Copie conforme

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    - Alors qu'il donne une conférence sur les relations étroites entre l'original et la copie dans l'art, James, un écrivain anglais, rencontre une jeune galeriste française, avec qui il s'évade quelques heures à San Gimignano... Remake du film éponyme de Rossellini, Copie conforme est un drame poignant et sensuel, qui joue sur les faux-semblants.
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    Copie conforme

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    (2.85 pour 53 notes)
    REALISATION:
    ANNEE:
    PAYS:
    Italie,Iran,France
    DUREE:
    1h 44min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Copie conforme

    Elle est d'origine française, galeriste, et assiste, en Italie, à une conférence. Lui, le conférencier, est un écrivain quinquagénaire anglo-saxon venu parler de son dernier livre qui aborde l'épineux thème des relations entre l'original et la copie dans l'art. Elle est un peu perdue, il est un bellâtre narcissique et opportuniste. Séduite, la jeune femme invite le critique d'art à visiter sa galerie et lui demande de dédicacer les exemplaires de son livre qu'elle a achetés pour elle, mais également pour bon nombre de ses amis. Puis ils partent passer quelques heures à San Gimignano, un petit village près de Florence. Mais comment distinguer la copie de l'original, la réalité de la fiction ?...

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    cristal
    Le 21/05/2010
    211 critiques
    COPIE CONFORME vs L'AMOUR C'EST MIEUX A DEUX ;

    Et si pour une fois nous inversions un moment la tendance cinématographique élitiste en condamnant un cinéma d'auteur ennuyé face à celui, plaisant, du spectacle populaire? Le fossé est certes flagrant, mais peut-être n'est-il pas forcément celui que l'on voudrait croire. Certains défendront coûte que coûte le film de Kiarostami (puisque qu'il s'agit bien de Kiarostami et que si l'on apprécie ses longs-plans séquences en voiture, ceux-ci ne devraient pas déroger à la règle), d'autres se nourriront sans cas de conscience de la bouffonnerie du moment (car c'en est bien une), "L'amour c'est mieux à deux", signé Dominique Farrugia et Arnaud Lemort. Seulement voilà, préfère-t-on voir d'interminables loghorrées décousues dans un style filandreux ou bien une singerie française et commerciale qui sent bon le printemps? Préfèrerait-t-on, en toute mauvaise foi, l'ennui au rire? Attention, ceci ne vaut que dans l'exemple proposé, entre ces films excessivement paralysant et ces téléfilms commerciaux, le cinéma d'auteur n'étant pas forcément guidé par le regard de Kiarostami, autant que celui - plus accessible dirait-on - du cinéma populaire n'est pas représenté par Dominique Farrugia. Et dans les deux cas Dieu merci. Evitons le sujet réchauffé en voulant chercher une réponse entre le désir de voir un art exigeant ou avant tout construit pour le plaisir de celui qui le perçoit. On a constaté d'entre les siècles que la question n'eût jamais été résolue et qu'elle n'est pas prêt de l'être maintenant que l'art prend la forme d'une réponse à la demande de publics à satisfaire toujours différemment. Ainsi "Copie conforme" est la réaction artisanale à l'Olympe des esprits, tandis que "L'amour c'est mieux à deux" se réclame du divertissement dont la seule prétention est d'abrutir encore plus les abrutis. Pourtant, si on a l'occasion de voir les deux films côte à côte, on pourra rapidement se rendre compte qu'il n'y a qu'un pas à franchir pour renverser les deux conditions qu'arborent ces deux oeuvres (exposons-les à égale valeur). Le cinéma d'auteur ne serait-il pas parfois 'conçu pour' , commercialisé pour être consommé, aussi faible soit le nombre potentiel de consommateurs? N'est-elle pas là la preuve parfaite qu'il n'y a de toute façon aucun choix plausible entre le plaisir et l'exigeance, la consommation et la fierté du peu, la vénalité et l'humilité? Quand on voit qu'un budget très modéré comme celui du film de Kiarostami peut donner lieu à cette litanie de lieux communs et ce texte d'une horripilante prétention, sûr de satisfaire ses cibles (les admirateurs) à travers une escroquerie devenue invisible aux yeus de l'adoration, on finit par se demander si l'arnaque ne peut pas provenir de deux sources différentes ; à la fois celle d'un cinéma d'auteur partagé entre le meilleur et le pire (interdiction totale de citer plus loin que Kiarostami), et celle d'un cinéma populaire défini selon le même adage. Dans tous les cas le problème est là ; a-t-on le droit de tout se permettre, jusqu'à rejeter le spectateur de sa propre oeuvre, sous prétexte que l'on défend une certaine idée artistique? Car finalement, il faut bien avouer, quitte à en faire ronchonner certains, que "L'amour c'est mieux à deux", aussi raté soit l'analyse générationnelle, aussi mou soit le moteur comique et aussi médiocre soit Manu Payet, a quelquechose de tout à fait entraînant dans son humeur joviale. "Copie conforme", lui, reste suffocant dans un tombeau d'ennui, encore en train de méditer 'spirituellement' sur la notion d'art quand l'autre nous a fait verser les rires d'une bonne soirée. Quitte à comparer le mauvais, préfère-t-on le statique au rythmique, le figé au mouvant, le chiant au drôle? La majorité, en quête de bonne figure, répondrait qu'ils préfèrent Kiarostami. Lui parle d'art quand Clovis Cornillac parle de cul. Mais tout le monde sera d'accord sur le fait que l'on peut parler intelligemment de cul et bêtement de l'art. C'est ici le cas ; on se complaira devant la pensée Kiarostamienne pensant trouver là un soulagement face à notre propre identité. Dans l'autre cas, on se décomplexera devant l'humour de Farrugia, là où la pensée n'a plus sa place et où notre identité ne demande pas à être remise en question. "Copie conforme", c'est se chercher jusqu'au bout du pensum. Alors que pendant ce temps, d'autres ont ri honteusement et sincèrement de la prétendue bêtise que l'on servait dans la salle d'à côté.

    Site web:  http://moncinemamesfilmsmonart.blogs.allocine.fr/
    fannynours
    Le 26/05/2010
    76 critiques
    Une mère, qu'on imagine célibataire, en Italie, à Arezzo en Toscane, avec son fils. Il l'a devinée: ce livre, qu'elle a acheté en six exemplaires, et dont elle ne veut pas rater une miette de la conférence de presse, ce n'est pas tant qu'elle l'aime; c'est plutôt qu'elle a une folle envie de revoir l'auteur. Cet anglais se rend un dimanche à son magasin. Pour quel motif ont-ils rendez-vous? Elle ne semble avoir rien de précis à lui demander ou à lui annoncer. Elle le conduit à San Gimignano, où les couples se marient sans discontinuer, attirés là par une sculpture dorée qui promet un bonheur incommensurable aux jeunes ménages. Au fil des déambulations des deux protagonistes, la discussion s'emballe, avec comme point de départ le sujet du livre de James Miller - l'art, l'original et sa copie -, pour partir sur le sujet du couple. Qui sont-ils, ces deux étrangers qui, peut-être, ont quinze années de mariage derrière eux, et un fils? Vrais mari et femme, ou copie trompeuse, donnant l'illusion du bonheur? Le titre du livre de James Miller, Copie conforme, s'étend à la réalité.






    Il règne un climat d'étrange dans c e face à face entre deux prétendus inconnus qui, se donnant la réplique, se révèlent être un couple qui se déchire. Ou peut-être sont-ils bien étrangers l'un à l'autre, et, emportés dans leurs propres jeu et mensonges, toute pudeur, tout faux-semblant annihilés par l'illusion, ils paraissent plus vrais que nature. Le réalisateur prend le parti de laisser le choix au spectateur de décider, de déceler le vrai du faux, ou de se laisser porter par une délicieuse incertitude. Juliette Binoche est superbe dans ce joli embrouillamini. Ses mots, vrais ou faux, sonnent toujours justes. Son personnage est changeant: facétieuse puis, emportée par son élan, elle se met à pleurer. Lui, d'humeur égale, se fâche soudain face à ces désirs de femme qu'il faut deviner et combler, alors qu'ils varient, sans cesse. Ni elle, ni lui, ne sortent de leur rôle - ou alors n'en est-ce pas un?


    D'aucun diraient que ces pérégrinations bavardes sont ennuyeuses, et qu'elles ne mènent nulle part. Je hais pourtant les bavasseries, mais ce dialogue de théâtre laisse aussi la place à une image superbe, et prend son temps pour enfler, lentement comme une vague qui mène à la tempête, puis s'apaise, laissant les vents souffler plus doucement, et la pluie tristement tomber. Il faut dire aussi, qu'Abbas Kiarostami ne joue pas sur l'action; pas de risque alors, que la parole ne fasse doublon sur le geste. Ces gestes sont ceux d'un quotidien qui se devine, d'une complicité de longue date. Les mots, intrigants, sont moins révélateurs. Ils évoluent, du début à la fin du film, pour construire, en partant de rien, une relation; pour construire le mensonge, ou rétablir la vérité.


    Nos deux héros sont tous deux étrangers dans le pays où le spectateur les rencontre. Elle, est française, James Miller est anglais. La conversation démarre en anglais, se mêle, parfois, à l'italien qu'elle pratique, et joue ensuite entre les deux langues maternelles, le français et l'anglais. Le film se termine sur certaines concessions de James Miller, qui accepte alors de parler en français. La lumière d'une journée se passe aussi, changeant l'ambiance au fil des heures: on débute dans la semi-obscurité, intime, d'une église ou d'un sous-sol; on sort dans la lumière éclatante du soleil italien qui, peu à peu, se couche, teintant de chaleur et de teintes douces les visages.


    Une seule conversation, certes, mais des milliers d'ambiances, et autant de possibilités de comprendre la relation entre cette femme et cet homme, qui jouent pour mieux faire le point sur leurs vies amoureuses, ou qui tentent, au-delà des apparences, de continuer à s'aimer après quinze ans de mariage, et beaucoup moins de temps passé à vivre ensemble? Le film est présenté au Festival de Cannes, en sélection officielle. Je lui souhaite une belle réussite.

    Site web:  http://fannybens.blogspot.com/2010/05/copie-conforme-dabbas-kiarostami.html
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