Critiques du film: Warm Bodies
    Warm Bodies
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    Warm Bodies
    drfrankNfurter
    Le 07/09/2013
    82 critiques
    Adapté du roman éponyme (Vivants dans sa version française) d'Isaac Marion, Warm Bodies n'indiquait pas forcément aux yeux du préposé docteur une bienveillance certaine. Le mélange entre le fantastique et une romance adolescente ayant fourni au gré de la décennie passée le nadir de la création artistique, les doutes, ou tout du moins une méfiance légitime, pouvaient sembler justifier à la découverte d'un tel projet. Enfin, remplacer des vampires mormons par des zombies au grand coeur, à l'heure où le mort-vivant est devenu à la mode en envahissant la télévision étatsunienne, finissait d'anéantir les quelques morceaux d'indulgence restants. Oui, mais...

    Suite à une apocalypse ayant pris la forme d'un virus mortifère, la quasi totalité de la population mondiale a été transformée en zombie. Un groupe de survivants vit tant bien que mal derrière des fortifications de fortune, sous la tutelle autoritaire du chef militaire Grigio (John Malkovich). Entourés de ces cadavres affamés de chair fraîche et de savoureux cerveaux (mais n'allons pas trop vite), les rescapés doivent néanmoins quitter leur forteresse quand le besoin en produits de premières nécessités se fait sentir. A cette occasion, Julie (Teresa Palmer), fille de Grigio, accompagnée d'autres jeunes compagnons, dont son petit-ami Perry (Dave Franco), sortent afin de récupérer des médicaments. Lors de cette expédition, les adolescents se font attaquer par une horde de zombies dont fait partie un dénommé "R" (Nicholas Hoult). Or ce mort-vivant est différent de ces congénères. Capable de réflexion, voire même de prononcer quelques borborygmes faisant office de mots, "R" n'en demeure pas moins être un amateur de cervelles, comme celle de Perry, qu'il s'empresse de dévorer lors de sa rencontre avec l'escouade de Julie. Tombé mystérieusement sous le charme de la jeune femme, "R" la protège de ses semblables zombies lors de l'attaque, et décide de la garder en sécurité dans l'avion abandonné lui servant de refuge. Peu à peu, "R" se métamorphose à ses côtés, retrouvant une part de son humanité perdue...

    Dans la lignée d'un Shaun of the Dead adolescent, ce film de genre atypique de Jonathan Levine (All the Boys Love Mandy Lane, 50/50) reprend le concept rare de la comédie romantique avec des zombies. Plusieurs clins d'oeil viennent ainsi se greffer dont le plus évident : Roméo et Juliette, à l'instar du nom des deux personnages (R et Julie), l'antagonisme des deux communautés, et la célèbre scène du balcon en sus. Cependant, Levine évite le piège des références trop appuyées ou son inverse, soit une dilution anémiée du classique de Shakespeare qui évoquerait le nauséeux et niaiseux Twilight. Au contraire, le récit apporte quelques aspects (réellement) novateurs, et offre de nouvelles perspectives à la culture zombie, dans la continuité de Land of Dead (Le territoire des morts) de George Romero ou d'I, Zombie : The Chronicles of Pain du britannique Andrew Parkinson.

    Au delà d'une forme primitive d'intelligence et de sa faim insatiable, le mort-vivant, et en particulier le personnage de R, se caractérise cette fois-ci par un besoin « vital » de retrouver sa mémoire, se rattachant à des objets d'une vie passée ou à son goût pour la musique (en vinyle svp, le zombie est certes mort, mais pas sourd). Conscient de son état de délabrement physique mais prisonnier de ses pulsions cannibales, le zombie, en se nourrissant de cerveaux, a dès lors accès aux souvenirs de sa victime, et peut retrouver, l'espace d'un instant, le souvenir d'une humanité perdue. Or ce sentiment d'avoir été vivant joue un rôle primordiale. Et gare à l'imprudent qui voudrait s'en libérer, il deviendrait alors un bonie, ou l'ultime stade de l'évolution zombie, squelette véloce (?!) carnassier sans conscience.

    Suffisamment parodique pour apporter une distance salvatrice, sans verser toutefois dans la farce (ce qui pourrait a contrario passer pour un défaut rédhibitoire pour les fans de Brain Dead), Warm Bodies de part sa mise en scène minimaliste et son absence de véritables scènes d'action (l'affrontement final est à ce propos très vite abrégé) n'est pas le film de zombies « qu'il ne prétendait pas être ». Plus teen movie romantique qu'une ode à la tripaille dégoulinante, le gore en est réduit à sa plus simple expression, le maquillage de nos amis d'outre-tombe les faisant d'ailleurs plus passer pour des amateurs de rock gothique que des cadavres ambulant en décomposition.

    Hormis quelques incohérences, cette romance improbable (la demoiselle doit avoir les narines musclées pour supporter l'odeur putride de son ami zombie) s'avère être une bonne surprise dans son genre : agréable et divertissant. Ce dernier long métrage de Jonathan Levine, avec son casting solide : le jeune premier Nicholas Hoult (Jack the Giant Slayer), Teresa Palmer (Numéro quatre) (et un Malkovich cabotinant gentiment), mériterait d'être adapté pour le petit écran.

    Site web:  http://therockyhorrorcriticshow.blogspot.fr/2013/06/warm-bodies-jonathan-levine-2013.html
    Eleaa
    Le 03/07/2013
    13 critiques
    Un film de zombies totalement décalé ! Cette petite touche d'humour et d'amour rend ces morts vivants très attachants. qui l'aurait cru un seul instant ? ..avec leurs peaux blafardes, leurs démarches repoussantes et leurs penchants alimentaires légèrement différents des nôtres. Et malgré tout, me voilà séduite ! Un coup de coeur !

    summerday
    Le 03/04/2013
    164 critiques
    Envie de détente ? De rires ? De fun ? Je vous conseille Warm Bodies, un film de zombies décalé et léger à souhait, qui se moque allégrement des comédies romantiques pour ados à la Twilight et revisite d'une drôle de façon l'histoire de Roméo et Juliette.

    Le héros R, ne se souvient pas de son prénom. Il ne se souvient pas de grand-chose de son passé d’ailleurs. Avant il était vivant, et puis un virus a changé la planète, et maintenant il est mort, c’est un zombie. Il erre dans un aéroport, rejoint parfois un autre zombie qu’il considère comme son meilleur ami, mange des humains pour se nourrir, puis oublie. Ennui, lenteur, grognements. Mais R se sent un peu différent et il aime bien manger la cervelle de ses victimes car cela lui permet de revivre leurs souvenirs. Un jour il attaque un groupe de vivants avec d’autres zombies et rencontre Julie, une jolie blonde bien vivante. Il mange son petit-ami puis la sauve. C’est le coup de foudre pour lui. Peu à peu Julie va s’attacher à ce zombie à part et découvrir que sa condition peut s’améliorer comme par miracle.

    Dit comme ça le résumé n’est pas forcément très attractif. Faites-moi confiance. Ce qui fait la qualité du film c’est son second degré constant. R est de l’extérieur un zombie quelconque mais ses pensées (il est le narrateur) sont tordantes car décalées. Il fait preuve d’autodérision sur sa situation ce qui est complètement inattendu. Par ailleurs le scénario (qui est adapté d’un roman d'Isaac Marion) détourne les clichés des comédies romantiques pour ados, en évoquant notamment le goût étrange des jeunes filles en fleurs pour les vampires, zombies et autres marginaux. Le réalisateur, Jonathan Levine, est quelqu'un à suivre. C'est lui qui avait réalisé 50/50, une comédie dramatique sympathique avec Joseph Gordon-Levitt, mais aussi Tous les garçons aiment Mandy Lane où il excellait déjà dans le genre du film d'horreur détourné, et enfin il a travaillé sur la série How to Make it in America.

    InMoviesWeTrust
    Le 10/07/2013
    31 critiques
    Un peu comme tous ces réalisateurs assez talentueux dans leur domaine, et aussi plébiscité par une partie de la critique, Jonathan Levine n’a pas mis beaucoup de temps avant de crouler sous la puissance des studios hollywoodiens. Après le très réussi 50/50, on le retrouve aujourd’hui au générique de Warm Bodies, ou l’histoire d’amour naissante entre un zombie nommé R, interprété par Nicholas Hoult, et une survivante un peu rebelle, un peu inintéressante, campée par la jolie Teresa Palmer.
    Après quelques minutes de métrage et la désolation déjà engendrée par les présentations ratées entre l’univers et les personnages qui le composent, on sait que Warm Bodies n’est pas un film fait pour rire aux éclats et la mise en scène de Levine ne vient pas aider le sort non plus. L’ironie du genre n’y est pas, une certaine frayeur non plus, ô Diable, le syndrome Twilight a donc décidé de s’en prendre à tous les genres.

    Car depuis moults années et l’ascension culturelle et malheureuse qu’a connu l’adaptation de la saga de Stephanie Meyer dans le genre fantastique, le cinéma de zombies a lui aussi connu un lavage qui, sous la caméra de Jonathan Levine, souligne l’irrespect actuelle dont font preuve les studios en utilisant à tout va ces créatures sanguinaires dans leurs films d’action.
    D’abord objets de trouille à la véritable portée politique sous la caméra de Romero, avant de devenir symboles d’une culture shoot em’up chez The Walking Dead, la romance rencontre les zombies dans Warm Bodies et ce pour le pire. Au-delà du manque flagrant d’ironie dans le geste et de la nullité absolue de la production design (entre punk pour ados et objet de misère, pas véritablement fini), c’est bel et bien la fadeur du scénario et l’absence de tout rythme qui rappelle que le talent de Levine a des limites lorsqu’il est contrôlé par des machines. Adapté du livre Vivants d’Isaac Marion et réécrit pour l’écran par Jonathan Levine lui-même, le metteur en scène oublie de faire la part des choses entre le conflit qui règne entre les survivants et les zombies et l’éveil des sentiments de ce jeune zombie dont la personnalité se révèle aussi insignifiante que dénuée de tout contraste, d’une substance camouflée. Nicholas Hoult a beau être bon pour traîner des pieds et hausser des épaules à chaque fois qu’on lui parle, le scénario manque d’aplomb, d’émotions véritables et d’un vrai point de vue de metteur en scène. Que pense l’auteur de ses personnages ? Pourquoi le choix d’adolescents quand l’âge adulte peut parfois révéler plus de surprises ?
    Perpétuellement, sinon à tout instant, le cinéaste fait de ses protagonistes l’unique leurre d’un placement de produits misérable où les éléments branchouillards (R. aime les vinyles, c’est un esthète) entretiennent une liaison bien plus proche avec la bande-originale – plutôt bonne faut-il dire – qu’avec les personnages.

    Pendant près d’une heure et demi donc, l’on reste hagard, constamment étonné par le ratage constant du métrage à faire de cette lutte une révélation des sentiments pour l’homme envers ses créatures plus tout à fait humaines, avides de sang et déambulant sans but précis. En terme de naïveté dans son propos, Warm Bodies bat malheureusement des records. On oubliera pas non plus la présence incompréhensible de John Malkovich au casting, qui semble totalement désemparé par son personnage et l’intérêt certain que celui porte dans les péripéties du récit. On savait déjà que sa carrière cinématographique est en roue libre maintenant, préférant les planches du théâtre, mais les raisons de l’existence de son personnage semblent tellement floues dans le film que l’on y voit rapidement qu’un des innombrables ratés du film à concilier des enjeux paternalistes sur une ambiance d’apocalypse. Tout un potentiel gâché au service d’une morale qui n’est plus actuelle et qui dévoile les hantises des studios à sortir des sentiers battus pour offrir un objet aussi intéressant scénaristiquement que visuellement.

    Exaspérant, pathétique et terriblement long, Warm Bodies vient s’ajouter à tous ces teen-movies qui tentent de réinventer le genre en soutirant la moelle épinière à d’autres. Signe de désespoir encore plus flagrant, la mise en scène de Jonathan Levine n’instaure aucune grandeur ou poésie, ne parvenant ni à mettre en relief la hauteur de la catastrophe ni à créer une empathie pour cette love story incohérente. Un simple étalage d’une jeunesse flemmarde, stéréotypée à l’extrême et dont les figures semblent plus être sortis de magazines de mode que de vrais personnages du genre horrifique. Ironie du sort, le film a rapporté beaucoup d’argent au studio qui en voit déjà une suite. On ne vous décrit pas la hâte que l’on a à cette nouvelle.

    Site web:  http://imwtlaredac.wordpress.com
    emma-wenz
    Le 16/07/2013
    10 critiques
    Adapté du roman "Vivant" d'Isaac Marion, le film de Jonathan Levine raconte l'épidémie qui a fait apparaître tout un peuple de Zombie. Ayant pour seul nourriture les humains, ceux-ci se cache dans une cité fortifiée devant se protéger à tout prix. R, un mort-vivant va contre toute attente sauver Julie d'une attaque de ses compagnons et s'attacher à elle en la gardant en sécurité avec lui. Cette rencontre hors du commun entre deux êtres que tout oppose va alors ammener un espoir pour une vie commune entre vivant et zombie.

    Ce film de zombie se veut avant tout humain, du fait du rapprochement de R avec Julie qui va alors découvrir qu'il peut avoir des sentiments. Cet aspect du film permet de le différencier des autres films de zombie et fait son originalité. Les zombies deviennent plus attachant lorsque qu'il découvre qu'il y a toujours une part d'humanité en eux et cela apporte plus de dimension à l'histoire. L'histoire d'amour improbable entre R et Julie est réalisé avec justesse et ne tombe jamais dans le cliché, ce qui est agréable. Warm Bodies n'est donc pas qu'un film de zombie sans âme et explore plus cet univers. Le scénario est assez rythmé, organisé et offre de nombreux bons moments. Le côté comédie du film le rend plus conviviale, allège l'histoire et lui donne un juste équilibre. Accompagné au casting de Nicolas Hoult et Teresa Palmer formant un beau duo, leur personnage évolue tout le long du film.

    Une belle surprise pour un film de zombie qui se veut attachant et marrant.

    Site web:  http://themaryblog.wordpress.com
    jojop
    Le 02/01/2016
    3 critiques
    J'ai apprécié ce film, parce que l'histoire d'un zombie qui tombe amoureux et qui veux redevenir humain est plutôt original. Cela change des films traditionnels sur les zombies, disons que dans ce film c'est le point de vue des zombies qui est traité et c'est ce qui est intéressant. Mais passé la première demie-heure, de présentation du scénario, le film sombre dans une certaine monotonie, aussi ennuyeuse que le premier Twilight.. Ce qui est dommage après un début bien accrocheur. Pour ce film je donnes donc la note de 6/10 pour l'originalité du scénario, mais dommage que ce scénario n'aies pas été creusé un peu plus, ainsi que les personnages, qui sont plats. C'est un fil à regarder entre amoureux, les filles retrouveront le côté gnagna et les garçons le semblant d'action et de peur avec les zombies..

    Site web:  http://www.cinetrafic.fr/film/36603/warm-bodies
    jojop
    Le 02/01/2016
    3 critiques
    J'ai apprécié ce film, parce que l'histoire d'un zombie qui tombe amoureux et qui veux redevenir humain est plutôt original. Cela change des films traditionnels sur les zombies, disons que dans ce film c'est le point de vue des zombies qui est traité et c'est ce qui est intéressant. Mais passé la première demie-heure, de présentation du scénario, le film sombre dans une certaine monotonie, aussi ennuyeuse que le premier Twilight.. Ce qui est dommage après un début bien accrocheur. Pour ce film je donnes donc la note de 6/10 pour l'originalité du scénario, mais dommage que ce scénario n'aies pas été creusé un peu plus, ainsi que les personnages, qui sont plats. C'est un fil à regarder entre amoureux, les filles retrouveront le côté gnagna et les garçons le semblant d'action et de peur avec les zombies..

    Site web:  http://www.cinetrafic.fr/film/36603/warm-bodies
    cineaddict
    Le 23/07/2013
    16 critiques
    D’abord parue sous forme de nouvelle, « I am a zombie filled with love », écrit par Isaac Marion, a tout de suite rencontré un grand succès. L’auteur en a donc fait un roman, qui est aujourd’hui adapté au cinéma par le réalisateur et scénariste Jonathan Levine (Tous les garçons aiment Mandy Lane, Wackness, 50/50), sous le titre Warm bodies renaissance. Le film va sortir en DVD et Blu-Ray le 24 juillet 2013 et il est distribué par la Metropolitan Filmexport.

    L’histoire est celle d’un zombie (Nicholas Hoult), jeune homme tué par un mystérieux virus qui a anéanti une grande partie de l’humanité, qui tombe amoureux d’une humaine (Teresa Palmer), après avoir mangé le cerveau du petit ami de celle-ci. On peut donc s’attendre un à un film d’épouvante, et pourtant, il s’agit ici d’une romance sur fond de zombies et d’humour. En effet, par bien des aspects, cette histoire nous rappelle Roméo et Juliette (citons par exemple la scène du balcon, ou encore les noms des deux personnages R et Julie, qui sont très proches de Roméo et Juliette).

    Ce qui est inédit dans ce film, c’est le point de vue adopté, celui du zombie, qui est un être pensant. Il est vrai qu’habituellement, les zombies sont relégués au second plan, et qu’ils ne sont considérés que comme des créatures violentes, assoiffées de chair humaine. Ici, on découvre que, bien qu’ils soient effectivement obligés de se nourrir de chair humaine, ils continuent de garder une part d’humanité, et la romance entre Julie et R va nous démontrer qu’ils peuvent même revenir à leur condition humaine ...

    Site web:  http://www.cineaddict.fr/critique-warm-bodies-renaissance-de-jonathan-levine/26737
    Alex_Torrance
    Le 23/07/2013
    43 critiques
    Depuis les films des années 60, la figure du zombie s’est métamorphosée à de nombreuses reprises pour balancer désormais entre comédie gore (Shaun of the Dead, Bienvenue à Zombieland…), défouloir foutraque (Resident Evil…) et films d’horreur pur jus (28 jours plus tard…). Ce que nous propose Isaac Marion, dans son roman Vivants – qui sera ensuite adapté sous le titre de Warm Bodies –, c’est d’admettre qu’un zombie puisse retrouver ses esprits et redevenir vivant. En d’autres termes, rien qui soit véritablement respectueux ni fidèle au genre. Comment peut-on espérer un avenir durable à ces cadavres ambulants s’ils se trouvent chacun embourbé dans une histoire d’amour à l’eau de rose que n’aurait jamais permis des grandes figures comme Romero. Peut-on ainsi espérer quoi que ce soit venant de ce Warm Bodies ?

    Pour ce qui est de la technique, le long-métrage est impeccable : un léger filtre permet une image de joyeuse apocalypse, terne mais belle. Lorsqu’il s’agit du reste, la crédibilité peut parfois manquer à tout un tas de choses. En effet, si le concept de comédie romantique entre une humaine et un zombie s’avère suffisamment improbable, tout cela n’est qu’accentué par le protagoniste du film interprété par Nicholas Hoult. Ce dernier est bien trop clean. L’épaisse couche de maquillage blanchâtre ne remplace en rien une bonne grosse joue bouffée par les transformateurs. « Il fallait qu’il reste suffisamment désirable pour que la fille ne s’enfuie pas en courant », diront les intervenants dans les bonus. Qu’en est-il de cette risible démarche de lendemain de cuite arborée par le comédien ?

    Tout cela montre bien cette image typiquement hollywoodienne qui assagit ses récits pour plaire au plus grand nombre de pré-ados : de bonnes idées bien trop mal exploitées. Nous appellerons ça le « Syndrome Twilight ». Car hormis la présence d’une jolie Teresa Palmer aux faux airs de Kristen Stewart (le sourire en plus), l’ambition rebelle d’un auteur qui souhaiterait bouleverser tout un genre se trouve nettement dépassé par l’aspect bien trop niais de cette énième modernisation de Roméo et Juliette. Cet amour impossible entre deux espèces différentes auquel peu de monde semble adhérer sent plus le réchauffé qu’une quelconque originalité ; on le remarque notamment dans les moments nostalgiques quasi-caricaturaux où R tente, avec ses mots, de promouvoir les tourne-disques. L’espoir d’une bonne bande-originale est vite oublié lorsque ce dernier choisit un insignifiant vinyle de folk plutôt que celui de Strange Days juste à côté…

    Cependant, certaines scènes peuvent faire sourire. Notamment grâce à Rob Corddry, plutôt drôle en son genre. Aussi, malgré les nombreux défauts du film, Warm Bodies maintient son rythme du début à la fin : le visionnage se fait donc sans encombre ni déplaisir. En résulte un film pas (trop) mauvais, certes dispensable, qui souffre de son devoir envers le grand public et n’a d’autres choix que se conformer à toute une industrie mercantile, laissant l’ouverture à une éventuelle 352ème franchise pour ados.

    Site web:  http://overlook-cinema.com/2013/07/23/sortie-blu-ray-warm-bodies/
    BrooklynNoA
    Le 12/08/2013
    25 critiques
    Adaptation du roman « Vivants » d’Isaac Marion sorti en 2010, Warm Bodies de Jonathan Levine a réussi la prouesse de me faire regarder un film de Zombie. Et franchement au départ, ce n'était pas une mince affaire... Et contre toute attente j'ai plutôt aimé ça !

    "Warm Bodies" c'est l'histoire d'un amour inattendu...

    R. (Nicholas Hoult) est un zombie, il n'a pas de nom, pas de souvenirs, pas de battement de coeur, mais il rêve et il sent bien qu'il est différent de tout ces autres zombies qui l'entoure. Il passe ses journées dans un même rituel, il va manger, rencontrer son "ami" M. et revient dans sa tanière (un avion) pour écouter de la musique et vivre des souvenirs des humains dont il a volé le cerveau. A chaque dégustation un shoot de souvenirs... Glamour non?
    Julie (Teresa Palmer), elle, est la fille du colonel, chef de l'armée d'humains qui pourchasse les zombies et protège les humains non infectés. Un jour elle, ses amis et son petit-ami (le beau Dave Franco) elle doit partir au delà du mur qui les protège pour chercher des médicaments et de la nourriture.

    Depuis 8 ans ces deux mondes sont en guerre. L'un pour se nourrir, l'autre pour se défendre. Mais R. va sur une impulsion bouleverser l'ordre établi. Après avoir tué son petit ami, sans trop savoir pourquoi, il va décider de protéger Julie des autres zombies... Julie, elle, par peur et par instinct de survie, le suivre. S'ensuit à alors une découverte de l'un et de l'autre qui va se révéler des plus surprenante... En se rapprochant alors de Julie il va voir naitre des sentiments et des émotions en lui qui vont le faire évoluer et se "réveiller" en douceur. A la fois tendre et dangereuse, leur relation va peu à peu prendre une tournure amoureuse... Mais R. doit faire face à sa communauté et surtout aux osseux qui voit d'un mauvais oeil ce réveil aux sentiments. A vouloir la protéger, il va devoir s'attaquer à ses semblables. Jusqu’à s’attaquer à son "meilleur ami" M. Il va alors devoir fuir avec sa belle. Ce sera alors au tour de Julie de protéger R. Va t'elle y arriver ?

    On relèvera assez vite le parallèle du R. de Roméo et du J. de Julie/Juliette et des deux mondes qui s'affrontent... Un joli clin d'oeil de Jonathan Levine viendra d'ailleurs accentuer tout ça.

    Les ficelles sont grosses mais le tout est réussi et plutôt divertissant ! Surtout grâce à Nicholas Hoult qui avec un jeu minimum, tout en gestuel très efficace, fait une prestation épatante. Il se réveille en douceur, dans un jeu subtil et plein de sens... La mise en scène est sobre et réussie. La déco et les maquillages très bien réalisés et n'a rien à envier à certaines productions peut-être plus importante. A noter également un BO très agréable et discrète.

    Il ne faut surtout pas prendre ce film pour plus qu’il n’est et ne pas en attendre plus. C’est un film sympathique et divertissant. Une comédie romantique inattendue avec un duo avec une belle alchimie qui monte crescendo tout comme notre attachement à eux. Le regard de Nicholas Hoult peut-être agréablement perturbant ^^.

    Une chouette comédie romantique donc, même si les osseux ont bien failli m'amener quelques images de cauchemar... Oui, je sais, il m'en faut peu !

    En bref : Un zombie qui tombe amoureux, c’est loin d’être banal. Entre insolite, humour et amour Warm bodies réussit le pari un peu fou de nous faire croire que l’on peut renaitre à la vie par juste le pouvoir de l’amour. Sympathique, drôle et weird a la fois tout en restant divertissant. Belle BO et duo avec une belle alchimie. Très belle prestation de Nicholas Hoult.

    Ps : Etonnant de retrouver John Malkovitch (le père de Julie) dans ce genre de film. Mais bon pas plus que de découvrir Jeremy Irons dans « Sublimes créatures »...


    BONUS
    Des gros et bons bonus comme on les aime !

    - Commentaires audio du réalisateur, de Nicholas Hoult et Teresa Palmer.
    - Du livre au film : un régal pour tout ceux qui ont lu le roman pour découvrir les coulisses de la mise en adaptation du roman.
    Durée : 9mn24
    - R&J : focus sur l’histoire d’amour des deux héros et le point de vue du réalisateur et des acteurs.
    Durée : 15mn37
    - Le Casting : présentation de tous les acteurs.
    Durée : 16mn01
    - La transformation en zombie : l’équipe de maquilleurs et les zombies. Et surtout la transformation de Nicholas Hoult.
    Durée : 9mn46
    - Les lieux du tournage : l’aéroport et le stade abandonnés de Montréal.
    Durée 14mn23
    - Les armes et les cascades : les coulisses des cascades et des effets spéciaux.
    Durée : 9mn44
    - Attention aux osseux : focus sur les méchants osseux.
    Durée : 6mn47
    - Teresa Palmer derrière la caméra : les coulisses du tournage par Teresa / Julie.
    Durée : 12mn47
    - Conseils de jeu pour les zombies avec Rob Corddry : M « zombie » nous parle de son rôle.
    Durée : 4mn32
    - Scènes Coupées : 9 scènes coupées dont un début et une fin alternatifs.
    Durée : 10mn40
    - Bêtisier : Bafouillages, chutes et blagues de tournage.
    Durée 4mn55
    - Bandes Annonces : Gambit arnaque à l’anglaise, Les Ames Vagabondes et A la Merveille.

    Merci à Cinetrafic pour cette découverte du film warm bodies
    ;)
    Si je ne vous ai pas convaincue, cliquez ici pour voir la bande annonce vf warm bodies

    Site web:  http://noaetsonmonde.blogspot.fr/2013/08/dvd-warm-bodies-de-jonathan-levine.html
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