise dont fait preuve Innaritu. Bon, ça m’a aussi gêné au début du film (dans le sens où je n’arrivais qu’à voir ce plan-séquence sans rentrer dans l’histoire), et puis au bout d’un moment, fin de la gêne et début du plaisir.
    Le génie dans tout ça c’est que ce ce plan-séquence n’empêche pas la présence d’ellipses qui prennent une place toute autre grâce à l’absence des coupures entre les scènes. Bref, c’est beau.

    Et ça l’est d’autant plus que la photographie elle-même est superbe, tous les gros plans sont magnifiques, comme cette scène de coup de gueule d’Emma Stone contre pôpa, tellement forte et belle qu’elle m’en a collé des frissons (la scène pas Emme Stone, faut pas déconner).

    Pour le fond de l’histoire, y a pas grand chose à dire, c’est un film sur une pièce de théâtre sur un homme torturé joué par un acteur torturé dont l’histoire est quasiment celle de l’acteur qui le joue. Mais si c’est très clair. Ca semble aussi très nombriliste ce côté les artistes qui parlent des artistes. Mais ça ne l’est pas. Ca pourrait, il ne faut pas que l’idée soit trop reprise mais… ça fonctionne. La relation théâtre/cinéma (de divertissement) est plutôt intéressante d’ailleurs.

    Le film a aussi un côté huis-clos très sympa ; tout ce petit monde dans un théâtre aux couloirs étroits et oppressants dans un fond sonore se résumant globalement à une batterie géniale et oppressante. A mentionner évidemment la voix de Birdman à classer dans les meilleures voix du cinéma à côté du pote Smaug. Ah oui, j’ai mentionné cette schizophrénie du personnage principal ? Non ? Tant pis.
    Ce huis-clos théâtral m’a aussi donné une impression de « faux » sur les personnages, les dialogues, les situations… Ce n’est pas péjoratif, du tout, mais il a fallu un petit temps d’adaptation à cette impression tellement subjective qu’elle n’a pas forcément d’intérêt et je vais m’arrêter d’en parler à la fin de cette phrase qui n’en finit pas. Voilà.

    Birdman n’est pas mon film parfait, évidemment ; la petite réflexion sur les critiques professionnels n’est pas hyper subtile tout comme les coupures du faux plan séquence mais là le petit spectateur amateur que je suis va juste fermer sa gueule parce que quand même cette maîtrise technique d’Innaritu est tout simplement à tomber par terre.

    Un ptit mot sur le trio Keaton-Norton-Stone aussi à tomber par terre (bref, Birdman est un film qui donne des bleus).

    Pour finir, le truc cool avec Birdman c’est que le sujet en soi n’est pas follement original (l’acteur has-been ayant des rapports compliqués avec sa fille et qui essaie de remonter la pente) mais le traitement technique époustouflant d’Innaritu, l’existence de Birdman himself et ce côté distanciation avec Keaton/son personnage, le film/la pièce qui questionnent la célébrité, l’ego,…. en font le meilleur film que j’ai vu en 2015

    Site web:  https://blogameni.wordpress.com/2015/03/15/birdman-alejandro-inarritu/
    tinalakiller
    Le 31/03/2015
    381 critiques
    J’ai toujours eu du mal avec Alejandro González Iñárritu qui est selon moi un réalisateur surestimé. J’ai déjà un mal fou avec Amours Chiennes et 21 grammes et je n’aime vraiment pas Babel ni Biutiful. Cependant, avec ce Birdman oscarisé et tant aimé par la presse et également apprécié et défendu par mes amis cinéphiles, j’espérais sincèrement me réconcilier avec ce réalisateur. Birdman n’a pas été pour moi le film de la réconciliation. Au contraire, il m’a juste confirmé à quel point je déteste le cinéma d’Iñárritu qui est pour moi une grosse escroquerie. Je suis même sortie de la salle profondément ENERVEE (sincèrement, j’avais même envie de casser quelque chose ou de frapper quelqu’un). En écrivant cette critique, je sais parfaitement ce qui m’attend, certains voudront m’insulter, d’autres me balancer des tomates (pourries évidemment). Au moins, vous êtes prévenus. Comme d’habitude, Iñárritu utilise des procédés techniques juste pour pouvoir camoufler de sérieuses lacunes scénaristiques (surtout qu’il y a quand même eu quatre scénaristes !). A part dans Biutiful, les précédents longs-métrages d’Iñárritu misaient en partie sur un montage déstructuré. Cette fois-ci, le réalisateur mexicain privilégie un pseudo plan-séquence. Je n’ai rien contre cette exercice esthétique, notamment tout le long d’un film mais il faut encore qu’il soit bien fait et qu’il ait surtout une réelle signification. Ce plan-séquence est peut-être une représentation de l’esprit brouillée de cet acteur devenu dingue. Le problème justement, c’est que je n’ai fait que supposer, je n’ai pas vraiment ressenti cette dimension d’intériorité ou d’omniscience. De plus, ce plan-séquence n’est selon moi ni virtuose ni fluide, il est surtout ennuyeux et gerbant. J’ai finalement eu plus l’impression de regarder un exercice de style pénible et pas toujours bien maîtrisé en plus (merci aux cgi et les fondus noirs), qui donne plus le tournis qu’autre chose. Surtout, c’est surtout une belle occasion de camoufler un film creux mais qui va faire croire qu’il est intelligent (d’où l’escroquerie). Pire, Iñárritu se croit malin en mettant en arrière-fond du Carver et en multipliant les sujets.
    La liste des thèmes abordés est très longue : déchéance d’un acteur, critique contre Hollywood qui multiplie les films de super-héros et plus généralement du star-system, les relations père-fille, la toxicomanie, la dénonciation des journalistes qui écrivent des articles sur des pièces qu’ils n’ont même pas vues, les problèmes d’ego, la soif de reconnaissance et envie de se faire aimer, critique de la télé-réalité, la schizophrénie, l’opposition entre acteurs de cinéma et acteurs de théâtre, les réseaux sociaux etc… Bref, rien d’original quand on regarde tout ça de près (même du vu et du revu) et en plus, ce n’est pas la première fois que le réalisateur nous envahit de thèmes. Souvenez-vous du désastreux Biutiful, bousillé par cette surcharge de sujets. Dans Birdman, c’est pour moi la même chose mais en pire. A force de parler de tout, finalement ce film ne parle de rien. On s’aperçoit que derrière un grand nombre d’artifices se cache une effroyable coquille vide. Contrairement à ce qu’on peut croire, je ne veux pas m’acharner contre Iñárritu. Je n’ai pas spécialement cherché à l’enfoncer encore plus. Mais il se trouve que j’avais chez moi depuis un moment le recueil de nouvelles de Raymond Carver, What we talk about when we talk about love (Parlez-moi d’amour) dont on retrouve le texte (qui porte le même titre que l’ouvrage) que Riggan Thomson adapte au théâtre. Pour être honnête, j’espérais même remonter la note de Birdman. Je me suis dit que je trouverai au moins un parallèle intéressant entre le texte de Carver et l’ensemble du film. Encore une fois, je n’ai pas été du tout convaincue par cette mise en abyme. Vous allez me dire : pas besoin de lire la nouvelle en question pour voir qu’il y a une mise en abyme, on la voit dans les scènes dans lesquelles les personnages jouent dans la pièce. Mais j’espérais vraiment avoir des réponses supplémentaires. Honnêtement, là encore, le lien entre la pièce/le texte de Carver et la vie de Thomson/le film d’Iñárritu est superficiel. Hop, une phrase par-ci, un passage par-là, on tente de piquer une réflexion intelligente dans le texte et d’en faire une bouillasse dans le film et basta. On est à la limite du foutage de gueule. De plus, je trouve cela étrange d’utiliser en arrière-fond du Carver alors que ce dernier est réputé pour son style minimaliste et surtout pour avoir dépeint la vie de gens modestes, ce qui ne correspond pas du tout aux ambitions du film ni à la description des protagonistes du film. Certes, Thomson adapte certainement du Carver pour montrer que lui, star d’un film de super-héros, est cultivé et peut créer des oeuvres intelligentes. Le problème, je crois surtout que c’est plutôt Iñárritu qui a choisi du Carver pour faire stylé et intelligent !
    Je reviens sur certains thèmes qui apparaissent dans ce cafouillis de thèmes : Iñárritu semble critiquer le star-system, Hollywood et tout ça. Je n’ai rien contre ce type de critique, cela donne parfois des films au ton grinçant. Cependant, Iñárritu devient ici agressif voire même méprisant, t’as l’impression qu’il se sent au-dessus de tout le monde ! Je ne sais pas si c’est parce que j’étais énervée face à ce film si faux, du coup je ne savais pas du tout comment je devais réagir. Devais-je être triste pour les personnages ? Avoir de la sympathie ? Les trouver tous cons ? Devais-je également rire ? En tout cas, je suis restée vraiment neutre face à cette mascarade. En ce qui concerne d’ailleurs le côté comique, vu que des gens dans la salle se marraient, je reste quand même sceptique. Certes, comme beaucoup, je reconnais la scène avec Keaton pratiquement nu à Times Square réussie (mais bon une seule scène bonne sur deux heures de film, y a pas de quoi crier au génie) mais dans l’ensemble je n’ai pas trouvé les répliques très drôles. Je n’ai rien contre des phrases bourrées de gros mots (je dis moi-même trop de gros mots, j’essaie de me calmer) mais là j’ai senti les dialogues si surécrits qu’ils en deviennent limite vulgaires. La liste des défauts (toujours cette lignée de superficialité) continue, notamment avec cette batterie derrière utilisée derrière tout le long à peu près n’importe comment et n’importe quand, là encore ce son n’a en réalité aucun sens et ne semble être là que pour le style. J’ai évidemment tenté de me raccrocher au casting, plutôt joli sur le papier. Je ne veux pas paraître méchante car j’aime bien Michael Keaton et son comeback est selon moi une bonne nouvelle. Evidemment, comme il sait jouer, Keaton livre plutôt une bonne interprétation. Mais personnellement, sa performance ne m’a pas non plus éblouie (et pour moi, heureusement qu’il n’a pas eu l’Oscar…). Je ne comprends pas non plus les nominations aux Oscars et autres académies d’Emma Stone et d’Edward Norton. D’habitude, j’apprécie plutôt ces deux acteurs mais là je trouve qu’ils surjouent en permanence. Norton est juste bon quand il joue dans la pièce de Carver. Forcément, dans du Carver, il y a de la matière pour pouvoir livrer une bonne interprétation… Les autres seconds rôles (Naomi Watts, Andrea Riseborough, Zach Galifianakis etc…) ne sont pas forcément mauvais mais leurs rôles ne sont pas intéressants, on a l’impression que certains ont juste parfois leurs trois minutes de gloire en faisant leur caca nerveux et basta. Mais là encore, je crois que le problème est lié à un scénario chaotique. Pour conclure, comme vous l’aurez compris (ou alors vous avez lu cette critique les yeux fermés), j’ai détesté Birdman, un film que j’ai trouvé vide, prétentieux et tape-à-l’oeil, qui ne doit que ses récompenses grâce à des votants aussi mégalomanes que les personnages du film…

    Site web:  https://tinalakiller.wordpress.com/2015/03/13/birdman/
    aubin.bouille
    Le 09/04/2015
    26 critiques
    Le meilleur film de l'année 2015 est-il Birdman? Quel est la signification du denier plan? Keaton est-il vraiment au top? La mise en scène est-elle aussi dingue que prévu?
    Toutes les révélations dans la critique si dessous :

    http://www.justfocus.fr/cinema/2015/03/birdman.html

    Site web:  http://www.justfocus.fr/author/aubin
    Sly-Bcsf
    Le 19/02/2015
    43 critiques
    Birdman a fait couler beaucoup d’encre avant même sa sortie. Il faut dire qu’Iñarritu peut se targuer d’être un réalisateur prodige (voir la trilogie Amours Chiennes (2000), 21 Grammes (2003) et Babel (2006)) qui joue sur l’entremêlement des fils rouges avec brio. L’esthétique de ses films où planent des silences caractéristiques et lourds de significations, sa manie de brouiller les pistes et de mener le spectateur sur de fausses pistes sont reconnaissables entre tous.
    Mais pourquoi ne pas avoir gardé la même recette pour ce Birdman qui s’annonçait pourtant prometteur ? Une déception proportionnelle à l’engouement qu’ont suscité chez moi ses films précédents.

    Le fameux Riggan Thompson, incarné par un Michael Keaton terne, déambule dans les couloirs d’un théâtre. Il aboie des ordres rendus presque inintelligible par l’insupportable batterie (mais pas batteur, puisqu’il ne s’agit de rien de moins que d’Antonio Sanchez, à bon entendeur !) qui s’acharne sur le trottoir de Broadway. Déjà, on se demande « pourquoi ? ». Le musicien nous tape sur le système avec une insolente effronterie motivant un agacement grandissant à mesure que le film se poursuit......À part le pire des mépris qu’est l’indifférence, le film ne suscite rien. Une vague surprise, peut-être, lorsque les effets spéciaux entrent en jeu pendant une période presque jouissive de vingt secondes..... La suite sur BienChoisirSonFilm

    Mathilde et Sly

    Site web:  http://fandecine.canalblog.com/archives/2015/02/19/31548378.html
    sebd59
    Le 25/02/2015
    447 critiques
    Birdman a collectionné les nominations et les récompenses, le tout étant mérité. Même si la base du film est très réaliste, il y a tout de même une petite dose d’irréel dans ce film. Dénonçant certains systèmes, Birdman ne le fait jamais méchamment, bêtement et gratuitement, les critiques qu’apportent ce film sont argumentés, le tout accompagnés par une forte dose d’humour noir efficace. Birdman déborde de performance, que ce soit le réalisateur qui assure du début à la fin et offre un film de grande qualité. Ou que ce soit le casting éclectique, avec un Michael Keaton touchant qui comme le reste du casting offre une performance d’acteur à la hauteur des espérances. Et même Zach Galifianakis qui pour une fois démontre qu’il est un vrai acteur et pas seulement celui qui joue le rôle du drogué, de l’alcoolique ou tout autre depuis Very Bad Trip.

    Site web:  http://1oeildanslasalle.canalblog.com/archives/2015/02/25/31601704.html
    DLCH
    Le 06/03/2015
    169 critiques
    "Birdman ou (la surprenante vertu de l'ignorance)" d'Alejandro González Iñárritu (Oscar du meilleur film 2015) vous entraîne de façon étourdissante dans les coulisses (et les méandres) d'une pièce de théâtre à Broadway, montée et interprétée par Riggan Thomson (un Michael Keaton bluffant, qui ressemble de moins en moins à Julien Lepers), ex-gloire d'Hollywood dans les années 90, connu pour son rôle de super-héros (Birdman donc) et en proie à une bonne grosse traversée du désert depuis.
    Un plan-séquence de presque 2h (ou tout comme) avec une mise en scène d'une énergie formidable, rythmée par le jazz de la batterie d'Antonio Sánchez.
    Un film complexe et dense qui parle de création, d'égo, de schizophrénie feinte et avérée, de mecs en slip, d'hypocrisie, du pouvoir des réseaux sociaux, de la vacuité d'Internet et de toute une époque.
    Un film où tout le monde (...)
    La suite ici :

    Site web:  http://www.delacritiquehysterique.com/birdman-d-alejandro-gonzalez-inarritu
    En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer le fonctionnement du site, vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d'intérêt et réaliser des statistiques de visites